





























Hadeeth Cards
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Asmâ' bint Abî Bakr (qu'Allah l'agrée, elle et son père) a dit : « A l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), nous avons saigné un cheval et l'avons mangé. » Dans une autre version : « Nous étions à Médine. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimAsmâ' bint Abî Bakr (qu'Allah l'agrée, elle et son père) relate qu'ils ont saigné un cheval à l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), puis l'ont mangé. Ce hadith prouve qu’il est permis de manger de la viande de cheval et que personne ne se dise que c’est interdit du fait que le cheval a été mentionné avec les ânes et les mulets dans le verset suivant lorsqu'Allah, Exalté soit-Il, dit : {( Et les chevaux, les mulets et les ânes, afin que vous les montiez, et pour l’apparat. Et Il crée ce que vous ne savez pas. )} [Coran : 16/8].
‘Uqbah ibn ‘Âmir (qu’Allah l’agrée) relate : « Ma sœur avait fait le vœu de se rendre à la Maison sacrée d’Allah en marchant et pieds nus. Elle me commanda de demander un avis juridique au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) pour elle. Je lui demandais donc et il me répondit : « Qu’elle commence à pied. Ensuite, qu’elle monte à cheval. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimFait partie de la nature humaine de s’enthousiasmer à certains moments et de s’imposer des choses qui se révèlent, après coup, trop pénibles. Voilà pourquoi notre législation incite à la modération et à ne pas se surcharger dans l’adoration afin de la préserver. A ce sujet, dans ce hadith, la sœur de ‘Uqbah ibn ‘Âmir sollicita son frère afin qu’il interrogeât le Prophète (sur lui la paix et le salut) à propos d’un vœu qu’elle avait fait de venir à la Maison Sacrée en marchant pied nus. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) jugea que cette femme avait la capacité de marcher et donc il lui ordonna de marcher autant qu’elle le pouvait ; puis, lorsqu’elle n’en serait plus capable, et alors seulement, qu'elle pourrait prendre une monture.
Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit la viande d'âne domestique et a autorisé la viande de cheval. » Dans une version de Muslim : « A l’époque de Khaybar, nous mangeâmes du cheval et de l'âne sauvage ; le Prophète (sur lui la paix et le salut) interdit de manger de l'âne domestique. » 'Abdullah ibn Abî Awfâ relate : « Lors des nuits de Khaybar, nous fûmes touchés par la faim. Quand vint le jour de Khaybar, nous nous ruâmes sur les ânes domestiques et les égorgeâmes. Puis, alors que la viande bouillait dans les marmites, l’envoyé du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) cria : « Renversez les marmites ! » Je pense qu'il a également dit : « Ne mangez rien de la viande des ânes ! » Abû Tha'labah relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit la viande d'âne domestique. »
Rapporté par Muslim - Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimJâbir ibn 'Abdillâh (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit de consommer la viande de l'âne domestique. Par contre, il a autorisé les viandes de cheval et d'âne sauvage. 'Abdullâh ibn Abî Awfâ relate que, lors des nuits de la guerre de Khaybar, la famine les frappa. Quand ils prirent la ville, ils égorgèrent une partie des ânes qui s'y trouvaient et mirent leur viande à cuire. Alors que la viande cuisait, le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur ordonna [via la voix de son envoyé] de renverser les marmites et leur interdit de manger la viande des ânes.
Abdurraḥmân ibn Samurah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô 'Abdarraḥmân ibn Samurah ! Ne demande pas le commandement ! Car si tu l'obtiens suite à une demande, tu seras livré à toi même. Par contre, si tu l'obtiens sans l'avoir demandé, tu seras aidé. Si tu fais un serment et te rends compte que la bienfaisance se trouve dans son annulation, expie ton serment et fais ce qui est préférable. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit de demander le commandement car si on accède à la requête de la personne, elle y sera abandonnée et délaissée étant donné son désir intense pour ce bas monde qu'elle a préféré à l'au-delà. Si, par contre, la personne reçoit le commandement, sans sollicitation de sa part, Allah l'y aidera. Par ailleurs, un serment ne doit pas empêcher d'accomplir un bien ; donc, si celui qui jure voit que le bien est autre part que dans son serment, il a le droit de renoncer à son serment en effectuant une expiation, puis de faire ce qui est mieux.
Alors que les gens faisaient la prière de l'aube à Qubâ`, quelqu'un vint leur dire : « Un passage du Coran a été révélé cette nuit au Prophète (sur lui la paix et le salut) et il a reçu l'ordre de se tourner en direction [de la Ka'bah], tournez-vous donc vers elle ! » Et, alors qu'ils faisaient face au Sham, ils se tournèrent vers la Ka`bah ».
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimUn Compagnon se rendit à la mosquée de Qubâ`, à proximité de Médine, et constata que les gens de cet endroit n'avaient pas eu connaissance du changement de direction concernant la prière et qu'ils priaient toujours en se tournant vers Jérusalem, la première direction. Il les informa donc que la direction était désormais celle de la Ka`bah et que le Prophète (sur lui la paix et le salut) s'était vu révélé un passage du Coran à ce sujet. Il faisait allusion à ce verset : {( Nous te voyons certes tourner le visage en tous sens dans le ciel, Nous te dirigeons donc vers une direction dont tu seras satisfait ; tourne donc ton visage vers la Mosquée sacrée ; et où que vous soyez, tournez vos visages vers elle ; et ceux qui ont reçu le Livre savent assurément qu'il s’agit de la vérité provenant de leur Seigneur ; et Allah n'est pas inattentif à ce qu'ils font )} [Coran : 2/144]. Les habitants de Qubâ` comprirent directement, et délaissèrent la première qiblah, Jérusalem, pour se tourner vers la nouvelle, la noble Ka`bah.
ʽAbdullah ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Bilâl appelle à la prière alors qu'il fait encore nuit. Par conséquent, mangez et buvez jusqu’à ce que vous entendiez l’appel à la prière d’Ibn Ummi Maktûm. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Prophète (sur lui la paix et le salut) avait deux muezzins [c'est à dire, deux personnes chargées d'appeler à la prière] : Bilâl ibn Rabâh et ‘Abdullâh ibn Ummi Maktûm, qui lui était aveugle. Bilâl (qu’Allah l’agrée) appelait pour la prière d’Al-Fajr, avant le lever de l’aube. Comme cette prière se prie à un moment où les gens dorment encore, et qu’ils ont donc besoin de s’y préparer, le Prophète (sur lui la paix et le salut) attira l’attention des Compagnons qui voulaient jeûner que quand Bilâl (qu’Allah l’agrée) appelait à la prière, il faisait encore nuit. Il leur ordonna donc de manger et de boire jusqu’au lever de l’aube, jusqu’à entendre le deuxième muezzin, Ibn Ummi Maktûm (qu’Allah l’agrée), puisque ce dernier faisait l’appel à la prière à ce moment-là. La prière du matin, est la seule à avoir un appel à la prière avant son heure et il n'est pas permis de faire l'appel à la prière pour tout autre prière avant son heure légiférée. A noter, qu’il y a une divergence à propos du premier appel pour la prière du Fajr ; celui-ci est-il suffisant ou doit-on en faire un deuxième lorsque son heure arrive ? La majorité des savants sont d’avis qu’il est autorisé de le faire, mais qu’il n’est pas suffisant.
ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et ses Compagnons se rendirent à la Mecque, les polythéistes dirent : « Des gens que la chaleur de Yathrib a affaiblis viennent à vous ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur ordonna alors d'accélérer le pas durant les trois premiers tours et de marcher entre les deux piliers. Rien ne les empêcha de marcher rapidement pendant tous les tours hormis le fait qu'il ne voulait pas les épuiser. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimEn l'an six de l'hégire, le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendit à la Mecque afin d'accomplir la `Umrah, accompagné d'un grand nombre de ses Compagnons. Les mécréants de Quraysh sortirent pour le combattre et l'empêcher d'accéder à la Kaʽbah. Un accord fut passé entre les deux camps, et l'une de ses clauses stipulait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) et ses Compagnons (qu'Allah les agrée) devaient s'en retourner cette année-là, pour revenir l'année d'après afin d'accomplir la `Umrah et de rester à la Mecque pendant trois jours. Ils revinrent donc l'an sept de l'hégire pour accomplir la `Umrah dite du rattrapage. En les voyant, les polythéistes se dirent les uns aux autres, par haine et par mépris : « Des gens que la chaleur de Yathrîb a affaiblis viennent à vous ! ». Quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) eut vent de leurs dires, il voulut les démentir et les exaspérer. Il ordonna à ses Compagnons d'accélérer le pas, en leur disant toutefois de marcher entre le coin yéménite et celui qui contient la pierre noire, par bienveillance envers eux et parce que les polythéistes - qui étaient montés sur le mont Qu`ayqi`ân afin de regarder les musulmans faire la circumambulation - ne pouvaient les apercevoir quand ils étaient entre ces deux coins. Ceci les irrita et ils dirent : « Mais ils sont telles des gazelles ! » Accélérer le pas demeura depuis une tradition prophétique, que l'on accomplit lors du ṭawaf de l'arrivée à la Mecque, pour se rappeler de la situation de nos prédécesseurs, pour les prendre comme exemple dans leurs nobles agissements, dans leur grande endurance et dans les œuvres considérables qu'ils ont accomplies en vue de soutenir la religion et élever la parole d'Allah. Qu'Allah nous accorde de les suivre et de les prendre pour modèles.
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Un jour, je suis monté sur la demeure de Ḥafṣah et j’aperçus le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui faisait ses besoins, tourné vers la Syrie, dos à la Ka’bah. » Et dans une version : « tourné vers Jérusalem. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimIbn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate qu’il se rendit un jour chez sa sœur Ḥafṣah, épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut) et qu’il monta au-dessus de la maison. Là, il vit le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui faisait ses besoins, tourné vers la Syrie et tournant le dos à La Mecque. Ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relatait cet évènement afin de répondre à ceux qui disaient qu’il est interdit de se tourner vers Jérusalem lorsqu’on fait ses besoins. Voilà pourquoi, l’auteur a cité la deuxième version : « …tourné vers Jérusalem. »
‘Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Lors du Pèlerinage d’Adieu, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a effectué la circumambulation (« Aṭ-Ṭawâf ») sur un chameau et il touchait le coin [de la Ka’bah] à l’aide d’un bâton crochu. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimPendant le Pèlerinage d’Adieu, le Prophète (sur lui la paix et le salut) voulut accomplir la circumambulation (« Aṭ-Ṭawâf ») autour de la Ka’bah, mais les gens se pressaient autour de lui, jusqu’à s'y agglutiner, chacun tentant de l’imiter dans sa circumambulation ou simplement de le voir. Alors, dans un geste de compassion envers sa communauté et afin de les mettre tous sur un pied d’égalité, le Prophète (sur lui la paix et le salut) décida de faire son « Ṭawâf » à dos de chameau. Il avait à la main un bâton à la pointe crochu et il touchait avec le coin [de la Pierre Noire]. Ensuite, il embrassait le bâton, comme cela est expliqué dans la version de Muslim de ce même hadith.