Hedayat “A fruitful harvest”
from the gardens of “ Verses and Hadiths ”
Inspiring Dawah cards that highlight the profound meanings of Quranic verses and Prophetic Hadiths. Presented in an accessible and engaging style to help Muslims gain a deeper understanding of their faith with ease.
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Ayat Cards
﴿ فَوَيۡلٞ يَوۡمَئِذٖ لِّلۡمُكَذِّبِينَ ﴾
سورة الطور11. malheur, ce jour-là, aux négateurs obstinés,
﴿ قَالُواْ كَذَٰلِكِ قَالَ رَبُّكِۖ إِنَّهُۥ هُوَ ٱلۡحَكِيمُ ٱلۡعَلِيمُ ﴾
سورة الذاريات30 Ils dirent : « Ainsi en a décidé ton Seigneur, Lui l’infiniment Sage, l’Omniscient. »
﴿ ٱلَّذِينَ يَصُدُّونَ عَن سَبِيلِ ٱللَّهِ وَيَبۡغُونَهَا عِوَجٗا وَهُم بِٱلۡأٓخِرَةِ كَٰفِرُونَ ﴾
سورة الأعراف45 qui détournaient les hommes de la voie d’Allah, cherchant à la rendre tortueuse, et ne croyaient pas en l’au-delà. »
﴿ ۞ وَلَهُۥ مَا سَكَنَ فِي ٱلَّيۡلِ وَٱلنَّهَارِۚ وَهُوَ ٱلسَّمِيعُ ٱلۡعَلِيمُ ﴾
سورة الأنعام13. C’est à Lui qu’appartient ce qui demeure dans la nuit et dans le jour, et c’est Lui Qui Entend Toute chose et c’est Lui l’Omniscient.
﴿ وَمِنَ ٱلَّيۡلِ فَتَهَجَّدۡ بِهِۦ نَافِلَةٗ لَّكَ عَسَىٰٓ أَن يَبۡعَثَكَ رَبُّكَ مَقَامٗا مَّحۡمُودٗا ﴾
سورة الإسراء79 Interromps ton sommeil la nuit pour réciter le Coran au cours de prières surérogatoires pour toi afin que ton Seigneur t’élève, le Jour de la résurrection, à un rang d’honneur.
﴿ فَٱدۡخُلُوٓاْ أَبۡوَٰبَ جَهَنَّمَ خَٰلِدِينَ فِيهَاۖ فَلَبِئۡسَ مَثۡوَى ٱلۡمُتَكَبِّرِينَ ﴾
سورة النحل29. Entrez alors par les portes de la Géhenne où vous séjournerez pour l’éternité. Quel horrible séjour que celui des orgueilleux ! »
﴿ فَرَدَدۡنَٰهُ إِلَىٰٓ أُمِّهِۦ كَيۡ تَقَرَّ عَيۡنُهَا وَلَا تَحۡزَنَ وَلِتَعۡلَمَ أَنَّ وَعۡدَ ٱللَّهِ حَقّٞ وَلَٰكِنَّ أَكۡثَرَهُمۡ لَا يَعۡلَمُونَ ﴾
سورة القصص13. Nous le rendîmes alors à sa mère pour qu’elle retrouvât la joie, ne s’affligeât point et se rendît compte que la promesse d’Allah est vérité. La plupart d’entre eux, cependant, ne le savent pas.
﴿ وَرَفَعۡنَٰهُ مَكَانًا عَلِيًّا ﴾
سورة مريم57. Nous l’avons élevé à une place très haute.
﴿ وَقَوۡمُ إِبۡرَٰهِيمَ وَقَوۡمُ لُوطٖ ﴾
سورة الحج43. et aussi le peuple d’Abraham, celui de Loth,
﴿ قَالَ رَبِّ ٱغۡفِرۡ لِي وَلِأَخِي وَأَدۡخِلۡنَا فِي رَحۡمَتِكَۖ وَأَنتَ أَرۡحَمُ ٱلرَّٰحِمِينَ ﴾
سورة الأعراف151. Il (Moïse) dit : « Seigneur ! Pardonne-moi et à mon frère ! Accueille-nous en Ta miséricorde, car Tu es le plus Miséricordieux des miséricordieux ! »
Hadith Cards
‘Uqbah ibn ‘Âmir (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ne vois-tu pas que cette nuit des versets jamais égalés m’ont été révélés ? {( Dis : "Je me réfugie auprès du Seigneur de l’aube naissante." )} et {( Dis : "Je me réfugie auprès du Seigneur des hommes." )} »
Rapporté par Muslim.‘Uqbah Ibn ‘Âmir (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ne vois-tu pas ? », c’est-à-dire : Ne sais-tu pas ? Bien que ce discours soit spécifiquement adressé au rapporteur du hadith, il s’adresse en réalité à l’ensemble des musulmans et indique une cause de l'étonnement : « Des versets jamais égalés m’ont été révélés », c’est-à-dire : inégalés dans leur domaine, qui concerne le fait de chercher refuge [et la demande de protection]. « jamais » sert ici à insister sur la négation. Et sa parole : {( Dis : "Je me réfugie auprès du Seigneur de l’aube naissante." )} ainsi que : {( Dis : "Je me réfugie auprès du Seigneur des hommes." )} signifie qu'il n'y a pas pas d'autres versets, dans toutes les sourates du Coran, qui permettent à celui qui les lit de chercher la protection [d’Allah] contre le mal des personnes mauvaises comme le permettent ces deux sourates. Pas une personne ne lit ces deux sourates, afin de chercher refuge [auprès d’Allah], avec foi et véracité, sans qu’Allah, Gloire et Pureté à Lui, ne le protège du mal. Par conséquent, il est fortement recommandé de chercher refuge auprès d’Allah en lisant ces deux sourates.
Abdullah ibn 'Amr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'un groupe [parmi les Compagnons] était assis auprès de la porte du Prophète (sur lui la paix et le salut). Certains disaient : « Allah n'a-t-il pas dit ceci et cela ? », d'autres répondaient : « Et Allah n'a-t-il pas dit ceci et cela ? » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entendit cela, sortit [rouge] comme si l'on avait pressé sur son visage des grains de grenade et dit : « Est-ce ceci qui vous a été ordonné ? Ou est-ce pour cela que vous avez été envoyés ? Opposez-vous les versets du Livre d'Allah les uns aux autres ? Certes, les communautés venues avant vous se sont égarées de la même manière ! Assurément, vous n'êtes pas ici pour agir ainsi. Considérez ce qui vous a été ordonné et faites-le ! Et ce qui vous a été interdit, cessez de le faire ! »
Rapporté par Ibn Mâjah.Un groupe parmi les Compagnons était assis auprès de la porte du Prophète (sur lui la paix et le salut) et ils divergèrent à propos d'un sujet. Et dans certaines versions, il est précisé qu'ils divergèrent à propos du Destin. Alors, afin d'appuyer leurs paroles, certains d'entre eux tirèrent argument d'un verset du Livre d'Allah tandis que d'autres tirèrent argument d'un autre verset du Livre d'Allah. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entendit cela et il sortit les rejoindre en colère et le visage très rouge, comme si on avait pressé des graines de grenade sur son visage. Il (sur lui la paix et le salut) leur demanda alors : cette divergence, cette polémique, cette dispute à l'égard du Coran et le fait d'opposer les versets du Coran les uns aux autres, est-ce cela le but de votre création ? Est-ce cela ce qu'Allah vous a ordonné ? Il signifiait par-là que ce n'est ni l'un ni l'autre et qu'il n'y a pas besoin de cela. Ensuite, il les informa que la cause de l'égarement des communautés qui sont venues avant eux était due à la même affaire. Puis, il les a orientés vers là où il y avait leur intérêt et leur avantage en disant : ce qu'Allah vous a ordonné, accomplissez-le ! Et ce qu'Il vous a interdit, cessez de le faire ! Voilà ce pour quoi vous avez été créés, et c'est là où se trouve votre bénéfice et votre intérêt.
Ibn Masʽûd (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) m'a dit : " Récite-moi le Coran ! - Je dis : Ô Messager d'Allah ! Comment te le réciterais-je alors que c'est à toi qu'il a été révélé ? - Il dit : J’aime l’entendre d’un autre que moi ! " Je lui récitai donc la sourate : « Les femmes » et lorsque j'arrivai au verset : {( Comment seront-ils quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin, et que Nous te ferons venir comme témoin contre ces gens-ci ? )} [Coran : 4/41] il dit : "Arrête-toi ! " Je me tournai vers lui et vis ses yeux ruisseler de larmes. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda à Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) de lui réciter du Coran. Il lui répondit : « Ô Messager d'Allah ! Comment te le réciterais-je alors que c'est à toi qu'il a été révélé ? », c’est-à-dire : tu le connais bien mieux que moi ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : « J’aime l’entendre d’un autre que moi. » Ibn Mas’ûd lui récita alors la sourate « Les femmes », et lorsqu’il atteignit ce magnifique verset : {( Comment seront-ils quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin et que Nous te ferons (Ô Muḥammad) venir comme témoin contre ces gens-là. )} [Coran : 4/41], c’est-à-dire : qu’adviendra-t-il de toi et d’eux [à ce moment] ? Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Arrête-toi là ! » : Arrête de lire. Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) dit ensuite : « Je me tournai vers lui, et des larmes coulaient de ses yeux par compassion pour le sort de sa communauté. »
‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Par ce livre, Allah élève des gens et en rabaisse d’autres. »
Rapporté par Muslim.Ce hadith signifie que, parmi les gens qui récitent le Coran, certains seront élevés ici-bas et dans l’au-delà tandis que d’autres seront rabaissés ici-bas et dans l’au-delà. Celui qui agit conformément au Coran en déclarant véridique les informations qu’il contient, en exécutant ses injonctions et en s’écartant de ses interdits, en suivant la bonne direction vers laquelle il guide et en se parant des nobles caractères qu’il enseigne, Allah, Gloire et Pureté à Lui, l'élèvera par le biais du Coran, ici-bas et dans l’au-delà. Ceci, parce que ce Coran est la base du savoir, la source du savoir, tout le savoir. A ce sujet, Allah, Gloire et Pureté à Lui, a dit : {(Allah élève ceux d’entre vous qui ont eu la foi et qui ont reçu le savoir à de hauts degrés.)} [Coran : 58/11]. Et dans l’au-delà, Allah élèvera des gens dans les jardins du Paradis par le biais du Coran. Quant à ceux qu’Allah rabaisse par le biais du Coran, ce sont des gens qui le récitent et qui maîtrisent sa récitation, mais qui s’enorgueillissent à son sujet - qu’Allah nous en préserve -, ils ne croient pas en ses informations et ils ne mettent pas en pratique ses commandements. Ils refusent orgueilleusement de le mettre en pratique et ils renient ce qu'il contient. Lorsque leur parvient une information tirée du Coran, comme les histoires des Prophètes précédents, d’autres récits, ou encore ce qui a trait au Jour Dernier et ce qui y ressemble, ils émettent des doutes et n’y croient pas, qu’Allah nous en préserve. Ils peuvent même aller jusqu’au démenti alors qu’ils récitent le Coran. En ce qui concerne ses commandements, ils s’enflent d’orgueil, ils n’appliquent pas ses ordres et ne délaissent pas ce qu’il interdit. Ceux-là, Allah les rabaissera ici-bas et dans l’au-delà, qu’Allah nous en préserve.
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate au sujet du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « Certes Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, intensifia la fréquence de la Révélation sur le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à l’approche de sa mort et jusqu’à ce qu’il décède. Lors de ce laps de temps, elle fut plus soutenue qu’à l’ordinaire. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, intensifia la Révélation sur le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avant sa mort afin de compléter la législation islamique. Ainsi, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) décéda alors que la Révélation était abondante.
ʽAbdurahmân ibn Yazîd an-Nakhaʽî relate qu’il accomplit le Pèlerinage avec Ibn Mas’ûd qu’il vit jeter sept pierres sur la grande stèle. Il laissa la Kaʽbah sur sa gauche, Minâ sur sa droite, puis il dit : « C’est l’endroit où se tint celui à qui fut révélé la Sourate : « Al-Baqarah » (La vache), sur lui la paix et le salut. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.Lapider les stèles le jour du sacrifice, puis durant les trois jours du tashrîq est une magnifique adoration. Elle symbolise la révérence envers Allah, Exalté soit-Il, l’obéissance à Ses ordres, et l’imitation de ce qu’a fait Ibrâhîm (sur lui la paix et le salut). Ainsi, le pèlerin commence la journée du sacrifice par la lapidation de la grande stèle, telle une introduction à toutes les belles adorations à accomplir ce jour-là. Il se positionne comme le Prophète (sur lui la paix et le salut), de sorte que la Ka’bah soit à sa gauche, Minâ à sa droite et en faisant face à la stèle, il jette les sept pierres en disant avec chaque lancé de pierre « Allah est Le Plus Grand ! ». Ibn Mas’ûd (qu'Allah l'agrée) se tint de la sorte et jura que c’est à cet endroit que celui à qui fut révélé la sourate : « Al-Baqarah » (La vache) se tint (sur lui la paix et le salut).
‘Abdullah ibn Abî Bakr ibn Ḥazm (qu'Allah lui fasse miséricorde) relate que dans la lettre qu’a écrite le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à ‘Amr ibn Ḥazm, [il est écrit] : « Ne touche le Coran que celui qui est pur ! »
Rapporté par Mâlik.Signification du hadith : « Dans la lettre qu’a écrite le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à ‘Amr ibn Ḥazm » C'est à dire que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a écrit une lettre à ‘Amr ibn Ḥazm lorsque celui-ci occupait la place de juge de Najrân. Il lui écrivit une longue lettre qui contenait de nombreuses lois religieuses telles que l’héritage, les aumônes, le prix du sang, etc. Cette lettre est célèbre et connue, et la communauté l’a acceptée dans son ensemble. « Ne touche le Coran que celui qui est pur ! » Ici, le mot : « toucher » signifie : toucher avec sa main sans aucune séparation. Par conséquent, celui qui le touche à travers une séparation, elle-même non rattachée au Coran, comme : un sac, une valise, etc. Ou bien la personne tourne les pages à l’aide d’un bâton, alors elle ne sera pas concernée par l’interdiction, parce qu’il y aura eu absence de contact. On entend par « Coran », ce sur quoi a été écrit le Coran, tel que : des tablettes de bois, des feuilles, ou encore sur de la peau. Cela ne concerne pas la Parole elle-même, parce que cette dernière ne peut se toucher, mais [seulement] s’écouter. Quant au mot « pur », ce mot peut désigner quatre choses. Premièrement : le musulman, Allah, Gloire et Pureté à Lui, a dit : {(Certes, les mécréants sont impurs.)} [Coran : 9/28] Deuxièmement : Ce qui a été purifié de l’impureté, comme dans le hadith du Prophète (sur lui la paix et le salut) à propos du chat : « Il n’est pas impur. » Troisièmement : Celui qui s’est purifié de l’impureté majeure (« Al-Janâbah »). Quatrièmement : Celui qui a fait ses ablutions. Tous ces sens du mot : « pureté » rapportés dans la religion sont plausibles pour expliquer le hadith, seulement rien ne nous permet de trancher entre eux. Voilà pourquoi, il est préférable de comprendre ce mot en optant pour le moins grave parmi ces divers sens, qui est le fait d’être en état d’impureté mineur. Ainsi, on est sûr d’avoir [au minimum] ce sens, et aussi parce qu’il est en accord avec l’avis de la majorité des savants : les quatre imams et leurs élèves qui en font partie. C’est donc l’avis préférable et le plus prudent.
Uqbah ibn 'Âmir (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Certes, je crains deux choses pour ma communauté : le Coran et le lait. Quant au lait, c'est le fait que les gens recherchent la campagne et suivent leurs plaisirs et ensuite délaissent les prières [en groupe à la mosquée]. Quant au Coran, c'est le fait que les hypocrites l'apprennent afin de polémiquer avec les croyants. " »
Rapporté par Aḥmad.Dans ce hadith, le Prophète (sur lui la paix et le salut) nous montre sa crainte pour sa communauté concernant deux choses liées au Coran et au lait. En ce qui concerne le lait, certaines personnes recherchent des endroits où il y a des pâturages et des cultures, suivent ainsi leurs plaisirs et leurs désirs et s'écartent alors des villes dans lesquelles on établit la prière du vendredi et la prière [quotidienne] en groupe. Ensuite, après cela, ils délaissent la prière pour la recherche de ce lait. Quant au Coran, c'est le fait que les hypocrites apprennent le Coran non pour en tirer bénéfice et le mettre en pratique mais pour polémiquer en vain avec les croyants afin de réfuter et rejeter la vérité qu'ils possèdent. Ce n'est ni le lait en tant que tel, ni le Coran qui constituent la crainte ou le préjudice, [le Prophète] les a cités ici, de manière métaphorique, afin de désigner ce à quoi ils étaient liés, et Allah sait mieux.
Alî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je suis le premier qui s'agenouillera devant le Tout-Miséricordieux, concernant la querelle, au Jour de la Résurrection. » Qays ibn 'Abbâd a dit : « Et c’est à leur sujet qu'a été révélé le verset : { Voici deux clans adverses qui se querellaient au sujet de leur Seigneur. } [Sourate Al- Ḥajj (Le Pèlerinage) : 22/ 19] » Il a dit : « Ce sont ceux qui ont combattu en duel le jour de Badr : Ḥamzah, 'Alî et 'Ubaydah ou Abû 'Ubaydah ibn Al Ḥârith opposés à Chaybah ibn Rabî'ah, 'Utbah ibn Rabî'ah et Al-Walîd ibn 'Utbah. »
Rapporté par Al-Bûkhârî.Ce propos (Athar) de ʽAlî ibn Abî Ṭâlib (qu'Allah l'agrée) indique qu'il a dit à son propre sujet qu'il serait le premier à s'agenouiller devant le Tout-Miséricordieux, au Jour de la Résurrection, concernant la querelle citée dans le verset suivant : { Voici deux clans adverses qui se querellaient au sujet de leur Seigneur. } et que celui-ci a été révélé à son sujet mais aussi concernant Hamzah et Abû 'Ubaydah (qu'Allah les agrée) lorsqu'ils défièrent en duel les chefs de la mécréance, le jour de la bataille de Badr. Ces derniers étaient : Chaybah ibn Rabî'ah, 'Utbah ibn Rabî'ah et Al-Walîd ibn 'Utbah. Ce hadith indique la permission du duel - le combat à l'épée entre deux personnes - ainsi que le duel avant le début de la bataille.
Ibn Shihâb relate qu’Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) lui a dit : « Ḥudhayfah ibn Al-Yamân rendit visite à 'Uthmân après avoir participé à une expédition militaire avec les troupes du Shâm, soutenues par l'armée irakienne, pour la conquête de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan. Ḥudhayfah était effrayé par la divergence dans les récitations du Coran [entre les soldats des deux régions]. Il dit à 'Uthmân : " Ô Commandeur des croyants ! Viens au secours de cette communauté avant qu'elle n'entre en désaccord sur le Livre comme l'ont été les juifs et les chrétiens sur leurs écritures ! " Sur ce, 'Uthmân envoya quelqu'un chez Ḥafṣah lui demandant de lui remettre les Feuillets du Coran afin d'en faire des copies et qu'il les lui rendrait après. Ḥafṣah les envoya à 'Uthmân qui ordonna à : Zayd ibn Thâbit, 'Abdulllah ibn az-Zubayr, Sa'îd ibn Al-'Âṣ et 'Abd Ar-Raḥmân ibn Al-Ḥârith ibn Hishâm de les recopier et d'en faire plusieurs copies manuscrites. S'adressant à ces trois personnages qui étaient de la tribu de Quraysh, 'Uthmân dit : " Si vous êtes en désaccord avec Zayd ibn Thâbit sur quelque chose du Coran, écrivez-le d'après le dialecte de Quraysh. En effet, c'est dans ce dialecte que le Coran a été révélé ! " Ils s'y conformèrent et, lorsque les copies furent terminées, 'Uthmân remit alors les Feuillets à Ḥafṣah puis distribua les copies [du Muṣḥaf] dans chacune des diverses provinces. Il donna aussi l'ordre que tout feuillet ou volume contenant du Coran [excepté ce qui venait d'être compilé] soit brûlé. »
Rapporté par Al-Bûkhârî.Ḥudhayfah ibn Al-Yamân se rendit auprès de 'Uthmân (qu'Allah les agrée) alors qu'il préparait les troupes militaires du Shâm et de l'Irak pour combattre et conquérir l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Ḥudhayfah avait entendu que les gens divergeaient dans la récitation du Coran, certains lisaient selon la lecture de Ubayy et d'autres selon celle d'Ibn Mas'ûd, au point que cela provoque presque confusion et querelle entre eux. Cette affaire effraya Ḥudhayfah si bien qu'il vint à 'Uthmân et lui dit : « Ô Commandeur des croyants ! Viens au secours de cette communauté avant qu'elle n'entre en désaccord sur le Livre comme l'ont été les juifs et les chrétiens, à propos de la Thorah et de l’Évangile, qui altérèrent, ajoutèrent et retirèrent certaines de leurs écritures ! » À ce moment-là, le Coran était réuni dans des feuillets et il n'était pas sous forme de Livre complet [Muṣḥaf]. Sur ce, 'Uthmân envoya quelqu'un chez Ḥafṣah (qu'Allah l'agrée), la mère des croyants, lui demandant de lui remettre les Feuillets sur lesquels étaient écrit le Coran afin d'en faire des copies et qu'il les lui rendrait après. En effet, ces Feuillets du Coran qui étaient chez Ḥafṣah correspondaient à ceux qu'Abû Bakr et 'Umar avaient ordonné de compiler dans un ouvrage. Par conséquent, 'Uthmân compila les Feuillets en un Coran [Muṣḥaf]. Et la différence entre cette compilation et les Feuillets repose sur le fait que les Feuillets ne sont que les pages rédigées avec lesquelles le Coran a été rassemblé à l'époque d’Abû Bakr (qu'Allah l'agrée). Au préalable, elles ne représentaient que des sourates éparpillées mais dont les versets étaient rassemblés de manière distincte. Ensuite, ces versets furent retranscrits et bien ordonnés, chacun à leur place, pour former ainsi le Livre du Coran à l'époque de 'Uthmân. Ḥafṣah envoya donc les Feuillets à 'Uthmân qui ordonna à Zayd ibn Thâbit, 'Abdulah ibn az-Zubayr, Sa'îd ibn Al-'Âṣ et 'Abd Ar-Raḥmân ibn Al-Ḥârith ibn Hishâm (qu'Allah les agrée) de recopier les Feuillets dans plusieurs copies manuscrites. Zayd ibn Thâbit et les autres Compagnons faisaient partie de la tribu de Quraysh, 'Uthmân s'adressa alors aux trois Qurayshites et leur dit : « Si vous êtes en désaccord avec Zayd ibn Thâbit sur quelque chose du Coran, écrivez-le d'après le dialecte de Quraysh. En effet, c'est dans ce dialecte que le Coran a été révélé ! » Ils s'y conformèrent ; et lorsque les copies furent terminées, 'Uthmân remit alors les Feuillets à Ḥafṣah puis distribua ses copies [du Muṣḥaf] dans chacune des diverses provinces. Il donna aussi l'ordre que tout feuillet ou volume contenant du Coran [excepté ce qui venait d'être compilé] soit brûlé.