Hedayat “A fruitful harvest”
from the gardens of “ Verses and Hadiths ”
Inspiring Dawah cards that highlight the profound meanings of Quranic verses and Prophetic Hadiths. Presented in an accessible and engaging style to help Muslims gain a deeper understanding of their faith with ease.
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Ayat Cards
﴿ ٱلۡخَبِيثَٰتُ لِلۡخَبِيثِينَ وَٱلۡخَبِيثُونَ لِلۡخَبِيثَٰتِۖ وَٱلطَّيِّبَٰتُ لِلطَّيِّبِينَ وَٱلطَّيِّبُونَ لِلطَّيِّبَٰتِۚ أُوْلَٰٓئِكَ مُبَرَّءُونَ مِمَّا يَقُولُونَۖ لَهُم مَّغۡفِرَةٞ وَرِزۡقٞ كَرِيمٞ ﴾
سورة النور26 Les femmes mauvaises conviennent aux hommes mauvais et les hommes mauvais aux femmes mauvaises. A l’inverse, les femmes vertueuses conviennent aux hommes vertueux et les hommes vertueux aux femmes vertueuses[912]. Ces derniers sont innocents des accusations calomnieuses portées contre eux. Ils obtiendront le pardon de leurs péchés et des dons généreux.
﴿ فَكَيۡفَ كَانَ عَذَابِي وَنُذُرِ ﴾
سورة القمر16 Terrible fut alors Mon châtiment pourtant précédé d’avertissements !
﴿ سَيَذَّكَّرُ مَن يَخۡشَىٰ ﴾
سورة الأعلى10 En tireront des leçons ceux qui craignent leur Seigneur,
﴿ وَجَحَدُواْ بِهَا وَٱسۡتَيۡقَنَتۡهَآ أَنفُسُهُمۡ ظُلۡمٗا وَعُلُوّٗاۚ فَٱنظُرۡ كَيۡفَ كَانَ عَٰقِبَةُ ٱلۡمُفۡسِدِينَ ﴾
سورة النمل14 Bien que convaincus au fond d’eux-mêmes de leur authenticité, ils rejetèrent injustement ces miracles, poussés par leur fierté. Considère donc la fin de ceux qui répandent le mal sur terre.
﴿ إِنۡ هُوَ إِلَّا رَجُلُۢ بِهِۦ جِنَّةٞ فَتَرَبَّصُواْ بِهِۦ حَتَّىٰ حِينٖ ﴾
سورة المؤمنون25 Ce n’est, en vérité, qu’un possédé. Supportons-le quelque temps encore. »
﴿ رَبِّ نَجِّنِي وَأَهۡلِي مِمَّا يَعۡمَلُونَ ﴾
سورة الشعراء169. Seigneur, sauve-moi, ainsi que ma famille, de ce qu’ils font ! »
﴿ فَكَانَتۡ هَبَآءٗ مُّنۢبَثّٗا ﴾
سورة الواقعة6 réduites à l’état de poussière dispersée,
﴿ وَلَقَدۡ خَلَقۡنَا ٱلۡإِنسَٰنَ مِن سُلَٰلَةٖ مِّن طِينٖ ﴾
سورة المؤمنون12. Nous avons créé l’homme à partir d’une essence d’argile,
﴿ يَوۡمَ تُقَلَّبُ وُجُوهُهُمۡ فِي ٱلنَّارِ يَقُولُونَ يَٰلَيۡتَنَآ أَطَعۡنَا ٱللَّهَ وَأَطَعۡنَا ٱلرَّسُولَا۠ ﴾
سورة الأحزاب66. Le jour où dans le Feu leurs visages seront tournés et retournés, ils diront : « Si seulement nous avions obéi à Allah et obéi au Messager ! »
﴿ وَإِن كُنتُمۡ فِي رَيۡبٖ مِّمَّا نَزَّلۡنَا عَلَىٰ عَبۡدِنَا فَأۡتُواْ بِسُورَةٖ مِّن مِّثۡلِهِۦ وَٱدۡعُواْ شُهَدَآءَكُم مِّن دُونِ ٱللَّهِ إِن كُنتُمۡ صَٰدِقِينَ ﴾
سورة البقرة23 Si vous avez des doutes au sujet de ce que Nous avons révélé à notre serviteur, alors produisez une sourate identique, en vous aidant des divinités que vous adorez en dehors d’Allah[20], si vous dites la vérité[21].
Hadith Cards
Abû Juḥayfah (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'ai demandé à 'Alî (qu'Allah l'agrée) : "Avez-vous autre chose comme Révélation que ce qu'il y a dans le Livre d'Allah ? - Il a répondu : Non, par Celui qui fend la graine et créé l'âme ! Rien, en dehors de la compréhension du Coran accordée par Allah à l'homme et ce qui figure sur cette feuille ! - J'ai dit : Et qu'y-a-t-il sur cette feuille ? - Il a dit : Le prix du sang, la libération du prisonnier et on ne tue pas un musulman pour un mécréant !" »
Rapporté par Al-Bûkhârî.Abû Juḥayfah (qu'Allah l'agrée) a demandé à 'Alî (qu'Allah l'agrée) : « Est-ce que le Prophète (sur lui la paix et le salut) vous a gratifiés d'une science ou d'autre chose écrite à l'exception des autres ? » En effet, Abû Juḥayfah (qu'Allah l'agrée) a posé cette question car un groupe de chiites prétendaient que les membres de la famille du Prophète (sur lui la paix et le salut), plus précisément 'Ali (qu'Allah l'agrée), avaient reçu de la part du Prophète (sur lui la paix et le salut) de la Révélation ce qui n'avait été accordé à aucun autre. Et plus d’une personne a posé cette question à 'Alî (qu'Allah l'agrée), il a alors répondu au sujet de cette affaire en jurant par un serment que les Arabes avaient l'habitude de prononcer et qui n'est autre qu'un serment par Allah, Celui qui a créé l'être humain et fendu la graine. Il ne possédait rien de plus que la compréhension du Coran accordée par Allah à Son serviteur et aussi ce qui figure sur une feuille qu’il avait rédigée sous la dictée du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et dans laquelle on trouve des jugements relatifs aux prix du sang, à la libération des prisonniers musulmans et au fait qu’on ne tue pas un musulman pour [la mort d’] un mécréant. En effet, le mécréant n'a pas le même rang que le musulman pour qu'il soit tué à cause de lui. Plutôt, le rang du musulman est supérieur à celui du mécréant [de par son Islam].
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Il arrivait que la Révélation descende sur le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) par une matinée froide et qu'ensuite son front dégouline de sueur. »
Rapporté par Muslim.Dans ce récit, la mère des croyants ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) informe du fait qu'il arrivait que la Révélation descende sur le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), par une matinée froide, et qu'ensuite une sueur abondante dégoulinait du devant de sa tête.
ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) évoquait Allah à tout moment. »
Rapporté par Al-Bûkhârî en annotation, mais sous une formulation catégorique.Signification du hadith : Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prononçait toute sorte d’évocation : la glorification d’Allah, dire : « SubḥânaLlâh ! » (Gloire et Pureté à Allah !) ; la parole de l’Unicité, dire : « Lâ Ilâha illaLlâh » (Il n'est de divinité qu'Allah) ; la proclamation de la grandeur d’Allah, dire : « Allâhu Akbar ! » (Allah est plus Grand [que tout] !) ; la louange à Allah, dire : « Al-ḤamduliLlâh » (La louange est à Allah !). La lecture du Coran en faisait aussi partie et c'est même la meilleure évocation d’Allah [qui soit]. « À tout moment » : signifie que le Prophète (sur lui la paix et le salut) évoquait Allah, quel que soit le moment, qu’il soit en état de petite ou de grande impureté. Cependant, les savants ont exclu la lecture du Coran parmi les évocations lorsque l’on est en état de grande impureté. En effet, la personne en état de grande impureté ne doit en aucun cas lire le Coran tant qu’elle se trouve ainsi, que ce soit en le lisant effectivement ou en le récitant de mémoire. À ce propos, ‘Alî (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) nous récitait le Coran excepté lorsqu’il était en état de grande impureté. » Rapporté par Aḥmad et les quatre auteurs des recueils de traditions prophétiques : « As-Sunan ». Ensuite, les savants ont divergé sur la question de la femme réglée et celle en période de lochies : Ont elles le même statut que la personne en état de grande impureté ? Ce qui apparaît évident, c’est de dire qu’elles sont autorisées à réciter le Coran de mémoire, parce que leurs périodes peuvent être longues, et cet état n’est pas de leur fait contrairement à la personne précédente. Enfin, dans le fait de lire le Coran « à tout moment », les moments où l’on fait ses besoins, ou lors d’un rapport sexuel, doivent être écartés. Ainsi, tout endroit inconvenant et déplacé eut égard à la grandeur du Coran, comme les endroits impropres (toilettes, salles de bain, etc.) doivent être exclus.
Abû Sa’îd Râfi' ibn Al-Mu’allâ (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m’a dit : " Ne souhaites-tu pas que je t’enseigne la plus majestueuse sourate du Coran avant que tu ne sortes de la mosquée ? " Il prit ma main et, au moment où nous allions sortir de la mosquée, je lui ai dit : " Ô Messager d’Allah ! Tu m’as dit : Ne souhaites-tu pas que je t’enseigne la plus majestueuse sourate du Coran ? - Il a dit : {( La louange revient à Allah, le Seigneur des Mondes )}, elle est : " As-Sab’ al-Mathânî ", les sept répétés ainsi que " Le Coran Majestueux " qui m’a été donné. »
Rapporté par Al-Bûkhârî.Abû Sa’îd Râfi' ibn al-Mu’allâ (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m’a dit : « Ne souhaites-tu pas », cette façon de proposer vise à attirer l’attention de la personne à qui l'on s’adresse vers ce que l’on va lui dire ensuite. « Que je t'enseigne la plus majestueuse sourate du Coran avant que tu ne sortes de la mosquée ? » Il lui a dit cela sans pour autant lui dévoiler tout de suite ce qu’il allait lui enseigner. Il a agi ainsi afin que l'interlocuteur vide totalement son esprit et se consacre pleinement à ce qu’il allait lui dire. Sa parole : « Il prit ma main », c’est-à-dire : Après lui avoir dit cela, le Prophète (sur lui la paix et le salut) le prit par la main et ils marchèrent ensemble. « Au moment où nous allions sortir de la mosquée, je lui ai dit : " Ô Messager d’Allah ! Tu m’as dit : Ne souhaites-tu pas que je t'enseigne la plus majestueuse sourate du Coran ? " » Ils allaient sortir de la mosquée, alors Râfi’ lui rappela ce qu’il lui avait dit. « Il a répondu : {( La louange revient à Allah, le Seigneur des Mondes )}, désignant ainsi la sourate : « Al-Fâtiḥah », L’Ouverture. Elle est la plus majestueuse sourate du Coran, car elle réunit l’ensemble des objectifs du Coran. Voilà pourquoi, elle a aussi été appelée : « Umm Al-Qur’ân », La Mère du Coran. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a indiqué certaines des caractéristiques de cette sourate, par lesquelles elle se distingue des autres sourates du Coran et qui font qu’elle est la plus majestueuse d’entre elles, notamment : « Elle est : "As-Sab’ al-Mathânî", les sept répétés », c'est une autre de ses appellations. Le mot : « Mathânî » est le pluriel du mot : « Mathnâh » qui exprime la dualité. Elle s’appelle ainsi car on la répète à chaque cycle de prière ; ou parce qu’elle est toujours suivie d’une autre sourate ; ou bien parce qu’elle est composée de deux parties : une partie consacrée à l’éloge et une autre à l’invocation ; ou bien parce qu’elle réunit l’éloquence des constructions à la profondeur des significations ; ou encore parce qu’on la répète sans cesse et qu’elle continue à perdurer malgré le temps qui passe. Plus on l’étudie et moins elle s’oublie. Ou enfin parce que ses fruits se renouvellent à chaque instant et selon chaque situation, sans jamais cesser, jusqu’à l’infini. Il est aussi possible que le mot : « Mathânî » soit le pluriel du mot : « Mathnâh » qui désigne l’éloge, car elle comporte des éloges adressés à Allah, Exalté soit-Il. En fait, c’est comme si cette sourate faisait elle-même les éloges d’Allah par le biais de Ses plus beaux Noms et de Ses magnifiques Attributs. Finalement, il est encore possible aussi que le mot renvoie au mot : « Thanâyâ », qui désigne une exception, car Allah a réservé cette sourate à cette communauté. Et il existe bien d’autres explications encore. « Ainsi que le Coran Majestueux », c’est-à-dire que cette sourate s’appelle aussi : Le Coran Majestueux. « Qui m’a été donné. », c’est-à-dire : qui m’a été attribué. En effet, cette sourate a été nommée ainsi car elle [résume non seulement] tout ce qui a trait à l'ensemble des créatures d’ici-bas et de l’au-delà, mais aussi les jugements et les croyances.
Ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'il avait l'habitude de dire : « Si l'homme déclare que sa femme lui est illicite, cela n'est rien ! » Et il a récité : { Vous avez certes en la personne du Messager d'Allah un excellent exemple. } [Coran : 33/21].
Rapporté par Al-Bûkhârî.Ce récit signifie que si un homme dit à son épouse : « Tu m'es illicite », ou « interdite », ou quelque chose du genre, cette interdiction [qu'il s'impose] n’est pas considéré comme une répudiation [divorce]. En fait, ce n'est qu'un serment qu'il doit expier, comme Allah, Exalté soit-Il, a dit : { Ô Prophète ! Pourquoi, en recherchant l'agrément de tes femmes, t'interdis-tu ce qu'Allah t'a rendu licite ? Et Allah est Pardonneur, Très Miséricordieux. Certes, Allah vous a prescrit de vous libérer de vos serments. Allah est votre Maître, et c'est Lui l'Omniscient, le Sage. } [Coran : 66/1-2]. C’est-à-dire qu'Il vous a légiféré de vous libérer de vos serments en vous acquittant de l'expiation mentionnée dans la Sourate Al-Mâ`idah (La Table Servie) : { L'expiation en sera de nourrir dix pauvres, de ce dont vous nourrissez normalement vos familles, ou de les habiller, ou de libérer un esclave. Et quiconque n'en trouve pas les moyens devra jeûner trois jours. Voilà l'expiation pour vos serments, lorsque vous avez juré ! } [Coran : 5/89].
Ibn Mas'ûd (qu’Allah l’agrée) relate du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) : « La jalousie est interdite sauf dans deux cas : un homme à qui Allah a accordé des biens ainsi que l'aptitude à les dépenser correctement et un homme à qui Allah a accordé une sagesse par laquelle il juge, et qui l'enseigne.» Ibn 'Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « La jalousie est interdite sauf dans deux cas : un homme auquel Allah a accordé le Coran et qui s'y consacre nuit et jour ainsi qu'un homme à qui Allah a accordé des biens et qui les dépense nuit et jour. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim dans ses deux versions.Le Prophète (sur lui la paix et le salut) indique ici que la jalousie est de différentes sortes. Une jalousie blâmable et illicite, qui consiste à ce que l'homme souhaite la disparition d'un bienfait dont jouit son frère; une jalousie autorisée, qui consiste à ce qu'il souhaite pour lui-même un bienfait d'ordre terrestre qu'il voit chez autrui; et une jalousie louable et recommandée, qui consiste à ce qu'il souhaite pour lui-même un bienfait d'ordre religieux qu'il voit chez autrui. Et c'est cette dernière que le Prophète (sur lui la paix et le salut) visait par sa parole : « La jalousie est interdite sauf dans deux cas. » Cela signifie que la jalousie est de différentes sortes et que son jugement diffère. Elle n'est recommandée que dans deux cas : Le premier est celui d'un homme riche et pieux qu'Allah a comblé de biens licites et qui les dépense pour Sa satisfaction. On doit l'envier et souhaiter être comme lui. Le deuxième cas est celui d'un homme savant à qui Allah a accordé un savoir qu'il met en pratique, qu'il enseigne et par le biais duquel il juge entre les gens. On doit souhaiter être comme lui.
Ibn Masʽûd (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) m'a dit : " Récite-moi le Coran ! - Je dis : Ô Messager d'Allah ! Comment te le réciterais-je alors que c'est à toi qu'il a été révélé ? - Il dit : J’aime l’entendre d’un autre que moi ! " Je lui récitai donc la sourate : « Les femmes » et lorsque j'arrivai au verset : {( Comment seront-ils quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin, et que Nous te ferons venir comme témoin contre ces gens-ci ? )} [Coran : 4/41] il dit : "Arrête-toi ! " Je me tournai vers lui et vis ses yeux ruisseler de larmes. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda à Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) de lui réciter du Coran. Il lui répondit : « Ô Messager d'Allah ! Comment te le réciterais-je alors que c'est à toi qu'il a été révélé ? », c’est-à-dire : tu le connais bien mieux que moi ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : « J’aime l’entendre d’un autre que moi. » Ibn Mas’ûd lui récita alors la sourate « Les femmes », et lorsqu’il atteignit ce magnifique verset : {( Comment seront-ils quand Nous ferons venir de chaque communauté un témoin et que Nous te ferons (Ô Muḥammad) venir comme témoin contre ces gens-là. )} [Coran : 4/41], c’est-à-dire : qu’adviendra-t-il de toi et d’eux [à ce moment] ? Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Arrête-toi là ! » : Arrête de lire. Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) dit ensuite : « Je me tournai vers lui, et des larmes coulaient de ses yeux par compassion pour le sort de sa communauté. »
Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai entendu Hishâm ibn Ḥakîm réciter la sourate : « Al-Furqân », le Discernement [Coran : 25] du vivant du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). En écoutant attentivement sa récitation, je remarquai qu'elle comportait de nombreuses variantes que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne m'avait pas fait entendre. J'allais l'interrompre mais je me retins jusqu'à ce qu'il eût terminé sa prière. Alors, je le tirai violemment par le col de sa tunique - ou de ma tunique - et lui dit : " Qui t'a appris cette manière de réciter cette sourate ? - Il répondit : C'est le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui me l'a apprise. - Je répliquai : Tu mens ! - Alors, il a dit : Par Allah ! Certes, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'a appris autrement cette sourate que je t'ai écouté réciter ! " Puis, je le traînai jusqu'au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et j’ai dit : " Ô Messager d'Allah ! Certes, j'ai entendu cet homme réciter la sourate : « Al-Furqân », avec des variantes d'articulation qui ne correspondent pas à ce que tu m'as enseigné. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : Lâche-le, ô 'Umar ! Et récite, ô Hishâm ! " Il lui récita la même lecture que je venais d'entendre et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " C'est ainsi que cette sourate fut révélée ! " Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Récite, ô 'Umar ! " Je récitai donc, puis il m’a dit : " C'est ainsi que cette sourate fut révélée ! Certes, ce Coran a été révélé selon sept lettres (« Aḥruf »), récitez-en ce que vous pouvez ! " »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a entendu Hishâm ibn Ḥakîm (qu'Allah l'agrée) réciter la sourate : « Al Furqân », le Discernement [Coran : 25], du vivant du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), avec une récitation qui comportait de nombreux termes différents de celle qu'il avait l'habitude de lire. Et 'Umar avait déja récité cette sourate au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). 'Umar (qu'Allah l'agrée) pensant que c'était une erreur de la part de Hishâm ibn Ḥakîm (qu'Allah l'agrée), il faillit l'interrompre en se jetant sur lui et en le tirant par la tête, mais il se retint jusqu'à ce qu'il eût terminé sa prière. Ensuite, il le tira violemment par le col de sa tunique au niveau de sa nuque et lui demanda : « Qui t'a appris cette manière de réciter cette sourate ? - Il répondit : C'est le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui me l'a apprise. - Il lui répliqua : Tu mens ! Par Allah ! Certes, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'a appris autrement cette sourate que je t'ai entendu réciter ! » Alors, il le traîna jusqu'au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et 'Umar (qu'Allah l'agrée) était un homme exigeant et sévère quand cela touchait l'ordre d'Allah, le Très-Haut. Il a alors dit : « Ô Messager d'Allah ! Certes, j'ai entendu cet homme réciter la sourate : « Al-Furqân » avec des variantes qui ne correspondent pas à ce que tu m'as enseigné ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui ordonna de le relâcher et demanda à Hishâm de lui réciter la sourate : « Al-Furqân ». Après sa lecture, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui a dit : « C'est ainsi que cette sourate fut révélée ! » En effet, Hishâm ibn Ḥakîm (qu'Allah l'agrée) n'était pas dans l'erreur comme le pensait 'Umar (qu'Allah l'agrée). Ensuite, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda à 'Umar de réciter et il lui dit alors : « C'est ainsi que cette sourate fut révélée ! » C'est-à-dire : Allah a révélé cette sourate comme l'a récitée 'Umar (qu'Allah l'agrée) et Il l'a aussi révélée comme l'a récitée Hishâm (qu'Allah l'agrée). Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, ce Coran a été révélé selon sept lettres (« Aḥruf »), récitez-en ce que vous pouvez ! », C'est-à-dire : ne vous restreignez pas obligatoirement à un type de lettres car Allah, exalté soit-Il, a laissé pour vous de la marge dans le domaine et Il vous a facilité la lecture du Coran selon sept lettres (« Aḥruf »), par miséricorde et bienfait de Sa part et à Lui la louange et l’éloge. Effectivement, les savants ont grandement divergé au sujet de l'explication de l'expression : « sept lettres » et le vrai sens de cela - pour ce qui apparaît le plus convainquant et Allah est le plus Savant - c'est qu'il s'agit des dialectes arabes les plus connus pour leur éloquence. En effet, le Coran fut révélé avec ces différentes lectures pour faciliter, tout au début, la différence et la dualité des arabes même au niveau de leur langue. Certaines tribus possédaient des termes qu'une autre tribu ne possédait pas mais l'Islam les a unifiés et elles purent ainsi communiquer ensemble jusqu'à faire disparaitre l'inimitié et la haine qui régnaient entre elles. Et chacun des membres des tribus apprirent ce que les autres tribus avaient comme langage (et termes linguistiques). Enfin, 'Uthmân ibn 'Affân (qu'Allah l'agrée) réunit les gens autour d'une seule des sept lettres et il brûla toutes les autres versions afin que cela n'engendre pas de divergences.
Abdullah ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Tandis que Jibrîl (sur lui la paix) était assis auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut), il entendit un craquement venant d'au-dessus de lui, alors il leva la tête. Jibril dit : " C'est une porte du ciel qui vient de s'ouvrir aujourd'hui et jamais auparavant elle ne s'était ouverte. Un Ange est descendu de cette porte..." Jibril poursuivit : " C'est un Ange qui est descendu sur Terre et jamais auparavant il n'était descendu." L'Ange les salua puis déclara : " Réjouis-toi de deux lumières qui t'ont été données et qu'aucun autre Prophète n'a reçues avant toi : « L'ouverture du Livre » [sourate : al-Fâtiḥah] et les derniers versets de la sourate : la Vache ! Tu n'en réciteras pas une seule lettre sans que cela ne te le soit accordé ! " »
Rapporté par Muslim.ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Tandis que Jibril (sur lui la paix) était assis auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut), il entendit un craquement. » C'est à dire : un bruit fort comme le bruit du bois ou du sol qui se brise « venant d'au-dessus de lui » C'est à dire : en direction du ciel ou au dessus de sa tête. Il a été dit que c'était un bruit semblable à celui que fait une porte. « Alors, il leva la tête et Jibrîl dit : " C'est une porte du ciel qui vient de s'ouvrir aujourd'hui et jamais auparavant elle ne s'était ouverte." Jibril poursuivit : " C'est un Ange qui est descendu sur Terre et jamais auparavant il n'était descendu." C'est à dire : cet Ange. L'Ange les salua puis déclara : « Réjouis-toi de deux lumières » Il les appela ainsi car chacune d'entre elles est une lumière entre les mains de celui qui les possède ; ou bien parce qu'elles guident vers le chemin droit lorsqu'on les analyse bien et qu'on réfléchit sur leurs significations. La première lumière est la sourate : L'Ouverture (« Al-Fâtiḥah ») et la deuxième correspond aux deux derniers versets de la sourate : la Vache (« Al-Baqarah »). Pas un croyant de cette communauté ne les lit et les récite sans qu'Allah, Exalté soit-Il, réponde à sa requête. « qui t'ont été données » C'est à dire : qui t'ont été attribuées. « et qu'aucun autre Prophète n'a reçues avant toi ! »
Il est relaté de 'Â’ishah (qu'Allah l'agrée) qu'elle a dit : « Parmi ce qui avait été révélé du Coran, il y avait : {( Dix tétées bien établies qui entraînent l'interdiction )}. Puis, celles-ci furent abrogées par cinq tétées bien établies. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) décéda alors que [ce verset concernant] les tétées continua à être lu [comme faisant partie] du Coran. »
Rapporté par Muslim.Ce hadith explique qu'au tout début l'allaitement [qui rendait les bébés frères et sœurs de lait et interdisait ainsi le mariage entre eux] n'était considéré qu'à partir de dix tétées, et que c'est ce avec quoi était [initialement] descendu le Coran. Ensuite, son expression et son jugement furent abrogés et les tétées qui entraînaient l'interdiction furent réduites à cinq . Or, le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) est décédé alors que ce verset était toujours récité. Ceci est dû au fait que la révélation de l'abrogation vint si tard que certaines personnes n'en eurent pas connaissance. Ainsi, le verset abrogé était [encore] lu et considéré [par certains] comme faisant partie du Coran.