





























Hadeeth Cards
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Abû ‘Abd ar-Rahmân Mu’âwiyah ibn Abî Sufyân relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Par Allah ! N’insistez pas lorsque vous [me] demandez [une chose] ! En effet, celui d’entre vous qui me demande [quelque chose] avec insistance et que je finis par le lui donner bien que j'y répugne, ce qu’il recevra [de moi] sera vide de toute bénédiction. »
Rapporté par MuslimMu’âwiyah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit les demandes pressantes. C'est à dire : N’exagérez pas ! N'insistez pas ! Quiconque fait une demande pressante insiste à son sujet, et cette insistance enlève la bénédiction de la chose donnée. Ensuite, il a juré qu'aucun d'entre eux ne lui demandait quelque chose en insistant, au point qu'il finisse par la lui donner contre sa volonté, sans que la bénédiction ne soit ôtée de cette chose donnée ; ceci en raison de l'importunité de la demande.
Ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le bien est attaché au toupet des chevaux jusqu’au Jour de la Résurrection. » ‘Urwah Al-Bariqî (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le bien est attaché au toupet des chevaux jusqu’au Jour de la Résurrection : la récompense et le butin. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim dans ses deux versionsLe bien est attaché aux chevaux jusqu’au Jour de la Résurrection. La récompense accordée au fait de les réserver pour la guerre est un bien dans l’avenir. Et le butin que le combattant obtient en s’emparant des richesses de ses ennemis est un bien rapide et instantané.
ʽAbdullah ibn ʽAmr ibn Al-ʽÂṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah pardonne tout au martyr, sauf les dettes. » Et dans une autre version : « Se faire tuer dans la voie d’Allah expie tous les péchés, sauf les dettes. »
Rapporté par MuslimLe fait de mourir en martyr expie tous les péchés, les grands comme les petits, à l’exception des dettes. En effet, la mort en martyr n’expie pas cela car ceci fait partie de l’immense droit des créatures, d’autant plus que cela concerne leurs biens financiers et matériels, et ces biens constituent ce qu’il y a de plus précieux à leurs yeux. De même, tout ce qui a trait aux droits des musulmans est aussi assimilé à des dettes, notamment : le vol, la spoliation, la fraude, etc. Le combat, le martyr, ainsi que toutes les autres bonnes œuvres n’expient pas les droits des fils d’Adam. En fait, ils n’expient que ce qui concerne les droits d’Allah, Exalté soit-Il.
On rapporte au sujet de la mère des croyants, Maymûnah bint Al-Ḥârith (qu'Allah l'agrée), qu’elle affranchit un jour une esclave, sans en demander la permission au Prophète (sur lui la paix et le salut). Quand vint le jour où il se consacrait à elle, elle lui dit : « Ô Messager d’Allah ! As-tu remarqué que j’ai affranchi mon esclave ? - Il demanda : Vraiment ? - Oui, répondit-elle. - Si tu l’avais plutôt donnée à tes oncles maternels, lui dit alors le Messager (sur lui la paix et salut), ta récompense en aurait été plus grande. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLa mère des croyants, Maymûnah (qu’Allah l’agrée) affranchit une esclave, qui lui appartenait, car elle connaissait parfaitement le mérite qu'il y avait à affranchir un esclave pour l'agrément d'Allah. Cependant, elle n’informa pas le Prophète (sur lui la paix et le salut) de son acte, ou bien, elle ne lui demanda pas la permission de l’affranchir. Puis, quand vint le jour où le Prophète (sur lui la paix et le salut) se consacrait à elle, elle le prévint de ce qu’elle avait fait. Il lui demanda : « L’as-tu vraiment fait ? » Elle répondit : « Oui ! » Il ne désapprouva pas ce qu’elle avait accompli quand bien même elle ne lui avait pas demandé son avis. Toutefois, il lui fit la remarque suivante : « Si tu l’avais donnée à tes oncles maternels, alors la récompense en aurait été plus grande. » C’est-à-dire : C’est bien ce que tu as fait à une exception près : si tu avais offert ton esclave à tes oncles maternels de la tribu des Banî Hilâl, tu aurais alors obtenu une meilleure et plus grande récompense, étant donné que cela aurait été compté comme une aumône pour un proche doublée d’un acte permettant de renforcer les liens de parenté.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme vint réclamer au Prophète (sur lui la paix et le salut) ce qu'il lui devait et fit preuve de rudesse à son égard. Ses Compagnons (qu’Allah les agrée) furent sur le point de s'en prendre à lui lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Laissez-le ! Celui qui est dans son droit a le droit de parole ! » Il dit ensuite : « Donnez-lui une bête du même âge que la sienne. - Ils dirent : Ô, Messager d'Allah ! Nous ne trouvons que des bêtes d'un âge meilleur que la sienne ! - Il dit : Donnez-lui ! Car les meilleurs d'entre vous sont ceux qui remboursent leurs dettes de la meilleure façon. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Prophète (sur lui la paix et le salut) avait une dette envers un homme ; il lui avait emprunté une petite chamelle. Un jour, celui-ci vint exiger son dû et fit preuve de rudesse, à l'égard du Prophète, dans sa demande. Les Compagnons du Prophète voulurent le frapper pour le punir de cet affront doublé d'un manque de respect. Mais ce dernier leur ordonna de le laisser dire ce qu'il voulait et de ne lui faire aucun mal, car celui qui est dans son droit a le droit de réclamer son dû à son débiteur, sans toutefois manquer de respect et de politesse. Quant au fait d'insulter, de dénigrer et de critiquer, cela ne fait nullement partie du comportement des musulmans. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna à un Compagnon de lui donner un chameau du même âge que le sien, issu des chameaux donnés en aumône. Ils répondirent qu'ils ne trouvaient que des chameaux plus âgés que le sien ; il leur dit de lui donner un chameau plus âgé, car celui qui se comporte le mieux avec les gens et qui aura le plus de récompense est celui qui s'acquitte de la meilleure façon des droits qui pèsent sur lui, qu'il s'agisse d'une dette ou autre.
Ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lequel d’entre vous préfère les biens de son héritier à ses propres biens ? » Les gens répondirent : « Ô Messager d’Allah ! Personne d’entre nous ne préfère les biens de son héritier ! » Il leur dit : « Ses biens sont certes ceux qu’il a dépensés, et ceux de son héritier sont ceux qu’il a mis de côté ! »
Rapporté par Al-BûkhârîLe Prophète (sur lui la paix et le salut) interrogea ses Compagnons : « Lequel d’entre vous préfère les biens de son héritier à ses propres biens ? » C’est-à-dire : Parmi vous, lequel aimerait que les biens que son héritier va posséder, après sa mort, soient plus nombreux que les biens que lui-même possède de son vivant ? Ils répondirent : « Personne parmi nous ne préfère les biens de son héritier à ses propres biens ! ». C’est-à-dire : Personne n’éprouve ce sentiment. La personne aime les biens qui sont en sa possession et elle souhaite en disposer totalement à sa guise à la différence des biens d’autrui. En effet, les biens qu’elle possède sont un moyen de réaliser ses objectifs et de satisfaire ses désirs. Ensuite, Il a dit : « Ses biens sont ceux qu’il a dépensés. ». C’est-à-dire : Les biens que l’homme dépense dans sa vie pour subvenir à sa personne et pour accomplir de bonnes actions comme : effectuer le Pèlerinage, laisser un legs pieux, construire une école, une mosquée ou un hôpital. C’est aussi les dépenses qu’il consacre à sa propre personne et investi à l'attention de sa famille. Voilà ses véritables biens ! Ceux qu’il retrouvera au Jour de la Résurrection. Quant à ce qu’il économise durant sa vie et qu’il s'abstient de dépenser dans la voie d’Allah, ceux-là sont les biens de son héritier et il n’en a aucune part. Dans le même sens, il existe un hadith rapporté par Muslim d’après Abdullah ibn Ash-Shikhkhîr (qu’Allah l’agrée). Celui-ci relate : « Je suis parti à la rencontre du Prophète (sur lui la paix et le salut), il était en train de réciter : {( La course aux richesses vous distrait. )} [Coran : 102]. Il s’est exclamé : « Le fils d’Adam dit : Mes biens ! Mes biens ! Mais que possèdes-tu de tes biens, ô, fils d’Adam, si ce n’est ce que tu as consommé et fait disparaître ; ce dont tu t’es vêtu et que tu as usé ; et ce que tu as donné en aumône et que tu as pérennisé ? ». Ceci ne veut pas dire que l’individu doit dépenser tous ses biens dans la voie d’Allah pour ensuite se retrouver à mendier, lui et sa famille. Ce hadith veut simplement dire que tout comme l’individu doit s’efforcer d’économiser pour ses héritiers après sa mort, il doit aussi s’efforcer d’économiser pour sa vie future, en dépensant ce qui reste de ses biens après les dépenses obligatoires qu’il effectue pour sa personne et ceux qui sont à sa charge. En effet, ces dépenses représentent une obligation ; en les délaissant, il tomberait dans le péché. Comme preuve de cela, on trouve le hadith d’Abû Umâmah (qu’Allah l’agrée) dans lequel le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô fils d’Adam ! Le fait que tu dépenses ce qui reste est un bien pour toi et le fait que tu le gardes est un mal pour toi. »
Ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Faites précéder la prière de l'aube (« ṣalât aṣ-Ṣubḥ ») de la prière impaire (« ṣalât al-Witr »). »
Rapporté par MuslimIl est recommandé de retarder la prière impaire (« ṣalât al-Witr ») jusqu’à la fin de la nuit. Seulement, celui qui la retarde doit prendre ses précautions et accomplir cette prière avant que l’aube ne se lève. En effet, le dernier temps pour les prières de la nuit est l’apparition de l’aube. Si l’aube se lève avant qu’il n’ait pu accomplir sa prière impaire (« ṣalât al-Witr »), alors il aura manqué son temps méritoire.
Abû Mas’ûd Al-Badrî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme parmi ceux qui vous ont précédés fut jugé. On ne lui trouva aucun bien, si ce n’est qu’il accordait des prêts aux gens et, comme il était aisé, il ordonnait à ses serviteurs de se montrer conciliants envers celui qui était en difficulté. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ajouta : « Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a dit : " Nous sommes plus Digne que lui d’un tel comportement ! Passez outre ses péchés ! " »
Rapporté par Muslim« Un homme fut jugé… » : Allah, Exalté soit-Il, l’a jugé sur les œuvres qu’il a accomplies. « … parmi ceux qui vous ont précédés… » : Des communautés avant la vôtre. « … On ne lui trouva aucun bien… » : Aucune bonne œuvre consacrée à Allah, Exalté soit-Il. « … si ce n’est qu’il accordait des prêts aux gens. » : Il commerçait avec les gens et, étant donné qu'il était un homme riche, il leur prêtait de l’argent. « Il ordonnait à ses serviteurs de se montrer conciliant envers celui qui était en difficulté. » Lorsqu’ils allaient récolter l’argent des prêts, il leur imposait d’accorder un délai ou de réduire la dette de ceux qui étaient réellement pauvres et n’arrivaient pas à s’acquitter de leurs dettes. « Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a dit : " Nous sommes plus Digne que lui d’un tel comportement ! Passez outre ses péchés ! " » C’est-à-dire : Allah lui a pardonné ses fautes en guise de récompense pour sa générosité, sa bienveillance et sa souplesse à l'égard des gens endettés.
Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate : « Les Banî Salamah envisagèrent de déménager près de la mosquée. Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) apprit cela, il leur dit : " J’ai entendu dire que vous vouliez emménager près de la mosquée ? Ils répondirent : Effectivement, ô Messager d’Allah ! Il dit alors : Ô Banî Salamah ! Restez dans vos demeures ! Vos traces seront inscrites ! Restez dans vos demeures ! Vos traces seront inscrites ! " Et dans une autre version : " Pour chaque pas, un degré ! " »
Rapporté par Al-Bukhârî de manière similaire - Rapporté par MuslimLes [membres de la tribu des] Banî Salamah envisagèrent de déménager, et quitter leurs demeures situées loin de la mosquée, afin de s’établir à un endroit plus proche de celle-ci. Mais, le Prophète (sur lui la paix et le salut) répugna à ce que Médine soit en partie désertée (comme on le trouve dans la version d’Al-Bukhârî). Il souhaitait, au contraire, que Médine soit peuplée et qu’elle s’élargisse, de sorte à ce que les musulmans impressionnent les hypocrites et les mécréants. Il leur demanda : « J’ai entendu dire que vous vouliez emménager près de la mosquée ? Ils répondirent : Effectivement, ô Messager d’Allah ! Il dit alors, à deux reprises : Restez dans vos demeures ! Vos traces seront inscrites ! » Et il leur apprit qu’ils gagnaient, pour chaque pas, un degré ou une bonne action. Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Ceux d’entre vous qui ont la plus grande récompense sont ceux dont les demeures sont les plus éloignées [de la mosquée]. » Les gens demandèrent : « Ô Abâ Hurayrah ! Pourquoi cela ? » Il leur répondit : « Car les pas sont plus nombreux ! » Rapporté par Mâlik dans : « Al-Muwaṭṭâ ». Ainsi, plus la maison d’une personne est éloignée de la mosquée, plus cette personne gagne de degrés et plus elle perd de péchés. Notons que ce mérite n’est accessible que pour celui qui fait les ablutions chez lui de manière complète puis se rend à la mosquée, en marchant, sans utiliser de véhicule. Ceci est vrai, que ses pas soient nombreux ou qu’ils le soient moins. Pour chaque pas, on lui écrit deux choses : on l’élève d’un degré et on lui efface un péché. Un homme faisant partie des Compagnons relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l’un d’entre vous fait correctement ses ablutions, puis sort pour se rendre à la mosquée, Allah lui inscrit alors une bonne action à chaque fois qu’il lève le pied droit et Il lui efface un péché à chaque fois qu’il pose le pied gauche. Maintenant, à chacun de voir s’il veut se rapprocher ou s’éloigner. » Rapporté par Abû Dâwud. Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Cette nuit, mon Seigneur m’est venu sous la plus belle des formes - je pense qu’il a dit : pendant mon sommeil - et Il m’a dit : « Ô Muḥammad ! Sais-tu de quoi débat la plus haute assemblée ? » J’ai répondu : « Oui ! Ils débattent sur les expiations et les degrés ! » Il a dit : « Et sais-tu que sont les expiations et les degrés ? » J’ai alors répondu : « Rester à la mosquée après la prière, marcher vers la prière en groupe et faire les ablutions correctement malgré les difficultés. » Rapporté par Ahmad. Ceci nous montre que l’obtention des degrés dépend des éléments suivants : 1 - Être en état de pureté lorsqu’on part pour la mosquée. 2 - Espérer la récompense divine, car le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les actes ne dépendent que des intentions et chacun sera rétribué selon son intention. » (Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim). 3 - Ne pas avoir l’intention de se rendre ailleurs qu’à la mosquée. 4 - S’y rendre en marchant et ne pas utiliser de véhicule, sauf pour une excuse valable. Si quelqu’un a une bonne raison pour cela, alors il n’y a pas de mal à ce qu’il se rende à la mosquée en voiture. De même, un pas est compté lorsque la roue de la voiture fait un tour, puisque quand la roue a fait un tour, chacune des parties de sa surface touche le sol, puis quitte le sol pour ne le toucher de nouveau qu’au tour suivant. Ceci est semblable au fait de lever le pied du sol pour le poser de nouveau. Si quelqu’un a une excuse, alors il n’y a aucun mal à ce qu’il se rende à la mosquée en voiture. Un des mérites du fait de se rendre à la mosquée en marchant réside aussi dans le fait qu’Allah inscrit les pas à l’aller et au retour.