





























Hadeeth Cards
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ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah n'accepte pas la prière d'une femme réglée ne portant pas de foulard. »
Rapporté par Ibn Mâjah - Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par AḥmadUne femme pubère et saine d'esprit n'a pas le droit d'accomplir la prière sans porter un foulard, c'est-à-dire en découvrant sa tête et son cou. Si elle prie de cette façon, sa prière est invalide, car le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Allah n'accepte pas », ce qui signifie que la prière ne compte pas et n'est pas valable. Ici, la femme « réglée » désigne en fait la femme pubère, celle qui a atteint l'âge auquel une femme commence habituellement à avoir ses règles. Elle atteint cet âge lorsque l'un des signes de la puberté apparaît et ces signes sont les suivants : les règles, l'éjaculation, l'apparition des poils pubiens ou le fait d'atteindre l'âge de quinze ans. Il a employé le terme « réglée » du fait qu'il est spécifique aux femmes et parce que c'est le cas pour la plupart d'entre elles. Il n'est donc pas question ici de la femme indisposée, car elle n'a pas le droit de prier pendant la période de ses règles et que ceci est établi par la tradition prophétique et le consensus.
Jâbir ibn 'Abdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) priait sur sa monture, quelle que soit la direction qu'elle prenait ; mais lorsqu'il voulait faire la prière obligatoire, il descendait et se tournait vers la Qiblah. »
Rapporté par Al-BûkhârîLe Prophète (sur lui la paix et le salut) ne prenait pas la peine de descendre de sa monture pour prier lorsqu'il était en voyage ; il accomplissait la prière sur le dos de celle-ci. Ceci est corroboré, entre autres, par le récit d'ibn 'Umar rapporté par Al-Bukhârî : « En voyage, le Prophète (sur lui la paix et le salut) priait sur sa monture, quelle que soit la direction qu'elle prenait. » Quand il était sur sa monture, il priait quelle que soit la direction qu'elle prenait, tournée vers la Qiblah ou non. Par contre, s'il s'agissait de l'une des cinq prières obligatoires, il descendait et priait sur la terre, tourné vers la Qiblah, comme il est dit dans le récit d'ibn 'Umar rapporté par Al-Bukhârî et Muslim : « mais il ne le faisait pas pour la prière obligatoire. » La prière obligatoire doit absolument être accomplie sur le sol, à moins que le prieur ait une excuse, comme la pluie ou la peur d'un ennemi et, dans un tel cas, il peut prier sur sa monture. De même, celui qui est malade peut prier assis sur son lit et c'est encore plus vrai s'il craint que l'horaire de la prière ne s'achève. Ceci est appuyé par les différents textes qui enjoignent la facilité et épargnent toute gêne à cette communauté, comme le verset : {( Allah n'impose à personne une charge supérieure à ce qu'elle peut supporter )} [Coran : 2/286] et le récit prophétique : « Lorsque je vous ordonne quelque chose, faites-en ce que vous pouvez ! »
Anas (qu'Allah l'agrée) relate : « Si le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) désirait prier alors qu'il était en voyage, il se tournait en direction de la Qiblah, disait : "Allâhu Akbar !", puis il priait ; quelle que soit la direction prise par sa monture. »
Rapporté par Abû DâwudLorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) voyageait et voulait accomplir une prière surérogatoire, il orientait sa chamelle en direction de la Qiblah lorsqu'il ouvrait la prière en disant : "Allahu Akbar !" Ensuite, il priait quelle que soit la direction empruntée par sa monture.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Dire : " SubḥânaLlâh ! ", Gloire et Pureté à Allah ! [dans la prière] est réservé aux hommes et frapper des mains est réservé aux femmes. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimExplication du hadith : « Dire : " SubḥânaLlâh ! ", Gloire et Pureté à Allah ! [dans la prière] est réservé aux hommes et frapper des mains est réservé aux femmes. » Et dans une version de Muslim, il est ajouté : « … dans la prière. » Cela signifie que lorsqu’il se passe quelque chose alors qu’une personne est en train de prier et que celle-ci a besoin de prévenir quelqu’un, elle doit dire : « SubḥânaLlâh ! ». Ce sera le cas, par exemple, s’il faut prévenir l’imam qu’il s’est trompé dans la prière, [si la personne qui prie] voit un aveugle sur le point de tomber dans un puits, [pour répondre à] quelqu’un qui demande à entrer dans la pièce, ou si le fidèle souhaite faire savoir quelque chose à quelqu’un. Dans ce genre de situations, et si c’est un homme, il devra donc dire : « SubḥânaLlâh ! » pour se faire comprendre de l’autre. S’il s’agit d’une femme, elle devra taper des mains, en les frappant l’une sur l’autre, de n’importe quelle façon. Cette règle vise à exclure de la prière toute parole qui n’en fait pas partie, car la prière est un dialogue avec Allah. Ainsi, lorsque survient le besoin de parler, il est prescrit de dire des mots du même genre que ceux de la prière, comme : « SubḥânaLlâh ! », Gloire et Pureté à Allah.
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous prie devant une chose qui le sépare des gens et qu’une personne souhaite passer devant lui, qu’il la repousse. Si elle insiste, qu’il la combatte, car ce n’est rien d'autre qu’un démon ! » Et dans une version : « Lorsque l’un d’entre vous prie, qu’il ne laisse personne passer devant lui ! S’il persiste, alors qu’il le combatte ! Car : "Al-Qarîn", le djinn accompagnant chaque être humain, est avec lui ! »
Rapporté par Muslim - Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLorsque le fidèle entre en prière et qu’il a placé devant lui une « Sutrah » [un objet se posant comme obstacle entre lui et le] passage des gens, cela permet qu’il ne diminue pas la récompense de sa prière. Si quelqu’un cherche à passer entre lui et sa « Sutrah » alors qu’il s’adresse à son Seigneur, il doit le repousser doucement et graduellement. Si l'individu persiste à vouloir passer et qu’il s’obstine malgré qu’il ait été repoussé avec douceur et facilité, il n’a plus ni mérite, ni sacralité et il est considéré comme un agresseur. De ce fait, on peut repousser son agressivité en le combattant et en le repoussant avec la main car son acte est un acte des démons, ceux qui veulent corrompre les adorations des gens et les embrouiller dans leurs prières.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit à l'homme d'accomplir la prière en ayant les mains posées sur les flancs. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit au fidèle d’accomplir la prière en ayant les mains posées sur les flancs [entre le bas des côtes et le haut des hanches].
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) avait un voile avec lequel elle recouvrait un côté de sa maison. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : "Débarrasse-nous de ce voile ! Ses images ne cessent de se présenter lors de ma prière !" »
Rapporté par Al-BûkhârîʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) possédait une fine étoffe de laine colorée, qui comportait des motifs et qu’elle suspendait afin d’obstruer une ouverture qui donnait sur sa demeure. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui donna l’ordre de l’enlever, en lui expliquant qu’il voyait ses motifs et ses couleurs lors de la prière. Il a craint que cela ne l’empêche d'accomplir la prière avec une complète présence du cœur, de méditer sur ses invocations, les versets qui y sont récités et d’atteindre ainsi le recueillement et la soumission complète à Allah, Exalté soit-Il, qui sont l’objectif même de la prière.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le bâillement pendant la prière provient du Diable ; donc, lorsque l'un d'entre vous baille, qu’il se retienne autant qu’il le peut ! »
Rapporté par At-TirmidhîLe bâillement pendant la prière provient du Diable. En effet, le bâillement accompagne la lourdeur du corps, lorsqu'il est fatigué et encombré, alors qu'il penche vers la paresse et l'envie de dormir. Or, c’est le Diable qui encourage l’individu à assouvir ses désirs ainsi qu’à abuser de la nourriture et de la boisson. Par conséquent, lorsque le fidèle commence à bâiller, il doit se retenir de le faire autant que possible. Il doit serrer les dents et les lèvres afin d'éviter que le Diable atteigne son objectif et commence à déformer son aspect, à pénétrer sa bouche et à se moquer de lui. S’il n'y arrive pas, alors il doit mettre sa main devant sa bouche.
Anas (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Cracher dans la mosquée est un péché et son expiation consiste à le recouvrir de terre. »
Rapporté par Al-BûkhârîLe fait de cracher sur le sol ou les murs de la mosquée est un péché dont l'auteur mérite une punition divine. En aucun cas le musulman n'a le droit d’agir ainsi car c'est un manque de respect envers les maisons d'Allah ainsi qu'une façon de les souiller et de les salir. Au contraire, il est obligatoire de les préserver de tout ce qui peut les souiller et les salir, car cela relève du respect des rites d'Allah et Allah a dit : {(et celui qui honore les choses sacrées d'Allah, cela est meilleur pour lui auprès de son Seigneur)} [Coran : 22/30]. Par contre, il est permis de cracher dans son vêtement, son foulard, dans un mouchoir, etc. Car, dans ce cas, la raison de l'interdiction est inexistante. Aussi, bien que cracher dans la mosquée involontairement constitue une erreur qui n'encourt pas de péché, cela ne signifie pas que quelqu'un puisse délibérément cracher dans la mosquée pour ensuite recouvrir son crachat, puisque le Prophète (sur lui la paix et le salut) a fait du simple fait de cracher dans la mosquée une faute. Cette précision est appuyée par le hadith rapporté par Al-Bukhârî (n°414) et Muslim (n°548), selon lequel le Prophète (sur lui la paix et le salut) « Vit un crachat sur le mur de la mosquée, dans la direction de la prière, il en fut affecté et se leva pour le frotter avec sa main. » Celui qui crache dans la mosquée de façon involontaire et souhaite qu'Allah lui pardonne ce méfait, doit s'empresser de faire disparaître le crachat de la mosquée en l'enterrant, si le sol de la mosquée est fait de petits cailloux, sinon, si le sol est couvert de moquette ou de tapis, il doit, pour se rattraper, frotter le crachat jusqu'à le faire disparaître. Tant que le crachat restera, il aura à son compte un péché. Il est rapporté qu'Abû Dharr (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « On m'a exposé les actions de ma communauté, les bonnes comme les mauvaises. Parmi leurs bonnes actions, j'ai pu voir le fait d'enlever du chemin quelque chose de nuisible et parmi leurs mauvaises actions, j'ai pu voir le crachat qu'on laisse à la mosquée sans le recouvrir. » (Rapporté par Muslim).