





























Hadeeth Cards
Da'wa cards that highlight great meanings from the noble prophetic hadiths in a simple style and attractive display that helps the Muslim to have a deeper understanding of his religion in an easy way
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Awf Ibn Mâlik - ou Ibn Al-Ḥârith - Ibn Aṭ-Ṭufayl relate qu'on rapporta à ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) qu'Abdullah ibn Az-Zubayr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) avait dit au sujet d'une vente ou d'un don décidé par elle (qu'Allah, Exalté soit-Il, l'agrée) : « Par Allah ! Si ʽÂ'ishah ne cesse pas, j'userai de mon droit de tutelle sur elle ! - A-t-il vraiment dit cela ? s'assura-t-elle. - Oui, répondirent-ils. - Je voue à Allah de ne plus jamais adresser la parole à Ibn Az-Zubayr, jura-t-elle. » Après une longue rupture entre les deux, Ibn Az-Zubayr (qu'Allah l'agrée) demanda l'intercession auprès d'elle. « Non, par Allah ! Je n'accepterai jamais aucune intercession, ni ne romprai mon vœu ! » affirma-t-elle. Ne pouvant supporter plus longtemps la rupture, Ibn Az-Zubayr (qu'Allah l'agrée) en parla à Al-Miswar ibn Makhramah et 'Abdurraḥman ibn Al-Aswad ibn 'Abd Yaghûth et leur dit à tous deux : « Je vous implore par Allah de me faire entrer chez ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée). En effet, il ne lui est pas permis de faire vœu à Allah de rompre sa relation avec moi ! » Al-Miswar et 'Abdurraḥman l'accompagnèrent et demandèrent la permission d'entrer à ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) en disant : « Que la paix, la miséricorde d'Allah et Sa bénédiction soient sur toi, pouvons-nous entrer ? - Entrez ! répondit-elle. - Tous ensemble ? insistèrent-ils. - Oui, tous ensemble ! » répondit-elle, sans savoir qu'ils étaient accompagnés d'Ibn Az-Zubayr. Dès qu'ils franchirent le seuil de la porte d'entrée, Ibn Az-Zubayr entra et se jeta dans la chambre séparée d'un voile, étreignit ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) et se mit à la supplier en pleurant. Al-Miswar et 'Abdurraḥman se mirent eux aussi, de leur côté, à la supplier d'accepter de lui adresser la parole en lui rappelant que le Prophète (sur lui la paix et salut) avait interdit - ce que d'ailleurs elle savait - la rupture des relations entre les musulmans, à savoir qu’il n’est pas permis à un musulman de boycotter son frère plus de trois jours. Et ainsi, à force de rappels et d'insistance de la part des deux hommes, ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée), en larmes, leur rappela : « Certes, j'ai consacré un vœu à Allah et le vœu est une chose grave ! » Mais ils ne cessèrent d'insister jusqu'à ce qu'elle décide de parler à Ibn Az-Zubayr. Et à titre d'expiation [de son vœu], elle procéda à l'affranchissement de quarante esclaves. Par la suite, chaque fois qu'elle évoquait son vœu, elle se mettait à pleurer jusqu'à ce que ses larmes mouillent son voile.
Rapporté par Al-BûkhârîAbdullah ibn Az-Zubayr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) entendit que ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) avait fait de multiples dons et octrois en aumône et cela se reproduisit plusieurs fois. Il finit alors par déclarer : « Si elle ne cesse pas, je l’empêcherai de gérer [à sa guise] ses biens [en usant de mon droit de tutelle sur elle] ! » Et cette parole fût terrible pour la mère des croyants, ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée), car elle était sa tante maternelle, possédait position, science, mansuétude et sagesse qui rendaient inconcevable [que l’on puisse] tenir de tels propos à son égard. Elle entendit cela (qu’Allah l’agrée) et fut mise au courant de cette affaire par des dénonciateurs qui essayaient sans cesse de brouiller les gens entre eux à travers le colportage (An-Namîmah). Lorsque ces paroles parvinrent aux oreilles de ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée), elle voua à Allah de ne plus jamais adresser la parole à Ibn Az-Zubayr, et cela après avoir éclaté de colère envers le fils de sa sœur. Elle décida donc de rompre les relations avec son neveu tout en sachant que la rupture de la mère des croyants (qu’Allah l’agrée) allait être terrible pour le fils de sa sœur. [Ibn Az-Zubayr (qu'Allah l'agrée)] essaya par tous les moyens de la contenter, mais elle persista dans son attitude car elle voyait que le vœu était une chose grave. [Ibn Az-Zubayr (qu'Allah l'agrée)] demanda alors à deux Compagnons du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) d'intercéder auprès d'elle. Ils acceptèrent d'agir et rusèrent avec la mère des croyants ; mais c'était une noble ruse car elle permettait d'atteindre un but honorable qui n'est autre que la réconciliation entre les gens. Ils demandèrent la permission d'entrer à ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) en la saluant, puis ils la sollicitèrent afin d’obtenir l’autorisation d’entrer. Ils demandèrent donc : « Pouvons-nous entrer ? - Oui ! , répondit-elle. - Tous ensemble ? » précisèrent-ils, et elle ignorait que 'Abdullah ibn Az-Zubayr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) était en leur compagnie. Toutefois, elle ne demanda pas si ‘Abdullah ibn Az-Zubayr était présent avec eux. Elle ne demanda pas de détails et répondit donc par une parole générale : « Entrez, tous ensemble ! » Alors, ils entrèrent et lorsqu'ils furent à l’intérieur de chez elle, ils aperçurent le voile des mères des croyants qui correspond à un voile avec lequel les mères des croyants se cachent du regard des gens ; de toute évidence, ce n'est pas le voile prescrit en règle générale aux femmes qui consiste à couvrir le visage et le corps, mais plutôt ce voile est un rideau qui sépare les mères des croyants des gens. Donc, dès qu'ils franchirent le seuil de la porte d'entrée, ‘Abdullah ibn Az-Zubayr se jeta dans la chambre séparée d'un voile, car il était le fils de sa sœur, une personne parmi ses tuteurs légaux pour elle. Il étreignit [ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée)], l’embrassa, pleura et se mit à la supplier au Nom d'Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, [tout en pleurant]. Il lui rappela aussi la mise en garde contre le fait de rompre les liens de parenté et lui indiqua clairement que cela n'était pas permis. Cependant, ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) déclara que le vœu était une chose grave. Ensuite, Al-Miswar et 'Abdurraḥman ne cessèrent d'insister pour qu'elle rompît son vœu au sujet de la rupture des relations avec son neveu et lui remémorèrent le hadith du Prophète (sur lui la paix et le salut) stipulant qu’il n’est pas permis à un croyant de boycotter son frère plus de trois jours. ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) fut convaincue et s'effondra en larmes, puis elle décida de parler à 'Abdullah ibn Az-Zubayr (qu'Allah l’agrée lui et son père). Cependant, la question de la rupture de son vœu la préoccupait considérablement et, à chaque fois qu'elle l'évoquait, elle se mettait à pleurer (qu’Allah l’agrée) car c'était une chose gravissime. Et à titre d'expiation de ce vœu, elle procéda à l'affranchissement de quarante esclaves. Et ceci, afin qu'Allah, Exalté soit-Il, l'affranchisse de l'Enfer étant donné ses forts scrupules religieux ; en effet, l'obligation d'affranchissement [pour expier ce vœu] n'était que d’un seul esclave.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme a dit : "Je vais certes faire une aumône ! " Il sortit avec son aumône et en fit don à un voleur. Au matin, les gens disaient : " On a fait une aumône à un voleur ! " Il dit alors : " Ô Allah ! Loué sois-Tu ! Je vais certes faire une aumône ! " Il sortit avec son aumône et en fit don à une fornicatrice. Au matin, les gens disaient : " Cette nuit, on a fait une aumône à une fornicatrice ! " Il dit alors : " Ô Allah ! Loué sois-Tu ! Je vais certes faire une aumône ! " Il sortit avec son aumône et en fit don à un riche. Le matin, les gens disaient : " On a fait une aumône à un riche ! " Il dit alors : " Ô Allah ! Loué sois-Tu ! Un voleur, une fornicatrice et un riche ! " On vint alors lui dire : " Pour ce qui est de l’aumône que tu as donnée au voleur, peut-être qu’elle le fera arrêter de voler. Quant à la fornicatrice, peut-être s’abstiendra-t-elle de forniquer. Et en ce qui concerne le riche, peut-être en tirera-t-il une leçon et dépensera de ce qu’Allah lui a donné ! " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Prophète (sur lui la paix et le salut) nous informe au sujet des peuples passés afin que nous en tirions une leçon. Il relate qu’un homme sortit de chez lui pour faire l’aumône, qui est censée être destinée aux pauvres et aux nécessiteux. Pourtant, il donna son aumône à un voleur. Au matin, les gens se mirent à discuter du fait que, la nuit passée, une aumône avait été donnée à un voleur, alors que le voleur devrait être puni et qu’on ne devrait rien lui donner, pour ne pas l’enrichir. L’auteur de l’aumône a alors dit : « Ô Allah ! Loué sois-Tu ! » En effet, Allah est Loué en toute situation. Le lendemain, il sortit de nouveau dans l’intention de donner l’aumône et, cette fois-ci, il fit un don à une prostituée. Au matin, les gens se mirent à discuter du fait qu’une aumône avait été faite à une prostituée, chose qui est illogique et contre-nature. L’homme s’est alors exclamé : « Ô Allah ! Loué sois-Tu ! » Le surlendemain, il sortit encore une fois pour donner l’aumône, car il pensait que sa première et sa deuxième aumône n’avaient pas été acceptées. Et là, il donna son aumône à un riche. En effet, même si on peut offrir quelque chose en cadeau à un homme riche, ces gens ne sont pas de ceux qui méritent l’aumône. Au matin, les gens se mirent à discuter du fait qu’une aumône avait été faite à un riche. L’homme a alors dit : « Ô Allah ! Loué sois-Tu ! Un voleur, une fornicatrice et un riche ! » Il aurait souhaité que son aumône tombe dans les mains d’un pauvre digne et scrupuleux, mais ce qu’Allah destine est inévitable. Ensuite, par l’intermédiaire du Prophète de son peuple, on lui a dit : « Tes trois aumônes ont été acceptées. » En effet, il était sincère et souhaitait faire le bien, même si cela ne lui a pas été possible. Pour ce qui est du voleur, peut-être s’abstiendra-t-il de voler en se disant que cet argent lui suffit. Quant à la prostituée qui s’adonnait à cette pratique pour gagner sa vie, peut-être s’abstiendra-t-elle de se prostituer, puisqu’elle aura reçu suffisamment d’argent. Enfin, en ce qui concerne l’homme riche, peut-être en tirera-t-il une leçon et se mettra-t-il à dépenser de ce qu’Allah lui a donné.
Abû Ja’far ‘Abdullah ibn Ja'far (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Un jour [au cours d’un voyage], le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m’installa derrière lui et me fit part d'un secret que je ne divulguai à personne. Les endroits préférés par le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour faire ses besoins étaient les palmeraies, c’est-à-dire : derrière les palmiers. Un jour, il entra dans la palmeraie d'un homme des Anṣâr, et un chameau se trouvait là. Lorsque le chameau vit le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), il se mit à gémir et ses yeux versèrent des larmes. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendit auprès de lui et le caressa du dos à la tête, ce qui l'apaisa. Il dit alors : " Qui est le propriétaire de ce chameau ? À qui appartient ce chameau ? " C'est alors qu’un jeune homme des Anṣâr vint et dit : " Il m'appartient, ô Messager d'Allah ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Ne crains-tu pas Allah au sujet de cette bête qu'Allah t'a confié ? En effet, celle-ci vient de se plaindre auprès de moi que tu l'affamais et l'épuisais ! »
Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par Aḥmad - Rapporté par MuslimAbdullah ibn Ja'far (qu'Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'installa derrière lui sur sa monture lors d'un voyage de nuit ; il lui fit part d'une parole qu'il ne souhaita en aucun cas divulguer à quiconque car c'était le secret du Prophète (sur lui la paix et le salut). Il informa du fait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) aimait - lorsqu’il voulait faire ses besoins - se cacher derrière un endroit surélevé ou bien dans les jardins pleins de palmiers afin que personne ne puisse l'apercevoir. Cette palmeraie possédait de nombreux arbres élevés mais n'était pas appropriée pour que les gens s'y installent. Ainsi, le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra dans la palmeraie d'un homme parmi les Anṣâr, et il y trouva un chameau. Et lorsque le chameau vit le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), il se mit à pleurer. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) le caressa du dos à la tête ainsi que derrière ses oreilles. Il demanda ensuite qui était le propriétaire de ce chameau. C'est alors qu’un jeune homme des Anṣâr vint et informa qu'il en était le propriétaire. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a alors dit : " Ne crains-tu pas Allah au sujet de cette bête qu'Allah t'a confié ? En effet, celle-ci s'est plainte auprès de moi que tu l'affamais et l'épuisais ! " »
Abû ‘Alî Suwayd ibn Muqarrin (qu'Allah l'agrée) relate : « Nous étions sept parmi les enfants de Muqarrin et nous n’avions qu’une seule esclave. Lorsque le plus jeune d’entre nous la gifla, le Prophète (sur lui la paix et le salut) nous ordonna de la libérer. » Dans une version : « Nous étions sept frères. »
Rapporté par MuslimSuwayd ibn Muqarrin informe du fait qu’il était l'un des sept frères, fils de Muqarrin, tous étaient des Compagnons et des émigrés, ce qui représentait un cas unique. Ces frères et lui n’avaient à leur service qu’une seule esclave. Et lorsque le plus jeune d’entre eux la gifla, le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur ordonna de l’affranchir pour expier le fait de l’avoir frappée.
Kathîr ibn Ziyâd relate : « Al-Azdiyyah, c'est-à-dire Mussah, m'a raconté : " Quand j'accomplis le Pèlerinage, j'entrai chez Umm Salamah et lui dis : 'Ô, mère des croyants ! Samurah ibn Jundub ordonne aux femmes de rattraper les prières manquées pendant les règles ! - Elle dit : Elles ne doivent pas les rattraper ! Quand l'une des femmes du Prophète (sur lui la paix et le salut) avait ses lochies, elle s'abstenait pendant quarante jours et le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne lui ordonnait pas de rattraper les prières manquées à cause des lochies !' " » Dans une version : « Nous nous couvrions le visage de zédoaire en poudre, afin de cacher les taches cutanées. »
Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par Aḥmad - Rapporté par Ad-DârimîUmm Salamah (qu'Allah l'agrée) a corrigé un verdict émis par le noble Compagnon Samurah ibn Jundub (qu'Allah l'agrée), qui ordonnait aux femmes de rattraper les prières qu'elles manquaient pendant leurs règles. Elle dit donc : « Elles ne doivent pas les rattraper ! », c'est-à-dire les prières. Ensuite, elle s'expliqua en disant : « Quand l'une des femmes du Prophète (sur lui la paix et le salut) avait ses lochies, elle s'abstenait pendant quarante jours et le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne lui ordonnait pas de rattraper les prières manquées à cause des lochies ! ». Ici, le terme « Les femmes du Prophète (sur lui la paix et le salut) » désigne [aussi] ses filles et ses proches, autres que ses épouses. Le terme « femmes » est général et englobe non seulement les épouses, mais aussi les filles et autres proches. Ce hadith demande un éclaircissement, dans le sens où Massah a interrogé Umm Salamah (qu'Allah l'agrée) au sujet du statut de la prière pour celle qui a ses règles, en relatant que Samurah ibn Jundub (qu'Allah l'agrée) ordonnait qu’elle soit rattrapée, alors que Umm Salamah lui a répondu en parlant des lochies. Deux réponses sont possibles : La première consiste à dire que les règles mentionnées dans la question ne sont autres que les lochies, comme on le comprend de la réponse. La deuxième consiste à dire que Umm Salamah (qu'Allah l'agrée) a répondu en parlant des lochies, dont la durée est inférieure à celle des règles, qui elles se répètent douze fois dans l'année, contrairement aux lochies. C’est comme si elle avait dit : si le Législateur a dispensé de rattraper les prières manquées pendant les lochies, alors que celles-ci ne se répètent pas, comment pourrait-Il ne pas dispenser de rattraper celles que l'on manque pendant les règles qui elles, se répètent ; et Allah est plus Savant. « Nous nous couvrions le visage de zédoaire », c’est-à-dire : à cause des taches cutanées. Le zédoaire est une fleur de couleur jaune à partir de laquelle on fait une crème pour le visage. Quant aux taches cutanées, il s'agit ici des taches de couleur entre le noir et le rouge, mais d'un rouge pas très vif, qui apparaissent sur le visage.
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Nous sortîmes en compagnie du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sans autre intention que le Pèlerinage. Quand nous fûmes à Sarif, j'eus mes règles. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entra auprès de moi tandis que je pleurais. Il me demanda : " Qu'as-tu à pleurer ? - Je répondis : Par Allah ! J'aurais souhaité ne pas être sortie cette année-ci ! - Il demanda : Que t'arrive- t-il ? Se peut-il que tu sois indisposée ? - Oui, dis-je. - Il ajouta : C'est quelque chose qu'Allah a décrété pour les filles d'Adam. Accomplis ce qu'accompli le pèlerin, sauf que tu ne feras les circumambulations autour de la Maison qu'une fois purifiée. " Lorsque j'arrivai à la Mecque, le Messager d'Allah (qu'Allah l'agrée) dit à ses Compagnons : " Faites-en une 'Umrah ! " Tout le monde se sacralisa à l'exception de ceux qui avaient avec eux des offrandes telles que le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abu Bakr, 'Umar et les riches (qu'Allah les agrée). Puis ils se sacralisèrent lorsqu'ils voulurent partir. Le jour du sacrifice, je fus en état de pureté. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'ordonna alors de partir pour accomplir le Ṭawaf du Pèlerinage. On nous apporta de la viande de bœuf et je demandais : " Qu'est-ce-que c'est ? -On répondit : Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a sacrifié un bœuf pour ses épouses. " La nuit du campement à al-Ḥaṣbah, je dis : " Ô Messager d'Allah ! Tout le monde retourne avec un Pèlerinage et une 'Umrah et moi avec seulement un Pèlerinage !? " Il donna aussitôt l'ordre à 'Abdarraḥmân ibn Abî Bakr (qu'Allah l'agrée) de me prendre en croupe sur son chameau. Je me rappelle, j'étais encore très jeune. Je somnolais et l'arrière du bât du chameau heurtait mon visage. Quand nous arrivâmes à Tan'im, je me sacralisais pour la 'Umrah, en compensation de celle que les gens avaient accomplie. »
Rapporté par MuslimLe sens du hadith de ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) lorsqu'elle dit : « Nous sortîmes en compagnie du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sans autre intention que le Pèlerinage. » indique la sortie de Médine ; et il sortit un samedi alors qu'il ne restait que cinq nuits pour compléter le mois de Dhul Qi'dah; il pria la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr ») quatre rak'ah, puis il se dirigea vers Dhul Ḥulayfah et y pria la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») deux rak'ah. « Sans autre intention que le Pèlerinage. » dans une autre version : « n'ayant d'autre intention que le Pèlerinage. » Cependant, il a été mentionné dans un autre hadith authentique : « certains d'entre nous s'étaient sacralisés pour une 'Umrah et d'autres encore pour un Pèlerinage. » Donc, sa parole : « sans autre intention que le Pèlerinage » et « n'ayant d'autre intention que le Pèlerinage » ne sort pas des trois situations suivantes : La première est qu'elle désigne par ses propos l'obligation du Pèlerinage et non le type de Pèlerinage effectué. La deuxième est qu'elle décrit leur sortie pour le Pèlerinage mais avant d'arriver au Miqât [frontière terrestre] pour y effectuer la sacralisation. La troisième est qu'elle désigne la situation d'autres personnes parmi les Compagnons et non son propre état de sacralisation. « Quand nous fûmes à Sarif », c'est à dire quand ils arrivèrent à cet endroit qui est une localité proche de la Mecque. « J’eus mes règles » elle fut indisposée. « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) entra auprès de moi tandis que je pleurais. Il me demanda : " Qu'as-tu à pleurer ? - Je répondis : Par Allah ! J'aurais souhaité ne pas être sortie cette année-ci ! " » Lorsqu'il lui arriva cet incident, elle pleura et souhaita ne pas être sortie pour le Pèlerinage cette année, car elle pensait que les rites du Pèlerinage étaient interrompus à cause du fait qu'elle avait eu ses règles et qu'elle allait rater ce grand bien. Il demanda : « Que t'arrive- t-il ? Se peut-il que tu sois indisposée ? », c'est à dire : as-tu eu tes menstrues ? « Oui », dit-elle. Il ajouta : « C'est quelque chose qu'Allah a décrété pour les filles d'Adam. » en effet, les règles sont une chose qu'Allah a prescrite et prédestinée aux filles d'Adam, et il n'y a pas de raison de pleurer. « Accomplis ce qu'accomplit le pèlerin, sauf que tu ne feras les circumambulations autour de la Maison qu'une fois purifiée. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'informa que ses règles ne l'empêcheraient pas de continuer son Pèlerinage, ni ne perturberaient son état de sacralisation. Cependant, elle devait accomplir ce que faisait le pèlerin comme le fait de stationner à 'Arafat, à Minâ, à Muzdalifah, et de jeter les pierres sur les stèles, ainsi que les autres rites du Ḥajj à l'exception des circumambulations autour de la Ka’bah qu'elle ne pourrait effectuer qu'après s'être purifiée de ses règles par les grandes ablutions [al-Ghusl]. « Lorsque j'arrivai à la Mecque, le Messager d'Allah (qu'Allah l'agrée) dit à ses Compagnons : " Faites-en une 'Umrah ! " », lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) arriva à la Mecque, il ordonna à ses Compagnons qui n'avaient pas d'offrandes avec eux de changer leur état de sacralisation afin d'accomplir une 'Umrah. Donc celui qui s'était sacralisé pour le Pèlerinage et qui n'avait pas pris avec lui d'offrande changeait son intention du Ḥajj pour celle d'une 'Umrah. Puis, il accomplissait un Ṭawaf et un Sa’î et se coupait les cheveux afin d'être ainsi désacralisé. Et dans une version de Muslim : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) donna ensuite l'ordre à ceux d'entre nous qui n'avaient pas d'offrande de se désacraliser. Nous demandâmes : " Quelle désacralisation ? - Il répondit : La désacralisation totale ! " ». « Tout le monde se désacralisa à l'exception de ceux qui avaient avec eux des offrandes. Le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abu Bakr, 'Umar et les riches (qu'Allah les agrée) avaient leurs offrandes », c'est à dire que ceux qui n'avaient pas d'offrandes se désacralisèrent après avoir effectué le Ṭawaf et le Sa’î puis coupé leurs cheveux. Et le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abu Bakr, 'Umar ainsi que ceux (qu'Allah les agrée) qui avaient leurs offrandes parmi les personnes qu'Allah avait enrichies, restèrent en état de sacralisation et ne purent ainsi changer leur intention du Pèlerinage en 'Umrah comme le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'a dit : « Car si je n'avais pas apporté mon offrande, j'aurais fait comme je vous commande. » « Et ils se sacralisèrent quand ils voulurent partir. », c'est à dire que ceux qui effectuèrent le Ṭawaf et le Sa’î puis se coupèrent les cheveux [en arrivant] se mirent ensuite en état de sacralisation pour le Pèlerinage et se dirigèrent vers Minâ le « jour de l'abreuvement » qui est le huitième jour du mois de Dhul Ḥijjah. « Le jour du sacrifice, je fus en état de pureté. » après ses menstrues, elle devint pure « le jour du sacrifice » qui est le dixième jour du mois de Dhul Ḥijjah. Il fut appelé ainsi car c'est le jour où les offrandes sont sacrifiées. « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'ordonna alors de partir pour accomplir le Ṭawaf du Pèlerinage » après qu'elle se soit purifiée de ses menstrues, le jour du sacrifice, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna à ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) d'accomplir le Ṭawaf du Pèlerinage [Ṭawaf al-Ifâḍah]. Elle l'effectua. « On nous apporta de la viande de bœuf et je demandai : " Qu'est-ce-que c'est ? " », on envoya de la viande de bœuf pour elle et ses coépouses, puis elle questionna au sujet de sa provenance. On répondit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a sacrifié un bœuf pour ses épouses. », c'était le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui avait sacrifié un bœuf pour chacune de ses épouses. « La nuit du campement à al-Ḥaṣbah » lors de la nuit où ils quittèrent Mina pour se rendre à al-Muḥaṣṣab afin d'y dormir. Dans la version de Bukhârî : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) fit un somme à al-Muḥaṣṣab, puis il se rendit à la Ka'bah sur le dos de sa chamelle afin d'y effectuer le Ṭawaf [d'adieu]. » « Je dis : " Ô Messager d'Allah ! Tout le monde rentre avec un Pèlerinage et une 'Umrah et moi avec seulement un Pèlerinage ? " » Ils rentrent avec un Pèlerinage et une 'Umrah car ils avaient accompli le Pèlerinage en mode Tamattu', « et moi avec seulement un Pèlerinage ?» car elle était en mode de Pèlerinage de type Qirâne. Dans une autre version de Muslim : « Les gens s'en retourneront-ils avec deux récompenses et moi avec une seule ? » Elle a voulu profiter d'une 'Umrah en plus de son Pèlerinage comme les autres mères des croyants et les Compagnons qui ont changé leur intention du Pèlerinage en une 'Umrah pour parachever la 'Umrah et ensuite se désacraliser avant le jour de l'abreuvement. Et le huitième jour, ils se sacralisèrent depuis la Mecque afin d'accomplir le Pèlerinage. Ils effectuèrent ainsi deux rites séparés, une 'Umrah et un Pèlerinage. Par contre, ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) a accompli deux rites en une seule fois, une 'Umrah avec le Pèlerinage car elle était en mode Qirâne ; le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors, le jour du départ, que son Ṭawaf et son Sa’î lui suffisaient pour son Pèlerinage et sa 'Umrah en même temps, mais elle refusa de se contenter de cela et voulu aussi une 'Umrah indépendante du Pèlerinage comme l'avaient effectuée la plupart des gens. « Il donna aussitôt l'ordre à 'Abduraḥmân ibn Abî Bakr (qu'Allah l'agrée) de me prendre en croupe sur son chameau. » En effet, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna à son frère 'Abduraḥmân ibn Abî Bakr (qu'Allah l'agrée) de sortir avec elle jusqu'à Tan'im pour qu'elle puisse accomplir une 'Umrah comme les autres gens. Alors, 'Abduraḥmân ibn Abî Bakr (qu'Allah l'agrée) la monta derrière lui sur sa monture comme cela a été mentionné dans la version de Muslim. « Je me rappelle, j'étais encore très jeune. Je somnolais et l'arrière du bât du chameau heurtait mon visage. » en effet, lorsqu'elle se rendit avec son frère à Tan'im, sa tête heurtait l'arrière de la selle du chameau à cause de sa lourde somnolence. « Quand nous arrivâmes à Tan'im, je me sacralisai pour la 'Umrah, en compensation de celle que les gens avaient accomplie. » Lorsqu'ils arrivèrent à Tan'im, elle se sacralisa afin d'effectuer une 'Umrah indépendante du Pèlerinage en compensation de celle que les gens avaient accompli au préalable. Dans une version de Al-Bukhârî, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit après qu'elle accomplit sa 'Umrah : « Ceci tiendra lieu de 'Umrah ! » c'est à dire que cette 'Umrah compensera celle que tu voulais accomplir indépendamment du Pèlerinage mais qui t'a été impossible d'exécuter à cause de tes menstrues.
Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate : « Alors que nous étions en voyage, l'un d'entre nous fut blessé à la tête par une pierre. Après avoir éjaculé dans son sommeil, il demanda à ses compagnons : " Pensez-vous que j'ai le droit de recourir aux ablutions sèches ? - Ils dirent : Nous ne pensons pas que tu en aies le droit, alors que tu peux utiliser l'eau. " Alors, il se lava et mourut. Quand nous revînmes au Prophète (sur lui la paix et le salut) et qu'il l'apprit, il dit : " Ils l'ont tué, qu'Allah les tue ! Pourquoi n'ont-ils pas demandé s'ils ne savaient pas ? Le remède à l'ignorance n'est autre que la question ! Il lui suffisait de se purifier avec la terre, puis d'enrouler un tissu autour de sa blessure, de passer la main dessus et de laver le reste de son corps ! " »
Rapporté par Abû DâwudJâbir (qu'Allah l'agrée) relate qu'ils partirent en voyage et qu'un homme fut blessé à la tête par une pierre. Par la suite, il éjacula pendant son sommeil et demanda à ses compagnons s'il lui était possible de faire « at-Tayammum », les ablutions sèches, au lieu de laver la partie en question. Ils dirent : « Nous ne pensons pas que tu en aies le droit, alors que tu peux utiliser l'eau » : le Tayammum n'est pas valable dans ce cas, car l'eau est disponible. Cette dérogation n'est valable que dans le cas où on ne trouve pas d'eau et comme l'eau est présente, tu n'as aucune dérogation. Il se lava donc à l'eau et mourut, car sa blessure s'infecta à cause de l'eau. Quand ils rentrèrent à Médine, ils en informèrent le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui les réprimanda en disant : « Ils l'ont tué, qu'Allah les tue ! » Il a prié contre eux, car ils l'ont tué par le biais de leur réponse erronée. « Pourquoi n'ont-ils pas demandé, s'ils ne savaient pas ? » Ils auraient dû demander et ne pas se précipiter à répondre, car le fait de prononcer un verdict pouvait nuire à autrui, et c'est d'ailleurs ce qui s'est produit. « Le remède à l'ignorance n'est autre que la question ! » Pourquoi n'ont-ils pas demandé, puisqu'ils ne savaient pas, car le remède à l'ignorance est de demander. Quand un individu ignore [la réponse à] une question religieuse, le remède à son ignorance consiste à demander. Il ne doit pas prononcer un verdict qui pourrait nuire ou même causer la mort de certaines personnes. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a expliqué ce que la religion dicte dans cette situation en disant : « Il lui suffisait de se purifier avec la terre, puis d'enrouler un tissu autour de sa blessure, de passer la main dessus et de laver le reste de son corps. » Voilà ce qu'il doit faire et c'est ce qui est en accord avec les fondements de la religion. Quant au fait de lui ordonner de se laver, alors que cela nuit à son corps et peut entraîner la mort ou retarder sa guérison, ceci est en contradiction avec les fondements de la religion. Partant de là, il est permis et suffisant, pour celui qui est blessé, de laver le reste de son corps et de passer la main mouillée sur le bandage. Par contre, il n'est pas légiféré de pratiquer le Tayammum alors que le bandage est en place, car le fait de pratiquer deux purifications pour une même partie du corps est contraire aux fondements de la législation. On peut interpréter ce hadith, et Allah est plus Savant, en disant que le bandage était plus grand qu'il ne le fallait et qu'il était difficile de le retirer, le Tayammum était donc prescrit pour la partie couverte par la partie inutile du bandage. On peut aussi penser que les membres de l'ablution étaient blessés et qu'on ne pouvait y faire passer l'eau ; le Tayammum remplaçait donc l'ablution.
Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) a dit : « Deux hommes étaient en voyage. L'heure de la prière arriva et, face au manque d'eau, ils se purifièrent en faisant (« At-Tayammum »), les ablutions sèches, avec une terre pure et accomplirent la prière. Alors qu'ils étaient toujours dans le temps de la prière, ils trouvèrent de l'eau. L'un d'eux renouvela ses ablutions et sa prière, l'autre non. Ils vinrent trouver le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), lui rapportèrent cela et il dit à celui qui n'avait pas renouvelé ses ablutions et sa prière : " Tu as parfaitement appliqué la tradition prophétique et ta prière te suffit ! " Et il dit à l'autre : " Tu seras rétribué doublement ! " »
Rapporté par An-Nassâ'î - Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par Ad-DârimîAbû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate : « Deux hommes étaient en voyage. L'heure de la prière arriva » c'est à dire que le temps de la prière avait débuté. « et, face au manque d'eau, ils se purifièrent en faisant (« At-Tayammum »), les ablutions sèches, avec une terre pure » ils pratiquèrent ainsi les ablutions sèches en utilisant spécifiquement une terre pure. « et accomplirent la prière. Alors qu'ils étaient toujours dans le temps de la prière, ils trouvèrent de l'eau. L'un d'eux renouvela ses ablutions et sa prière » : soit parce qu'il pensait que la première prière devenait non valide du fait qu'il ait trouvé de l'eau dans son temps, ou soit par mesure de précaution. « l'autre non. » : il ne la recommença pas, car il était persuadé que la manière dont il l'avait effectuée était correcte. « Ils vinrent trouver le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), lui rapportèrent cela » : ils lui racontèrent leur récit. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit à celui qui n'avait pas renouvelé ses ablutions et sa prière : « Tu as parfaitement appliqué la tradition prophétique » : c'est à dire que ton acte est parfaitement conforme à la législation islamique. « et ta prière te suffit ! » : ceci détaille ce qui vient d'être dit et le confirme. « Et il dit à l'autre » : celui qui renouvela ses ablutions pour la prière et sa prière dans son temps imparti. « Tu seras rétribué doublement ! » : c'est à dire que tu auras deux fois la récompense de la prière, étant donné que tu l'as accompli par deux fois d'une manière correcte. En effet, Allah ne laisse pas sans récompense celui qui effectue une bonne œuvre. De plus, cet évènement souligne que le fait d'effectuer l'œuvre avec précaution est meilleur, comme l'a mentionné le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) : « Délaisse ce qui t’inspire le doute au profit de ce qui ne t’en inspire pas ! »
Abu Dharr Jundub ibn Junâdah relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait acquis un petit nombre de moutons et me dit : " Ô, Abâ Dharr ! Prends-les en dehors de la ville. Je me rendai alors à « ar-Rabdhah » et il m'arrivait de tomber en état de grande impureté et de rester ainsi cinq ou six jours. J'allai donc voir le Prophète (sur lui la paix et le salut), qui me dit : " Abâ Dharr ! " Je me tus alors, puis il dit : " Que ta mère te perde ! Malheur à ta mère ! " Il appela alors une jeune fille noire, qui apporta un vase de bois qui contenait de l'eau et me cacha avec une étoffe. Je me cachai derrière ma monture, me lavai et eus alors le sentiment de m'être débarrassé d'une montagne qui pesait sur moi. Là, il me dit : " La terre pure est ce qu'utilise le musulman pour ses ablutions, même si cela devait durer dix ans. Et lorsque tu trouves de l'eau, fais-la toucher ta peau, car cela est meilleur ! " »
Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par An-Nassâ'î - Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par AḥmadCe hadith traite de la permission de se purifier avec la terre lorsque l'eau vient à manquer, ce qui constitue l'un des symboles de la facilité de cette religion. « La terre pure » : la poussière de la terre pure, ainsi que tout ce qui fait la surface de la terre et est du même genre que celle-ci. Cela s'appelle en arabe « ṣa'îd », car les gens marchent dessus et s'y trouvent. « est ce qu'utilise le musulman pour ses ablutions » : ces paroles comparent donc la terre pure à l'eau du point de vue de sa capacité à purifier. Le législateur a donc désigné les ablutions sèches (« At-Tayammum ») comme étant « ce qu'utilise le musulman pour ses ablutions » [donc l'eau], car il remplace cette dernière. Cette dérogation et cette substitution sont valables tant que l'excuse est présente, c'est pourquoi il dit : « même si cela devait durer dix ans », et même vingt ans, trente ans ou plus. Le nombre dix, ici, ne vise pas à donner une limite à cette règle mais à exprimer une longue période. Cette dérogation est valable également si l'individu dispose d'eau mais ne peut l'utiliser pour une raison d'ordre religieuse ou d'ordre physique. On en comprend que le Tayammum se substitue à l'eau des ablutions, même si sa purification est faible, car c'est un moyen de purification de nécessité qui vise à permettre d’accomplir la prière avant la fin de son horaire. Aussi, la permission du Tayammum s'interrompt dès lors que l'eau est disponible et que l'on peut l'utiliser. C'est pourquoi le Prophète (sur lui la paix et le salut) a expliqué à Abu Dharr qu'il était absolument obligatoire de revenir à la purification de base, qui est l'utilisation de l'eau, en disant : « et quand tu trouves de l'eau, fais-la toucher ta peau » : fais-la couler sur ta peau en faisant les petites ou les grandes ablutions. Dans une version d'At-Tirmidhi, il est dit : « quand l'eau est présente, qu'il la fasse toucher sa peau, car cela est meilleur ! » On en comprend que le Tayammum est annulé par la simple vision de l'eau, si on peut l'utiliser, car c'est la capacité qui est visée par la présence de l'eau.