





























Hadeeth Cards
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Abû Hurayrah et Zayd ibn Khâlid Al-Juhanî (qu'Allah les agrée) relatent qu'un homme parmi les bédouins vint trouver le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Ô Messager d'Allah ! Je t'implore au Nom d'Allah de juger entre nous selon le Livre d'Allah. » L’autre opposant, plus sage, dit alors : « Oui, juge entre nous par le Livre d'Allah, et permets-moi de parler ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Parle ! - L'homme déclara : Mon fils était l'employé de cet homme et il a forniqué avec sa femme. J'ai été informé que mon fils devait être lapidé. J'ai alors donné une compensation de cent moutons et une esclave. Mais, lorsque j'ai interrogé des hommes de science, ils m'ont informé que mon fils devait encourir cent coups de fouet et être exilé pour une année, tandis que la femme devait être lapidée. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Je vais certes juger entre vous deux selon le Livre d'Allah ! L'esclave et les moutons te seront restitués, quant à ton fils, il devra recevoir cent coups de fouet et subira un exil d'un an. Ô Unays ! Vas vers tel homme d'Aslam et trouve la femme de celui-ci ! Si elle reconnaît [son péché], lapide-la ! » Unays se rendit donc chez elle et elle reconnut [son péché]. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna alors la peine à son encontre et elle fut lapidée. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimCe hadith relate qu'un homme, employé chez un autre, a forniqué avec la femme de ce dernier. Le père de celui qui a commis la fornication entendit que toute personne qui forniquait devait subir la lapidation. Il offrit donc au mari de la femme concernée une compensation de cent moutons et une esclave. Mais lorsqu'il interrogea des hommes de science, ces derniers l'informèrent que son fils n'encourrait pas la lapidation contrairement à la femme. Plutôt, il encourrait cent coups de fouet et l'exil pendant une année. Par conséquent, l'époux de la femme adultère et le père du fornicateur se rendirent auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) afin qu'il pût juger entre eux selon le Livre d'Allah. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) restitua alors au père du fornicateur les cent moutons et l'esclave, puis il l'informa que son fils devait recevoir cent coups de fouet et subir l'exil pendant un an, car il était vierge et n'avait jamais été marié (ou n’avait jamais connu le mariage). Par ailleurs, il ordonna que les faits soient confirmés par la femme adultère ; celle-ci reconnut son crime et fut lapidée. Ceci, car elle était : « Muḥṣanah », c'est-à-dire qu’elle était mariée (ou avait connu le mariage).
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Un jour, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous dirigea dans la prière de la crainte (« ṣalâtu-l-khawf »). Un groupe se tint debout avec lui tandis qu’un autre groupe faisait face à l’ennemi. Il accomplit un cycle de prière avec ceux qui étaient avec lui, puis ils partirent. Ensuite, les autres vinrent et accomplirent un cycle avec lui. Et chacun des deux groupes rattrapa un cycle. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLors de l’une des guerres qui opposèrent les polythéistes au Prophète (sur lui la paix et le salut), il accomplit la prière de la crainte (« ṣalâtu-l-khawf ») avec ses Compagnons, à un moment où les musulmans rencontrèrent leurs ennemis mécréants et redoutèrent qu’ils ne déferlent sur eux pendant qu’ils étaient occupés à prier. L’ennemi n’était pas dans la direction de la prière et le Prophète (sur lui la paix et le salut) divisa ses Compagnons en deux groupes : un groupe qui priait avec lui et un autre qui faisait face à l’ennemi et protégeait les fidèles. Il accomplit un cycle de prière avec ceux qui étaient derrière lui. Ensuite, ils s’en allèrent, tout en restant en prière, pour se dresser en face de l’ennemi. L’autre groupe qui n’avait pas encore prié rejoignit le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui les dirigea pour accomplir un cycle. Ensuite, ce deuxième groupe se leva pour rattraper le cycle qui lui manquait, avant de s’en aller monter la garde en face de l’ennemi, tandis que le premier groupe rattrapait un cycle. C'est l'une des versions rapportées quant à la façon d’accomplir la prière de la crainte. Sa particularité réside dans le fait que, comme l’a dit ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) : « Tous sont en prière, mais ils veillent les uns sur les autres. » (Rapporté par Al-Bukhârî).
Az-Zubayr ibn Al-‘Awwâm (qu’Allah l’agrée) relate qu’il était marié à Umm Kulthûm bint ‘Uqbah, qui lui a dit, alors qu’elle était enceinte : « Fais-moi plaisir avec une répudiation ! » Il la répudia donc en prononçant une répudiation. Ensuite, il sortit pour assister à la prière et, lorsqu’il revint, elle avait accouché. Il s’exclama : « Qu’est-ce qui lui a pris de me tromper ? Qu’Allah la trompe ! » Puis, il alla voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui a dit : « Le Livre a devancé son délai ! Demande-la donc en mariage. »
Rapporté par Ibn MâjahAz-Zubayr ibn Al-‘Awwâm (qu’Allah l’agrée) était marié à Umm Kulthûm bint ‘Uqbah, qui lui a dit un jour, alors qu’elle était enceinte : « Fais-moi plaisir avec une répudiation ! » C’est-à-dire : réjouis-moi en prononçant une répudiation. Il en ressort qu’elle ne l’aimait pas et voulait se séparer de lui de façon irréversible. Donc, elle lui a demandé de prononcer une répudiation lorsqu’elle ressentit que l’accouchement était proche, parce qu’elle savait que le délai de viduité d’une femme enceinte se termine au moment où elle accouche. « Donc, il la répudia en prononçant une répudiation. Ensuite, il sortit pour assister à la prière et lorsqu’il revint, elle avait accouché. Il s’exclama : « Qu’est-ce qui lui a pris de me tromper ? Qu’Allah la trompe ! » La tromperie est un Attribut d’Allah, qui relève de Ses actes et des Attributs connus seulement par le biais de la Révélation. Toutefois, on ne qualifie pas Allah de cet Attribut de façon absolue, mais seulement dans un cas de réciprocité, en disant par exemple : « Allah trompe celui qui Le trompe. » C’est ainsi qu’Il trompe les hypocrites ou trompe ceux qui rusent contre les croyants, etc. En outre, il est interdit d’interpréter cet attribut comme en disant qu’Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) a voulu dire : « Qu’Allah la punisse pour le fait qu’elle m’a trompé. » Au contraire, il faut affirmer cet attribut, comme on le fait pour tout attribut divin, sans altération [ou dénaturation], sans description, sans annulation et sans comparaison. Ensuite, Az-Zubayr est allé voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) afin de l’informer de ce qui s’était passé entre lui et sa femme alors le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a dit : « Le commandement a devancé son délai ! » Cela signifie : le délai de viduité, qui est prescrit, a pris fin plus tôt qu’on ne l’attendait et le divorce est avéré. Ensuite, il lui a dit : « Demande-la en mariage », c’est-à-dire : sois l’un de ses prétendants mais tu n’as aucun droit sur elle, car son délai de viduité est passé.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) disait, en relevant la tête, lors la dernière unité de prière de l’aube : « Ô Allah ! Délivre ‘Ayâsh ibn Abî Rabi’ah ! Ô Allah ! Délivre Salamah ibn Hishâm ! Ô Allah ! Délivre Al-Walîd ibn Al-Walîd ! Ô Allah ! Délivre les faibles opprimés parmi les croyants ! Ô Allah ! Durcis Ton châtiment contre la tribu de Muḍar et fais-leur subir des années de famine semblables à celles qui ont sévi à l’époque [du Prophète] Yûsuf ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a encore dit : « Quant à la tribu de Ghifâr, qu’Allah lui pardonne ! Et la tribu d’Aslam, qu’Allah lui accorde la paix ! » Ibn Abî Az-Zinâd ajouta, d’après son père, que le Prophète (sur lui la paix et le salut) adressait ces invocations lors de la prière de l’aube.
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Prophète (sur lui la paix et le salut) disait, en relevant la tête, lors de la dernière unité de la prière de l’aube : « Ô Allah ! Délivre ‘Ayâsh ibn Abî Rabi’ah ! Ô Allah ! Délivre Salamah ibn Hishâm ! Ô Allah ! Délivre Al-Walîd ibn Al-Walîd ! Ô Allah ! Délivre les faibles opprimés parmi les croyants ! » Ces Compagnons (qu’Allah les agrées) avaient été faits prisonniers par les mécréants de La Mecque, d’où les invocations du Prophète (sur lui la paix et le salut) en leur faveur afin qu’ils soient délivrés et sauvés de la torture qu’on leur infligeait : ‘Ayâsh ibn Abî Rabi’ah (qu’Allah l’agrée) était le frère d’Abû Jahl par sa mère. Ce dernier l’avait fait prisonnier à La Mecque. Salamah ibn Hishâm (qu’Allah l’agrée) était aussi le frère d’Abû Jahl, bien avant l’Islam, et il fut torturé dans la voie d’Allah et empêché d’émigrer. Quant à Al-Walîd ibn Al-Walîd (qu’Allah l’agrée), c'était le frère de Khâlid ibn Al-Walîd et lui aussi fut retenu prisonnier à La Mecque, puis relâché. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô Allah ! Durcis Ton châtiment contre la tribu de Muḍar et fais-leur subir des années de famine semblables à celles qui ont sévi à l’époque du [Prophète] Yûsuf (Joseph) ! » C’est-à-dire : durcis Ton châtiment et Tes sanctions contre la tribu de Muḍar et fais-leur subir une terrible famine de sept longues années, ou plus encore, comme les années de famine qui ont sévi à l’époque du [Prophète] Yûsuf - Joseph (sur lui la paix). Il se peut que le terme arabe traduit ici par : « piétinement du pied » soit l’un des Attributs d’Allah, mais aucun des pieux prédécesseurs et savants musulmans ne l’ont répertorié en tant que tel. Par conséquent, on interprète ce terme comme étant le durcissement et le châtiment. Et il a été rattaché à Allah, Exalté soit-Il, du fait qu’il soit Son acte et Son décret. Et Allah est le Plus Savant ! Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quant à la tribu de Ghifâr, qu’Allah lui pardonne ! » Il se peut que cela soit une invocation du Prophète (sur lui la paix et le salut) pour qu’Allah leur pardonne ou bien que ce soit une information qu’Allah, Exalté soit-Il, leur a déjà pardonné. Il en est de même de sa parole : « Et la tribu d’Aslam, qu’Allah lui accorde la paix ! » Il se peut que cela soit aussi une invocation du Prophète (sur lui la paix et le salut) pour qu’Allah leur accorde la paix et qu’Il ordonne qu’elle ne rentre pas en guerre, ou bien que ce soit une information qu’Allah leur a déjà accordé la paix et a empêché qu’on lui fasse la guerre. Ces deux tribus ont été spécifiquement citées dans les invocations du Prophète (sur lui la paix et le salut) car la tribu de Ghifâr avait embrassé l’Islam depuis longtemps et la tribu d’Aslam avait fait un pacte de non-agression avec le Prophète (sur lui la paix et le salut). « Ibn Abî Az-Zinâd ajouta, d’après son père, que le Prophète (sur lui la paix et le salut) adressait ces invocations lors de la prière de l’aube. » Il a donc rapporté ce hadith d’après une chaîne de transmission remontant à son père, et précisa que ces invocations prophétiques évoquées auparavant avaient été prononcées par le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui-même lors de la prière de l’aube.
Abu Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) évoqua un homme des fils d'Isrâ`îl qui demanda à l’un de ses concitoyens de lui prêter mille dinars. Ce dernier lui dit : « Apporte-moi des témoins pour le prêt ! » Il lui répondit : « Allah suffit comme témoin ! » Il lui dit : « Apporte-moi un garant ! » Il lui répondit : « Allah suffit comme garant ! » Il lui dit alors : « Tu as raison. » Il lui donna donc l'argent pour un terme fixé. L'homme partit ensuite en mer et réalisa ses affaires. Une fois le délai arrivé à son terme, Il voulut revenir dans son pays afin de régler sa dette, mais ne trouva pas de bateau. Il prit donc un tronc, y fit un trou et y mit les mille dinars ainsi qu’un message pour son créancier. Il mit le tronc dans l'eau et invoqua Allah en ces termes : « Ô Allah ! Tu sais que j'ai emprunté mille dinars à untel. Il m'a demandé un garant et j'ai répondu qu'Allah suffisait comme garant. Et il T'a accepté comme garant. Il m'a demandé un témoin et j'ai répondu qu'Allah suffisait comme témoin. Et il t'a accepté comme témoin. J'ai fait mon possible pour trouver un bateau et lui ramener son dû, mais je n'ai pas trouvé ce que je cherchais. Je Te confie donc ce tronc et ce qu'il contient. » Il jeta le tronc en mer et s'en alla à la recherche d’un autre bateau. Pendant ce temps, son créancier se rendit au port dans l'espoir qu'un bateau lui ramène son argent. Il ne vit pas de bateau, mais vit le tronc que l'homme avait envoyé avec l'argent et le message. Il le ramena chez lui avec l’intention d'en faire du bois combustible. Mais une fois qu'il le coupa, il découvrit l’argent et le message. Peu après, l’homme à qu'il prêta mille dinars revint de son voyage. Il apporta les mille dinars et lui dit : « Par Allah ! J'ai fait tout mon possible pour trouver un bateau afin de t'apporter ton dû mais je n'ai trouvé que ce bateau qui vient d'amarrer au quai. » Son prêteur lui dit : « Est-ce tu m'as envoyé quelque chose ? » Il dit : « Je viens de t'informer que je n'ai trouvé aucun bateau avant celui-ci ! » Il poursuivit : « Sache qu'Allah a transmis ce que tu as envoyé dans le tronc, retourne chez toi avec les mille dinars accompagné de la guidée. »
Rapporté par Al-BûkhârîLe Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) évoqua l'histoire d'un homme des fils d'Isrâ`îl qui demanda à l’un de ses concitoyens de lui prêter mille dinars. Ce dernier lui dit : « Apporte-moi des témoins afin qu'ils témoignent que tu as bien pris de moi les mille dinars ! » L'homme qui lui demanda le prêt lui répondit : « Allah suffit comme témoin ! », Il me suffit et te suffit comme témoin pour nous. Il lui dit : « Apporte-moi un garant qui te cautionne ! » Il lui répondit : « Allah suffit comme garant ! », ça te suffit qu'Allah soit le garant. Il lui dit alors : « Tu as raison. » et lui donna donc l'argent pour une durée limitée. L'homme partit ensuite en mer avec l'argent pour commercer. Une fois le délai arrivé à son terme, Il voulut rentrer dans son pays afin d’y régler sa dette à son créancier, mais il ne trouva pas de bateau. Il prit alors un tronc, y fit un trou et y mit les mille dinars ainsi qu’un message pour son créancier où il écrivit : « A untel de la part d'untel. J'ai remis ton argent à Celui que j'ai pris comme garant. » Ensuite, il arrangea le trou creusé dans le tronc, le boucha et mit le tronc dans l'eau en invoquant Allah en ces termes : « Ô Allah ! Tu sais que j'ai emprunté mille dinars à untel. Il m'a demandé un garant et j'ai répondu qu'Allah suffisait comme garant. Et il T'a accepté comme garant. Il m'a demandé un témoin et j'ai répondu qu'Allah suffisait comme témoin. Et il T'a accepté comme témoin. J'ai fait mon possible pour trouver un bateau et lui ramener son dû, mais je n'ai pas trouvé d'embarcation. Je Te confie donc ce tronc et ce qu'il contient comme dépôt. » Il jeta le tronc en mer jusqu'à ce qu'il s'engloutit et s'en alla à la recherche d’un autre bateau pour se rendre au lieu de son créancier avec une autre somme de mille dinars afin de lui rembourser sa dette, car il pensait que son acte ne lui serait pas suffisant pour y parvenir. Pendant ce temps, son créancier se rendit au port dans l'espoir qu'un bateau lui ramène son argent ou qu'un homme délégué lui apporte ou bien [l’endetté] lui-même. Il ne vit pas de bateau, mais vit le tronc que l'homme avait envoyé avec l'argent et le message. Il le ramena chez lui avec l’intention d'en faire du bois de chauffage. Mais une fois qu'il le coupa avec une scie, il découvrit l’argent et le message écrit par l'homme. Peu après, l’homme à qu'il prêta mille dinars revint de son voyage. Il apporta les mille autres dinars et lui dit : « Par Allah ! J'ai fait tout mon possible pour trouver un bateau ; en vain ! Après en avoir trouvé un, je suis revenu avec ton argent que voici. » Son prêteur lui dit : « Est-ce que tu m'as envoyé quelque chose ? » Alors, l'homme lui dit : « Je viens de t'informer que je n'ai pas trouvé de bateau avant celui avec lequel je suis venu ! » Il poursuivit : « Sache qu'Allah a transmis ce que tu as envoyé dans le tronc, retourne chez toi avec les mille dinars que tu as apportés et accompagné de la guidée. »
‘Âliyyah bint Subay’ (qu’Allah lui fasse miséricorde) relate :« Je possédais des moutons dont certaines bêtes moururent. Je suis entrée chez Maymunah (qu’Allah l’agrée), l’épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut), et lui ai fait part de cela. Elle me dit alors : « Pourquoi n'as-tu pas pris leurs peaux afin d'en tirer profit ? - Est-ce permis de faire cela ? - Elle dit : Oui ! Un groupe d’hommes de la tribu de Quraysh passa devant le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Ils traînaient l'un de leurs moutons mort comme on le fait pour un âne. Voyant cela, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut leur dit : " Pourquoi ne prenez vous pas sa peau ? - Ils répondirent : C’est une bête morte ! - Il leur dit : L’eau et ' Al-Qaraẓ ' la purifient ! " »
Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par Aḥmad‘Âliyyah bint Subay’ (qu’Allah lui fasse miséricorde) informe du fait qu’elle possédait un troupeau de moutons dont certaines bêtes moururent à cause de maladie, ou autre. Puis, elle en fit part à Maymunah (qu’Allah l’agrée), l’épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut), qui lui conseilla de tirer profit de la peau des bêtes mortes. ‘Âliyyah bint Subay’ demanda : « Est-il licite de tirer profit de leurs peaux alors qu’elles sont mortes [en n’ayant pas été sacrifiées selon le rite islamique] ? » Maymunah (qu’Allah l’agrée) répondit : « Oui, cela est permis ! » Ensuite, comme preuve de ses propos, elle cita un évènement pratiquement similaire qui s’était déroulé lorsqu’un groupe d’hommes de la tribu de Quraysh passa devant le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Ils traînaient l'un de leurs moutons, mort, comme on le fait pour éloigner et se débarrasser de la charogne d’un âne, ou bien de la même taille qu’un âne. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) les interpella : « Pourquoi ne prenez-vous pas sa peau au lieu de la jeter ? - Ils lui répondirent : C’est une bête morte [non immolée] ! » Ils pensèrent que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne savait pas que c’était une charogne alors qu’eux savaient pertinemment que la charogne est entièrement illicite car impure. Toutefois, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) les informa que la peau tannée avec de l’eau et du « Qaraẓ » [une plante utilisée pour le tannage] est débarrassée de son impureté et devient, de ce fait, pure.
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le verre du Prophète (sur lui la paix et le salut) se cassa et il appliqua du fil d’argent à l’endroit de la fissure.
Rapporté par Al-BûkhârîLe Prophète (sur lui la paix et le salut) avait en sa possession un récipient qu’il utilisait pour boire de l’eau. Ce récipient se cassa et le Prophète (sur lui la paix et le salut) utilisa un fil d’argent afin de recoller les morceaux cassés.
Amrû ibn Khârijah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) donna un sermon alors qu'il se trouvait sur sa chamelle, moi en dessous, sa bave coulant entre mes épaules. Je l'entendis dire : " Certes, Allah a octroyé son droit à chaque ayant droit, il n'y a donc pas de testament pour un héritier. L'enfant appartient à la couche conjugale et l'adultère mérite la pierre. Et quiconque s'attribue un autre père que le sien ou s'affilie à d'autres maîtres que les siens, alors sur lui la malédiction d'Allah et Allah n'acceptera de lui aucune œuvre, ni obligatoire ni surérogatoire. " »
Rapporté par Ibn Mâjah - Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par AḥmadAmr ibn Khârijah (qu'Allah l'agrée) relate qu'il était en compagnie du Prophète (sur lui la paix et le salut), proche de lui, lorsque celui-çi donna un sermon aux gens alors qu'il se trouvait sur son chameau et que la bave de ce dernier coulait entre les deux épaules de 'Amr. Il évoqua que le Prophète (sur lui la paix et le salut) expliqua clairement - lors de son sermon - un certain nombre de jugements dont le fait qu'Allah, Exalté soit-Il, a octroyé son droit à chaque ayant droit. Il a expliqué la part et la portion qui revient à chacun et notamment qu'il n'y a pas de testament pour l'héritier. Ensuite, il a expliqué que l'enfant appartient à la couche conjugale et que celui-ci ne peut s'affilier qu'à son père, que ce dernier soit le mari ou le maître [de sa mère]. Quant à celui qui commet l'adultère, alors ce dernier n'a aucune part dans la filiation. En fait, pour son vil acte commis, il mérite la peine prescrite. Puis, il a expliqué l'interdiction pour une personne de s'affilier à un père autre que le sien ou de s'adjoindre des maîtres autres que les siens, notamment ceux qui l'ont affranchi. Il a clarifié le fait que quiconque s'affilie à un père autre que le sien, en sachant pertinemment que ce n'est pas son père, ou en déclarant appartenir à d'autres maîtres, aura mérité la malédiction d'Allah, Exalté soit-Il, et qu'Il n'acceptera de lui aucune œuvre, ni obligatoire ni surérogatoire.
Mu'âwiyah ibn Abî Sufyân (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Les deux yeux sont le nœud de l'orifice postérieur. Lorsque les deux yeux dorment, ce nœud se défait. »
Rapporté par Aḥmad - Rapporté par Ad-DârimîSignification du récit prophétique : « Les yeux sont le nœud de l'orifice postérieur » : A l'état d'éveil, les yeux gardent le derrière : ils empêchent ce qui doit en sortir de le faire et, si quelque chose en sort, l'individu s'en rend compte. « Lorsque les deux yeux dorment, ce nœud se défait » : quand l'individu dort, ses muscles se détendent et le lien qui fermait l'orifice du postérieur se relâche ; si un gaz sort, il ne s'en rendra pas compte. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a donc comparé les yeux au lien qui sert à fermer le goulot d'un récipient. Quand les yeux sont ouverts, le lien est bien serré autour de l'orifice postérieur. Si quelque chose en sort, la personne le sentira. Quand ils sont fermés et que la personne dort, le lien se défait et ce qui doit sortir de la gourde peut sortir sans qu'elle ne s'en rende compte. C'est là une comparaison, une image très expressive, que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a utilisée afin de faciliter à l'esprit la compréhension d'une règle religieuse. Cela relève du don, de pouvoir prononcer des paroles concises et riches de sens (« Jawâmi’ Al-Kalim »), qui lui a été fait.