





























Hadeeth Cards
Da'wa cards that highlight great meanings from the noble prophetic hadiths in a simple style and attractive display that helps the Muslim to have a deeper understanding of his religion in an easy way
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Abû Al-Minhâl Sayyâr ibn Salâmah a dit : « Je suis entré avec mon père chez Abû Barzah Al-Aslamî. Mon père lui demanda : " Comment le Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplissait les prières prescrites ? - Il répondit : Il accomplissait la prière d'Al-Hajîr, celle que vous appelez la première prière [la prière du midi], au moment où le soleil dépasse le méridien. Puis, il accomplissait la prière du milieu de l'après-midi, et l'un de nous pouvait se rendre chez lui au bout de Médine après la prière et voir encore le soleil brillant. " - J'ai oublié ce qu'a dit Abû Barzah à propos de la prière du Maghrib ! - a dit Sayyâr ibn Salâmah. " Il aimait retarder la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`»), celle que vous appelez la prière de l'obscurité (Al-'Atamah), et il répugnait de se coucher (et dormir) avant son accomplissement ainsi que de converser après. Il ne repartait de la prière de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr ») qu'au moment où chacun pouvait reconnaître son voisin, et il récitait [dans cette prière] entre soixante et cent versets. " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimAbû Barzah Al-Aslamî (qu'Allah l'agrée) mentionna les temps des prières quotidiennes prescrites et il commença par citer le fait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplissait la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr ») au moment où le soleil déclinait après le zénith, c'est-à-dire qu’il dépassait le méridien en direction de l'Ouest, et c’est le début de son temps. Et il accomplissait la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») de telle sorte que l'un des fidèles pouvait se rendre chez lui après la prière, à l'autre bout de Médine alors que le soleil était toujours de couleur vive et nette ; c’était l'entrée de son premier temps. Quant à la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib »), le rapporteur du hadith oublia ce qui avait été dit à son sujet. Mais comme nous l'avons vu précédemment, son temps d'entrée débute avec le coucher du soleil. Et le Prophète (sur lui la paix et le salut) aimait retarder la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`») car le meilleur moment pour l’accomplir est de l'accomplir vers son dernier temps choisi, et il répugnait de se coucher (et dormir) avant de l’avoir priée de crainte de la retarder de son dernier temps choisi, de rater la prière en groupe ou de s'endormir profondément et de délaisser ainsi la prière de la nuit. Il lui déplaisait aussi de converser après cette prière de peur de retarder la prière de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr ») de son temps ou de rater la prière en groupe. De plus, il quittait [la mosquée après] la prière de l’aube au moment où chaque homme pouvait reconnaître son voisin, et il récitait dans cette prière entre soixante et cent versets, ce qui prouve qu'il accomplissait cette prière lorsque l'obscurité (Al-Ghalass) était encore bien présente.
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit à l'homme de se teindre au safran. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit à l'homme de teindre son corps ou ses vêtements au safran. Cela faisait partie du parfum des femmes et il l'a interdit afin d'empêcher que les hommes ressemblent à celles-ci.
‘Alî ibn abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée) relate : « N’est plus orphelin celui qui est pubère et il n’est pas permis de garder le silence toute une journée jusqu’au soir. »
Rapporté par Abû DâwudPremièrement : N'est plus considéré orphelin celui qui atteint la puberté. Deuxièmement : Durant l’époque préislamique, les gens adoraient Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, par le silence. Ainsi, l'individu passait sa journée en restant silencieux et ne parlait plus jusqu’au coucher du soleil. Cette pratique a été interdite aux musulmans pour ce qu'elle entraînait le délaissement de la glorification d’Allah, de la proclamation de Son unicité, de Sa louange, de l’ordonnance du convenable et de l’interdiction du blâmable ainsi que de la lecture du Coran et d’autres choses. En outre, c'était une pratique préislamique, et c'est pour cela qu'elle a été interdite.
Qays ibn Abî Ḥâzim relate : « Abû Bakr Aṣ-Ṣiddîq (qu'Allah l'agrée) entra chez une femme de Aḥmas, que l'on appelait Zaynab, et il vit qu'elle ne parlait pas. Il demanda : " Pourquoi ne parle-t-elle pas ? - Ils répondirent : Elle a fait vœu de garder le silence. - Il lui dit : Parle donc ! Ceci est interdit, ceci relève des pratiques de l'ère de l'ignorance ! " Elle se mit alors à parler. »
Rapporté par Al-BûkhârîAbû Bakr (qu'Allah l'agrée) entra chez une femme du clan des Aḥmas, appelée Zaynab et constata qu'elle ne parlait pas. Il demanda aux gens : « Pourquoi ne parle-t-elle pas ? » Ils répondirent : « Elle a fait vœu de garder le silence. » Il lui dit : « Parle donc ! » car le fait de délaisser complètement de parler est interdit et relève des pratiques religieuses de l'ère de l'ignorance que l'Islam a interdites. Par ailleurs, il est permis à l'homme d'entrer chez une femme, s'ils ne sont pas seuls et si aucune tentation n'est à redouter, comme l'a fait Abû Bakr.
Abdullah ibn 'Amr ibn Al-’Âṣ (qu'Allah les agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Revenir du combat équivaut à combattre. »
Rapporté par Abû DâwudCe récit prophétique montre clairement le bienfait d'Allah envers Ses serviteurs lorsqu'ils accomplissent des adorations. En effet, de la même manière qu'ils sont récompensés lorsqu'ils marchent pour les effectuer, ils le sont aussi lors de leur retour, après les avoir accomplies. C'est pourquoi le Prophète (sur lui la paix et le salut) a informé que celui qui revient du combat a la même récompense que celui qui combat, tout comme on comptabilise les pas de celui qui se rend à la mosquée et retourne ensuite chez lui.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le serviteur esclave et dévoué aura deux récompenses. » Puis, Abû Hurayrah précisa : « Par celui qui détient l’âme d’Abû Hurayrah dans Sa Main ! Si ce n’était le combat dans la voie d’Allah, le Pèlerinage et la bienfaisance envers ma mère, j’aurais préféré mourir esclave ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimAbû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le serviteur esclave et conciliant aura deux récompenses. » Il aura une récompense pour s’être acquitté du droit d’Allah en accomplissant ses adorations ; et il aura une autre récompense pour s’être acquitté du droit de son maître en effectuant son travail. Ensuite, Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) précisa que si ce n’était le fait qu’il n’y ait pas de combat pour l’esclave, ni de devoirs de bonté envers sa mère, en dépensant pour elle et en étant à son service, il aurait aimé mourir en tant qu’esclave du fait de la récompense.
Amr ibn 'Abassah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Du temps de la "Jâhiliyah" (période préislamique), je trouvais que les gens étaient égarés et que leur idolâtrie ne reposait sur rien. J'entendis alors parler d'un homme à la Mecque qui informait de certaines choses. J'enfourchai ma monture et allai le trouver. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), se cachait car son peuple lui menait la vie dure. Je demandai, avec douceur, la permission d'entrer chez lui à la Mecque. Je lui demandai : " Qu'es-tu donc ? - Il répondit : Je suis un Prophète. - Je repris : Qu'est-ce qu'un Prophète ? - Il répliqua : Allah m'a envoyé. - Je demandai : Avec quoi t'a-t-il envoyé ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Il m'a envoyé pour maintenir les liens de parenté, détruire les idoles et pour adorer Allah Seul, sans lui donner d’associé. - Je l'interrogeai : Qui te soutient en cela ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : Un homme libre et un esclave - il avait avec lui, à ce moment, Abu Bakr et Bilal (qu'Allah les agrée) qui croyaient en lui. - Je déclarai : Je te suivrai ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) reprit : Aujourd'hui, tu ne peux pas le supporter. Ne vois-tu pas ma situation et celle des gens ? Retourne plutôt auprès des tiens ! Quand tu entendras que je suis en position de force, reviens me voir ! " Je retournai auprès de ma famille. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) partit à Médine alors que je demeurais avec les miens. Je me mis à l'écoute des nouvelles et j'interrogeais les gens, quand il arriva à Médine. Finalement, un groupe des gens de Yathrib [ancien nom de Médine] vint me trouver. Je demandai : " Qu’a fait cet homme venu à Médine ? - Ils répondirent : Les gens accourent vers lui alors que son peuple désire le tuer, sans toutefois y parvenir. " Je me rendis à Médine et entrai chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) en disant : " Ô Messager d'Allah ! Me reconnais-tu ? - Il répondit : Oui ! Tu m'as rencontré à la Mecque ! - Je répliquai : En effet, ô Messager d'Allah ! Informe-moi sur ce qu'Allah t'a enseigné et que j'ignore ! Informe-moi au sujet de la prière ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Accomplis la prière de l'aube, puis abstiens-toi de prier jusqu'au lever du soleil, jusqu'à ce qu'il apparaisse ! Car, quand le soleil se lève, il se dresse entre les deux cornes d'un diable et c'est alors que les mécréants se prosternent devant lui. Ensuite, prie ! Car il y a des témoins qui sont présents à la prière jusqu'à ce que l'ombre d'une lance se raccourcisse. Alors, abstiens-toi de prier ! Car c'est le moment où la géhenne (l'Enfer) est attisée. Quand l'ombre réapparaît, prie ! Car il y a des témoins qui sont présents à la prière jusqu'à la prière du milieu de l'après-midi. Puis, abstiens-toi de prier jusqu'au coucher du soleil ! Car il se couche entre les deux cornes d'un diable et c'est à ce moment que les mécréants se prosternent devant lui. - Je continuai : Ô Prophète d'Allah ! Et les ablutions ? Parle-m 'en ! - Il dit : Nul d'entre vous ne prend l'eau des ablutions, puis se gargarise, aspire et rejette l'eau par le nez sans que les péchés de son visage, de sa bouche et de ses narines ne tombent. Ensuite, s'il lave son visage, comme Allah le lui a ordonné, les péchés de son visage couleront des extrémités de sa barbe en même temps que l'eau. Puis, s'il lave ses mains jusqu'aux coudes, les péchés de ses mains couleront du bout des doigts en même temps que l'eau. Puis, s'il mouille sa tête, les péchés de celle-ci couleront du bout des cheveux en même temps que l'eau. Puis, s'il lave ses pieds jusqu'aux chevilles, les péchés des pieds couleront du bout de ses orteils en même temps que l'eau. Enfin, s'il se met debout pour prier, loue Allah, fait Son éloge, l'Éxalte comme Il en est Digne et voue son cœur à Allah, il se libérera de ses péchés [et se retrouvera] comme il était le jour où sa mère l'enfanta. " » 'Amr ibn 'Abassah (qu'Allah l'agrée) relata ce hadith à Abu Umâmah (qu'Allah l'agrée), le Compagnon du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui lui dit : « Ô 'Amr ibn 'Abassah ! Fais attention à ce que tu dis ! Pour un seul acte, tout cela est accordé à l'homme ? - 'Amar (qu'Allah l'agrée) répondit : Ô Abâ Umâmah ! J'avance en âge, mes os se fragilisent et mon heure approche. Je n'ai nul besoin de mentir sur le compte d'Allah, Exalté soit-Il, ni sur celui de Son Messager (sur lui la paix et le salut). Si je ne l'avais entendu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qu'à une, deux ou trois reprises - et il en dénombra sept -, je ne l'aurais jamais confié à personne ! Or, je l'ai entendu davantage que cela." »
Rapporté par MuslimAmr ibn ‘Abassahh As-Sulamî (qu'Allah l'agrée) nous informe de sa situation du temps la "Jâhiliyah" (ensemble des comportements, coutumes et croyances d'avant l'Islam) et de quelle manière Allah l'a guidé. Il avait, du temps de la Jâhiliyah, une lumière dans son cœur qui lui montrait certes que ces gens étaient dans le faux, l'association (« ash-Shirk ») et l'égarement. Il ne croyait absolument pas à leurs croyances, puis il entendit parler d'un homme à la Mecque qui, à cette période, informait de certaines choses. Il enfourcha sa monture et alla trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut). Il le trouva qui se cachait, lorsqu'il transmettait son message, par crainte que son peuple - les mécréants de Quraysh - ne lui portent préjudice. ‘Amr ibn ‘Abassahh (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je demandai, avec douceur, la permission d'entrer chez lui à la Mecque. Je lui demandai : " Qu'es-tu donc ? - Il répondit : Je suis un Prophète. - Je repris : Qu'est-ce qu'un Prophète ? - Il répliqua : Allah m'a envoyé. - Je demandai : Avec quoi t'a-t-il envoyé ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : Il m'a envoyé pour maintenir les liens de parenté, détruire les idoles et pour adorer Allah Seul, sans lui donner d'associé." » A cet instant, le Prophète (sur lui la paix et le salut) appela à la voie d'Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, et présenta clairement les vertus de cette sublime religion dont les principales sont (« At-Tawḥîd »), le fait de vouer un culte exclusif à d'Allah, Exalté soit-Il, et le bon comportement. Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui rappela ce que les gens connaissaient grâce à leur raison, que ces idoles étaient fausses, et c’était parfaitement connu de 'Amr ibn ‘Abassahh (qu'Allah l'agrée) avant qu'il embrasse l’Islam. En effet, il savait que les polythéistes adoraient de fausses idoles et il recherchait la vérité, qu'Allah le Très Haut soit satisfait de lui. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Il m'a envoyé pour maintenir les liens de parenté. », ceci fait partie du bon comportement car les habitants de la Mecque avaient lancé comme rumeur que le Prophète (sur lui la paix et le salut) voulait rompre les liens de parenté ; c'est pourquoi il a démenti leurs propos et affirmé qu'il était venu pour maintenir les liens de parenté et non de les rompre. « Et détruire les idoles », c'est à dire casser les idoles que les gens adoraient en dehors d'Allah, Gloire et Pureté à Lui et qu’Il soit Exalté. « Et pour adorer Allah Seul, sans Lui donner d'associé. » Il l'interrogea : « Qui te soutient en cela ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : Un homme libre et un esclave. », il avait avec lui, à ce moment-là, Abû Bakr et Bilal (qu'Allah les agrée) qui croyaient en lui. ‘Amr déclara : « Je te suivrai ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) reprit : « Aujourd'hui, tu ne peux pas le supporter. », c'est à dire s'il suivait le Prophète (sur lui la paix et le salut) et abandonnait son peuple afin de rester avec lui à la Mecque, le Prophète (sur lui la paix et le salut) serait dans l'incapacité de repousser les attaques des mécréants envers sa personne. Dès lors, il lui conseilla de rester avec son peuple en tant que musulman jusqu'à ce que cette religion prenne le dessus, et alors, à ce moment-là, de les rejoindre. Cela montre clairement la compassion, la miséricorde et l'affection du Prophète (sur lui la paix et le salut) envers ses Compagnons. En effet, cet homme était faible, alors le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Aujourd'hui, tu ne peux pas le supporter. Ne vois-tu pas ma situation et celle des gens ? », c'est à dire les gens sont nombreux et ils me nuisent sans que je puisse faire quelque chose, alors comment pourrai-je te défendre ?! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Retourne plutôt auprès des tiens ! Quand tu entendras que je suis en position de force, reviens me voir ! », c'est à dire continue dans ton Islam jusqu'à ce que tu apprennes que je suis en position de force, alors, à cet instant, viens me rejoindre. Il dit : « Je retournai auprès de ma famille. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) partit à Médine alors que je demeurais avec les miens. Je me mis à l'écoute des nouvelles et j'interrogeais les gens, quand il arriva à Médine. », car l'Islam avait pénétré le cœur de cet homme. « Et j'interrogeais les gens, quand il arriva à Médine. Finalement, un groupe des gens de Yathrib [ancien nom de Médine] vint me trouver. Je demandai : " Qu’a fait cet homme venu à Médine ? " », comme s'il cachait son appartenance à l'islam par crainte des représailles de son peuple. Il dit : « Ils répondirent : Les gens accourent vers lui alors que son peuple désire le tuer, sans toutefois y parvenir ! - Je me rendis à Médine et entrai chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) en disant : Ô Messager d'Allah ! Me reconnais-tu ? - Il répondit : Oui ! - Tu m'as rencontré à la Mecque ! » Il dit : « Je répliquai : En effet, ô Messager d'Allah ! Informe-moi sur ce qu'Allah t'a enseigné et que j'ignore ! », à présent, il questionna le Prophète (sur lui la paix et le salut) concernant les jugements de l'Islam qui lui avaient été révélés. Et il lui demanda de lui enseigner ce qu’il ignorait ainsi que de l’informer au sujet de la prière. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Accomplis la prière de l'aube », c'est à dire la prière de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr ») à son temps prescrit, « puis abstiens-toi de prier jusqu'au lever du soleil, jusqu'à ce qu'il apparaisse ! », car il n'y a pas de prières légiférées entre celle de l’aube et le lever du soleil ; de ce fait, abstiens-toi de prier jusqu'à ce qu'il apparaisse ! Concernant les prières surérogatoires une fois que le soleil s’est levé, le Prophète lui dit : « Abstiens-toi de prier jusqu'à ce que le soleil se lève au niveau d'une lance. » C'est à dire que celui qui aperçoit le soleil qui se lève, [qu’il sache que] « quand le soleil se lève, il se dresse entre les deux cornes d'un diable et c'est alors que les mécréants se prosternent devant lui. », ce temps correspond au moment où les mécréants se prosternent pour le soleil. Or, le Prophète (sur lui la paix et le salut) nous a interdit de ressembler aux mécréants. Et c'est pourquoi il est formellement interdit au musulman de retarder délibérément l'accomplissement de la prière obligatoire jusqu'à cet instant, tout comme il lui est aussi interdit de prier des prières surérogatoires au moment du lever du soleil jusqu’à son lever total. Pour cette raison, dans les calendriers de prières, on trouve : (« ash-shuruq »), qui est le moment correspondant au lever total du soleil. « Ensuite, prie ! Car il y a des témoins qui sont présents à la prière », ce sont les Anges du jour qui assistent et inscrivent les personnes présentes au moment de la prière. C'est donc « une prière où l'on participe et prend note » comme cela a été rapporté dans une autre version du hadith. « Alors, abstiens-toi de prier jusqu'à ce que le soleil se lève au niveau d'une lance. », c’est-à-dire, « abstiens-toi de prier » lorsque le soleil est à son zénith, à son point culminant dans le ciel au-dessus de la tête de l'individu et que l'ombre [de celui-ci] se trouve au-dessous de ses pieds. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit de ne pas prier à cet instant, qui est un temps bref, équivalent environ à l'accomplissement de deux rak'ats (deux unités de prière). Il est interdit de prier à ce moment car le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit à son sujet : « c'est le moment où la Géhenne (l'Enfer) est attisée. » et qu’il est alors formellement interdit de prier. Celui qui entre à cet instant [dans la Mosquée], doit attendre l’appel à la prière (« Al-Adhân ») qui annonce l'entrée du temps de la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr »). « Quand l'ombre réapparait », c'est à dire qu'elle diminue, puis diminue encore de sous tes pieds, au point de se diriger de l'autre côté de ta personne, vers l'Orient, après avoir été dirigée vers l'Occident. « Quand l'ombre réapparait, prie ! Car il y a des témoins qui sont présents à la prière jusqu'à prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») » Prie donc la prière obligatoire ou les surérogatoires jusqu'à l'entrée du temps de la prière du milieu de l'après-midi, car c'est un temps libre pour prier. Prie alors autant de prières surérogatoires que tu le souhaites, car il n'y a pas de restriction à ce moment. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Puis, abstiens-toi de prier jusqu'au coucher du soleil ! » Après avoir prié la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »), n'accomplis plus de prières surérogatoires jusqu'au coucher du soleil. En effet, le temps précédant le coucher du soleil est un temps où il est interdit de prier des prières surérogatoires, semblable en cela à celui évoqué concernant le lever. La cause de cette interdiction est que le soleil se couche entre les deux cornes d'un diable et qu’il y a, dans le fait de prier à ce moment, une ressemblance avec les adorateurs du soleil parmi les mécréants. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Car il se couche entre les deux cornes d'un diable et c'est à ce moment que les mécréants se prosternent devant lui. » De là, il est absolument interdit au musulman de retarder la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr ») volontairement, juste avant le coucher du soleil. Et si le musulman prie à cet instant, il est considéré comme ayant imité les mécréants du fait d’avoir retardé la prière jusqu’à ce moment bien précis. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a appelé cette prière : « La prière des hypocrites », car l'hypocrite surveille et attend que le soleil devienne jaunâtre avant d’accomplir rapidement quatre rak'ats, en invoquant à peine Allah. Prend donc garde à ne pas ressembler aux mécréants ou aux hypocrites qui retardent la prière du milieu de l'après-midi, volontairement, jusqu'à ce que le soleil devienne jaunâtre. 'Amr Ibn ‘Abassahh (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je continuai : " Ô Prophète d'Allah ! Et les ablutions ? Parle-m 'en ! - Il dit : Nul d'entre vous ne prend l'eau des ablutions, puis se gargarise, aspire et rejette l'eau par le nez sans que les péchés de son visage, de sa bouche et de ses narines ne tombent. " » c'est à dire que lorsque l'individu fais ses ablutions, les péchés sortent jusqu'à la dernière goutte d'eau qui tombe. Quand il lave son visage, les péchés de sa bouche, de son nez, de sa face et de ses yeux descendent tous avec les gouttes d'eau. Ensuite, 'Amr ibn ‘Abassahh (qu'Allah l'agrée) relata ce hadith à Abû Umâmah (qu'Allah l'agrée), le Compagnon du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui lui dit : " Ô ‘Amr ibn ‘Abassah ! Fais attention à ce que tu dis ! Pour un seul acte, tout cela est accordé à l'homme ?! ", comme s'il avait considéré comme exagéré ce qui était donné au serviteur pour ce seul acte. C'est à dire que, lorsqu'il fait les ablutions, tous les péchés sortent de lui, puis il rentre en prière et en ressort comme il était le jour où sa mère l’a enfanté : sans aucun péché. Il lui dit : « Ô ‘Amr ibn ‘Abassah ! … », souviens-toi bien de ce que tu dis, car tu as peut-être oublié une chose que le Prophète (sur lui la paix et le salut) aurait pu prononcer. Alors, la réponse de ‘Amr (qu'Allah l'agrée) fut : " Ô Abâ Umâmah ! J'avance en âge, mes os se fragilisent et mon heure approche. Je n'ai nul besoin de mentir sur le compte d'Allah le Très Haut », loin des Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) qu'ils mentent sur le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ou sur leur Seigneur, exalté soit-Il. ‘Amr ibn ‘Abassah (qu'Allah l'agrée) dit aussi : « ni sur celui de Son Messager (sur lui la paix et le salut). Si je ne l'avais entendu du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qu'à une, deux ou trois reprises - et il en dénombra sept - je ne l'aurais jamais confié à personne ! » Cela signifie que le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne l'a pas dit seulement une mais sept fois ! Et le chiffre « sept » étant évoqué chez les arabes pour désigner l'abondance, il se peut que le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'ait prononcé plus de sept fois. Pour conclure, ‘Amr ibn ‘Abassah As-Sulamy (qu'Allah l'agrée) a dit : « Or, je l'ai entendu davantage que cela. »
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) a dit : « L'un des fils d'Abû Ṭalḥah (qu'Allah l'agrée) tomba malade. Abû Ṭalḥah sortit et son enfant rendit l'âme. À son retour, il demanda : « Comment va mon fils ? » Umm Sulaym, qui était la mère de l’enfant, répondit : « Il est plus calme qu'il ne l'était. » Elle lui apporta le dîner et il mangea, puis il eut des rapports intimes avec elle. Quand il eut terminé, elle dit : « Ils ont inhumé le petit ! » Au matin, Abû Ṭalḥah se rendit chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et l'en informa. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : « Avez-vous eu des rapports intimes la nuit dernière ? - Oui ! », répondit Abû Ṭalḥah. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors dit : « Ô Allah ! Accorde-leur la bénédiction ! » Elle donna alors naissance à un petit garçon et Abû Ṭalḥah m'enjoignit : « Prends-le et emmène-le chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) ! » Umm Sulaym envoya également quelques dattes avec lui. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prit l'enfant et demanda : « Y a-t-il quelque chose avec lui ? - Oui, des dattes ! », répondirent-ils. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) les prit, les mâcha, puis les enleva de sa bouche et les mit dans celle du bébé, puis il lui frotta les gencives (« Taḥnîk »). Enfin, il le nomma 'Abdullah. » Et dans une [autre] version, Ibn 'Uyaynah a dit : « Un homme des Anṣâr a dit : " J'ai vu neuf de ses enfants - c'est-à-dire : de 'Abdullah, le nouveau-né - ils connaissaient tout le Coran [par cœur] ! " » Et dans une [autre] version : « Un fils qu'Abû Ṭalḥah avait eu avec Umm Sulaym vint à mourir. Elle enjoignit à sa famille : « Ne dites rien à Abû Ṭalḥah au sujet de son fils jusqu'à ce que ce soit moi qui lui en parle ! » Lorsqu'il arriva, elle lui apporta de quoi dîner. Il mangea et but. Ensuite, elle se fit belle pour lui, plus belle que d'habitude. Il eut des rapports intimes avec elle. Quand elle vit qu'il avait satisfait son désir, elle dit : « Ô Abâ Ṭalḥah ! Vois-tu si des gens prêtent leurs ustensiles à une famille, puis les leur réclament, ces derniers peuvent-ils refuser ? - Non ! dit-il. - Elle a alors dit : Escompte une récompense pour ton fils ! - Il se mit en colère et dit : Tu m'as laissé jusqu'à ce que je me souille pour ensuite m'informer de la mort de mon fils ! » Il s'en alla voir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour l’informer de ce qui s’était passé. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Qu'Allah bénisse la nuit que vous avez passée ! » Elle tomba enceinte. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était dans un voyage auquel participait Umm Sulaym. Or, lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) revenait de voyage, il n'entrait jamais à Médine de nuit. Ils se rapprochèrent, par conséquent, de la ville. Elle fut alors prise de douleurs de l'enfantement, retenant ainsi Abû Ṭalḥah auprès d'elle. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se mit en route. Abû Ṭalḥah déclara : « Ô Seigneur ! Tu sais bien qu'il me plaît de sortir avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) quand il effectue une sortie et de rentrer avec lui quand il rentre. Or, j'ai été retenu par ce que Tu vois ! » Umm Sulaym intervint : « Ô Abâ Ṭalḥah ! Je ne ressens plus les douleurs, mets-toi en route ! » Nous partîmes donc. Lorsqu'ils arrivèrent à Médine, les douleurs revinrent et elle mit au monde un garçon. Ma mère m’a alors dit : « Ô Anas ! Que personne ne l'allaite jusqu'à ce que tu l'emmènes chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » Et au matin, je le pris et l’emmenais chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). » Puis, il mentionna le hadith en entier.
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe hadith d'Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate que l'un des fils d'Abû Ṭalḥah se plaignit de douleurs, c’est-à-dire qu’il était malade, et Abû Ṭalḥah était marié à la mère d'Anas ibn Mâlik (qu'Allah les agrée). Il l'épousa après que le père d'Anas décéda. Abû Ṭalḥah sortit pour accomplir certaines tâches et, entre temps, son enfant rendit l'âme. Lorsqu’il revint, il demanda après lui à sa mère en disant : « Comment va mon fils ? - Elle répondit : Il est plus calme qu'il ne l'était. » Elle était véridique dans ses propos car, maintenant que l'enfant était mort, il était plus calme qu’il ne le fut. Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) comprit de sa réponse que la maladie de l'enfant s'était apaisée et qu'il était en train de guérir. Puis, elle lui apporta le dîner et il mangea en pensant que son fils était guéri. Ensuite, il eut des rapports intimes avec elle. Quand il eut terminé, elle dit : « Ils ont inhumé le petit ! », c’est-à-dire : ils ont enterré l’enfant car il est mort - selon la première version - Au matin, Abû Ṭalḥah se rendit chez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et l'en informa. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : « Avez-vous eu des rapports intimes la nuit dernière ? – Oui ! » répondit Abû Ṭalḥah. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) invoqua alors la bénédiction [d’Allah] en leur faveur. Elle (qu’Allah l’agrée) donna alors naissance à un petit garçon béni et Anas a dit qu'Abû Ṭalḥah l'enjoignit : « Prends l'enfant et emmène-le chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) ! » Il envoya également quelques dattes avec lui afin que la première chose qui descende dans son estomac soit la salive du Prophète (sur lui la paix et le salut) et qu’ainsi la bénédiction se répande en lui. À son arrivée, le Prophète (sur lui la paix et le salut) prit l'enfant et demanda : « Y a-t-il quelque chose avec lui ? », c’est-à-dire : avec quoi on puisse lui frotter [les gencives] - « Oui, des dattes ! » répondit Anas (qu’Allah l’agrée). Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) les prit, les mâcha pour qu'elles soient imprégnées de sa noble salive et que l'enfant puisse les avaler plus facilement. Ainsi, la première chose qui pénétra son ventre furent les dattes mâchées avec la salive de l'Élu (sur lui la paix et le salut) afin qu'il soit joyeux et béni. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) enleva les dattes de sa bouche et les mit dans celle du bébé, puis il lui frotta les gencives du nouveau-né avec (« At-Taḥnîk »). Enfin, il le nomma 'Abdallah. Plus tard, il eut neuf enfants qui connaissaient tout le Coran [par cœur] grâce à l'invocation bénie du Prophète (sur lui la paix et le salut). Quant à l’autre version, celle de Muslim, Umm Sulaym y dit aux personnes de sa famille : « Ne dites rien à Abû Ṭalḥah au sujet de son fils jusqu'à ce que ce soit moi qui lui en parle ! » Lorsqu'il arriva, elle lui apporta de quoi dîner. Il mangea et but. Ensuite, elle se fit belle pour lui et se parfuma, plus belle que d'habitude. Il eut des rapports intimes avec elle et quand il eut satisfait son désir, elle compara son enfant à un prêt qu'on se devait de rendre à son propriétaire et lui a dit : « Ô Abâ Ṭalḥah ! Vois-tu si des gens prêtent leurs ustensiles à une famille, puis les leur réclament, ces derniers peuvent-ils refuser ? - Non ! dit-il. - Alors, elle dit : Escompte une récompense pour ton fils ! » Lorsqu'il entendit ses propos, il (qu’Allah l’agrée) se mit en colère et dit : « Tu m'as laissé jusqu'à ce que je me souille pour ensuite m'informer de la mort de mon fils ! » Il s'en alla voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour se plaindre de son épouse et de son agissement. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit en invoquant pour eux pleins de choses profitables suite à leur acte : « Qu'Allah bénisse la nuit que vous avez passée ! », c'est-à-dire : ce que vous avez accompli lors de cette nuit afin qu'il en résulte une bonne chose et un magnifique résultat. Puis, après cela, elle (qu’Allah l’agrée) tomba enceinte. Et, alors qu'elle participait avec son mari Abû Ṭalḥah à un voyage en compagnie du Prophète (sur lui la paix et le salut), elle (qu’Allah l’agrée) fut prise des douleurs de l'enfantement juste avant d'entrer à Médine. Et quand il rentrait de voyage, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) n'entrait jamais à Médine directement. En effet, il avait l'habitude d'envoyer un Messager prévenir les habitants de son arrivée proche ainsi que celle de la caravane. Elle retint ainsi Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) auprès d'elle afin qu'il s'occupe de son cas. Quant au Prophète (sur lui la paix et le salut), il partit et s’en alla. Alors, Abû Ṭalḥah invoqua son Seigneur en disant : « Ô Seigneur ! Tu sais bien qu'il me plaît de sortir avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lorsqu’il effectue une sortie et de rentrer avec lui quand il rentre. Or, j'ai été retenu par ce que Tu vois. » Umm Sulaym (qu’Allah l’agrée) intervint et lui dit : « Ô Abû Ṭalḥah ! Je ne ressens plus ce que je ressentais ! » C’est-à-dire : je ne ressens plus les douleurs de la grossesse que je ressentais auparavant. Puis, elle lui a dit : « Mets-toi en route ! » Lorsqu'ils arrivèrent à Médine, les douleurs revinrent et elle mit au monde un garçon. Ensuite, elle ordonna à Anas (qu’Allah l’agrée) d'apporter l'enfant au Prophète (sur lui la paix et le salut) et de ne laisser personne l'allaiter afin que la première chose qui descende dans son estomac soit la salive bénie du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et qu’ainsi il bénéficie du bien dans les deux demeures, ici-bas et dans l’au-delà. Et les traces de cela se manifestèrent sur cet enfant qui eut un grand nombre de descendants pieux, vertueux et heureux. Et pour conclure l'explication de ce hadith, il faut souligner que la bénédiction de ce qui se détache du corps est l’une des spécificités du Prophète (sur lui la paix et le salut) personne d’autre de cette communauté ne la partage avec lui. Et la plus grande preuve de cela est que les Compagnons (qu'Allah les agrée), ceux qui ont assisté à la Révélation et vécu les réalités de cette religion, n'ont pas recherché la bénédiction auprès des Califes bien-guidés ou de quiconque d’autre, notamment auprès des dix personnes promises au Paradis.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsqu'Allah donna à son Messager (sur lui la paix et le salut) la victoire sur la Mecque, les gens de Khuzâ'a tuèrent un homme des Banî Layth, pour venger un des leurs qui avait été tué avant l'Islam. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) tint alors ce discours : " Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a empêché les éléphants d'atteindre la Mecque mais a donné autorité sur elle à Son Messager et aux croyants. Aussi, elle n'a été autorisée à personne avant moi et ne le sera plus pour personne après moi. Elle ne m'a été autorisée que pour un moment de la journée et, au moment où je vous parle, elle est sacrée. On ne peut en abattre les arbres, ni en arracher l'herbe, ni en couper les plantes épineuses, ni en ramasser les objets trouvés, sauf pour celui qui veut en faire l'annonce. Celui dont un proche a été tué a le choix entre deux choses : soit on tue l'assassin, soit celui-ci paye le prix du sang. " Un homme du Yémen, appelé Abû Shâh, se leva et dit : " Ô, Messager d'Allah ! Écrivez-le pour moi ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : écrivez-le pour Abî Shâh ! - Al-'Abbâs se leva à son tour et dit : Ô, Messager d'Allah ! Pas le jonc ! Car nous nous en servons dans les maisons et les tombes ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : Sauf le jonc ! " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimAbû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) a conquis la Mecque, un homme de Khuzâ'a tua un homme de Hudhayl afin de venger l'un des leurs, lui-même tué avant l'avènement de l'Islam. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se dressa alors pour prononcer le discours rapporté dans le hadith. Il a parlé de la sacralité de la Mecque, du fait qu'Allah avait empêché les éléphants de l'atteindre et qu'Il l’avait autorisée à Son Messager un moment de la journée, c'est-à-dire de l'aube jusqu'au milieu de l'après-midi du jour de la victoire. Il a expliqué qu'elle était ensuite redevenue sacrée comme elle l'était avant ce jour, qu'on ne pouvait abattre les arbres qui s'y trouvaient, ni couper l'herbe qui poussait à l'intérieur des limites de la zone sacrée, à l'exception du jonc, et qu'on ne pouvait s'accaparer des objets que l'on y trouvait, sauf pour les ramasser afin d’en faire l'annonce et chercher leurs propriétaires.