





























Hadeeth Cards
Da'wa cards that highlight great meanings from the noble prophetic hadiths in a simple style and attractive display that helps the Muslim to have a deeper understanding of his religion in an easy way
All
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate qu’Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) possédait des biens en palmiers plus que tout autre Anṣâr à Médine. Son bien le plus précieux était « Bayraḥâ‘ » située en face de la mosquée. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’y rendait et buvait de son eau douce. Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) ajouta : « Lorsque ce verset fut révélé : {(Vous n’atteindrez la bonté que lorsque vous dépenserez ce que vous aimez.)} [Coran : 3/92] Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) se leva et se dirigea vers le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) en disant : « Ô Messager d’Allah ! Certes, Allah, Exalté soit-Il, t’a révélé : {(Vous n’atteindrez la bonté que lorsque vous dépenserez ce que vous aimez.)} et mon bien le plus précieux est « Bayraḥâ‘ ». Je la donne en aumône pour Allah, Exalté soit-Il, et j’en espère le bien et la récompense auprès de Lui. Disposes-en comme tu le souhaites, ô Messager d’Allah ! » Il lui dit alors : « Félicitations ! Voilà une richesse prospère ! Voilà une richesse prospère ! J’ai bien entendu ce que tu as dit. Cependant, je vois que tu devrais plutôt le dépenser au profit de tes proches.». Alors, Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Je la partagerai entre eux, ô Messager d’Allah ! » Et c’est ainsi qu’Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) répartit cette palmeraie entre ses proches et ses cousins paternels.
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimAbû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) possédait des biens en palmeraies plus que tout autre Anṣâr à Médine. Il avait un jardin en face de la mosquée où le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se rendait et dont il buvait son eau douce. Lorsque la parole d’Allah : {(Vous n’atteindrez la bonté que lorsque vous dépenserez ce que vous vous aimez.)} [Coran : 3/92] fut révélée, Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) devança tout le monde et s’empressa de se diriger vers le Prophète (sur lui la paix et le salut). Il lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Certes, Allah, Exalté soit-Il, t’a révélé : {(Vous n’atteindrez la bonté que lorsque vous dépenserez ce que vous aimez.)} et mon bien le plus précieux est « Bayraḥâ‘ » [qui était le nom de sa palmeraie, dotée d’un puits]. Je la donne en aumône dans le sentier d’Allah et pour Son Messager. Impressionné, le Prophète (sur lui la paix et le salut) s’est exclamé : « Félicitations ! Voilà une richesse prospère ! Voilà une richesse prospère ! J’ai bien entendu ce que tu as dit. Cependant, je vois que tu devrais plutôt le dépenser au profit de tes proches. » C’est ainsi qu’Abû Ṭalḥah (qu’Allah l’agrée) décida de la répartir entre ses proches et ses cousins paternels.
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « L’année de la Conquête, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entra à La Mecque avec un casque sur la tête. Lorsqu’il l’enleva, un homme vint le voir et lui dit : « Ibn Khaṭal s’est agrippé au tissu de la Ka’bah ! » Il dit alors : « Tuez-le ! » »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimIl y avait un accord entre le Prophète (sur lui la paix et le salut) et Quraysh. Lorsque cet accord fut rompu, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna l’exécution de quelques polythéistes qui, au total, étaient au nombre de neuf. De ce fait, lorsque les musulmans s’emparèrent de La Mecque, le Prophète (sur lui la paix et le salut) y entra en restant sur ses gardes et il portait un casque. Certains Compagnons trouvèrent alors un certain « ibn Khaṭal » agrippé au tissu de la Ka’bah. Ce dernier, sachant tout le mal qu’il avait fait dans le passé, tentait de tirer profit du caractère sacré de la Ka’bah afin de ne pas se faire tuer. Les Compagnons hésitèrent donc à le tuer avant d’en faire part au Prophète (sur lui la paix et le salut), qui leur dit : « Tuez-le ! » Il fut donc exécuté, entre la Pierre Noire et la Station d’Ibrâhîm.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) envoya ‘Umar (qu’Allah l’agrée) afin de percevoir l’aumône légale (« Az-Zakâh »), des gens prétendirent qu’ibn Jamîl, Khâlid ibn al-Walîd et Al-‘Abbâs, l’oncle du Prophète (sur lui la paix et le salut), avaient refusé de la donner. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’est alors exclamé : « De quoi ibn Jamîl se plaint-il donc ? Est-ce du fait qu’Allah l’ait enrichi après qu’il fut pauvre ? Quant à Khâlid, vous êtes injustes avec Khâlid ! Lui qui a consacré ses armures et ses chevaux dans la voie d’Allah. Et pour ce qui est d’Al-‘Abbâs, c’est moi qui la paierai et j’en donnerai même le double ! » Ensuite, il a dit : « Ô ‘Umar ! Ne sais-tu pas que l’oncle paternel d’un homme est comme son père ? »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) afin de récolter l’aumône légale (« Az-Zakâh »). Lorsque ‘Umar se rendit auprès d’Al-‘Abbâs ibn ‘Abd al-Muṭṭalib, celui-ci ne s’en acquitta pas. Il en fut de même concernant Khâlid ibn al-Walîd et ibn Jamîl. Chacun refusa de verser l’aumône légale. Lorsque ‘Umar s’en plaignit au Prophète (sur lui la paix et le salut), celui-ci dit alors : « Ibn Jamîl n’a aucune excuse pour ne pas la donner. Au contraire, il aurait dû être le premier à s’en acquitter, puisqu’Allah l’a enrichi alors qu’auparavant, il était pauvre ! » A propos de Khâlid, il leur a dit qu’ils étaient injustes envers lui lorsqu’ils ont dit qu’il ne la donnait pas. En effet, Khâlid a consacré ses armures et ses chevaux pour la cause d’Allah. Comment, donc, peut-on imaginer qu’un homme qui s’est autant rapproché d’Allah, Exalté soit-Il, en dépensant [de façon désintéressée et volontaire] ce qui ne lui était pas obligatoire puisse ensuite refuser de donner ce qu’Allah lui a rendu obligatoire ? Ceci est absurde. Enfin, concernant Al-‘Abbâs, le Prophète (sur lui la paix et le salut) s’est chargé de donner l’aumône légale à sa place. Il est probable qu’il ait fait cela par égard envers le rang et la position d’Al-‘Abbâs, comme l’indique sa parole suivante : « Ne sais-tu pas qu’un oncle paternel est comme son père ? »
‘Abdallah ibn Ḥunayn relate que ‘Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) et Al-Miswar ibn Makhramah (qu’Allah l'agrée) furent en désaccord à al-Abwâ`(localité située entre La Mecque et Médine). ‘Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) affirma : « La personne en état de sacralisation peut se laver la tête. » Quant à Al-Miswar (qu’Allah l’agrée), il dit : « Il ne peut pas se laver la tête. » Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) m’envoya donc chez Abû Ayûb al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) afin que je lui pose la question. Je le trouvai en train de se laver entre deux poutres en se voilant d’un tissu. Je le saluai et lui dit : « Je suis ‘Abdallah ibn Ḥunayn ! ‘AbdaLlah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) m’a envoyé pour te demander comment le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se lavait la tête en état de sacralisation ? Alors, Abû Ayûb (qu’Allah l’agrée) mit sa main sur le tissu et l’abaissa jusqu’à ce que sa tête apparaisse. Puis, il dit à quelqu’un : « Verse ! » Alors, la personne versa de l’eau sur sa tête, puis il frotta sa tête avec ses mains et les passa d’avant en arrière. Ensuite, il déclara : « C’est ainsi que j’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se laver. » Et dans une autre version : Al-Miswar ibn Makhramah (qu’Allah l’agrée) a dit à Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) : « Je ne polémiquerai plus jamais avec toi ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim‘Abdallah ibn ‘Abbâs et Al-Miswar ibn Makhramah (qu’Allah les agrée) débattirent au sujet du lavage de la personne en état de sacralisation (« Al-Muḥrim ») : Est-ce qu’il peut se laver la tête ou non ? L’ambiguïté provient du fait que s’il frotte ses cheveux, il peut causer la chute de certains d’entre-eux. Alors, ‘Abdallah ibn Ḥunayn se rendit chez Abû Ayûb al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) afin de lui poser la question. Il le trouva en train de se laver et lui dit : « ‘Abdallah ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) m’a envoyé pour te demander comment le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se lavait la tête en état de sacralisation ? » Alors, Abû Ayûb (qu’Allah l’agrée) mit sa main sur le tissu et l’abaissa jusqu’à ce que sa tête apparaisse. Puis, il a dit à celui qui lui versait de l’eau : « Verse ! » La personne versa de l’eau sur sa tête, puis il frotta sa tête avec ses mains et les passa d’avant en arrière. Ensuite, il déclara : « C’est ainsi que j’ai vu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) faire. » Lorsqu’ ‘Abdallah ibn Ḥunayn, l’envoyé, retourna chez eux et les informa qu’Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) avait raison, et étant donné qu’ils recherchaient tous les deux la vérité, Al-Miswar ibn Makhramah (qu’Allah l’agrée) reconnut le mérite de son compagnon et lui dit : « Je ne polémiquerai plus jamais avec toi ! »
Jâbir (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous sommes arrivés avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) en disant : « Nous voici répondant à Ton appel pour le Pèlerinage ! » Mais, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous ordonna d’en faire une ‘Umrah, ce que nous fîmes. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimJâbir (qu’Allah l’agrée) informe du fait qu’ils sortirent en compagnie du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) l’année du pèlerinage d’Adieu, et un grand nombre d’entre eux disaient : « Nous voici répondant à Ton appel pour le Pèlerinage ! » C’est-à-dire : ils s’étaient sacralisés en mentionnant le Pèlerinage seul (Al-Ḥajj al-Ifrad). Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna à quiconque n’avait pas apporté d’offrande avec lui de rompre l’état de sacralisation du Pèlerinage et d’en faire une ‘Umrah. Ceci afin qu’ils puissent profiter, entre la fin de la 'Umrah et jusqu’au Pèlerinage, de ce que l'état de sacralisation leur aurait interdit. C’est ce qu’ils firent, qu’Allah les agrée !
Ṣafiyyah bint Ḥuyay (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) observait sa retraite spirituelle [à la mosquée] et je vins lui rendre visite la nuit. Je lui ai parlé, puis me suis levée pour repartir. Il se leva avec moi afin de me raccompagner. - En effet, elle habitait alors dans la maison de Usâmah ibn Zayd - Deux hommes parmi les Anṣâr passèrent et lorsqu’ils aperçurent le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), ils pressèrent le pas. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur dit : « Doucement ! C’est Ṣafiyyah bint Ḥuyay ! » Ils répondirent : « Gloire et Pureté à Allah ! Ô Messager d’Allah ! » Mais, le Prophète (sur lui la paix et le salut) répliqua : « Satan circule dans le corps de l’homme comme le sang et j’ai craint qu’il ne jette dans vos cœurs un mal ! », ou bien il a dit : « quelque chose ! » Et dans une autre version : « Elle vint rendre visite au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui était en retraite spirituelle dans la mosquée, durant les dix derniers jours du mois de Ramadan. Elle s’entretint avec lui pendant un certain temps, puis elle se leva pour repartir. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) se leva afin de la raccompagner mais lorsqu’elle arriva à la porte de la mosquée au niveau de la porte de Umm Salamah (qu’Allah l’agrée), deux hommes parmi les Anṣâr passèrent et lorsqu’ils aperçurent le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), ils pressèrent le pas... » Il évoqua ensuite le sens du hadith.
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Prophète (sur lui la paix et le salut) était en retraite spirituelle, dans la mosquée, durant les dix derniers jours du mois de Ramadan. Ṣafiyyah bint Ḥuyay (qu’Allah l’agrée) vint lui rendre visite lors d’une nuit. Elle lui parla pendant un moment, puis elle se leva pour repartir chez elle. Il se leva avec elle afin de lui tenir compagnie et, sur le chemin du retour, deux hommes parmi les Anṣâr passèrent. Lorsqu’ils le remarquèrent en présence de son épouse, ils décidèrent de presser le pas par pudeur envers le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Il s’en aperçut et dit alors : « Doucement ! » C’est-à-dire : ralentissez le pas ! « Ce n’est que mon épouse Ṣafiyyah bint Ḥuyay ! » Ils répondirent : « Gloire et Pureté à Allah ! Ô Messager d’Allah ! » C’est-à-dire : peut-on douter en mal de ta personne ? Le Prophète (sur lui la paix et le salut) les informa que Satan aspire de toutes ses forces à égarer les fils d’Adam et il a une capacité incroyable sur eux. En effet, il circule dans le corps de l’homme comme le sang par des entrées subtiles et des voies imperceptibles. C’est pourquoi, j’ai craint que Satan insuffle quelque chose dans vos cœurs.
Abdullah ibn Ma'qil (qu'Allah l'agrée) dit : « Je m'assis auprès de Ka'b ibn 'Ujrah et l'interrogeai sur l'expiation. Il me dit : " C'est à mon sujet qu'elle fut révélée. On me porta jusqu'au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), alors que j'avais des vermines plein le visage. Il me dit : Je ne pensais pas que tu souffrais à ce point ! Disposes-tu d'un mouton ? - Non, répondis-je. Il dit : Jeûne trois jours ou nourris six pauvres, l'équivalent d'un demi « Ṣa’ » pour chaque pauvre. » Dans une version : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui ordonna de nourrir six personnes différentes, ou de sacrifier un mouton, ou de jeûner trois jours. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Prophète (sur lui la paix et le salut) vit Ka'b ibn 'Ujrah (qu'Allah l'agrée) en état de sacralisation à Al-Ḥudaybyah et vit qu'il avait le visage parsemé de vermines, tellement il était malade. Il fut affecté par ce qu'il vit et dit : « Je ne pensais pas que ta souffrance avait atteint une telle ampleur ». Il lui demanda ensuite s'il avait un mouton ? Il répondit par la négative, alors Allah révéla : {( quiconque parmi vous est malade ou souffre de la tête n'a qu'à effectuer une expiation en jeûnant trois jours, en donnant l'aumône ou en faisant un sacrifice )} [Coran : 2/196]. A ce moment, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui donna le choix entre jeûner trois jours et nourrir six pauvres, en donnant à chaque pauvre la moitié d'un « Ṣa’ » de blé ou autre. Ceci est donc l'expiation pour le fait qu'il se soit rasé la tête en état de sacralisation, car il y fut contraint par la présence des vermines sur sa tête. Dans une autre version, il est dit qu'il lui a donné le choix entre les trois possibilités.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous dirigea dans l'une des deux prières de l'après-midi - Ibn Sîrîn dit : Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a précisé laquelle, mais j'ai oublié - Il accomplit deux cycles avec nous, avant de prononcer le salut final. Il se leva ensuite en direction d'une bûche posée en travers de la mosquée, il s'appuya dessus, l'air irrité, posa sa main droite sur sa main gauche et croisa les doigts. Les plus pressés sortirent par les portes de la mosquée en disant : " la prière a été raccourcie ! " Parmi les gens se trouvaient Abû Bakr et 'Umar (qu’Allah les agrée), qui n'osèrent pas lui parler. Parmi les gens se trouvait également un homme dont les mains étaient si grandes qu'on l'appelait : " L'homme aux deux mains " (qu’Allah l’agrée). Il dit : " Ô, Messager d'Allah ! As-tu oublié ou la prière a-t-elle été raccourcie ? - Il dit : Je n'ai pas oublié et elle n'a pas été raccourcie ! Puis, il demanda : L'homme aux deux mains dit-il vrai ? " Ils firent un geste de la tête, en signe d’approbation. Il s'avança alors et accomplit la partie de la prière qu'il avait délaissée avant de prononcer le salut final. Ensuite, il dit : " Allâhu Akbar ! " (Allah est plus Grand [que tout] ! ) et se prosterna comme il en avait l'habitude, ou plus longtemps, puis il releva la tête et dit : " Allâhu Akbar ! ", puis il dit : " Allâhu Akbar ! " et se prosterna comme il en avait l'habitude, ou plus longtemps, puis il releva la tête et dit : " Allâhu Akbar ! " Je pense qu'ils lui demandèrent : " Ensuite, il a prononcé le salut final ? - Il dit : On m'a dit que 'Imrân ibn Ḥuṣayn a dit : Puis il a prononcé le salut final. " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLes Messagers sont dotés des esprits les plus intelligents et des cœurs les plus fermes. Ils sont les plus aptes à supporter la tâche qui est la leur et les plus respectueux du droit d'Allah. Malgré tout cela, ils ne dépassent pas le stade d'êtres humains. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était celui qui jouissait le plus de toutes ces caractéristiques, mais, en tant qu'être humain, il était sujet à l'oubli. Et l'oubli, de sa part, avait notamment pour objectif qu'Allah instaure les règles de l'oubli dans la prière. Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate donc que le Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplit un jour la prière du midi ou de l'après-midi avec ses Compagnons. Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a précisé de laquelle des deux il s'agissait, mais c'est Ibn Sîrîn qui a oublié. Après deux cycles de prière, il prononça le salut final. Vu son degré élevé, il n'était apaisé que par les actions complètes, il ressentit un manque, comme si quelque chose n'allait pas, mais sans en connaître la cause. Il se leva donc et se dirigea vers une bûche posée dans la mosquée en travers de la qiblah et s'appuya dessus en croisant les doigts, contrarié. Les prieurs les plus pressés sortirent par les portes de la mosquée en se disant les uns aux autres que quelque chose s'était produit, que la prière avait été raccourcie, comme si la considération qu'ils avaient pour sa qualité de Prophète les faisait penser qu'il était impossible qu'il ait commis un oubli. Également, le respect qu'ils portaient dans leurs cœurs à son égard était tel que personne n'osa entamer le sujet avec lui, pas même Abû Bakr et 'Umar (qu’Allah les agrée), d'autant plus qu'ils le voyaient affecté et renfrogné. C'est là qu'un homme parmi les Compagnons appelé « L'homme aux deux mains » (qu’Allah l’agrée) rompit ce silence et demanda : « Ô, Messager d'Allah ! As-tu oublié ou la prière a-t-elle été raccourcie ? » Il hésitait entre les deux possibilités car, à ce moment, les deux étaient envisageables. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) exprima ce qu'il pensait alors en disant : « Je n'ai pas oublié et elle n'a pas été raccourcie. » A ce moment, l'homme aux deux mains (qu’Allah l’agrée) comprit que la prière n'avait pas été raccourcie et, étant sûr qu'il n'avait accompli que deux cycles, il lui dit : « Si, tu as oublié ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) voulut alors s'assurer de l'information de l'homme aux deux mains (qu’Allah l’agrée), qui s'opposait à son opinion, selon laquelle il avait accompli la prière complètement. Cherchant ce qui pouvait appuyer ses dires, il demanda aux gens présents : « L'homme aux deux mains dit-il vrai ? », c'est à dire : Dit-il vrai lorsqu'il dit que je n'ai accompli que deux cycles ? Quand ils dirent : « Oui ! », il s'avança et acheva la prière. Après le « Tashahud », il dit le salut final, puis, assis, il dit : « Allahu Akbar ! » (Allah est plus Grand [que tout] ! ) et se prosterna comme il le faisait pendant la prière ou plus longtemps. Il releva ensuite la tête en disant : « Allahu Akbar ! », puis dit : « Allahu Akbar ! », pour se prosterner de nouveau, comme il le faisait dans la prière, ou plus longtemps. Ensuite, il releva la tête et dit : « Allahu Akbar ! », avant de prononcer le salut final, sans redire le « Tashahud ».
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Les martyrs sont au nombre de cinq : Celui qui succombe à la peste, celui qui meurt d’une maladie du ventre, celui qui meurt noyé, celui qui meurt sous les décombres et celui qui meurt martyr dans la voie d’Allah. " » Et dans une version : " Lesquels d’entre vous considérez-vous comme des martyrs ? " Ils répondirent : " Ô Messager d’Allah ! Celui qui est tué dans la voie d’Allah est un martyr. " Il leur a alors répondu : " S’il en était ainsi, les martyrs de ma communauté seraient bien peu nombreux ! " Ils demandèrent donc : " Ô Messager d’Allah ! Alors qui sont-ils ? " Il leur répondit : " Quiconque est tué dans la voie d’Allah est un martyr, quiconque meurt dans la voie d’Allah est un martyr, quiconque meurt de la peste est un martyr, quiconque meurt des suites d’une maladie du ventre est un martyr, et le noyé est aussi un martyr. " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimEn général, les martyrs sont au nombre de cinq : Celui qui a été frappé par la peste au point d'en mourir, car c’est une épidémie dévastatrice ; celui qui meurt d’une maladie du ventre et celui qui meurt noyé après avoir embarqué sur un bateau pour un but non illicite, ou [celui qui meurt] emporté par les torrents, les piscines et ce qui y ressemble. De même, celui qui meurt sous des décombres, comme lorsqu’un mur s’effondre sur lui, et enfin celui qui est tué dans la voie d’Allah, Exalté soit-Il. Ce dernier type de martyr est le plus élevé qui soit. Il y a encore celui qui meurt dans la voie d’Allah pour une cause autre que dans le combat. Les quatre premiers martyrs évoqués sont considérés comme martyrs dans l’au-delà et non dans la vie d’ici-bas. Par conséquent, et à la différence du dernier type de martyr, ils doivent être lavés et on doit accomplir la prière funéraire sur eux. Le nombre de martyrs évoqué dans ce hadith n’est pas exhaustif.