





























Hadeeth Cards
Da'wa cards that highlight great meanings from the noble prophetic hadiths in a simple style and attractive display that helps the Muslim to have a deeper understanding of his religion in an easy way
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Ṣâliḥ ibn Khawwât ibn Jubayr (qu'Allah l'agrée) relate d’un homme qui a accompli la prière de la peur à « l'expédition des rapiéçages » : Un groupe s’est rangé avec lui et un autre devant l’ennemi. Il a accompli un cycle de prière avec ceux qui étaient avec lui, puis il resta debout, pendant qu’eux terminèrent leurs prières et quittèrent leur place, pour se ranger en face de l’ennemi. Alors, l’autre groupe vint et accomplit avec eux le cycle qu’il lui manquait, puis il resta assis, pendant qu’ils terminèrent leurs prières. Enfin, il prononça le salut final avec eux.
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLors d’une expédition menée par le Prophète (sur lui la paix et le salut), la plupart de ses Compagnons étaient à pieds. Durant cette expédition, ils souffrirent tellement de marcher à pieds qu’ils durent enrouler leurs pieds dans des bandelettes [d’où le nom de : « l'expédition des rapiéçages »]. Finalement, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne rencontra pas ses ennemis et aucun combat n’eut lieu, mais les musulmans firent naître la peur chez leurs ennemis. Dans ce hadith, l’ennemi n’était pas dans la direction de la prière, car leurs demeures se situaient à l’est de Médine. Voilà pourquoi, il a séparé les hommes en deux groupes : un qui se range pour prier et l’autre qui se range en direction de l’ennemi, que les fidèles avaient dans leur dos. Ensuite, Il a accompli un cycle de prière avec ceux qui étaient rangés derrière lui et, au cours du deuxième cycle, il resta debout tandis qu’eux terminèrent leur deuxième cycle pour ensuite prononcer le salut final et se placer en face de l’ennemi. Puis, l’autre groupe l’a alors rejoint et il a accompli avec eux son deuxième cycle, et ensuite il est resté assis. Pendant ce temps, ils se levèrent et accomplirent leur deuxième cycle. A la fin, il prononça le salut final avec eux. Le premier groupe a donc prononcé le « Takbîr » d’ouverture [la proclamation de la grandeur d’Allah, qui consiste à dire : « Allâhu Akbar ! » et qui signifie : « Allah est plus Grand que tout ! »] avec l’imam tandis que le second a prononcé avec lui le salut final de fermeture. Ainsi, il n’a laissé aucune occasion à l’ennemi [de les attaquer] et chaque groupe a pu avoir une position favorable avec l’imam, de façon égale.
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate : « Alors que nous accomplissions le Pèlerinage avec le Prophète (sur lui la paix et le salut), nous déferlâmes le jour du sacrifice et c'est alors que Ṣafiyyah (qu’Allah l’agrée) fut indisposée. Quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) voulut faire avec elle ce qu'un homme fait avec sa femme, je lui dis : "Ô, Messager d'Allah ! Elle est indisposée ! - Il dit : Va-t-elle donc nous retenir ici ? - On dit : Ô, Messager d'Allah ! Elle a déferlé le jour du sacrifice ! - Il dit alors : Sortez donc !" » Dans une version : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : "Blessée et égosillée soit-elle ! A-t-elle tourné [autour de la Kaʽbah] le jour du sacrifice ? - On dit : oui ! - Il dit : Alors, pars !" »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate qu'ils accomplirent le Pèlerinage avec le Prophète (sur lui la paix et le salut), lors du Pèlerinage d'adieu. Quand ils terminèrent leurs rites, ils déferlèrent et tournèrent autour de la Ka’bah, accompagnés de Ṣafiyyah (qu’Allah l’agrée), l'épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut). La nuit du départ, Ṣafiyyah (qu’Allah l’agrée) eut ses règles et quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) voulut faire avec elle ce que l'homme fait avec son épouse, ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) le prévint que Ṣafiyyah (qu’Allah l’agrée) était indisposée. Il pensa alors qu'elle était indisposée depuis un moment et qu'elle n'avait pas encore accompli : « Ṭawâf al-ifâḍa », les tours du déferlement. Ce Ṭawaf étant un pilier du Pèlerinage, sans lequel le Pèlerinage n'est pas valide, elle les aurait donc empêchés de sortir de la Mecque, jusqu'à ce qu'elle se purifie et puisse l'accomplir. C'est pourquoi il prononça ces paroles que l'on dit sans en vouloir le sens : « blessée et égosillée soit-elle ! » Il dit : « va-t-elle donc nous retenir, jusqu'à ce qu'elle se purifie et accomplisse le Ṭawaf du Pèlerinage ? » Mais quand ils l'informèrent qu'elle avait accompli ce Ṭawaf avant d'être indisposée, il dit : « qu'elle parte donc ! » En effet, il ne lui restait plus que le Ṭawaf d'adieu à accomplir, or, elle en était dispensée.
Jâbir ibn Samurah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Les habitants de Kûfah se plaignirent de Sa'd - c'est à dire : Ibn Abî Waqqâs - (qu'Allah l'agrée) auprès de 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) qui le révoqua et leur nomma un nouveau gouverneur en la personne de 'Ammâr. Dans leurs plaintes, ils allèrent jusqu'à dire que Sa'd (qu'Allah l'agrée) ne faisait pas correctement la prière. 'Umar manda alors Sa'd et lui dit : « Ô Abâ Isḥâq ! Ces gens prétendent que tu ne sais pas faire correctement la prière. » Il répondit : « En ce qui me concerne, je jure par Allah que je présidais à leur prière exactement à la manière du Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) sans rien en diminuer. Quand je faisais la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ’ »), je prolongeais la lecture dans les deux premières unités de prière et je l’allégeais dans les deux dernières. » Il lui a alors dit : « C'est ce que nous avons toujours pensé de toi, ô Abâ Isḥâq ! » Il envoya avec lui quelqu'un - ou quelques personnes - à Kûfah afin d'interroger ses habitants à son sujet. Cet homme ne laissa pas une mosquée sans s'y être renseigné le concernant. Tout le monde ne disait de lui que du bien. Il entra enfin dans une mosquée appartenant aux Banî 'Abs. L'un d'eux, du nom de Usâmah ibn Qatâdah, aussi surnommé : Abû Sa'dah, se leva. Il dit : « Puisque tu nous demandes notre avis sur lui, Sa'd ne marche pas avec les expéditions militaires, ne partage pas équitablement le butin et n'est pas impartial dans ses jugements ! » Sa'd a alors dit : « Par Allah ! Je me contenterai de faire contre toi ces trois invocations : " Ô Allah ! Si ton serviteur que voici est un menteur et n'a cherché par son intervention qu'à se montrer et à se faire connaître [littéralement : il ne s’est levé que par ostentation et vanité], alors allonge-lui sa vie, allonge-lui sa pauvreté et expose-le aux tentations ! " Plus tard, lorsqu’on lui demandait qui il était, il disait : « Un [pauvre] vieux soumis aux tentations et frappé de l’invocation de Sa'd. » 'Abd Al-Mâlik ibn 'Umayr, le rapporteur de ce hadith de Jâbir ibn Samurah, a dit : « Je l'ai vu de mes propres yeux, alors que ses sourcils tombaient sur ses yeux à cause de l'âge. Il se mettait sur les chemins des jeunes filles pour les palper. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimUmar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) nomma Sa'd ibn Abî Waqqâs (qu'Allah l'agrée) comme gouverneur à Kûfah mais ses habitants se plaignirent de lui auprès du commandeur des croyants ‘Umar au point de prétendre qu'il ne faisait pas correctement la prière alors que c'était un noble Compagnon dont le Prophète (sur lui la paix et salut) a témoigné qu'il était destiné au Paradis. ‘Umar envoya donc le chercher et il se présenta alors à lui. Il lui dit : « Les gens de Kûfah se plaignent de toi et prétendent que tu ne sais pas faire correctement la prière. » Sa'd (qu'Allah l'agrée) l'informa qu'il présidait à leur prière exactement à la manière du Prophète (sur lui la paix et salut) et il évoqua la prière du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ’ ») comme si c'était la prière dont les gens s’étaient plaint - et Allah est le plus savant - Il a alors dit : « Certes, je présidais à leur prière exactement à la manière du Messager d'Allah (sur lui la paix et salut) sans rien en diminuer. Lorsque je faisais la prière du ‘Ishâ’, je prolongeais la lecture dans les deux premières unités de prière et je la raccourcissais dans les deux dernières. » C’est-à-dire : je prolongeais la lecture dans les deux premières unités de prière et je la raccourcissais dans le reste. ‘Umar (qu’Allah l’agrée) lui dit alors : « C'est ce que nous avons toujours pensé de toi, ô Abâ Isḥâq ! » Et il se porta garant de lui car c'est ce qu'on pensait de lui. En effet, il accomplissait parfaitement la prière pour son peuple comme le faisait le Prophète (sur lui la paix et salut). Toutefois, malgré cela, 'Umar (qu’Allah l’agrée) décida de s'en assurer car il était responsable et connaissait l’importance de la responsabilité. Il envoya donc avec lui des hommes à Kûfah afin d’interroger les habitants au sujet de Sa’d et de son attitude. Ces hommes ne laissèrent pas une mosquée sans s'y renseigner le concernant. Tout le monde ne disait de lui que du bien. Ils entrèrent enfin dans une mosquée appartenant aux Banî 'Abs et les interrogèrent. L'un d'eux se leva et dit : « Puisque tu nous demandes notre avis sur lui, alors cet homme ne sort pas combattre, ne partage pas équitablement le butin et n'est pas juste dans ses jugements lorsqu’il juge entre les gens ! » Il porta donc trois accusations à son encontre. Alors Sa'd ibn Abî Waqqâs (qu’Allah l’agrée) répliqua : « Si tu dis cela, je me contenterai alors de faire contre toi trois invocations. » Il invoqua Allah, le Très-Haut, afin qu’Il lui allonge sa vie, sa pauvreté et qu’Il l’expose aux tentations. Nous demandons à Allah la protection. [Il prononça donc] Trois immenses invocations, mais il (qu’Allah l’agrée) émit une exception en disant : « Si ton serviteur que voici n’a cherché par son intervention qu'à se montrer et à se faire connaître » [littéralement : s’il ne s’est levé que par ostentation et vanité], c’est-à-dire : s’il a dit cela à tort. Allah exauça alors ses invocations et, plus tard, cet homme vieillit jusqu’à ce que ses sourcils tombaient sur ses yeux à cause de l'âge, il devint pauvre et soumis aux tentations de telle sorte que malgré cette situation et son vieil âge, il se mettait sur le chemin des jeunes filles, ou dans les marchés, pour les palper - qu'Allah nous protège ! - Et il disait à son sujet : « Un [pauvre] vieux soumis aux tentations et frappé de l’invocation de Sa’d. »
Al-Barâ' ibn ʽÂzib (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le jour de « ‘Îd Al-Aḍḥâ’ » (la fête du sacrifice), le Prophète (sur lui la paix et le salut) nous fit un sermon après la prière dans lequel il dit : " Quiconque a effectué notre prière et sacrifié selon nos règles aura certes accompli notre rite traditionnel. Par contre, quiconque aura égorgé sa bête de sacrifice avant la prière, cela ne lui sera pas [compté comme] une offrande rituelle (un sacrifice). " Abû Burdah ibn Niyâr - l'oncle maternel d'Al-Barâ' ibn 'Âzib - a alors dit : " Ô Messager d'Allah ! J'ai sacrifié mon mouton avant la prière, sachant que cette journée est une journée de festin. J'ai voulu que mon mouton fût le premier sacrifice chez moi, alors je l'ai égorgé et j'en ai mangé avant de venir à la prière ! " - Ton mouton, a dit le Prophète (sur lui la paix et le salut), n'est que de la viande. [Abû Burdah] a alors déclaré : " Ô Messager d'Allah ! Nous avons une chevrette que je préfère à deux moutons, sera-t-elle valable pour moi ? " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a répondu : " Oui, mais cela ne sera valable pour personne [d'autre] après toi ! " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe jour de « ‘Îd Al-Aḍḥâ’ » (la fête du sacrifice), le Prophète (sur lui la paix et le salut) fit un sermon après la prière et commença à expliquer à ses Compagnons les règles du sacrifice et le moment de la journée où il fallait l’accomplir. Il leur mentionna que quiconque accomplirait la même prière qu'eux et le même sacrifice, qui font tous deux partie de sa guidée (sur lui la paix et le salut), aurait certes accompli le rite traditionnel légiféré. Par contre, quiconque égorgerait [sa bête de sacrifice] avant la prière de « ‘Îd Al-Aḍḥâ’ », il aurait alors sacrifié avant l'entrée du temps imparti pour l'immolation, et sa bête de sacrifice lui serait comptée comme simple viande et non en qualité d'offrande rituelle acceptée. " Quand Abû Burdah entendit le sermon du Prophète (sur lui la paix et le salut), il s'exclama : " Ô Messager d'Allah ! J'ai sacrifié mon mouton avant la prière, sachant que cette journée est une journée de festin. J'ai voulu que mon mouton fût le premier sacrifice chez moi, alors je l'ai égorgé et j'en ai mangé avant de venir à la prière ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : " Le mouton que tu as sacrifié n'est pas considéré comme une bête de sacrifice (« Uḍḥiyah ») légiférée mais ce n'est que de la viande ! " Abû Burdah déclara alors : " Ô Messager d'Allah ! J'ai une chevrette élevée à la maison, chère à mes yeux et que nous préférons à deux moutons : serait-elle valable pour moi si je la dépense dans l'obéissance d'Allah en l'égorgeant ? " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : " Oui, mais ce jugement ne sera valable que pour toi et personne d'autre parmi les gens de la communauté musulmane. " En effet, il ne leur sera pas permis de sacrifier un jeune mouton qui n'aura pas atteint l'âge complet d'un an.
Sahl ibn Sa'd (qu'Allah l'agrée) relate qu'une femme apporta au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) un manteau à rayures, tissé et orné de franges, puis qu'elle dit : « Je l'ai tissé moi-même et je te l'offre pour t'en vêtir. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'accepta car il en avait besoin. Il le porta et sortit vers nous. Un homme s'exclama : « Qu’il est beau ! Offre-le-moi ! » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Oui ! » Puis il s'assit dans l'assemblée, plia le manteau et le lui fit parvenir. Les personnes présentes dirent à l'homme : « Tu as mal agi ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'a porté parce qu'il en avait besoin et tu le lui demandes, sachant bien qu'il ne refuse pas lorsqu’il est sollicité ! » L'homme répondit : « Je ne le lui ai certainement pas demandé afin de le porter, je ne le lui ai demandé qu'afin qu'il soit mon linceul ! » Sahl (qu'Allah l'agrée) dit : « Il fut effectivement son linceul. »
Rapporté par Al-Bukhârî de manière similaireL'altruisme du Prophète (sur lui la paix et le salut) apparaît dans ce hadith : il a préféré offrir le manteau à cet homme bien qu'il en ait lui-même besoin. En effet, le fait qu'il l'ait immédiatement porté montre clairement qu'il en avait fort besoin. Lorsqu'une femme apporta et offrit un manteau au Prophète (sur lui la paix et le salut), un homme s'avança et s'exclama : « Qu'il est beau ! » puis il le demanda au Prophète (sur lui la paix et le salut). Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le retira, le plia et le lui donna. Certains explicateurs des récits de la tradition prophétique ont mentionné parmi les enseignements tirés de ce récit, le fait de chercher la bénédiction avec les traces et les restes des gens pieux. Cependant, ce n'est pas du tout correct car la recherche de bénédiction était spécifique à la personne du Prophète (sur lui la paix et le salut) et on ne peut donc faire d'analogie avec autrui dans le mérite et la piété. De plus, les Compagnons (qu'Allah les agrée) n'ont pas recherché de bénédiction autre que celle du Prophète (sur lui la paix et le salut) de son vivant et après sa mort. Et si c'était un bien, ils nous auraient devancés afin de l'accomplir et il existe d'autres raisons prouvant que ce n'est pas légiféré.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Alors qu’un homme marchait dans une terre désertique, il entendit une voix provenant d'un nuage dire : " Arrose le jardin d’untel ! " Ce nuage prit aussitôt la direction du jardin et déversa son eau dans un champ pierreux. L’une des crevasses présente absorba alors toute l’eau. L’homme suivit l’eau jusqu’à arriver à une personne debout dans son jardin. Celle-ci faisait dévier l’eau avec sa bêche, alors le premier lui demanda : " Ô serviteur d’Allah ! Quel est ton nom ? - Il répondit : Untel. " C’était le même nom qu’il avait entendu du nuage. La seconde personne demanda alors : " Ô serviteur d’Allah ! Pourquoi me demandes-tu mon nom ? - L’homme répondit alors : J’ai entendu une voix, provenant du nuage dont voici l’eau, dire : " Arrose le jardin d’untel ! " et il s’agissait de ton nom. Que fais-tu donc avec le produit de ton jardin ? - La seconde personne répondit : Puisque tu as dit cela… En fait, je regarde ce qu’il produit et ensuite, j’en donne un tiers en aumône, ma famille et moi en mangeons un tiers et je remets le dernier tiers en terre. " »
Rapporté par MuslimPendant qu’un homme se trouvait dans une vaste terre désertique, il entendit une voix provenant d’un nuage dire : « Arrose le jardin d’untel ! » Le nuage prit aussitôt la direction de ce jardin et déversa son eau dans un champ de pierre noire. Alors, l'une des crevasses présente en absorba l'intégralité. L’homme suivit l’eau et aperçut un autre homme, debout dans son jardin, faisant dévier l’eau avec sa bêche. Il lui demanda : « Ô serviteur d’Allah ! Quel est ton nom ? » Il répondit : « Untel. » C’était le même nom qu’il avait entendu en provenance du nuage. La seconde personne demanda alors : « Ô serviteur d’Allah ! Pourquoi me demandes-tu mon nom ? » L’homme répondit : « J’ai entendu une voix, provenant du nuage dont voici l’eau, dire : " Arrose le jardin d’untel ! " et il s’agissait de ton nom. Que fais-tu donc de bien avec le produit de ton jardin pour mériter ainsi ce prodige ? » La seconde personne répliqua alors : « Puisque tu as dit cela, en fait, je regarde ce qu’il produit et ensuite, j’en donne un tiers en aumône, ma famille et moi en mangeons un tiers et je remets le dernier tiers en terre. »
Abdullâh ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'il avait répudié sa femme alors qu'elle était indisposée. 'Umar (qu'Allah l'agrée) en parla au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui se mit en colère à son sujet et dit : « Qu'il la reprenne et qu'il la garde jusqu'à ce qu'elle soit en état de pureté ! Puis, après qu’elle ait de nouveau eu ses règles et qu'elle se soit à nouveau retrouvée en état de pureté, à ce moment-là, s'il veut la répudier, qu'il le fasse ! Alors qu’elle est en état de pureté et avant qu'il ne la touche. Tel est le délai de viduité ordonné par Allah. » Dans une version : « jusqu'à ce qu'elle ait de nouveau ses règles, et non celles pendant lesquelles il l'a répudiée ». Dans une version : « elle fut comptée comme une répudiation et 'Abdullah la reprit comme le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le lui avait ordonné. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimAbdullâh ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) avait répudié sa femme alors qu'elle était indisposée. Son père en parla au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui se mit en colère du fait qu'il l'avait répudiée de façon illicite, contraire à la tradition prophétique. Il lui donna donc l'ordre de la reprendre et de la garder jusqu'à ce qu'elle soit en état de pureté suite à cette période de règles, puis qu'elle entre dans une autre période de règles et qu'elle soit à nouveau en état de pureté. Après cela, s'il voulait la répudier et ne désirait plus rester avec elle, il devait la répudier avant d'avoir un rapport charnel avec elle. Tel est le délai de viduité qu'Allah a ordonné d'observer pour quiconque désire répudier sa femme. Les savants divergent au sujet de la validité de la répudiation prononcée à l'encontre d'une femme indisposée, sachant que cette démarche est illicite et contraire à la tradition prophétique. Aussi, l'avis actuellement appliqué est conforme à la version d'Abû Dâwûd, dans laquelle on peut lire : « il l'a renvoyée avec moi et ne l'a pas prise en compte. » Quant aux textes de la version présente, ils n'énoncent pas de façon claire que la répudiation était valide, ni que celui qui l'a prise en compte était le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Enfin, dans un hadith clair et bien connu, il est dit : « celui dont l'acte n'est pas conforme à notre religion, il sera rejeté » (rapporté par Al-Bukhârî et Muslim).
ʽAbdallah ibn ʽUmar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit la vente et le don de l’alliance.
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimL’alliance est un lien comme les liens du sang de telle sorte que ces deux liens ne peuvent être acquis par le commerce ou le don, ou quoi que ce soit d’autre. C’est pourquoi, il n’est pas permis d’agir à sa guise avec cela, soit en le vendant ou en le donnant. C’est un lien et une attache entre celui qui affranchit quelqu’un et la personne affranchie et par laquelle la première personne hérite de la seconde. Il est interdit de vendre cette relation ou de la donner, car elle est comme la filiation qui ne cesse jamais et ne peut disparaître. Ainsi, si un homme vendait sa filiation qui le lie à son frère, à son enfant ou à son cousin, alors la vente ne serait pas valable, car on ne peut vendre la filiation [et les liens du sang qui lui sont attachés]. Il en est de même en ce qui concerne l’alliance.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate qu’un bédouin vint trouver le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Ma femme a mis au monde un enfant de couleur noire ! - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda : As-tu des chameaux ? - L’homme répondit par l’affirmative. - De quelle couleur sont-ils ? demanda le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Le bédouin répondit : Ils sont roux. - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda alors : Y’en a-t-il des gris ? - Oui, répondit le bédouin. - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda encore : Comment cela se fait-il ? - Le bédouin s’avança : Peut-être que cela est dû à un trait héréditaire ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : Peut-être que cela est dû à un trait héréditaire ! " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimUn homme de la tribu de Fazârah a vu son épouse donner naissance à un enfant dont la couleur n’était celle d’aucun de ses parents si bien qu’il a douté et s’en est allé trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) en vue d'accuser son épouse d’adultère. Il exposa au Prophète (sur lui la paix et le salut) sa situation et le fait que son épouse avais mis au monde un enfant noir. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) comprit ce qu’il voulait signifier. Il voulut le convaincre et faire disparaître ses doutes en lui donnant un exemple qui lui était familier. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda donc : « As-tu des chameaux ? » L’homme répondit par l’affirmative. « De quelle couleur sont-ils ? », demanda le Prophète (sur lui la paix et le salut). Le bédouin répondit : « Ils sont roux ». Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda alors : « Y’en a-t-il des gris ? », c’est-à-dire : d’une couleur différente des autres. « Oui », répondit le bédouin. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda encore : « Comment cela se fait-il qu’ils ont une couleur différente ? » Le bédouin s’avança : « Peut-être que cela est dû à un trait héréditaire d’un de ces parents ou grands-parents ? » Aussitôt le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a dit : « Peut-être donc que cela est un trait héréditaire » : pour ton enfant ! Il doit avoir un de ses parents ou grands-parents qui ont peut-être été de couleur noire et l’enfant a été touché par ce trait héréditaire ! Ainsi donc, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a convaincu le bédouin en présentant cette analogie parfaite et il l’a débarrassé des doutes qui l’envahissaient.