





























Hadeeth Cards
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‘Uqba ibn al-Ḥârith (qu’Allah l’agrée) relate : « Alors que j’étais marié à Umm Yaḥya bint Abî Ihâb, un jour, une esclave noire vint à ma rencontre et m’a dit : " Je vous ai allaités tous les deux ! " J’en informai alors le Prophète (sur lui la paix et le salut), mais il se détourna de moi. Je me mis devant lui et l’informai de nouveau, c’est alors qu’il m’a dit : " Comment ? Alors qu'elle a affirmé vous avoir allaités tous les deux !? " »
Rapporté par Al-Bûkhârî‘Uqba ibn al-Ḥârith était marié à Umm Yaḥya bint Abî Ihâb. Un jour, une esclave noire vint l’informer qu’elle les avait allaités, lui et sa femme, donc cette dernière était sa sœur de lait. Il alla donc en informer le Prophète (sur lui la paix et le salut) en insinuant que la femme mentait. Mais, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui reprocha de vouloir rester avec sa femme alors que cette esclave l’avait prévenu. Il lui dit alors : « Comment [cela te serait-il permis]? Alors qu'elle a affirmé vous avoir allaités tous les deux ?! »
Saʽd ibn Abî Waqqâṣ (qu'Allah l'agrée) a dit : « Au cours du Pèlerinage d'adieu, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se rendit à mon chevet lors d'une maladie qui faillit me tuer. Je dis : " Ô Messager d'Allah! Ma maladie a atteint le stade que tu vois. Je suis fortuné et je n'ai qu'une seule fille pour héritière. Donnerais-je les deux tiers de mes biens en aumône? - Non ! répondit le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Donnerais-je alors la moitié ? demandai-je. - Non ! répliqua le Prophète (sur lui la paix et le salut). Le tiers ! Et le tiers c'est beaucoup ! Laisser tes héritiers riches est préférable que de les laisser pauvres, demandant la charité aux gens. Tu n'effectues aucune dépense en recherchant l'agrément d'Allah sans que tu en sois récompensé, serait-ce la bouchée que tu mets dans la bouche de ton épouse ! " Je demandai : " Ô Messager d'Allah ! Ferais-je défaut à mes compagnons après leur retour (à Médine)? " Il répondit : " Tu ne survivras point sans que, pour toute œuvre que tu accompliras en recherchant l'agrément d'Allah, tu sois élevé en degrés et en dignité. Il se peut aussi que tu survives afin que ta présence profite à certains et nuise à d'autres. Ô Allah ! Achève l'hégire de mes Compagnons et ne les ramène pas en arrière ! Mais le malheureux est bien Sa'd ibn Khawlah. » (Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut peiné et attristé pour Sa'd, car il décéda à la Mecque.)
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimSa'd ibn Abî Waqqâṣ (qu'Allah l'agrée) tomba gravement malade au point qu'il craint d'en mourir lors du Pèlerinage d'adieu ; le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se rendit à son chevet comme il le faisait avec ses Compagnons afin de prendre de leur nouvelle et de les consoler. Sa'd ibn Abî Waqqâṣ (qu'Allah l'agrée) évoqua certaines causes qu'il pensait pouvoir lui permettre de donner en aumône une grande partie de sa fortune et dit : " Ô Messager d'Allah! Ma maladie a atteint le stade que tu vois. Je suis fortuné et je n'ai qu'une seule fille pour héritière. Donnerais-je les deux tiers de mes biens en aumône? - Non ! répondit le Prophète (sur lui la paix et le salut). - Donnerais-je alors la moitié ? demandai-je. - Non ! répliqua le Prophète (sur lui la paix et le salut). Le tiers ! Et le tiers c'est beaucoup ! " En effet, descendre en dessous du quart ou du cinquième est préférable. Ensuite, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) expliqua la sagesse de réduire la part à donner en aumône par deux raisons : La première est que s'il meurt, il est préférable pour lui de laisser ses héritiers riches et profitant ainsi de sa générosité et de ses biens que de les donner à autrui et de les laisser vivre grâce aux dons des gens. La deuxième est qu'il est préférable qu'il garde ses biens et qu'il les dépense dans des voies légales espérant ainsi la récompense d'Allah, et cela même pour des dépenses obligatoires comme le fait de nourrir son épouse. Puis Sa'd ibn Abî Waqqâṣ (qu'Allah l'agrée) craint de mourir à la Mecque - qu'il avait quittée pour rechercher le Visage d'Allah, Exalté soit-Il - car il pensait que cela diminuerai la récompense de son hégire à Médine. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'informa que s'il décédait de force dans la ville qu'il avait quittée afin d'accomplir l'hégire et qu'il y accomplissait une bonne œuvre en recherchant la récompense d'Allah, Celui-ci l'élèverait alors en degré grâce à cette œuvre. Puis le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui annonça la bonne nouvelle qu'il guérira de sa maladie et qu'il sera le grand commandant des troupes lors de la guerre contre les perses. Allah en fit profiter ainsi l'Islam et les musulmans et Il lui permit d'accéder aux conquêtes et de porter préjudice au polythéisme et à ses adeptes. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) invoqua Allah en faveur de tous ses Compagnons afin qu'Il les élève en degré, accepte leurs œuvres, ne les rende pas apostats et ne fasse pas retourner dans le lieu qu'ils ont quitté pour accomplir l'hégire. Allah accepta alors les invocations de son Prophète (sur lui la paix et le salut) et à Lui les louanges et la gratitude, louange à Celui qui par leur intermédiaire donna la gloire à l'Islam. Puis le Prophète (sur lui la paix et le salut) évoqua Sa'd ibn Khawlah, qui faisait partie des Muhajirines qui avaient quitté la Mecque pour accomplir l'hégire, mais au sujet desquels Allah avait décrété qu'ils y mourraient. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fut peiné et attristé pour Sa'd, car il décéda à la Mecque. En effet, ils détestaient voir un Muhâjir mourir à l'endroit qu'il avait quitté pour l'hégire.
D'après Ibn 'Abbâs (qu'Allah les agrée tous les deux) : Le Prophète ﷺ a dit : « Attribuez les legs [c'est-à-dire : les parts d'héritages] à leurs ayant droits. Et ce qu’il reste, alors c'est pour le plus proche parent mâle. »
Rapporté par Al Bukhârî et MuslimLe Prophète ﷺ ordonne à ceux qui sont chargés de la répartition de l'héritage de le distribuer aux ayants droit comme Allah (Élevé soit-Il) l'a voulu, d'une répartition juste et religieusement légale. On donne donc aux ayant droits leurs parts déterminées dans le Livre d'Allah. Ces parts sont de : deux tiers, un tiers, un sixième, la moitié, un quart et un huitième. Ce qui reste après cela, alors on le donne aux hommes qui sont les plus proches du défunt et qu'on appelle : « Al 'Aṣabah. »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) rapporte directement du Prophète (sur lui la paix et le salut) cette parole : « Les œuvres sont présentées le lundi et le jeudi, et j’aime que mes œuvres soient présentées alors que je jeûne. » Et dans une autre version : « Les portes du Paradis sont ouvertes le lundi et le jeudi, et on pardonne alors à tout serviteur qui n’associe rien à Allah, à l’exception d’un homme qui est en conflit avec son frère. On dit alors : " Laissez du temps à ces deux-là, jusqu’à ce qu’ils se réconcilient, laissez du temps à ces deux-là, jusqu’à ce qu’ils se réconcilient. " » Et [encore] dans une autre version : « Les œuvres sont exposées chaque lundi et chaque jeudi, Allah pardonne alors à tout individu qui n’associe rien à Allah, à l’exception d’un homme qui est en conflit avec son frère. On dit alors : " Laissez ces deux-là jusqu’à ce qu’ils se réconcilient. " »
Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par Muslim« Les œuvres sont présentées », c’est-à-dire : à Allah, Exalté soit-Il. « le lundi et le jeudi et j’aime que mes œuvres soient présentées alors que je jeûne », c’est-à-dire : pour rechercher l’augmentation de l’élévation en degrés et pour obtenir plus de récompense. Et dans l’expression de l’autre version : « Les portes du Paradis sont ouvertes chaque lundi et chaque jeudi », et ce, de façon concrète et réelle, car le Paradis est créé. Sa parole : « Et on pardonne alors à tout serviteur qui n’associe rien à Allah. » : on lui pardonne ses péchés mineurs. Quant aux péchés majeurs, ceux-ci nécessitent un repentir. Sa parole : « Sauf un homme », c’est-à-dire : un être humain « avec qui il y a entre lui et son frère », c’est-à-dire : [son frère] en Islam « un conflit », c’est-à-dire : de l’inimitié et de la haine. « On dit alors : laissez du temps à ces deux-là », ceci signifie : Allah dit à Ses Anges : reportez et laissez-leur du temps « à ces deux-là », c’est-à-dire : ces deux hommes que l’inimitié sépare, en guise de réprimande ou à cause du péché que représente ce boycott « jusqu’à » ce que leur conflit cesse et qu’« ils se réconcilient », c’est-à-dire : qu'ils s’arrangent et que le conflit se dissipe. Cela prouve qu’il incombe à l’individu de s’empresser de faire disparaître la dissension, l’inimitié et la haine entre lui et ses frères. Et s’il ressent un quelconque manque de motivation et une lourdeur à faire disparaître l’animosité, alors qu’il persévère et espère la récompense divine, car l’issue de ce genre d’entreprise est louable. De même, lorsque l’individu réalise le bien, la récompense et la rétribution qu’une telle œuvre renferme lui est facilitée. Il en est de même lorsqu’il réalise la menace qui pèse sur lui du fait de la délaisser, de là, son acte à accomplir lui sera facilité.
ʽA’ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) est entré chez elle, le visage radieux et resplendissant, et a dit : « Sais-tu que, tout à l’heure, Mujazziz a regardé Zayd ibn Ḥârithah et Usâmah ibn Zayd et a dit : " Ces pieds proviennent sans aucun doute les uns des autres ! " ? » Dans une version : « Et Mujazziz était physionomiste. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimZayd ibn Ḥârithah (qu’Allah l’agrée) était blanc de peau tandis que son fils, Usâmah, avait la peau brune. A cause de cette différence, des gens doutaient à leur sujet et soupçonnaient Usâmah de ne pas être le fils de Zayd, ce qui causait du tort au Prophète (sur lui la paix et le salut). Un jour, un homme appelé Mujazziz al-Mudlâjî, qui était physionomiste, passa à côté d’eux, alors qu’ils étaient entièrement recouverts d’une couverture, qui ne laissait voir que leurs pieds. Il dit alors : « Ces pieds proviennent sans aucun doute les uns des autres ! ». En effet, il avait remarqué à quel point ils se ressemblaient. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) entendit les mots de ce physionomiste qui le réjouirent grandement. Il entra alors chez ʽA’ishah (qu’Allah l’agrée) le visage resplendissant de joie et rassuré quant au lien de filiation entre Zayd et Usâmah, heureux de pouvoir faire taire ceux qui s’attaquaient à l’honneur des gens en toute ignorance.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « N’allez pas à la rencontre des marchands qui arrivent. Ne vendez pas et n’achetez pas les uns par-dessus les autres. Ne surenchérissez pas les uns contre les autres. Qu’un citadin ne vende pas pour un nomade. Ne laissez pas gonfler les mamelles des chamelles et des brebis et si quelqu’un en achète, il aura le choix après l’avoir traite: si elle lui convient, il la gardera ; sinon, il la rendra avec une mesure de dattes. »
Rapporté par Muslim - Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim[Dans ce hadith] le Prophète (sur lui la paix et le salut) interdit cinq pratiques commerciales interdites pour ce qu'elles contiennent de nuisibles à l'égard du vendeur et de l’acheteur mais aussi d’autres personnes : 1 - Il a interdit d’aller à la rencontre de ceux qui arrivent en ville pour vendre leurs marchandises, que ce soit de la nourriture, des animaux, ou autre. En effet, il se peut que quelqu’un aille à leur rencontre, avant qu’ils n’arrivent au marché, afin de leur acheter leurs marchandises à un prix inférieur au prix habituel. En agissant de la sorte, il les dupe et les prive de gains pour lesquels ils se sont fatigués. 2 - Il a également interdit que quelqu’un vende ou achète par-dessus un autre et surenchérisse. Par exemple, et pendant que deux parties peuvent encore se rétracter [soit parce qu’elles ne se sont pas encore séparées ou soit parce qu’une des deux parties a exigé un délai de rétractation et que celui-ci est encore en cours], une personne dit : « J’ai une marchandise bien meilleure (ou « moins chère ») pour toi (en s’adressant à l’acheteur) » ou « Je te l’achète pour un prix plus élevé (en s’adressant au vendeur) », de sorte que son interlocuteur annule la transaction et commerce avec lui. Ceci est également interdit après le délai de rétractation, car cela fait naître l’inimitié et la haine entre les gens et revient à priver quelqu’un de gagner sa vie. 3 - Il a interdit la [fausse] surenchère, qui consiste à surenchérir sans avoir l’intention d’acheter, et cela dans l’intérêt du vendeur ou pour nuire à l’acheteur en faisant augmenter le prix. Il a interdit cette pratique car elle revient à mentir, à duper les clients et à ruser pour augmenter le prix des marchandises. 4 - Il a interdit au sédentaire de vendre la marchandise d’un nomade car, dans ce cas de figure, le sédentaire décide du prix et ne laisse pas les acheteurs en profiter. A ce sujet, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Laissez donc les gens recevoir les dons d’Allah par le biais des uns les autres ! » 5 - Il a interdit de vendre une bête dont on laisse gonfler les mamelles, ce qui revient à duper et à léser l’acheteur, qui pense que c’est l’état normal de la bête et l’achète donc pour un prix supérieur à sa vraie valeur. Dans cette situation et pour dédommager le préjudice subi, Le Législateur lui accorde un délai de rétractation de trois jours, après lequel il pourra soit garder la bête, soit la rendre (après qu’il ait découvert qu’il a été dupé). Si entre temps, la personne a trait la bête et qu’il décide de la rendre, il devra alors la rendre accompagnée de la mesure équivalent à un (« Ṣâ’ ») de dattes. Ces dattes sont données en échange du lait tiré.
Alî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit le mariage temporaire le jour de Khaybar, ainsi que la consommation de la viande des ânes domestiques.
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimL’objectif de la Législation à travers le mariage est l’union, la stabilité, la bonne entente entre les personnes et la fondation d’une famille. Et cette Législation a rendu illicite certaines formes d’union contraires au véritable objectif pour lequel le mariage a été légiféré. Voilà pourquoi, au moment de [la bataille] de Khaybar, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit « Al-Mut’ah », le mariage temporaire qui signifie que l’homme épouse une femme pour un temps déterminée. En effet, au début de l’Islam, ce mariage fut permis par nécessité. De même, il a interdit le fait de manger la viande des ânes domestiques, contrairement aux ânes sauvages.
Abdallah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'il a entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire, lorsqu'il relevait sa tête de l'inclination, dans la dernière rak'ah de la prière du Fajr : « Ô Allah ! Maudis untel et untel ! » Après avoir dit : « Qu'Allah exauce celui qui Le loue. Ô notre Seigneur ! A Toi la louange ! » Allah révéla alors : {( Tu n’as (Muḥammad) aucune part dans l’ordre (divin)...)} [Coran : 3/128]. Dans une autre version, il est rapporté que le Prophète (sur lui la paix et le salut) invoquait Allah contre Ṣafwân ibn Umayyah, Suhayl ibn 'Amr et Al-Ḥârith ibn Hishâm. C'est alors qu'Allah révéla : {(Tu n’as (Muḥammad) aucune part dans l’ordre (divin)...)} [Coran : 3/128].
Rapporté par Al-BûkhârîAbdallah ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) nous informe à travers ce hadith que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) disait, lorsqu'il relevait sa tête de l'inclination dans la dernière rak'ah de la prière du Fajr et après avoir dit : « Qu'Allah exauce celui qui Le loue ! » l'invocation du Qunut contre certains des chefs des polythéistes qu'ils lui avaient fait du tort, et il se peut qu'il les nommait par leurs noms. Ils lui avaient fait du mal le jour de Uḥud et il les maudissait en mentionnant leurs noms, Allah le désapprouva alors en révélant un verset qu'il l'empêchait de les maudire : {( Tu n’as (Muḥammad) aucune part dans l’ordre (divin)...)} [Coran : 3/128] étant donné qu'Allah savait par Sa Science qu'ils allaient devenir musulmans et se soumettre de la meilleure des façons.
Fâtimah bint Qays (qu’Allah l’agrée) relate qu'Abû ‘Amr ibn Ḥafs (qu’Allah l’agrée) l’avait répudiée définitivement alors qu’il était absent (dans une version : « Il l’avait répudiée trois fois. »). Il délégua quelqu’un pour lui apporter de l’orge, mais elle s’énerva contre cette personne, qui dit alors : « Par Allah ! Nous ne te devons plus rien ! » Elle alla donc en informer le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), qui lui dit : « Il n’a pas de dépenses à effectuer à ton égard » (et dans une version : « ni à te loger ») » et il lui ordonna de passer son délai de viduité chez Umm Sharîk. Ensuite, il a dit : « C’est une femme chez qui mes Compagnons se rendent, alors passe ton délai de viduité chez ibn Umm Maktûm. Il est aveugle et tu pourras te dévêtir chez lui. En outre, lorsque tu seras de nouveau disponible, informe-moi. » Elle a dit : « Une fois redevenue disponible, je l’informai que Mu’âwiyah ibn Abî Sufyân et Abû Jahm m’avaient demandée en mariage. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) fit alors remarquer : " En ce qui concerne Abû Jahm, il a toujours son bâton sur l’épaule. Quant à Mu’âwiyah, c’est un indigent qui ne possède aucun bien. Épouse donc Usâmah ibn Zayd ! " L’idée de l’épouser me déplût, mais il m’a de nouveau dit : " Epouse Usâmah ibn Zayd ! " Je l’épousai donc et Allah fit de lui un grand bien pour moi. En effet, je fus très heureuse de lui. »
Rapporté par MuslimAbû ‘Amr ibn Ḥafs (qu’Allah l’agrée) avait répudié définitivement son épouse Fâṭimah bint Qays (qu’Allah l’agrée), en prononçant la dernière répudiation possible. Or, la femme qui est répudiée de façon définitive n’a droit à aucune dépense de la part de son époux. Lorsqu’il lui envoya un peu d’orge, elle pensa qu’il lui était obligatoire de l’entretenir tant qu’elle était dans son délai de viduité et répugna de se voir donner cette orge, qu’elle trouvait trop négligeable. C’est alors qu’il jura qu’il ne lui devait plus rien. Elle alla s’en plaindre au Prophète (sur lui la paix et le salut) qui lui confirma qu’elle n’avait droit à aucune dépense, ni au logis. Puis, il lui ordonna de passer son délai de viduité chez Umm Sharîk. Ensuite, en se rappelant que ses Compagnons se rendaient souvent chez Umm Sharîk, il lui dit de passer plutôt son délai de viduité chez ibn Umm Maktûm, car c’était un aveugle qui ne pouvait pas la voir si elle ôtait ses vêtements. Il lui a également dit de l’informer une fois son délai terminé. Une fois son délai terminé, Mu’âwiyah et Abû Jahm vinrent la demander en mariage. Elle demanda donc conseil au Prophète (sur lui la paix et le salut), sachant que le fait de conseiller autrui est une obligation, surtout quand la personne en question vient demander conseil. Il ne lui conseilla aucun des deux, en avançant le fait qu’Abû Jahm était dur envers les femmes et que Mu’âwiyah était trop pauvre et ne possédait rien. Par ailleurs, il lui conseilla d’épouser Usâmah (qu’Allah l’agrée) mais cette idée lui déplût dans un premier temps, parce qu’Usâmah (qu’Allah l’agrée) était le fils d’un affranchi. Finalement, elle finit par obéir au Prophète (sur lui la paix et le salut) et accepta cette proposition. Elle fut alors très satisfaite de lui et Allah lui accorda beaucoup de bénédiction en la personne d’Usâmah ibn Zayd (qu’Allah l’agrée).