





























Hadeeth Cards
Da'wa cards that highlight great meanings from the noble prophetic hadiths in a simple style and attractive display that helps the Muslim to have a deeper understanding of his religion in an easy way
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Abû Mas'ûd Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) relate : « Un homme dit : "Ô, Messager d'Allah ! Je ne viens que très peu à la prière, tellement untel s'attarde quand il nous dirige ! " Je n'avais jamais vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mettre dans une telle colère pour exhorter les gens, quand il dit : "Ô, vous les gens ! Vous faîtes fuir les autres ! Celui qui dirige la prière pour les gens doit l'écourter, car parmi eux se trouvent le malade, le faible et celui qui est pressé !" »
Rapporté par Al-BûkhârîUn homme se plaint au Prophète (sur lui la paix et le salut) du fait qu'il lui arrivait de ne pas assister à la prière collective à cause de la façon dont l'imam allongeait la prière. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mit alors dans une grande colère et exhorta les gens en leur disant que, parmi eux, se trouvaient des personnes qui détournaient les autres de la prière. Il ordonna aussi aux imams d'alléger la prière, de sorte à ce qu'elle soit facile pour les fidèles, qui, une fois la prière terminée, ressentiront le désir d'y revenir. Également, certains fidèles ne supportent pas une prière trop longue, à cause de leur incapacité, de la maladie ou d'une quelconque préoccupation. Bien sur, dans le cas où le prieur est seul, il peut allonger la prière comme bon lui semble en effet, cela ne risque pas de charger les autres d'une difficulté qu'ils ne peuvent surmonter.
Ayyûb relate, d'après Abû Qilâbah, d'après 'Amr ibn Salamah : « Abu Qilâbah m'a dit : "Ne vas-tu pas à sa rencontre pour l'interroger ?" - C'est à dire : interroger 'Amr ibn Salamah - J'allai donc à sa rencontre et l'interrogeai. Il me dit alors : "Nous vivions près d'un point d'eau, par lequel les gens avaient l'habitude de passer. Ils passaient par chez nous sur leurs montures et nous leur demandions : 'Qu'est-ce qui arrive aux gens ? Qu'est-ce qui arrive aux gens ? Qui est cet homme ?' Et ils nous répondaient : 'Il prétend qu'Allah l'a envoyé, qu'Allah lui a accordé la Révélation !', ou : 'Allah a révélé telle et telle chose !' C'est alors que je mémorisais ces paroles, qui semblaient s'encrer dans ma poitrine. Aussi, les Arabes tardaient à accepter l'Islam, guettant la victoire. Ils se disaient : 'Laissez-le, lui et les siens. S'il prend le dessus sur eux, c'est qu'il est un Prophète véridique !' Quand eut lieu la victoire, donc, chaque groupe s'empressa d'accepter l'Islam. Mon père fut le premier de mon clan à devenir musulman et, quand il revint, il dit : 'Par Allah ! Je vous reviens assurément de chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) ! Et il a dit : 'Faites telle prière à tel moment et telle prière à tel moment ! Et quand vient le moment de la prière, que l'un d'entre vous fasse l'appel [à la prière] et que celui qui connaît la plus grande partie du Coran vous dirige [dans la prière] !' Quand ils regardèrent, ils trouvèrent que personne ne connaissait une plus grande partie du Coran que moi, car j'apprenais auprès des voyageurs. Ils me placèrent donc devant eux, alors que j'avais six ou sept ans. J'étais couvert d'un manteau qui devenait trop court quand je me prosternais, au point où une femme de la tribu dit : 'N'allez -vous pas cacher de nous le derrière de votre récitateur ?!' Ils achetèrent de quoi me découper une robe, qui me rendit heureux comme jamais !" »
Rapporté par Al-BûkhârîAyûb as-Sikhtiyâni relate qu'Abû Qilâbah Al-Jarmî lui dit : « Ne vas-tu pas à la rencontre de 'Amr ibn Salamah pour l'interroger sur les hadiths qu'il connait ? » Il dit : « J'allai donc à la rencontre de 'Amr ibn Salamah afin de l'interroger. 'Amr ibn Salamah dit alors : "Nous demeurions dans un endroit où les gens avaient l'habitude de passer. Quand les voyageurs passaient, nous leur demandions ce qu'il en était du Prophète (sur lui la paix et le salut) et de la réaction des Arabes à son égard. Ils disaient : 'Il prétend qu'Allah l'a envoyé et il lui a révélé ceci et cela de ce qu'ils avaient entendu !' C'est là que je mémorisais ces passages du Coran à la perfection, comme s'il était gravé dans mon cœur. Par ailleurs, les Arabes attendaient la conquête de la Mecque pour se convertir et disaient : ‘Laissez-le avec sa tribu Quraysh et s'il prend le dessus sur eux, c'est qu'il est un Prophète véridique !’ Quand la Mecque fut conquise, chaque tribu s'empressa de se convertir et mon père fut le premier de sa tribu à se convertir. Il se rendit auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et, à son retour, il dit : ‘Par Allah ! Je reviens bel et bien d'auprès du Prophète !’ Il les informa ensuite que le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur avait dit : ‘Faites telle prière à tel moment et telle prière à tel moment ! Et quand vient le moment de la prière, que l'un d'entre vous fasse l'appel [à la prière] et que celui qui connaît la plus grande partie du Coran vous dirige [dans la prière] !’ Quand ils regardèrent, ils trouvèrent que personne ne mémorisait une plus grande partie du Coran que moi du fait que je parlais avec les voyageurs et que j'apprenais d’eux le Coran. Ils me placèrent donc devant eux pour que je les dirige dans la prière, alors que je n'avais que six ou sept ans. Je n'avais qu'un court vêtement, qui ne me couvrait pas quand je me prosternais. Une femme de ma tribu dit alors : ‘N'allez -vous pas cacher de nous le derrière de votre récitateur ?!’ Ils m'achetèrent donc une robe, qui me réjouit comme rien auparavant." » Ce hadith n'est pas une preuve pour dire que le fait de cacher sa nudité n'est pas une condition de la prière, car il relate simplement un évènement particulier et il est possible que celui-ci se soit produit avant que ces gens n'aient connaissance de la règle en question.
Abû Mas’ûd Al-Anṣârî (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Que dirige les gens en prière celui d'entre eux qui connaît le mieux le Livre d'Allah ! S'ils se valent tous dans la connaissance [du livre], alors celui qui a la plus grande connaissance de la Sunnah. S'ils se valent tous dans la connaissance de la Sunnah, alors celui qui a fait l'hégire le plus tôt. Et s'ils ont tous fait l'hégire en même temps, alors celui d'entre eux qui est musulman depuis le plus longtemps. Qu'aucun homme ne dirige un autre dans la prière là où celui-ci a autorité et qu'il ne s'assoie pas chez lui à sa place d'honneur, sauf avec sa permission ! »
Rapporté par MuslimCe noble hadith met en valeur plusieurs points. Le premier est que la présidence de la prière doit être confiée prioritairement à celui qui connaît mieux le Coran ; mais ce qu'il faut considérer est la connaissance des règles de la prière car celui qui les ignore ne peut diriger les gens dans leur prière. Si les gens sont égaux dans la connaissance du Coran, alors on met en avant celui qui connaît mieux la Sunnah. Et s'ils sont égaux dans la connaissance, la mémorisation du Livre d'Allah et la Sunnah de Son Prophète (sur lui la paix et le salut), alors on préférera le premier à avoir émigré de la terre de mécréance vers la terre d'Islam. Et s'ils sont égaux en cela, alors on confiera l'imamat à celui d'entre eux qui est musulman depuis le plus longtemps. Le deuxième point est qu'aucun invité ne doit se mettre en avant du maître de maison pour l'imamat, sauf si celui-ci lui en donne la permission, car le maître des lieux est plus digne et plus prioritaire qu'un invité. Le troisième est que l'invité ne doit pas s'asseoir à la place réservée spécifiquement au maître de maison, sauf avec la permission de ce dernier.
Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Alors que je passais la nuit chez Maymûnah, le Prophète (sur lui la paix et le salut) se leva, accomplit ses besoins, se lava le visage et les mains et dormit. Puis, il se leva de nouveau, saisit la gourde et en défit le lien. Il fit alors une ablution moyenne, sans trop en faire mais tout en la faisant entièrement. Puis, il se tint debout pour prier. Je me levai alors et je m’écartai, car je ne voulais pas qu’il se rende compte que je l’observais, et je fis mes ablutions. Lorsqu’il se tint debout pour prier, je me plaçai à sa gauche. Il m’a alors saisi par l’oreille et me fit tourner pour me placer à sa droite. Il effectua treize cycles [de prière]. Ensuite, il s’allongea et dormit jusqu’à souffler. Lorsque Bilâl fit l’appel à la prière, il pria sans refaire ses ablutions. Il invoquait Allah en disant : « Ô Allah ! Mets de la lumière dans mon cœur, de la lumière dans ma vue, de la lumière dans mon ouïe, de la lumière à ma droite, de la lumière à ma gauche, de la lumière au-dessus de moi, de la lumière en-dessous de moi, de la lumière devant moi, de la lumière derrière moi et donne-moi de la lumière ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimDans ce hadith, Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) informe du fait qu’il passa la nuit chez Maymûnah (qu’Allah l’agrée), qui était sa tante maternelle et l’épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut). « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se leva, accomplit ses besoins, se lava le visage et les mains et dormit. » Après avoir accompli ses besoins, il lava son visage pour se revigorer et ses mains pour les nettoyer. « Puis, il se leva de nouveau, saisit sa gourde et en défit le lien » : après s’être réveillé, il prit le récipient qui sert à garder l’eau et ouvrit le lien qui ferme l’orifice du récipient et protège ce qu’il contient, que ce soit de l’eau ou autre. « Il fit alors une ablution… » : pour la prière. « Moyenne », c’est-à-dire : sans rien négliger et sans exagérer. « Sans trop en faire » : en lavant ses membres moins de trois fois. Ceci est permis, mais il est recommandé de laver ses membres trois fois. « Mais tout en la faisant entièrement » : Il a bien fait passer l’eau là où elle doit passer, ce qui représente le minimum obligatoire. « Puis, il se tint debout pour prier » : pour faire la prière nocturne. « Je me levai alors et je m’écartai, car je ne voulais pas qu’il se rende compte que je l’observais » : Il observait le Prophète (sur lui la paix et le salut) mais se mit à faire semblant de sorte à ce que celui-ci ne se rende pas compte qu’il l’observait. En effet, généralement, lorsque l’individu est seul, il fait chez lui des choses qu’il n’aimerait pas que l’on voit. Il est possible également qu’Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) craignait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) délaisse de faire certaines choses parce qu’il le regardait, puisqu’il avait l’habitude de renoncer à certaines actions de crainte qu’elles ne deviennent obligatoires pour son peuple. Il a donc agi avec discrétion pour pouvoir voir tous les faits et gestes du Prophète (sur lui la paix et le salut), à partir du moment où il s’est levé jusqu’au moment où on a appelé à la prière. Cela montre sa motivation et son désir d’acquérir le savoir à sa source. « Et je fis mes ablutions… ». Et dans une version : « d’une façon proche de la sienne. » Et dans une version de Al-Bukhârî : « Je me levai et fis la même chose que lui ». « Lorsqu’il se tint debout pour prier, je me plaçai à sa gauche. » : Lorsqu’il vit le Prophète (sur lui la paix et le salut), il fit ses ablutions et le rejoignit, mais en se tenant à sa gauche. « Il m’a alors saisi par l’oreille » : Il l’a pris par l’oreille et le tourna de sa gauche jusqu’à sa droite. Et dans une version : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) posa sa main droite sur ma tête et prit mon oreille droite, en la pinçant. » Il a d’abord posé la main sur sa tête pour pouvoir ensuite trouver son oreille, ou parce que c’est sur sa tête que sa main est tombée en premier. Ou encore pour que la bénédiction descende sur lui, de sorte à ce qu’il retienne tous ses actes à cette occasion et en dehors. Il pinça son oreille pour lui faire remarquer qu’il avait contredit la Tradition prophétique ; ou pour qu’il soit plus attentif et retienne mieux ses gestes ; ou pour le débarrasser de toute somnolence ; ou pour le mener de sa gauche à sa droite ; ou pour le mettre à l’aise, puisque la scène se passait dans l’obscurité de la nuit, comme ceci est précisé dans la version de Al-Bukhârî ; ou pour le réveiller ; ou pour lui montrer son affection, ce qui était pertinent, vu son jeune âge. « Et me fit tourner pour me placer à sa droite. » : En effet, celui qui prie seul avec l’imam doit se tenir à sa droite. « Il effectua treize cycles [de prière]. » : Cette nuit-là, le Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplit treize cycles de prière, dont le « Witr » [La prière impaire qui clôture les prières de la nuit ], en prononçant le salut tous les deux cycles, comme ceci est précisé dans une version de Al-Bukhârî : « Il prononçait le salut tous les deux cycles. » Et dans une version de Al-Bukhârî et Muslim : « Il accomplit deux cycles de prière, puis deux, puis deux, puis deux, puis deux, puis deux, puis le « Witr », c’est-à-dire : un seul cycle, séparé des deux cycles précédents. En effet, s’il a accompli six fois deux cycles en prononçant le salut entre chaque paire, cela fait douze cycles en tout. Si on rajoute le « Witr » qui correspond à un seul cycle, cela fait donc treize. « Ensuite, il s’allongea et dormit jusqu’à souffler. » : Il respirait en émettant un son, comme quelqu’un qui souffle et c’était son habitude. « Lorsque Bilâl fit l’appel à la prière… » : De l’aube. « Il pria » : D’abord la prière surérogatoire de l’aube, avant de sortir vers la mosquée pour accomplir la prière obligatoire collective de l’aube. « Sans refaire ses ablutions. » : Il s’est contenté de l’ablution précédente. Cela relève de ses spécificités : son sommeil n’annulait pas ses ablutions, car ses yeux dormaient, mais non son cœur ! Et si quelque chose sortait, il le sentait, contrairement au reste des gens. C’est pourquoi, lorsque ʽÂ’ishah lui demanda s'il dormait avant de faire le « Witr », il répondit : « Ô ʽÂ’ishah ! Mes yeux dorment, mais pas mon cœur ! » « Il invoquait Allah » : lors de cette nuit. Notamment : « En disant : « Ô Allah ! Mets de la lumière dans mon cœur, de la lumière dans ma vue, de la lumière dans mon ouïe, de la lumière à ma droite, de la lumière à ma gauche, de la lumière au-dessus de moi, de la lumière en-dessous de moi, de la lumière devant moi, de la lumière derrière moi et donne-moi de la lumière ! » : Il demanda de la lumière dans ses membres et dans toutes les directions qui l’entourent, ce qui signifie : la clarté de la vérité et le fait d’y être guidé. Il demanda donc la lumière dans tous ses membres, dans tout son corps, dans tous ses actes, dans tous ses mouvements, dans toutes les situations [où il se trouve], dans tout son être et dans les six directions, pour ne rien perdre de la lumière.
Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai prié en compagnie d'un orphelin derrière le Prophète (sur lui la paix et le salut), dans notre demeure, et ma mère, Umm Sulaym, se tenait derrière nous. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim, selon la narration d'Al-BukhârîAnas (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) dirigea la prière devant lui et un orphelin. Tous deux se tenaient derrière le Prophète (sur lui la paix et le salut). Anas explique également que sa mère, que l'on surnommait Umm Sulaym (qu'Allah l'agrée), priait derrière eux. Les rangs de la prière étaient donc disposés de la sorte : l'imam se tenait devant, les enfants se tenaient derrière le Prophète (sur lui la paix et le salut) et la femme derrière les enfants.
Al-Ḥassan (qu'Allah l'agrée) relate : « Abu Bakrah (qu'Allah l'agrée) arriva tandis que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était en inclinaison, il s'inclina alors sans même avoir rejoint le rang, puis marcha jusqu'à l'atteindre. Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) termina sa prière, il demanda : « Qui d'entre vous s'inclina avant de parvenir au rang, puis marcha vers celui-ci ? - Abu Bakrah (qu'Allah l'agrée) répondit : Moi ! - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : Qu'Allah augmente ton attachement au bien, et ne recommence pas ! »
Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par AḥmadAbu Bakrah (qu'Allah l'agrée) entra dans la mosquée alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) et ses Compagnons étaient en inclinaison ; puis il se précipita en inclinaison avant de parvenir au rang afin que l'unité de prière lui soit comptée. Ensuite, il marcha jusqu'au rang en étant incliné et rejoignit ainsi les fidèles. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) ressentit un mouvement derrière lui et devina qu'il y avait une personne qui se précipitait à s'incliner avant de parvenir au rang ; de plus, parmi les spécificités du Prophète (sur lui la paix et le salut) est qu'il peut voir derrière lui durant la prière comme il voit devant lui. Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) termina sa prière, il demanda : « Qui d'entre vous s'inclina avant de parvenir au rang, puis marcha vers celui-ci ? » Abu Bakrah (qu'Allah l'agrée) répondit : « C'est moi ! », qui ai fait ce que tu as mentionné, ô Messager d'Allah ! Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Qu'Allah augmente ton attachement au bien » et ta ferveur, « mais ne recommence pas ! » à marcher rapidement pour ainsi atteindre le cycle de prière ou t'incliner avant le rang, car la précipitation est contraire à la quiétude et au calme. De plus, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Pas de prière pour celui qui prie seul derrière le rang ! » Cependant, l'agissement de Abu Bakrah (qu'Allah l'agrée) n'entre pas en compte car cet isolement est une œuvre de courte durée comme pour la personne qui s'incline toute seule puis une autre personne le rejoint au moment de l'inclinaison. Cependant, ceci n'est pas légiféré , étant donné la parole du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui dit : « mais ne recommence pas ! »
Umm Waraqah bint ‘Abdillah ibn Al-Ḥârith Al-Anṣârî relate qu'elle avait mémorisé l'intégralité du Coran et que le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui avait ordonné de diriger les gens de son foyer dans la prière. Elle avait un muezzin et dirigeait donc les gens de son foyer dans la prière.
Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par AḥmadUmm Waraqah Al-Anṣâriyyah (qu'Allah l'agrée) qui avait appris l’intégralité du Coran par cœur, relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui avait ordonné d’être l’imam des gens de son foyer pour les cinq prières. Elle avait donc un muezzin qui faisait pour elle l’appel à la prière et elle guidait la prière pour les femmes de son foyer, comme il est précisé dans la version de Ad-Dâraquṭnî : « Elle dirigeait les femmes de chez elle. » Cela montre qu’elle n’était imam que pour les femmes.
Anas (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) désigna Ibn Umm Maktûm pour le remplacer dans la direction de la prière alors qu'il était aveugle.
Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par AḥmadA l’occasion de l’un de ses voyages, le Prophète (sur lui la paix et le salut) désigna Ibn Umm Maktûm (qu'Allah l'agrée) afin de le remplacer et diriger la prière collective en son absence. S’il a choisi Ibn Umm Maktûm, c’est parce que celui-ci avait accepté l’Islam très tôt. Il faisait partie des tout premiers émigrés, de ceux qui connaissaient le Coran et étaient parmi les savants. C’est grâce à ces vertus, et d’autres encore, qu’il a mérité la fonction d’imam. En outre, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ne l’a pas désigné seulement pour diriger la prière mais aussi pour une fonction plus générale. Il pouvait ainsi prononcer des verdicts, juger entre les gens et gérer la vie des Médinois en l’absence du Prophète (sur lui la paix et le salut), comme stipulé dans un hadith rapporté par Aṭ-Ṭabarânî, d’après ‘Aṭâ, d’après Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) qui relate : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) désigna Ibn Umm Maktûm (qu'Allah l'agrée) afin qu’il le remplace dans la prière et dans les autres affaires des gens de Médine », hadith jugé bon par Al-Albânî dans son livre : « Irwâ Al-Ghalîl ». Et dans une l'autre version de Abû Dâwud, il est dit que le Prophète (sur lui la paix et le salut) désigna Ibn Umm Maktûm (qu'Allah l'agrée) afin qu’il le remplace à Médine en deux occasions.
Jâbir ibn ʽAbdillah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous demande une femme en mariage, s'il peut regarder ce qui l'incitera au mariage, qu'il le fasse ! » J'ai alors demandé en mariage une jeune fille que je guettais en me cachant jusqu'à voir ce qui me poussa à la demander en mariage, et ensuite je l'épousai.
Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par AḥmadCe hadith prouve qu'il est recommandé de regarder au préalable la femme que l'on veut épouser. Le regard qui est permis concerne le visage et les mains car le visage indique la beauté ou la laideur, et les mains attestent de la bonne santé du corps ou sa fragilité. Ceci est l'avis de la majorité des savants. De plus, le consentement de la femme n'est pas nécessaire pour ce regard. Plutôt, la personne a le droit de l'observer à son insu, lors d'un de ses moments d'inattention, et sans annonce préalable comme l'a fait le Compagnon Jâbir (qu'Allah l'agrée). D'autre part, s'il ne peut la regarder, il lui est recommandé qu'il envoie une femme en qui il a confiance et que cette dernière regarde la prétendante et l'informe de ses caractéristiques. Ceci a été légiféré car cela est plus à même et plus enclin de susciter [la concorde et] l'union entre eux deux. En effet, généralement, un mariage contracté après une connaissance n’entraînera pas de regrets.