





























Hadeeth Cards
Da'wa cards that highlight great meanings from the noble prophetic hadiths in a simple style and attractive display that helps the Muslim to have a deeper understanding of his religion in an easy way
All
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate : « Umm Sulaym interrogea le Prophète (sur lui la paix et le salut) au sujet de la femme qui voit en songe ce que l’homme voit. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : " Si la femme voit cela, qu’elle se lave ! " Umm Sulaym a dit : " J’en éprouvai de la honte. ", puis elle demanda : " Cela arrive-t-il ? - Le Prophète d’Allah (sur lui la paix et le salut) répliqua : Oui, sinon d’où viendrait la ressemblance ? Certes, le liquide émis par l’homme est épais et blanchâtre, tandis que celui de la femme est fluide et jaunâtre. La ressemblance provient de celui des deux qui prédominera ou précédera l’autre ! " »
Rapporté par MuslimAnas Ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate qu’Umm Sulaym (qu’Allah l’agrée) interrogea le Prophète d’Allah (sur lui la paix et le salut) au sujet de la femme voyant en songe « ce que l’homme voit ». Autrement dit, lorsqu'elle voit ce que l’homme voit en rêve comme rapports charnels. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui répondit que si la femme voyait cela, elle devait faire les grandes ablutions. Cependant, à condition qu’elle ait un écoulement de liquide, comme c'est stipulé dans la version d'Al-Bukhârî qui dit : « Oui, si elle voit le liquide », c’est-à-dire : si elle constate à son réveil qu'il y a eu écoulement de sperme. Si elle a fait un songe sans pour autant voir de sperme, elle n’a pas à faire les grandes ablutions, car le jugement juridique est lié à l’écoulement de liquide. C’est pour cette raison que lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) fut questionné au sujet de l’homme qui constate un liquide mais ne se souvient pas avoir rêvé, il dit : « Qu’il fasse les grandes ablutions ! ». Toutefois, concernant l’homme qui fait un rêve mais ne voit pas de liquide, il a dit : « Il n’a pas à faire les grandes ablutions. » Puis, Umm Sulaym a demandé : « La femme qui voit cela, doit-elle faire les grandes ablutions ? - Il a répondu : Oui, car les femmes sont les semblables des hommes. » Rapporté par Aḥmad et Abû Dâwud. Lorsqu’Umm Sulaym entendit la réponse du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), elle ressentit de la honte et dit : « Cela est-il possible ? », c’est-à-dire : Est-il concevable que la femme rêve puis ait des pertes comme cela est le cas de l’homme ? Le Prophète d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : « Oui ! » Tout comme l’homme, la femme a des rêves et des écoulements, sans aucune distinction entre eux. Puis, afin d’argumenter cela, il lui dit : « D’où provient donc la ressemblance ? » Et dans une autre version rapportée dans les deux recueils authentiques : « Comment son enfant pourrait-il lui ressembler ? », c’est-à-dire : comment l’enfant pourrait-il ressembler à sa mère si elle n’a pas d’écoulement du genre ? Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui décrivit l’aspect du sperme masculin et celui du sperme féminin à travers sa parole : « Le liquide émis par l’homme est épais et blanchâtre, tandis que celui de la femme est fluide et jaunâtre. » Cette description est la plus commune et dans de saines conditions, cependant le sperme masculin peut devenir léger à cause d’une maladie, ou rougeâtre à cause d’une grande fréquence de rapports charnels. Quant à celui de la femme il peut blanchir si elle est forte. Les savants (qu’Allah leur fasse miséricorde) ont évoqué d’autres caractéristiques reconnaissables du sperme masculin : il jaillit puissamment par à-coups, et le Coran l’a évoqué à travers la parole du Très-Haut : {( A partir d’un liquide jaillissant. )} [Coran : 86/6]. En outre, son émission est accompagnée de jouissance, suivie de fatigue et son odeur est semblable à celle du pollen de dattier, qui elle-même ressemble à l’odeur de la pâte. Quant au sperme féminin, ils disent : « Il est reconnaissable à l’un des deux signes suivants : Le premier est que son odeur ressemble à celle du sperme masculin ; le deuxième est que son émission est accompagnée de jouissance et que son écoulement est suivi par de la fatigue. Il n’est pas nécessaire que toutes les caractéristiques précédentes soient réunies pour affirmer qu’il s’agit bien de sperme, mais une seule suffit. Si aucune des caractéristiques n’est présente, alors cela n’est pas considéré comme étant du sperme, mais plus probablement comme étant autre chose. « La ressemblance provient de celui des deux qui sera supérieur ou précédera l’autre. » Et dans une autre version : « qui dominera », c’est-à-dire : entre le liquide masculin et féminin. Le liquide dominant l’autre, à cause de sa grande quantité et sa puissance, ou la précédence d’émission de l’un sur l’autre, sera la cause de ressemblance à l’un des deux. Certains savants ont dit que le mot : « supérieur » a le sens de « précéder » : si le sperme masculin précède le sperme féminin alors la ressemblance lui revient, et vice-versa. En effet, le sperme de l’homme et celui de la femme se réunissent dans l’utérus, car la femme ainsi que l’homme émettent leur liquide, et c’est de leur union que le fœtus est créé. Voilà pourquoi, le Très-Haut a dit : {( Nous avons créé l’homme d’une goutte mélangée. )} [Coran : 76/1-2], c’est-à-dire : une combinaison du liquide masculin et féminin.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate : « Al-Ḥassan ibn ‘Alî (qu'Allah l’agrée, lui et son père) prit l'une des dattes réservées à l’aumône et la mit dans sa bouche. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : " Attention ! Attention ! Jette-la ! Ne sais-tu pas que nous ne mangeons pas les aumônes !? " » Dans une version : « … les aumônes ne nous sont pas autorisées ! »
Rapporté par Muslim - Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimAl-Ḥassan ibn ‘Alî (qu'Allah l’agrée, lui et son père) prit une datte parmi les dattes qui avaient été prélevées pour l’aumône légale (« az-Zakât ») et la mit dans sa bouche. Ayant vu cela, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Attention ! Attention ! » afin de lui faire comprendre qu’il n’y avait pas droit. Alors, il lui ordonna de la recracher et dit : « Les aumônes ne nous sont pas autorisées ! » En effet, tout ce qui provient de l’aumône légale est interdit à la famille de Muḥammad, car ils sont les gens les plus nobles, alors que ce qui provient de l’aumône légale et des aumônes représentent le vil superflu des gens. Il ne convient donc pas aux gens les plus nobles de prendre ce vil superflu des gens. C’est dans ce sens que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit à son oncle Al-‘Abbâs (qu’Allah l’agrée) : « Nous, les gens de la famille de Muḥammad, ne prenons pas ce qui provient des aumônes des gens. Cela ne nous est pas autorisé car ce n’est que leur vil superflu. »
Abû Bakrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le temps a tourné comme le jour où Allah a créé les cieux et la terre. L'année compte douze mois, dont quatre sacrés, trois qui se suivent : Dhul Qa'dah, Dhul Ḥijjah, Al-Muḥarram et Rajab, le mois de Muḍar, qui se trouve entre Jumâdâ et Sha'bân. » Puis il demanda : « Quel mois sommes-nous ? » Nous répondîmes : « Allah et Son Messager savent mieux ! » Il se tut tant que nous pensâmes qu'il allait le désigner par un autre nom. Il dit : « N'est-ce pas Dhul Ḥijjah ? - Mais si ! répondîmes-nous. - Il demanda : Quel est ce pays ? - Nous répondîmes : Allah et Son Messager savent mieux ! » Il se tut tant que nous pensâmes qu'il allait le désigner par un autre nom. Il dit : « N'est-ce pas la Cité ? - Nous répliquâmes : Mais si ! - Il poursuivit : Quel jour sommes-nous ? - Nous répondîmes : Allah et Son Messager savent mieux ! » Il se tut tant que nous pensâmes qu'il allait le désigner par un autre nom. Il s'exclama : « N'est-ce pas le jour du sacrifice ? - Nous répondîmes : Mais si, ô Messager d'Allah ! - Il continua : Certes, votre sang, vos biens et votre honneur vous sont interdits au même titre qu'est sacré votre jour-ci, dans votre pays-ci, en votre mois-ci. Vous rencontrerez votre Seigneur et Il vous interrogera sur vos œuvres. Ne redevenez donc pas mécréants ou égarés après moi en vous entretuant ! Que le présent transmette à l'absent ! Car il se peut que certains à qui on le transmet comprennent mieux que certains qui l'ont entendu ! » Puis, il demanda : « Ai-je transmis ? - Nous répondîmes : Oui ! - Il dit alors : Ô Allah ! Sois en témoin ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Prophète (sur lui la paix et le salut) donna un prêche le jour du sacrifice, au moment du Pèlerinage d'adieu, et informa du fait que le temps en cette année coïncidait avec ce qu'Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, avait légiféré comme mois sacrés, car ils avaient été modifiés et remplacées lors de la période préislamique. En effet, ils reportaient un mois à un autre en rendant licite les mois sacrés et illicites les mois ordinaires, mais le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) leur expliqua que le nombre des mois était de douze : Al-Muḥarram, Ṣafar, Rabi' Al-Awwâl, Rabi' Ath-Thanî, Jumâdâ Al-Awâl, Jumâdâ Ath-Thânniyah, Rajab, Sha'bân, Ramadan, Shawâl, Dhul Qa'dah, Dhul Ḥijjah ; et qu'ils sont les douze mois de l'année qu'Allah établit pour Ses serviteurs depuis qu'Il a créé les cieux et la terre. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a indiqué que parmi ces douze mois, il y en a quatre qui sont sacrés : trois mois qui se suivent et un isolé. Les trois mois qui se suivent sont : Dhul Qa'dah, Dhul Ḥijjah, Al-Muḥarram qu'Allah, Exalté soit-Il, a rendu sacrés. [Par : « sacrés », il faut comprendre] qu'il est interdit de combattre pendant cette période et que, étant donné que ce sont les mois durant lesquels les gens voyagent pour se rendre au Pèlerinage à la maison sacrée d'Allah, aucune personne ne doit en agresser une autre. Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, les a donc rendus sacrés afin qu'il n'y ait pas de combat lors de cette période où les gens voyagent afin de se rendre à la maison sacrée d'Allah, et c'est là l'une des sagesses d'Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur. Ensuite, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « et Rajab, le mois de Muḍar, qui se trouve entre Jumâdâ et Sha'bân. » c'est le quatrième mois de l'année pendant lequel les gens accomplissaient la 'Umrah à l'époque préislamique. Ils avaient fait de Rajab le mois de la 'Umrah et les trois autres mois pour le Ḥajj. Par conséquent, ce mois devint sacré et le combat lors de celui-ci interdit comme lors de Dhul Qa'dah, Dhul Ḥijjah et Al-Muḥarram. Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : « Quel mois sommes-nous ? Quel est ce pays ? » et « Quel jour sommes-nous ? » Il les interrogea afin d'attirer leur attention et qu'ils de concentrent car l'affaire était importante. Puis, il demanda : « Quel mois sommes-nous ? - Ils répondirent : Allah et Son Messager savent mieux ! » Ils furent étonnés que le Prophète (sur lui la paix et le salut) questionne à propos de ce mois alors qu'il était connu qu'il s'agissait de Dhul Ḥijjah ; cependant, par politesse, ils ne dirent pas : « C'est le mois de Dhul Ḥijjah ! » car la réponse était connue. Ils répondirent : « Allah et Son Messager savent mieux ! » Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se tut car si l'individu parle puis se tait, alors les gens se concentrent. Donc, le Prophète (sur lui la paix et le salut) resta silencieux. Abu Bakrah (qu'Allah l'agrée) dit : « Il se tut tant que nous pensâmes qu'il allait le désigner par un autre nom. - Il dit : N'est-ce pas Dhul Ḥijjah ? - Mais si ! » répondîmes-nous. Il demanda : « Quel est ce pays ? - Ils répondirent : Allah et Son Messager savent mieux ! » alors qu'ils savaient pertinemment que c'était la Mecque. Mais, par preuve de politesse et de respect envers le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ils ne dirent pas : « C'est une chose connue, ô Messager d'Allah ! Comment peux-tu poser la question ? » mais ils dirent plutôt : « Allah et Son Messager savent mieux ! » Ensuite, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se tut tant qu'ils pensèrent qu'il allait le désigner par un autre nom. Il dit : « N'est-ce pas la Cité ? » qui est l’un des nombreux noms de la Mecque. Ils répliquèrent : « Mais si ! » - Il poursuivit : « Quel jour sommes-nous ? - Ils répondirent : Allah et Son Messager savent mieux ! » comme auparavant. Il s'exclama : « N'est-ce pas le jour du sacrifice ? - Ils répondirent : Mais si, ô Messager d'Allah ! » et ils savaient pertinemment que la Mecque était une ville sacrée, que le mois de Dhul Ḥijjah était un mois sacré et que le jour du sacrifice était lui aussi un jour sacré ; en somme, ils étaient tous sacrés et respectés. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) continua et dit : « Certes, votre sang, vos biens et votre honneur vous sont interdits au même titre qu'est sacré votre jour-ci, dans votre pays-ci, en votre mois-ci ! » Il insista donc sur l'illicéité de ces trois choses : le sang, les biens et l'honneur qui sont tous les trois sacrés. « Le sang » englobe les personnes et leurs corps ; « les biens » comprend les biens insignifiants de même que les biens importants ; et « l'honneur » inclut la fornication, l'adultère, l'homosexualité, le fait de colporter une calomnie, la médisance, les insultes et les injures. Ces trois choses sont donc illicites pour le musulman à l’égard de son frère musulman. Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ne redevenez donc pas mécréants après moi en vous entretuant ! » car si les musulmans s'entretuent, ils deviendront mécréants du fait que seul le mécréant rend licite le sang d'un musulman. Après, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna que le présent transmette à l'absent. C'est à dire que celui qui avait assisté à son prêche et l'avait écouté, le transmette au reste de la communauté. En effet, le Prophète (sur lui la paix et le salut) informa qu'il se pouvait que certains à qui on l'aura transmis le comprendraient mieux que certains qui l'auront entendu. Et ce conseil du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), est un conseil pour ceux qui étaient présents le jour de son discours ainsi que pour tous ceux qui l’écouteront jusqu'au Jour de la Résurrection. Puis, il demanda : « Ai-je transmis ? Ai-je transmis ? » interrogeant les Compagnons (qu'Allah les agrée). Ils répondirent : « Oui ! » tu nous as transmis le message. Il dit alors : « Ô Allah ! Sois en témoin ! »
Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque tu jeûnes trois jours dans le mois, jeûne le treize, le quatorze et le quinze ! » Qatâdah ibn Milḥân (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous ordonnait de jeûner les jours de pleine lune : le treize, le quatorze et le quinze. » Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Le Prophète ne mangeait jamais les jours de pleine lune, ni en voyage, ni chez lui. »
Rapporté par Ibn Mâjah.Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a dit : « Lorsque tu jeûnes », signifie : Ô Abâ Dharr ! Si tu veux accomplir trois jours de jeûne surérogatoire « dans le mois », un mois quelconque. Alors : « jeûne le treize, le quatorze et le quinze ! », le treizième jour de ce mois et les deux jours suivants ! De même, le fait de faire cela chaque mois est recommandé. Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l’agrée, lui et son père) informe du fait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) jeûnait toujours lors des jours de pleine lune : le treize, le quatorze et le quinze de chaque mois, afin d'exprimer sa reconnaissance envers Allah, Exalté soit-Il. Il le faisait toujours, qu’il soit chez lui ou en voyage. Ainsi, ces jeûnes sont une tradition fortement recommandée et il est mieux de les faire lors des jours de pleine lune, car ces jours sont situés au milieu de mois et le milieu d’une chose constitue sa partie la plus droite.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsqu’on fait l’appel à la prière, le diable s’en va en lâchant un pet afin de ne pas l'entendre. Lorsque l’appel est fini, il revient. Lorsqu’on fait l'appel qui annonce le début de la prière, il s’en va jusqu’à ce que celui-ci prenne fin. Puis, il revient afin de s’interposer entre le fidèle et son âme en lui suggérant : " Rappelle-toi ceci ! Rappelle-toi cela ! ", parmi les choses auxquelles il ne songeait pas plus tôt, si bien que l’homme ne sait plus combien il a prié. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLorsque le muezzin fait l’appel à la prière (« Al-Adhân »), le diable s’en va et s’éloigne : « lâchant un pet afin de ne pas l'entendre ». Ce qui apparaît, c’est qu’il lâche un pet de manière volontaire afin d'être occupé par son bruit au détriment de l’appel à la prière où qu'il fait ceci tout simplement pour dédaigner cet appel comme le font beaucoup de personnes stupides et effrontées. Il se peut aussi qu’il lâche délibérément ce pet, ou que ce pet sorte de lui, par peur lorsqu’il entend l’appel à la prière ou qu’il le fasse volontairement pour ce que ce geste représente d'opposition à l’état de purification. « Lorsque l’appel est fini, il revient. Lorsqu’on proclame l’appel qui annonce le début de la prière (« Al-Iqâmah »), il s’en va jusqu’à ce que celui-ci prenne fin. » C’est-à-dire jusqu’à ce que l'appel qui annonce le début de la prière soit accompli et terminé. « Et il revient pour s’interposer entre le fidèle et son âme en lui suggérant » : Il insuffle des suggestions afin d’égarer les fils d’Adam. En effet, il s’est enfui lors de l’appel à la prière étant donné que celui-ci annonce la parole de l’Unicité, [ce qu’elle implique de] croyances ainsi que l’accomplissement des rites. D’où sa répulsion vis-à-vis du rappel, conformément au sens de la Parole d’Allah, Exalté soit-Il : {( Contre le mal du mauvais conseiller, furtif ! )} [Coran : 114/4] qui souffle le mal lors du rappel d’Allah, puis se dérobe et s’éloigne. « Entre le fidèle et son âme » : Le Diable s’est interposé entre le fidèle et son cœur lors de sa prière en lui disant : « "Rappelle-toi ceci ! Rappelle-toi cela ! ", parmi les choses auxquelles il ne songeait pas plus tôt » C’est-à-dire : avant de débuter sa prière. « Si bien que l'homme ne sait plus combien il a prié. » : Le Diable est venu au moment de la prière, bien qu’elle comporte la lecture du Coran, car généralement c’est un secret et une conversation confidentielle entre le serviteur et son Seigneur, d’où l'envie de ce démon de gêner le fidèle à bien l’effectuer et de troubler sa concentration. De même, il a été dit que le diable s’enfuyait lors de l’appel à la prière pour ne pas être obligé de témoigner en faveur du fils d’Adam le Jour de la Résurrection, comme mentionné dans le hadith d’Abû Sa’îd (qu’Allah l’agrée).
Mu’âdhah Al-‘Adawiyyah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai demandé à ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) : " Est-ce que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) jeûnait trois jours chaque mois ? - Elle dit : Oui ! - J’ai alors demandé : A quel moment du mois jeûnait-il ? -Elle dit : Il ne se souciait pas de savoir à quel moment du mois il jeûnait ! " »
Rapporté par MuslimMu’âdhah Al-‘Adawiyah (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai demandé à ʽÂ’ishah : " Est-ce que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) jeûnait trois jours chaque mois ? - Elle dit : Oui ! » C’est-à-dire qu'il jeûnait au minimum durant trois jours. Sa parole : « Alors, j’ai demandé : A quel moment du mois jeûnait-il ? ». Elle n’a pas demandé quels jours de la semaine. Ainsi donc, le Prophète jeûnait trois jours dans le mois : parfois les uns après les autres, parfois indépendamment les uns des autres, parfois au début du mois, parfois au milieu, parfois à la fin. Sa parole : « Il ne se souciait pas de savoir à quel moment du mois il jeûnait. » C’est-à-dire qu'il ne se préoccupait pas de consacrer des jours précis pour jeûner pendant le mois, parce que la récompense était la même, quels que soient ces trois jours. Il jeûnait donc selon son appréciation, il arrivait qu’il soit occupé au point de ne pas pouvoir s'occuper de ce genre de considérations ; il arrivait aussi qu’il agisse ainsi afin de montrer que c’était autorisé ; et tout cela est, en ce qui le concerne, meilleur et plus méritoire.
Shurayḥ ibn Hânî relate : « J'allais voir ʽÂ’ishah afin de l'interroger sur le fait de passer les mains sur les chaussons. Elle me dit : "Vas voir Ibn abî Ṭâlib et demande-lui, car il voyageait avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! " Quand nous lui demandâmes, il dit : " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a donné trois jours et trois nuits au voyageur et un jour et une nuit au résident. " »
Rapporté par MuslimShurayḥ ibn Hânî, qui faisait partie des compagnons de 'Alî (qu'Allah l'agrée), alla demander à ce dernier la durée autorisée pour le passage des mains sur les chaussons. Il fît ceci après que notre mère ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) le lui ait conseillé car il connaissait bien les règles de cette pratique. Il dit : « nous lui demandâmes », au sujet du passage des mains sur les chaussons, pendant quelle durée était-il valable ? Cette pratique s'appelle : « Al-Masḥ » et consiste à passer les mains mouillées sur la partie concernée [sans découvrir le membre qu'elle recouvre], qu'il s'agisse des chaussons (« Al-Khuffayn ») faits de cuir et recouvrant les chevilles, ou des bandages (« Al-Jawrab »), qui forment une chaussette que l'on porte au pied jusqu'à la cheville afin de se protéger du froid, qu'elle soit en laine ou en poils d'animaux, épaisse ou fine. 'Ali ibn abî Ṭâlib leur répondit donc : « Trois jours et trois nuits pour le voyageur et un jour et une nuit pour le résident. » C'est là une preuve qui étaye l'avis de la majorité des savants, qui limitent le masḥ à trois jours et trois nuits pour le voyageur et à un jour et une nuit pour le résident. Le voyageur profite d'une durée plus longue car il a plus besoin de cette dérogation que le résident, vue la difficulté du voyage.
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) a demandé : « Ne vous parlerai-je point de moi et du Prophète (sur lui la paix et le salut) ? - Nous répondîmes : Mais si ! - Elle poursuivit : Lorsque ce fut ma nuit, celle où le Prophète (sur lui la paix et le salut) restait auprès de moi, il enleva sa tunique, ôta ses sandales et les posa à ses pieds. Il étala le pan de son pagne sur son lit et se coucha. Il ne resta pas plus qu'il lui en fallait pour croire que je dormais. Il prit doucement sa tunique, se chaussa discrètement, ouvrit doucement la porte, sortit et la referma délicatement. Je mis ma chemise sur ma tête, me voilai, enfilai mon pagne puis sortis en le suivant jusqu'à Al-Baqî'. Il se tint longuement debout, puis leva à trois reprises les mains. Ensuite, il s'en alla, ce que je fis aussi ; il accéléra et moi de même; il courut, j'en fis autant ; il fonça et je fonçai. Je le devançai et entrai dans la maison. A peine m'étais-je allongée qu'il entra et demanda : " Qu'as-tu ? Ô ʽÂ'ishah ! à être à bout de souffle et hors d'haleine ? - Rien, répondis-je. - Tu m'en informeras ou c'est Le Bienveillant (« Al-Laṭîf »), Le Bien informé (« Al-Khabîr ») qui le fera ! Insista-t-il. -Je dis : Ô Messager d'Allah ! Que mon père soit donné en rançon pour toi, ainsi que ma mère ! Et je lui racontai. - Il demanda : Était-ce toi la silhouette que j'ai vue devant moi ? - Oui ! ", répliquai-je. Il me donna une tape sur la poitrine qui me fit mal, puis s'exclama : " As-tu pensé qu'Allah et Son Messager auraient été injustes envers toi ? - Quoi que les gens taisent, dit-elle, Allah le sait certes ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) reprit : " Jibril est certes venu me trouver quand tu m'as vu. Il m'a appelé sans que tu puisses l'entendre. Je lui ai répondu, également sans que tu puisses l'entendre. En effet, il n'est pas tel à entrer chez toi quand tu es dévêtue. J'ai pensé que tu dormais et il m'a déplu de te réveiller. J'ai eu peur que tu ne te sentes seule. Jibril m'a dit : 'Certes, ton Seigneur t'ordonne d'aller trouver les occupants d'Al-Baqî' afin d'implorer le pardon en leur faveur.' - Je demandai : Comment dois-je invoquer pour eux, ô Messager d'Allah ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : Dis : ' Paix aux occupants de ces demeures, croyants et musulmans ! Qu'Allah fasse miséricorde à nos devanciers et à nos successeurs ! Et nous allons certes, si Allah le veut, certainement vous rejoindre.' " »
Rapporté par MuslimʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate une histoire qui s'est déroulée entre elle et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lorsque celui-ci passait la nuit chez elle ; il revint la trouver, enleva sa tunique, ôta ses sandales et les posa à ses pieds, puis il se coucha. Lorsqu'il pensa qu'elle dormait, il prit doucement sa tunique afin de ne pas la réveiller, se chaussa discrètement, ouvrit doucement la porte, sortit et la referma délicatement. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) agit ainsi de peur de la réveiller en sortant et de la laisser seule et apeurée dans la pénombre de la nuit. ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) mit sa chemise sur sa tête, se voila, enfila son pagne, puis sortit en le suivant jusqu'à Al-Baqî' qui est le cimetière de Médine. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se tint longuement debout, puis leva à trois reprises les mains en invoquant. Ensuite, il s'en alla, ce que ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) fit aussi ; il accéléra et elle de même ; il courut, elle en fit autant ; il fonça et elle fonça. Elle le devançait et entrait dans la maison. A peine s'était-elle allongée qu'il entra et demanda : " Qu'as-tu ? Ô ʽÂ'ishah ! à être à bout de souffle et hors d'haleine ? " c'est à dire réellement essoufflée, comme quelqu'un qui a marché vite, et à tel point que tu en as même du mal à parler. Et la parole du Prophète (sur lui la paix et le salut) à ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) : " hors d'haleine" signifie ne plus avoir d'air dans les poumons. " Rien, répondit-elle. - Tu m'en informeras ou c'est Le Bienveillant (« Al-Laṭîf »), Le Bien informé (« Al-Khabîr ») qui le fera ! ", insista-t-il. Elle lui raconta alors ce qui s'était passé. Il demanda : " Était-ce toi la silhouette que j'ai vue devant moi ? - Oui ! ", répliqua-t-elle. Il lui donna une tape sur la poitrine qui lui fit mal, puis s'exclama : " As-tu pensé qu'Allah et Son Messager auraient été injustes envers toi ? - Quoi que les gens taisent, dit-elle, Allah le sait certes ! ", c'est à dire que quoi que les gens puissent cacher, Allah est au courant. Et c'est comme si elle, en disant cela, s'était donné raison à elle-même. Elle répondit ensuite : " Oui ! " Puis, le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'informa que Jibril était venu le trouver, mais qu'il n'était pas entré chez lui car ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) était dévêtue et se préparait à dormir. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) pensa qu'elle dormait et il lui a déplu de la réveiller, de même qu'il a eu peur qu'elle ne se sente ainsi seule et apeurée dans la pénombre de la nuit. Jibril lui a dit : " Certes, ton Seigneur t'ordonne d'aller trouver les occupants d'Al-Baqî' afin d'implorer le pardon en leur faveur. " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se rendit chez les occupants d'Al-Baqî' et, conformément à l'ordre d'Allah, il L'implora de leur pardonner et L'invoqua en leur faveur. ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) demanda : " Comment dois-je invoquer pour eux, ô Messager d'Allah ? - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : " Dis : 'Paix aux occupants de ces demeures, croyants et musulmans ! Qu'Allah fasse miséricorde à nos devanciers et à nos successeurs ! Et nous allons certes, si Allah le veut, certainement vous rejoindre.' "
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate qu'il était en train de suivre le Prophète (sur lui la paix et le salut), lui portant un récipient d'eau pour ses ablutions et ses besoins naturels, lorsque celui-ci demanda : « Qui va là ? - C'est moi, Abû Hurayrah ! répondit ce dernier. - Il dit alors : Cherche-moi des pierres pour me nettoyer et ne m'apporte ni os, ni crottin ! » Je lui apportai des pierres dans un pan de mon habit et les déposai près de lui avant de m'écarter. Quand il eut terminé, je vins marcher avec lui et lui dis : « Pourquoi ne pas prendre les os et le crottin ? - Il répondit : Parce que ces deux choses servent de nourriture pour les djinns ! Or, une délégation des djinns de la ville de Naṣîbîn - et quels excellents djinns ils étaient - est venu me demander des vivres. Aussitôt, j'ai invoqué Allah pour eux afin qu'ils ne passent pas près d'un os ou d'un crottin sans y trouver de la nourriture. »
Rapporté par Al-BûkhârîAbû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) était en train de suivre le Prophète (sur lui la paix et le salut), lui portant un récipient d'eau pour ses ablutions et ses besoins naturels, lorsque celui-ci lui ordonna d'apporter des pierres afin qu'il se nettoie avec. Il précisa de ne lui amener ni os, ni crottins d'animaux. Abû Hurayrah lui apporta des pierres, qu'il transporta dans un pan de son habit, et les déposa près de lui avant de se retirer. Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) eut terminé, Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) lui demanda quelle était la raison pour laquelle il ne se nettoyait pas avec les os et le crottin ? Le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'informa que ces deux choses servaient de nourriture pour les djinns, et qu'une délégation des djinns de la ville de Naṣîbîn - une ville connue entre le Shâm et l'Irak -, dont le Prophète (sur lui la paix et le salut) fit l'éloge, vint à lui et lui demanda des vivres. Aussitôt, il invoqua Allah pour eux afin qu'ils ne passent pas auprès d'un os ou d'un crottin sans qu'ils n'y trouvent leurs subsistances. Et il a été rapporté de manière restrictive dans le recueil de Muslim : « ... à vous chaque os qui vous tombera sous la main et sur lequel on aura prononcé le Nom d'Allah ; celui-ci sera aussitôt recouvert de chair. De même, chaque crottin sera la nourriture de vos bêtes. »