





























Hadeeth Cards
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Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Les juifs, lorsque leurs femmes étaient en période de menstrues, ne mangeaient pas avec elles et ne restaient pas en leur compagnie à la maison. Les Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) questionnèrent le Prophète (sur lui la paix et le salut) à ce propos, alors Allah, Exalté soit-Il, révéla : {( Et ils t’interrogent sur les menstrues. Réponds-leur : « C’est une souillure ! Tenez-vous à l’écart de vos femmes durant cette période…)} jusqu’à la fin du verset [Coran : 2/222]. Ensuite, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Faites tout, sauf la pénétration ! » Lorsque cela parvint aux Juifs, ils dirent : « Cet homme ne laissera rien de ce que nous faisons, sans le faire différemment ! » Usayd ibn Ḥuḍayr et ‘Abbâd ibn Bishr dirent alors au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Ô Messager d’Allah ! Les Juifs disent telle et telle chose ! Pourquoi ne pas avoir [aussi] des rapports avec nos femmes ? » Alors, le visage du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) changea à tel point que l’on pensait qu’il était en colère contre nous. Pendant qu’ils s’en allaient, ils croisèrent quelqu’un avec du lait en cadeau, destiné au Prophète (sur lui la paix et le salut). Le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya les chercher, et leur en donna. De cette façon, ils surent que le Prophète (sur lui la paix et le salut) n’était pas en colère contre eux. »
Rapporté par MuslimAnas (qu’Allah l’agrée) informe du fait que : « Les Juifs, lorsque leurs femmes étaient en période de menstrues, ne mangeaient pas avec elles et ne restaient pas en leur compagnie à la maison. » : Les Juifs s’interdisaient de manger avec la femme qui avait ses règles et de boire de ses restes. Ils ne mangeaient pas non plus la nourriture qu’elle avait cuisinée. En effet, ils croyaient qu'elle était impure ainsi que sa sueur. « Et ils ne restaient pas en leur compagnie » : Ils ne les côtoyaient pas, ils s’éloignaient d’elles totalement et les sortaient même de chez elles. Ceci a été mentionné dans le hadith d’Anas (qu’Allah l’agrée) qu’Abû Dâwud rapporte et où il est dit : « Chez les Juifs, lorsque la femme était en période de menstrues, ils la sortaient de la maison, ils ne mangeaient ni ne buvaient avec elle et ils ne restaient pas en sa compagnie à la maison. » « Les Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) questionnèrent le Prophète (sur lui la paix et le salut) à ce propos... » : C’est-à-dire : lorsqu’ils eurent pris connaissance de ce qui se faisait chez les Juifs à propos des femmes, pendant leurs périodes de menstrues. Allah, Exalté soit-Il, révéla : {( Et ils t’interrogent sur les menstrues. Réponds-leur : « C’est une souillure ! Tenez-vous à l’écart de vos femmes durant cette période…)} [Coran : 2/222]. Ensuite, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Faites tout, sauf la pénétration ! » La religion autorise donc à la côtoyer, à manger et boire avec elle, à la toucher, et même à dormir à ses côtés. Elle a donc tout autorisé, hormis la pénétration lors des rapports sexuels. Quant à la phrase du Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Faites tout, sauf la pénétration ! » : Elle précise ce qui n’a pas été explicité dans le verset. En effet, le fait de se tenir à l’écart, peut concerner le fait de rester en sa compagnie, manger et boire avec elle, et la côtoyer. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur expliqua donc que se tenir à l’écart ne concernait que [la pénétration] lors des rapports sexuels, rien d’autre. « Lorsque cela parvint aux Juifs… » : Il leur est parvenu le fait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) autorisait aux Compagnons de tout faire avec leurs femmes, en période de menstrues, sauf le coït. « Ils dirent : " Cet homme ne délaissera rien de ce que nous faisons, sans le faire différemment… » : C’est-à-dire : à chaque fois qu’il les voyait accomplir ou faire une chose, il ordonnait de faire différemment. Il insistait pour se différencier d’eux en toute chose. « Puis, Usayd ibn Ḥuḍayr et ‘Abbâd ibn Bishr dirent au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Ô Messager d’Allah ! Les Juifs disent telle et telle chose ! Pourquoi ne pas avoir [aussi] des rapports avec nos femmes ? » : Ces deux Compagnons (qu’Allah les agrée) ont rapporté au Prophète (sur lui la paix et le salut) ce que disaient les Juifs, une fois que leur parvint la volonté du Prophète de les contredire en toute chose. Ils demandèrent donc au Prophète (sur lui la paix et le salut) de leur autoriser [aussi] le coït pour aller à leur encontre de manière totale. Le sens de [leur] phrase est le suivant : « Si nous côtoyons les femmes, contrairement à eux, et que nous mangeons, buvons et dormons avec elles, et que nous pouvons disposer d’elles, hormis pour le coït, pourquoi ne pas le faire pour les contredire définitivement et totalement ? » « Le visage du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) changea… » : Cela voulait dire que le Prophète (sur lui la paix et le salut) n’approuvait pas leur interprétation. Il se mit même en colère, à tel point que cela se voyait à l’expression de son visage. Cela, parce que leur parole va à l’encontre de la religion. En effet, Allah, Exalté soit-Il, a dit : {( Tenez-vous à l’écart de vos femmes durant cette période...)}. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) expliqua que se tenir à l’écart, signifie ne pas avoir de rapports sexuels durant les menstrues. « À tel point que l’on pensait qu’il était en colère contre nous….. » : En colère, en raison de ce qu’ils avaient demandé. « Pendant qu’ils s’en allaient, ils croisèrent [quelqu’un] avec du lait en cadeau, destiné au Prophète (sur lui la paix et le salut). Le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya les chercher et leur en donna… » : Lorsque la personne avec le cadeau arriva, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) envoya quelqu’un pour aller les chercher. Une fois cela fait, le Prophète (sur lui la paix et le salut) les abreuva de ce lait, par gentillesse et pour montrer son approbation envers eux. « De cette façon, ils surent que le Prophète (sur lui la paix et le salut) n’était pas en colère contre eux. » : Il n’était pas en colère contre eux, parce qu’ils étaient de bonne foi. [Cela peut aussi vouloir dire que] Sa colère ne dura pas contre eux, étant donné la noblesse de son caractère et la douceur [dont il faisait preuve] envers ses Compagnons.
Ḥamnah bint Jaḥsh (qu'Allah l'agrée) dit : « Souffrant d'hémorragies vaginales très abondantes, j'allai à la rencontre du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour l'interroger et l'en informer. Je le trouvai chez ma sœur Zaynab bint Jaḥsh et dis : " Ô, Messager d'Allah ! Je suis une femme qui souffre d'hémorragies vaginales très abondantes ; qu'en dis-tu, sachant qu'elles m'empêchent de prier et de jeûner ? - Il dit : Je te recommande le coton, il arrête le sang. - Elle dit : Il est trop abondant. - Il dit : Alors, utilise une étoffe. - Elle dit : Il est trop abondant, il coule à flots. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : Je vais te prescrire deux façons de faire ; si tu appliques l'une des deux, c'est valable, et si tu es capable de faire les deux, à toi de voir. [Sache que] C'est un coup parmi les coups que le diable assène ! Fais comme si tu avais tes règles pendant six ou sept jours, comme cela est courant par le décret d'Allah, ensuite, lave-toi entièrement et quand tu penses que tu es pure et que le sang s'arrête, prie pendant vingt-trois ou vingt-quatre jours et vingt-trois ou vingt-quatre nuits, et jeûne également ; cela t'est valable. De même, agis chaque mois comme les femmes quand elles ont leurs règles et quand elles deviennent pures au moment de leurs règles et de leur pureté. Et si tu es capable de retarder la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr ») et d'avancer celle de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »), afin de te laver et de regrouper les deux prières, et de retarder la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib») et d'avancer celle du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`»), afin de te laver et de regrouper les deux prières, alors, fais-le ! Et si tu peux te laver pour la prière de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr »), alors, fais-le ! Et jeûne, si tu peux agir de cette façon. " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : " C'est, des deux façons de faire, celle que je préfère ! " »
Rapporté par Ibn Mâjah - Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par Aḥmad« Souffrant d'hémorragies très abondantes » : les hémorragies duraient très longtemps et étaient abondantes. « J'allai à la rencontre du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour l'interroger et l'en informer » : elle est partie voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) afin de lui demander le jugement religieux de cette situation et lui demander ce qu'il lui incombait de faire. « Je dis : Ô, Messager d'Allah ! Je suis une femme qui souffre d'hémorragies vaginales très abondantes ; qu'en dis-tu, sachant qu'elles m'empêchent de prier et de jeûner ? » Ses hémorragies la poussaient à arrêter de prier et de jeûner, car elle pensait que c'était le sang des règles. C'est ce qu'elle pensa dans un premier temps, mais par la suite le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui expliqua qu'il s'agissait d'un coup du diable et non du sang des règles. « Il dit : je te recommande le coton, il arrête le sang. » Il lui conseilla d'utiliser du coton en le mettant dans son vagin et en faisant en sorte qu'il ne bouge pas, pour qu'il absorbe le sang. « Elle dit : il est trop abondant. » Trop abondant pour que le coton suffise à le retenir. « Il dit : alors, utilise une étoffe » en plus du coton, utilise un morceau de tissu qui, de par son épaisseur, retiendra le sang. « Elle dit : il est trop abondant, il coule à flots. » Le sang coule si abondamment que ni le coton, ni le tissu ne peuvent le retenir. « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Je vais te prescrire deux façons de faire », la première consiste à se laver entièrement pour chaque prière et la deuxième consiste à regrouper les prières du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr ») et de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »), du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib») et du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`») et à se laver trois fois : une fois pour les prières du midi et de l'après-midi, une fois pour celles du coucher et du crépuscule et une fois pour celle de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr »). « Si tu appliques l'une des deux, c'est valable » : tu as le choix entre ces deux façons de faire. « Et si tu es capable de faire les deux, à toi de voir » : si tu es capable de faire les deux, alors c'est toi qui connais mieux ta situation, donc choisis celle que tu veux. « Il dit : c'est un coup parmi les coups que le diable assène » : le diable a trouvé une manière de la perturber au niveau de sa religion, de sa purification et de sa prière. Il lui a fait oublier ses dates habituelles, comme s'il lui avait asséné un coup. Aussi, cela ne contredit pas le fait qu'il s'agisse d'une veine appelée « âdhil », comme on le trouve dans le hadith de Fâṭimah bint Qays, qui a dit : « Je suis une femme qui souffre d'hémorragie et ne suis jamais pure, dois-je délaisser la prière ? - Il dit : Non, il s'agit d'une veine, et non des règles ! » On comprend donc que le diable frappe cette veine jusqu'à la perforer. Aussi, le sens le plus évident est qu'il s'agit réellement d'un coup du diable, puisque rien n'empêche de le comprendre de la sorte. « Fais comme si tu avais tes règles pendant six ou sept jours » : arrête de prier et de jeûner, considère-toi comme réglée pendant six ou sept jours, car chez la plupart des femmes, les règles durent six ou sept jours. « comme cela est courant par le décret d'Allah » : dans Son jugement et Sa législation. Lorsqu'il dit « six ou sept jours », ce n'est pas pour exprimer un doute, mais pour montrer que certaines femmes ont leurs règles pendant six jours, d'autres pendant sept jours. Elle doit donc faire comme les femmes de sa famille qui ont l'âge le plus proche du sien et dont la nature ressemble le plus à la sienne. « Ensuite, lave-toi entièrement et quand tu penses que tu es pure et que le sang s'arrête, prie pendant vingt-trois ou vingt-quatre jours et vingt-trois ou vingt-quatre nuits, et jeûne également ; cela t'est valable. » Après six ou sept jours, tu dois te laver complètement, comme on le fait à la fin des règles. Le reste des jours, c'est-à-dire les vingt-trois ou vingt-quatre jours suivants sont des jours de pureté, lors desquels tu peux faire tout ce que font les femmes en état de pureté, comme la prière, le jeûne, et cela te suffit. « De même, agis chaque mois comme les femmes quand elles ont leurs règles et quand elles deviennent pures au moment de leurs règles et de leur pureté. » Chaque mois, tu fais comme si tu as tes règles pendant six ou sept jours, comme les autres femmes en ont l'habitude, puis lave-toi et prie de nouveau. De même, ta période de pureté doit être semblable à celle de la plupart des femmes, vingt-trois ou vingt-quatre jours. « si tu es capable de retarder la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr ») et d'avancer celle de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »), afin de te laver et de regrouper les deux prières, et de retarder la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib») et d'avancer celle du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`»), afin de te laver et de regrouper les deux prières, alors, fais-le! Et si tu peux te laver pour la prière de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr »), alors, fais-le ! Et jeûne, si tu peux agir de cette façon. » Si tu es capable de retarder la prière du midi vers la fin de son horaire et d'effectuer celle de l'après-midi au début de son horaire ; de même, si tu peux retarder la prière du coucher vers la fin de son horaire et effectuer celle du crépuscule au début de son horaire. Les savants appellent cela : « Le regroupement apparent », et non réel. Pour la prière de l'aube, elle se lave une fois. Ainsi, celle qui souffre d'hémorragies vaginales effectue trois lavages complets : un pour les prières du midi et de l'après-midi, un pour celles du coucher et du crépuscule et un pour celle de l'aube. Aussi, elle regroupe, en apparence seulement, les deux prières. « C'est la façon que je préfère » : c'est-à-dire le fait de regrouper les prières du midi et de l'après-midi, de regrouper les prières du coucher et du crépuscule et de se laver entièrement trois fois : une fois pour les prières du midi et de l'après-midi, une fois pour les prières du coucher et du crépuscule et une fois pour la prière de l'aube. La première façon consiste à se laver pour chaque prière ; ceci n'est pas mentionné dans ce hadith, mais dans une autre version d'Abû Dâwûd, il est stipulé qu'elle se lave pour chaque prière, quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « si tu en as la force, lave-toi pour chaque prière, sinon, regroupe deux prières pour un seul lavage. » Il est clair que le fait de se laver entièrement pour chaque prière représente une difficulté manifeste et c'est pourquoi le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit au sujet de la deuxième méthode : « C'est, des deux façons de faire, celle que je préfère », car elle est plus facile et plus légère que la première.
Asmâ‘ bint 'Umays relate (qu'Allah l'agrée) : « Je dis : " Ô, Messager d'Allah ! Fâṭimah bint Abi Ḥubaysh souffre d'hémorragies vaginales depuis tant et tant et ne fait plus la prière. - Il dit : Gloire et Pureté à Allah ! Ceci provient du diable ! Qu'elle s'assoie au-dessus d'une bassine et, si elle voit une couleur jaunâtre à la surface de l'eau, qu'elle se lave entièrement : une fois pour les prières du midi et de l'après-midi, une fois pour celles du coucher et du crépuscule et une fois pour celle de l'aube. En dehors de cela, elle fait les ablutions ! En dehors de cela, elle fait les ablutions ! " »
Rapporté par Abû DâwudAsmâ‘ bint 'Umays (qu'Allah l'agrée) relate que Fatima bint Abi Ḥubaysh souffrait d'hémorragies vaginales, qui l'ont poussée à délaisser la prière pendant un certain temps. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Gloire et Pureté à Allah ! » Ce qui exprime l'étonnement. Il s'est étonné du fait qu'elle ait délaissé la prière, alors que ces hémorragies n'étaient pas des règles, mais un coup asséné par le diable, comme le dit un autre hadith. « Qu'elle s'assoie au-dessus d’une bassine et si elle voit une couleur jaunâtre à la surface de l'eau » : ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui explique comment différencier le sang des règles de celui des hémorragies. Il lui dit de s'asseoir au-dessus d’une bassine, le genre de récipient dans lequel on lave les vêtements, et si elle voit une couleur jaunâtre à la surface de l'eau sur laquelle elle s'est assise, cela montre qu'elle est purifiée des règles, car le sang des règles est noirâtre et épais, sinon, il s'agit du sang des hémorragies. « qu'elle se lave entièrement : une fois pour les prières du midi et de l'après-midi, une fois pour celles du coucher et du crépuscule et une fois pour celle de l'aube. », si elle voit une couleur jaunâtre à la surface de l'eau, elle doit se laver entièrement trois fois par jour : une fois pour les prières du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr ») et de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »), une fois pour celles du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib») et du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`») et une fois pour celle de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr »). « En dehors de cela, elle fait les ablutions ! » : si elle veut faire une autre prière entre ces prières, elle doit faire l'ablution. En effet, elle a constaté l'une des causes qui rompent l'ablution et doit donc faire l'ablution et non le lavage complet, qui est réservé aux cinq prières. Aussi, ce lavage est recommandé et non obligatoire, comme l'indiquent les autres hadiths.
Ali ibn Abî Ṭâlib relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « On m'a donné ce qu'aucun Prophète n'a reçu avant moi ! - Nous dîmes : Ô, Messager d'Allah ! Qu'est-ce donc ? - Il dit : Je suis secouru par l'effroi, j'ai reçu les clefs de la terre, on m'a nommé Aḥmad, la terre m'a été donnée comme moyen de purification et on a fait de ma communauté la meilleure des communautés ! »
Rapporté par Aḥmad« On m'a donné ce qu'aucun Prophète n'a reçu avant moi » : cela signifie que chaque faveur citée n'a été accordée à personne avant lui. « Je suis secouru par l'effroi » : par la crainte que mes ennemis ressentent à mon égard. C'est cette peur qui a brisé les cœurs de ses ennemis, qui les a affaiblis et les a dispersés. « On m'a donné les clefs de la terre » : c'est une image qui signifie qu'Allah lui a promis de conquérir les différentes contrées et de gagner les biens qui y sont accumulés. « On m'a nommé Aḥmad » : Allah a fait en sorte que personne avant lui ne porte ce nom, pour qu'aucune personne au cœur faible ne puisse douter ou se tromper quant au fait qu'il est bel et bien le « Aḥmad » cité dans les livres célestes précédents. « La poussière m'a été donnée comme objet de purification » : quand on ne peut pas utiliser l'eau.
Ḥudhayfah (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur la paix et le salut) a dit : « Nous avons reçu trois faveurs que le reste des gens n'a pas reçues : nos rangs sont comme ceux des Anges ; on nous a donné toute la terre pour lieu de prière et sa terre comme moyen de purification quand nous ne trouvons pas d'eau ; puis il cita une autre caractéristique. »
Rapporté par MuslimCe hadith nous montre la noblesse de cette communauté, qui se distingue des autres par différentes spécificités. « Nous avons reçu trois faveurs que le reste des gens n'a pas reçues » : Allah nous favorisé vis-à-vis des peuples précédents par trois choses. Cela ne signifie pas que les spécificités de cette communauté sont seulement au nombre de trois, car le Prophète (sur lui la paix et le salut) se voyait informer de ces spécificités les unes après les autres et informait donc à chaque fois de ce qui lui était révélé, selon les circonstances. « Nos rangs sont comme ceux des Anges » : nous nous tenons dans la prière comme les Anges se tiennent devant leur Seigneur, c'est-à-dire qu'ils complètent le premier rang, puis celui qui le suit et ainsi de suite. Également, ils serrent les rangs, comme ceci est stipulé dans le hadith suivant, rapporté par Abu Dâwud : « Pourquoi ne vous rangez-vous pas comme les Anges le font devant leur Seigneur ? - Nous dîmes : Ô, Messager d'Allah ! Et comment est-ce que les Anges se rangent devant leur Seigneur ? - Il dit : Ils complètent les premiers rangs et font des rangs serrés ! » Quant aux communautés précédentes, leurs membres se plaçaient dans la prière comme bon leur semblait. « On nous a donné toute la terre pour lieu de prière » : Allah a fait de toute la terre un endroit où l'on peut accomplir la prière. On peut prier à n'importe quel endroit de la terre, quand vient l'heure de la prière et cela ne se limite pas à un endroit précis. Cela constitue une facilité et un soulagement alors que les communautés précédentes ne pouvaient prier que dans leur églises et leurs temples, comme le montre d'ailleurs une version du hadith que l'on trouve chez Aḥmad : « Ceux qui m'ont précédé ne priaient que dans leurs églises » et dans une autre : « Aucun Prophète ne priait s'il n'était pas dans son miḥrâb. » Cependant, sont exclus du sens général du hadith les endroits dans lesquels le Législateur a interdit de prier, comme les bains publics, les cimetières, les enclos des chameaux, les endroits impurs, etc. « Et sa terre comme objet de purification quand nous ne trouvons pas d'eau » : on ne peut recourir à la terre pour se purifier qu'à condition de ne pas trouver d'eau, comme l'indique le Coran : {( et si vous ne trouvez pas d'eau, recourez à la terre pure )} [Coran : 4/43]. Ceci fait l'objet d'un consensus de la part des savants et le cas de celui pour qui l'utilisation de l'eau est nuisible est assimilé au cas de celui qui ne trouve pas d'eau. « Puis il cita une autre caractéristique » : celles qui précèdent sont au nombre de deux, puisque le fait que la terre soit un lieu de prière et un objet de purification ne représente qu'une seule spécificité. La troisième n'est donc pas citée ici, mais on la trouve dans la version d'An-Nasâ`î, qui le rapporte d'Abu Mâlik, le même transmetteur que dans la version de Muslim qui est citée ici. Cette version dit : « et on m'a donné ces versets, la fin de la sourate « La vache » [Coran :2], qui proviennent d'un trésor situé sous le Trône, dont rien n'a été donné à qui que ce soit avant moi et dont rien ne sera donné à qui que ce soit après moi. »
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je me lavais avec l’envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) en utilisant un seul récipient ; nos mains s’y succédaient afin de nous purifier de l'impureté majeure. » Dans une version, elle dit : « Elles se touchaient. »
Rapporté par Ibn Ḥibbân - Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimNotre mère ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate qu’elle partageait avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) la même eau et le même récipient lorsqu’ils se lavaient pour se purifier de la grande impureté. Elle a même décrit à quoi ressemblait ce partage, lorsqu’elle dit : « Nos mains s’y succédaient» : Elle signifie par-là, qu’elle plongeait sa main dans le récipient pour y prendre de l’eau, puis que le Prophète (sur lui la paix et le salut) faisait de même à son tour. En effet, Al-Bukhârî rapporte dans sa version que ʽÂ’ishah dit : « Nous nous lavions, l’envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) et moi, en utilisant un seul récipient, dont nous puisions de l’eau tous les deux. » Quant à la deuxième version, rapportée par ibn Ḥibân, elle détaille de façon précise comment se passait leur douche commune. Ainsi lorsqu’elle dit : « Elles se touchaient », cela signifie que les mains se touchaient dans le récipient, lorsqu’ils prenaient de l’eau. Cette dernière version, indique que les mains se touchaient parfois et se succédaient d’autre fois.
Umm Salamah (qu'Allah l'agrée) dit : « Je dis : " Ô, Messager d'Allah ! J'ai l'habitude de tresser mes cheveux ; dois-je les défaire pour me laver suite à un rapport charnel (dans une version : et après les règles) ? - Il dit : Non ! Il te suffit de verser de l'eau trois fois sur ta tête, puis de verser l'eau sur ton corps ; ainsi, tu te seras purifiée. " »
Rapporté par MuslimUmm Salamah (qu'Allah l'agrée) relate qu'elle avait l'habitude de se faire des tresses. Elle demanda donc au Prophète (sur lui la paix et le salut) comment elle devait faire pour se laver quand elle était en état d'impureté majeure, [suite à un rapport charnel ou après les règles] : devait-elle défaire ses tresses pour que l'eau arrive jusqu'à l'intérieur des cheveux ? Il dit : « Non ! Il te suffit de verser de l'eau trois fois sur ta tête » : [défaire tes tresses] n'est pas nécessaire, il te suffit de verser de l'eau sur ta tête trois fois, en remplissant à chaque fois tes deux mains. Il faut que tu sois quasi-certaine que l'eau soit bien arrivée jusqu'à ton cuir chevelu. Peu importe que l'eau pénètre l'intérieur des cheveux ou non, car si cela était nécessaire, il aurait exigé de défaire les tresses pour s'assurer que l'eau arrive jusqu'à l'intérieur des cheveux. « Trois fois » : ce chiffre n'est pas restrictif, ce qui est requis, c’est que l'eau arrive jusqu'au cuir chevelu. Si on y arrive en une seule fois, alors les trois fois sont recommandées. Par contre, si l'eau n'est pas arrivée jusqu'au cuir chevelu, il est obligatoire de la verser encore, même plus de trois fois, jusqu'à en être pratiquement sûr. « Puis tu verses l'eau sur toi » : sur tout ton corps. Dans le récit rapporté par ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée), il est dit : « Puis tu verses l'eau sur ta tête. » « Ainsi, tu te seras purifiée » de l'état d'impureté majeure. En conclusion, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a répondu qu'elle n'avait pas à défaire ses tresses pour le lavage qui suit un rapport ou la fin des règles. Il lui suffit de verser de l'eau à deux mains, trois fois sur sa tête et de verser de l'eau sur tout son corps. En agissant de la sorte, elle sera purifiée de l'état d'impureté majeure.
Maymûnah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Je versai de l'eau au Prophète (sur lui la paix et le salut) pour ses ablutions majeures. Avec la main droite, il versa de l'eau sur sa main gauche et se lava les mains. Ensuite, il se lava l'organe génital. Ensuite, il frotta sa main sur la terre et la lava. Ensuite, il se lava la bouche et le nez et se lava le visage. Il versa de l'eau sur sa tête, puis s'écarta et se lava les pieds. Là, on lui apporta une serviette, mais il ne l'utilisa pas pour se sécher. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimMaymûnah (qu'Allah l'agrée) relate qu'elle prépara de l'eau pour que le Prophète (sur lui la paix et le salut) effectue ses grandes ablutions, après qu'il fut en état d'impureté majeure. Il prit le récipient de la main droite pour verser de l'eau sur sa main gauche et lava ses deux mains, elles servent à prendre l'eau, il est recommandé de les laver, pour les nettoyer et insister sur leur purification. Il se lava les mains ; dans une version d'Al-Bukhârî, Maymûnah dit : « Il se lava les mains deux ou trois fois ». Après s'être lavé les mains, il se lava l'organe génital avec la main gauche, pour nettoyer les traces de sperme, notamment. Ensuite, il frappa de la main gauche sur la terre, comme ceci est précisé dans une autre version d'Al-Bukhârî : « puis il frappa la terre de la main gauche et la frotta très fortement. » Il a donc frotté sa main avec la terre pour la nettoyer des éventuelles traces de saleté et des mauvaises odeurs éventuelles. Ensuite, il lava sa main gauche, pour nettoyer la terre qui y restait, ainsi que les autres saletés. Ou il se lava les mains et les nettoya de ce qui pouvait y rester. Ensuite, il procéda au lavage de la bouche et du nez, puis lava son visage. Ici, il n'est pas dit qu'il fit l'ablution, mais dans son autre hadith, rapporté par Al-Bukhârî et Muslim, elle dit : « puis il fit l'ablution, comme pour la prière. » C'est également stipulé dans le hadith de ʽÂ’ishah. Ensuite, « il versa de l'eau sur sa tête. » Dans l'autre version, elle dit : « puis il versa trois poignées d'eau sur sa tête, avant de laver le reste de son corps. » Une fois suffit, si l'eau passe sur tout le corps. Ensuite, il s'éloigna de l'endroit où il s'était lavé pour se laver les pieds. Après avoir fini l'ablution et le lavage, il a donc lavé ses pieds une deuxième fois. Ensuite, « on lui apporta une serviette, mais il ne l'utilisa pas pour se sécher », il ne s'essuya pas avec. Dans une autre version, elle dit : « puis je lui apportai une serviette, qu'il refusa » ; dans une autre encore, elle dit : « on lui apporta une serviette, mais il n'y toucha pas, il se mit à faire ainsi. » c'est-à-dire : à enlever l'eau avec sa main.
Â’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Lorsque le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) accomplissait ses ablutions suite à un état d'impureté majeure, il commençait par se laver les mains. Puis, il versait de l'eau de la main droite dans la gauche et se lavait le sexe. Ensuite, il effectuait ses ablutions mineures comme pour la prière. Ensuite, il prenait de l'eau et introduisait ses doigts mouillés jusqu'à la racine des cheveux en s'assurant de mouiller tout le cuir chevelu, puis il versait trois poignées d'eau sur sa tête, puis il versait de l'eau sur tout son corps et enfin il se lavait les pieds. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) décrit le lavage du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lorsqu'il souhaitait accomplir ses ablutions suite à un état d'impureté majeure. Il commençait par se laver les mains afin qu'elles soient propres au moment d'utiliser l'eau pour se purifier, puis il effectuait ses ablutions mineures comme pour la prière. Et vu que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait une chevelure épaisse, il la frottait avec ses doigts mouillés jusqu'à ce que l'eau pénètre la racine des cheveux et puisse ainsi atteindre tout le cuir chevelu. Pour cela, il versait trois poignées d'eau sur sa tête, puis il lavait tout le reste de son corps et retardait enfin le lavage de ses pieds en dernier lieu.