





























Hadeeth Cards
Da'wa cards that highlight great meanings from the noble prophetic hadiths in a simple style and attractive display that helps the Muslim to have a deeper understanding of his religion in an easy way
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Asmâ’ (qu’Allah l’agrée) relate qu’une femme a dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai une coépouse, serais-je en tort si je me vante de ce que mon mari ne me donne pas ? » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors dit : « Celui qui se vante de ce qu’il n’a pas reçu est comme celui qui porte deux vêtements mensongers. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimUne femme a dit au Prophète (sur lui la paix et le salut) que son mari avait une autre épouse et qu’elle aimait dire : « Mon mari m’a donné ceci et il m’a donné cela. » Elle mentait sciemment, uniquement, pour irriter sa coépouse. Elle demanda donc si elle commettait là un péché. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) l’a alors informé que celui qui se pare et se vante de ce qu’il n’a pas est coupable de faux-témoignage et de mensonge.
‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Ô Allah, fais miséricorde à ceux qui se rasent les cheveux ! - Ils demandèrent : Et ceux qui se les coupent, ô envoyé d’Allah ? - Il dit alors : Ô Allah, fais miséricorde à ceux qui se rasent les cheveux ! - Ils demandèrent : Et ceux qui se les coupent, ô envoyé d’Allah ? - Il dit à nouveau : Ô Allah, fais miséricorde à ceux qui se rasent les cheveux ! - Ils demandèrent : Et ceux qui se les coupent, ô envoyé d’Allah ? - Il répondit : Et à ceux qui se les coupent ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimParmi les rites du Pèlerinage et de la ‘Umrah, il y a le fait de se raser les cheveux ou de se les couper. Néanmoins, le rasage est préférable au coupage. Ceci parce qu’il va plus loin dans l’adoration et montre un plus grand signe d’humilité et d’obéissance envers Allah, Exalté soit-Il. C’est pour cette raison que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a invoqué à trois reprises pour ceux qui se rasent, malgré le fait que les gens présents aient questionné à propos de ceux qui se coupent les cheveux. Cela démontre de manière évidente que le rasage des cheveux, pour les hommes, est préférable. En revanche, cela ne concerne pas le pèlerin accomplissant le type de Pèlerinage nommé : (« At-Tamattu’ »), Pèlerinage de « l'aisance » ou « du plaisir », qui fait sa ‘Umrah et dont le temps restant avant le Pèlerinage ne permettrait pas à ses cheveux de repousser. Dans ce cas, le coupage de cheveux est préférable pour lui, puisqu’il se rasera les cheveux après cela [lors du Pèlerinage].
Abdullah ibn 'Umar (qu'Allah l’agrée, lui et son père) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a regroupé la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib») et celle du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`»), en appelant pour annoncer le début de l'accomplissement de chacune d’entre elles, sans faire d'autres prières entre les deux, ni après. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimQuand le soleil s'est couché le jour de 'Arafah, le Prophète (sur lui la paix et le salut) partit à Muzdalifah et y regroupa, en les retardant, la prière du couchant (« ṣalâtu-l-maghrib») et celle du crépuscule (« ṣalâtu-l-‘ishâ`»). Il fit prononcer l’appel qui annonce le début la prière (« Al-Iqâmah ») pour chacune des deux. Il ne fit aucune prière surérogatoire entre les deux, afin que le regroupement prenne tout son sens, ni après elles, afin de pouvoir se reposer et se préparer aux rites qui allaient suivre.
Umm ʽAṭiyyah Nusaybah al-Anṣâriyyah (qu’Allah l’agrée) a dit : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous a ordonné de faire sortir, à l'occasion des deux fêtes, les jeunes femmes ainsi que celles qui ne se montrent pas. Et il a ordonné aux femmes ayant leurs règles de s’éloigner du lieu de prière des musulmans. » Et dans une autre version : « Il nous était ordonné de sortir le jour de la fête. Au point que nous fassions sortir la fille vierge de chez elle, ainsi que la femme réglée. Ceci afin qu’elles puissent proclamer la grandeur d’Allah, être avec les gens et invoquer avec eux ; espérant bénéficier de la bénédiction de ce jour et de sa pureté. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLes jours de « ‘Îd Al-Fiṭr », la fête de la rupture [du jeûne du mois de Ramadan], et de « ‘Îd Al-Aḍḥâ’ », la fête du sacrifice, sont deux jours particuliers où un important rite de l’Islam est accompli. Lors de ce grand rassemblement, la fraternité des musulmans apparaît dans toute sa splendeur. Tous les gens d’une même localité se regroupent en un seul lieu afin de montrer leur unité et la proximité de leurs cœurs. Ils sont tous là pour élever au plus haut la parole d’Allah, célébrer Son rappel, manifester Ses rites et faire triompher l’Islam. C’est pour cette raison que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a ordonné à toutes les femmes de venir, y compris les jeunes filles qui d’habitude ne sortent pas de chez elles. Ce jour-là, même les femmes en période de règles sont présentes. Cependant, elles doivent rester en retrait de ceux qui prient. De cette façon, elles assistent à toutes les réjouissances et invocations de ce jour, de même qu'elles recueillent toute la miséricorde et la bénédiction d’Allah en étant présentes et proches. Quant à la prière des deux fêtes, c'est une obligation individuelle.
Alî ibn Abî Ṭâlib (qu’Allah l’agrée) relate que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se levait pour prier, il disait : « J’ai dirigé, en tant que monothéiste, mon visage vers Celui qui a créé les Cieux et la Terre et je ne suis pas du nombre des polythéistes ! Ma prière, mes rites, ma vie et ma mort sont voués à Allah, le Seigneur de l’Univers, sans rien Lui associer ! Voilà ce qui m’a été ordonné et je suis du nombre des soumis. Ô Allah ! Tu es le Souverain ! Il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] en dehors de Toi ! Tu es mon Seigneur et je suis Ton serviteur ! J’ai été injuste envers moi-même et je reconnais mes péchés, alors pardonne-moi tous mes péchés, car Toi seul pardonnes les péchés ! Guide-moi vers les meilleurs caractères, car Toi seul guides vers les meilleurs caractères ! Débarrasse-moi des mauvais caractères, car Toi seul débarrasses des mauvais caractères ! J’accoure vers Toi ! Tout le bien est entre Tes mains et le mal ne vient pas de Toi ! Je vais par Toi et vers Toi ! Béni et Éxalté sois-Tu ! J’implore Ton pardon et je me repens à Toi ! » Et lorsqu’il était incliné, il disait : « Ô Allah ! C’est pour Toi que je m’incline, c’est en Toi que je crois et c’est à Toi que je me soumets ! Mon ouïe, ma vue, ma chair, mes os et mes nerfs se recueillent devant Toi ! » En se relevant, il disait : « Ô Allah ! Notre Seigneur ! Loué sois-Tu, autant que pour remplir les Cieux, pour remplir la Terre, pour remplir ce qui se trouve entre les deux et pour remplir tout ce que Tu veux d’autre ! » Et lorsqu’il était prosterné, il disait : « Ô Allah ! C’est pour Toi que je me prosterne, c’est en Toi que je crois, c’est à Toi que je me soumets ! Mon visage s’est prosterné devant Celui qui l’a créé, qui lui a donné forme et qui en a sorti l’ouïe et la vue ! Béni soit Allah, le Meilleur des Créateurs ! » Enfin, entre les éloges et les salutations, l'une des dernières choses qu’il disait était : « Ô Allah ! Pardonne-moi pour ce que j’ai accompli et ce que j’accomplirai, pour ce que j’ai accompli en privé et ce que j’ai accompli en public, pour mes excès et pour ce que tu connais mieux que moi ! Tu es Celui qui avance les choses et Celui qui les recule ! Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! »
Rapporté par MuslimLorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) se levait pour prier, il disait : « J’ai dirigé mon visage vers Celui qui a créé les Cieux et la Terre » : Je me suis dirigé vers Lui par l’adoration, j’ai consacré exclusivement mon adoration à Allah, Celui qui a créé les Cieux et la Terre sans modèle préalable et je me suis détourné de tout ce qui est autre que Lui. En effet, Celui qui a créé si parfaitement et si merveilleusement de pareilles créatures mérite que les visages se tournent vers Lui, que les cœurs s’en remettent à Lui dans toutes les situations, sans prêter attention à autre que Lui, et en n’espérant rien d’autre que la pérennité de Sa grâce et de Son agrément. « En tant que monothéiste […] et je ne suis pas du nombre des polythéistes » : Je délaisse toute fausse religion pour l’Islam, la vraie religion, à laquelle je m’attache fermement. Chez les Arabes, le mot : « Ḥanîf », signifiait : un monothéiste exclusif, et il désignait principalement ceux qui étaient sur la voie d’Abraham (sur lui la paix). « Ma prière, mes rites, ma vie et ma mort sont voués à Allah, le Seigneur de l’Univers, sans rien Lui associer. Voilà ce qui m’a été ordonné et je suis du nombre des soumis » : Ma prière, mon adoration, mon culte, etc. tout cela est consacré au visage d’Allah et je ne Lui associe rien. De même, Il est Celui qui a créé et qui contrôle ma vie et ma mort : personne d’autre que Lui ne peut influer sur elles. Il n’a pas d'associé, ni dans Son Être, ni dans Ses attributs, ni dans Ses actes. En outre, mon Seigneur m’a prescrit ce monothéisme et ce culte pur et je fais donc partie des musulmans, ceux qui Lui sont soumis et qui Lui obéissent. « Ô Allah ! Tu es le Souverain ! Il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] en dehors de Toi ! Tu es mon Seigneur et je suis Ton serviteur ! J’ai été injuste envers moi-même et je reconnais mes péchés, alors pardonne-moi tous mes péchés, car Toi seul pardonnes les péchés ! » : Ô Allah ! Tu es le Roi ! Il n’est d'autre Roi que Toi et, en réalité, nul autre que Toi ne détient quelque royauté que ce soit. Tu es le seul Dieu et personne d’autre que Toi ne mérite d’être adoré ! Tu es mon Dieu et je suis Ton serviteur. J’ai été injuste envers moi-même en me laissant distraire de Ton rappel et en commettant des péchés. Toutefois, je reconnais mes péchés, alors pardonne-les moi, car nul autre que Toi ne pardonne les péchés ! C’est toi : « Al-Ghafûr », Celui qui pardonne ; « Al-Ghaffâr », l’Indulgent. « Guide-moi vers les meilleurs caractères, car Toi Seul guides vers les meilleurs caractères ! Débarrasse-moi des mauvais caractères, car Toi Seul débarrasses des mauvais caractères ! » : Mène-moi vers les bons caractères et accorde-les moi pour toujours, qu’il s’agisse des nobles caractères liés à Ton adoration ou de tout autre caractère bon et pur, apparent ou caché. C’est Toi qui y mènes et personne d’autre que toi. Éloigne-moi et préserve-moi des mauvais caractères, car c’est Toi seul qui peux m’en éloigner et m’en préserver. « J’accoure vers Toi ! » : En arabe : « Labbayk wa Sa’dayk ! », signifie : je T’obéis de façon régulière, avec une régularité suivie encore de régularité et je suis heureux de T’obéir constamment et de répondre à Ton appel. Chaque bonheur étant suivi d’un autre. « Tout le bien est entre Tes mains ! » : Tout le bien est sous Ton contrôle, Tu en es le Possesseur et tu le gères à Ta guise. « Et le mal ne vient pas de Toi » : Le mal provient de ce que Tu as créé mais ne réside pas dans Tes actes. Le mal ne peut en aucun cas Lui être attribué, ni dans Son être, ni dans Ses attributs, ni dans Ses actes, ni même dans Ses Noms. Son être est absolument parfait, Ses attributs relèvent de la perfection, on Le loue et on dresse Ses éloges pour les attributs qui sont les Siens. Ses actes ne sont que bonté, miséricorde, équité et sagesse et ne comportent aucun mal. Ses noms sont tous les plus beaux qui soient ! Comment, donc, pourrait-on Lui attribuer le mal ? Le mal réside dans ce qu’Il a créé et Il est distinct de Lui. En effet, il faut différencier l’acte et ce qui est fait. Ses actes sont tous bons. Quant à ce qui est fait, c’est-à-dire : les créatures, alors celles-ci comportent du bien et du mal. Et puisque que le mal est créé et distinct du Divin et qu’il n’est pas en Son Être, alors on ne peut le Lui attribuer. Ainsi donc, ce hadith n’est pas du tout un argument pour les Mu’tazilites qui prétendent qu’Allah n’a pas créé le mal. Au contraire, Allah a créé le bien, le mal et toute autre chose [en tant que Créateur]. « Je vais par Toi et vers Toi ! » : Je me réfugie auprès de Toi, je m’appuie sur Toi, je subsiste par Toi, je me dirige vers Toi, et je reviens vers Toi. « Béni et Éxalté sois-Tu ! » : Tu es Immense, Majestueux, Ton bien est abondant, Tu es au-delà de ce que l’on pense et de ce que l’on imagine. « J’implore Ton pardon et je me repens à Toi ! » : Je te demande pardon pour ce qui est passé et je me repens du péché pour les jours futurs, en espérant que Tu me facilites la voie et me raffermisses jusqu’à ma mort. Lorsqu’il était incliné, il disait : « Ô Allah ! C’est pour Toi que je m’incline, c’est en Toi que je crois et c’est à Toi que je me soumets ! Mon ouïe, ma vue, ma chair, mes os et mes nerfs se recueillent devant Toi ! » : Mon inclinaison T’est exclusivement vouée, j’ai cru en Toi et je me suis soumis à Toi. Toutes mes parties : mon ouïe, ma vue, ma chair, mes os, mes nerfs, etc. sont soumises à Ton ordre. En se relevant, il disait : « Ô Allah ! Notre Seigneur ! Loué sois-Tu, autant que pour remplir les Cieux, pour remplir la Terre, pour remplir ce qui se trouve entre les deux et pour remplir tout ce que Tu veux d’autre ! » : Je T’adresse des louanges qui, si elles étaient matérielles, rempliraient les Cieux, la Terre et tout ce que Tu veux d’autre. Lorsqu’il était prosterné, il disait : « Ô Allah ! C’est pour Toi que je me prosterne, c’est en Toi que je crois, c’est à Toi que je me soumets ! Mon visage s’est prosterné devant Celui qui l’a créé, qui lui a donné forme et qui en a sorti l’ouïe et la vue ! Béni soit Allah, le Meilleur des Créateurs ! » : Ma prosternation T’est exclusivement vouée, j’ai cru en Toi et je me suis soumis à Toi. Tous mes membres, que Tu as créés et auxquels Tu as donné forme, sont soumis à Ton ordre. Enfin, entre les éloges et les salutations, l'une des dernières choses qu’il disait était : « Ô Allah ! Pardonne-moi pour ce que j’ai accompli et ce que j’accomplirai, pour ce que j’ai accompli en privé et ce que j’ai accompli en public, pour mes excès et pour ce que tu connais mieux que moi ! Tu es Celui qui avance les choses et Celui qui les recule ! Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! » : Pardonne-moi mes péchés passés et à venir, ce que j’ai accompli secrètement, ce que j’ai accompli ouvertement, ce que j’ai pensé [à accomplir] et ce que j’ai dit. Pardonne-moi mes péchés par lesquels j’ai dépassé les limites. Pardonne-moi les péchés dont je n’ai même pas connaissance. Tu fais avancer qui Tu veux, en lui permettant notamment de t’obéir et Tu laisses en arrière de cela qui Tu veux, selon ce qu’implique Ta sagesse. Tu honores qui Tu veux et Tu rabaisses qui Tu veux. Il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] en dehors de Toi, c’est-à-dire : nul autre que Toi ne mérite d’être adoré.
‘Awf ibn Mâlik Al-Ashja’î (qu’Allah l’agrée) relate : « J'ai prié avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) une nuit. Il récita la sourate : « La Vache ». A chaque fois qu’il passait par un verset mentionnant la miséricorde, il s’arrêtait pour invoquer et à chaque fois qu’il passait par un verset mentionnant le châtiment, il s’arrêtait pour se réfugier auprès d’Allah. Puis, il s’inclina aussi longtemps qu’il était resté debout et, là, il disait dans l’inclinaison : " Gloire et Pureté à Celui qui détient la Suprématie, la Souveraineté, la Grandeur et l'Immensité ! " Puis, il se prosternait aussi longtemps qu’il était resté debout et disait la même chose dans sa prosternation. Ensuite, il se releva et récita la sourate : « La Famille de ‘Imrân ». Puis, il récita ainsi, sourate après sourate. »
Rapporté par An-Nassâ'î - Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par AḥmadAwf ibn Mâlik Al-Ashja’î (qu’Allah l’agrée) informe du fait qu’il a accompli la prière nocturne avec le Prophète (sur lui la paix et le salut), qui s’est tenu debout et a récité la sourate : « La Vache ». A chaque fois qu’il récitait un verset qui parle de la miséricorde divine et du Paradis, il s’arrêtait pour demander à Allah Sa miséricorde et le Paradis. Et à chaque fois qu’il récitait un verset qui parle du châtiment, il demandait à Allah de l’en protéger. Ensuite, il s’est incliné pendant longtemps, aussi longtemps qu’il était resté debout et il disait : « Gloire et Pureté à Celui qui détient la Suprématie, la Souveraineté, la Grandeur et l'Immensité ! » Cela signifie : j’atteste de la pureté et de la perfection d’Allah, Lui qui domine tout, Lui qui détient la Souveraineté, intérieurement et extérieurement, le Détenteur de la Grandeur et de l'Immensité. Ensuite, il se prosternait aussi longtemps qu’il était resté debout et disait, prosterné, la même chose qu’il disait incliné. Après s’être relevé, il récita la sourate : « La Famille de ‘Imrân » et récita ainsi, sourate après sourate.
Ibn ‘Abbâs (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) se levait pour prier la nuit, il disait [en ouverture de sa prière nocturne] : " Ô Allah, notre Seigneur ! Loué sois-Tu ! Tu es le gardien des Cieux et de la Terre. Loué sois-Tu ! Tu es le Maître des Cieux, de la Terre et de leurs habitants. Loué sois-Tu ! Tu es la Lumière des Cieux, de la Terre et de leurs habitants. Tu es la vérité, Ta Parole est la vérité, Ta promesse est la vérité, Ta rencontre est la vérité, le Paradis est une vérité, l’Enfer est une vérité, l’Heure est une vérité. Ô Allah ! C’est à Toi que je me suis soumis, c’est en Toi que j’ai cru, c’est en Toi que je place ma confiance, c’est par Toi que j’argumente contre autrui et c’est Toi que je prends pour juge. Pardonne-moi donc ce que j’ai fait et ce que je ferai, ce que j’ai fait en privé et ce que j’ai fait en public, et ce que Tu connais mieux que moi. Il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] en dehors de Toi ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLorsqu’il priait la nuit, après le premier « Takbîr », le Prophète (sur lui la paix et le salut) disait : « Ô Allah, notre Seigneur ! Loué sois-Tu ! » : Toutes les louanges reviennent à Allah. Il est loué pour Ses qualités, Ses Noms, Ses bienfaits, ce qu’Il crée, Ses agissements, Ses ordres et Ses jugements. Il est loué avant tout et après tout, extérieurement et intérieurement. « Tu es le gardien des Cieux et de la Terre » : C’est Toi qui les as érigés à partir du néant, c’est Toi qui en prends soin et les entretiens, Tu es Celui qui crée, qui donne, qui possède tout, qui gère tout, qui donne la vie et la mort. « Loué sois-Tu ! Tu es le Maître des Cieux, de la Terre et de leurs habitants » : Tu possèdes les Cieux et la Terre, ainsi que tout ce qui s’y trouve. C’est Toi qui gères le tout à Ta guise. C’est Toi qui les as fait exister à partir du néant. La souveraineté T’appartient donc, sans que personne ne Te soit associé ou ne gère quoi que ce soit avec Toi. Loué et Exalté sois-Tu ! « Loué sois-tu, tu es la lumière des cieux, de la terre et de leurs habitants » : Il est lumière et c'est l'un de Ses Attributs. Il s'est caché à Ses créatures par un voile de lumière. C'est lui qui illumine les cieux et la terre et qui guide les habitants des cieux et de la terre. Aussi, il ne faut ni renier ni interpréter cet attribut divin qu'est la lumière. « Tu es la vérité » : « Al-Ḥaqq » est l’un de Ses Attributs et l’un de Ses Noms. Il est vérité dans Son Essence intrinsèque et par Ses Attributs. Il est Celui dont l’existence est nécessaire et dont les attributs sont parfaits. Son existence est intrinsèque à Son être et rien ne peut exister par autre que Lui. « Ta parole est la vérité » : Ce que Tu as dit est vrai et juste, le faux ne peux approcher Ta parole, ni de devant, ni de derrière ; ni dans ses informations, ni dans ses lois et ses commandements ; et ni dans ses promesses, ni dans ses menaces. « Ta promesse est la vérité » : Tu ne trahis pas Ta promesse, ce que Tu as promis se produira forcément et tel que Tu l’as promis, Tu ne manqueras à rien et n’en changeras rien. « Ta rencontre est une vérité » : Les gens devront un jour Te rencontrer et Tu les rétribueras selon leurs œuvres. Et la rencontre d’Allah sous-entend le fait de voir Allah. « Le Paradis est une vérité et l’Enfer est une vérité » : Ils existent déjà, comme Allah nous en a informés, en disant que tous deux avaient été préparés pour leurs habitants. Ils sont la demeure éternelle et la destination des êtres humains [et des djinns]. « L’heure est une vérité » : Le Jour de la Résurrection se produira sans aucun doute. Il représente la fin de ce bas monde et le début de l’au-delà. « C’est à Toi que je me suis soumis » : J’ai suivi Ton ordre, je m’y suis soumis et je l’ai accepté. « C’est en Toi que j’ai cru » : J’ai cru en Toi et en ce que Tu as révélé, et j’ai agi en conséquence. « C’est en Toi que je place ma confiance » : Je m’appuie sur Toi et je Te confie mes affaires. « C’est par Toi que j’argumente contre autrui » : Par les preuves que Tu m’as données, que j’utilise contre mes protagonistes et par lesquelles je prends le dessus sur eux. « C’est Toi que j’ai pris pour juge » : Pour juger entre moi et ceux qui refusent la vérité. J’évite ainsi de me référer au jugement d’un quelconque faux dieu, que ce soit un code humain, un devin, ou autre. Tous ces codes que la religion invalide, auxquels les gens se réfèrent et qu’ils prennent comme arbitres. « Pardonne-moi donc ce que j’ai fait et ce que je ferai, ce que j’ai fait en privé et ce que j’ai fait en public, et ce que Tu connais mieux que moi » : Pardonne-moi les péchés que j’ai commis et ceux que je commettrai, ce que les gens ont découvert et ce qui leur a échappé, et ce que personne d’autre que Toi ne connais. Enfin, il clôturait son invocation en disant : « Il n’y a aucune divinité [digne d’adoration] en dehors de Toi ! » : Je me dirige donc vers Toi, Seul, car tout dieu en dehors de Toi est faux, et l’invoquer représente un égarement et un désastre. Tel est le monothéisme que les Messagers d’Allah ont prêché et qu’Allah, Exalté soit-Il, a prescrit à Ses serviteurs.
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu’Allah l’agrée) relate : « Un homme vint au Prophète (sur lui la paix et le salut) et dit : " Mon frère souffre du ventre. - Il lui répondit : Fais-lui boire du miel ! " Lorsqu’il revint, il lui répéta à nouveau : " Fais-lui boire du miel ! " et lorsqu’il revint une troisième fois, il lui répéta encore : " Fais-lui boire du miel ! " La quatrième fois, l’homme rétorqua : " Je l’ai fait ! " Alors, il dit : " Allah a dit vrai et le ventre de ton frère ment ! Fais-lui boire du miel ! " Il lui fit donc encore boire du miel et son frère guérit. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimUn homme vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) pour lui dire que son frère se plaignait de douleurs au ventre, à cause de la diarrhée, comme ceci est précisé dans d’autres versions. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui ordonna de faire boire du miel à son frère, mais celui-ci ne guérit pas pour autant. Il revint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) une deuxième puis une troisième fois. A chaque fois, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui disait de lui faire boire du miel et lui l’informait qu’il avait suivi son ordre mais que son frère souffrait toujours. A la quatrième fois, il lui dit : « Allah a dit vrai et le ventre de ton frère ment ! Fais-lui boire du miel ! » Cette phrase implique deux suppositions : la première est que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait été informé par Allah, par le biais de la Révélation, que le miel guérissait le mal en question. C’est pourquoi il a insisté et lui a donné plusieurs fois l’ordre afin que se réalise ce qu’Allah lui avait promis. L’autre possibilité est qu’il faisait en fait allusion au verset suivant : {( Il s’y trouve un remède pour les gens. )} [Coran : 16/69] et qu'il savait que ce genre de mal pouvait être guéri au moyen du miel. La quatrième fois, lorsqu’il lui ordonna de nouveau de faire boire du miel à son frère, l’homme s’exécuta une fois de plus et son frère fut guéri, par la permission d’Allah.
Abû Salamah ibn 'Abdirahmân ibn 'Awf relate : « J'ai questionné ʽÂ’ishah, la mère des croyants (qu'Allah l'agrée), concernant ce que disait le Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour débuter la prière lorsqu'il priait la nuit. Elle dit : " Lorsqu'il priait la nuit, il débutait sa prière en disant : ' Ô, Allah ! Seigneur de Jibrîl, Mîkâ`îl et Isrâfîl, Créateur des cieux et de la terre, Connaisseur de l'invisible et du visible, c'est Toi qui jugeras entre Tes créatures au sujet de leurs divergences ; guide-moi vers la vérité, au sujet de laquelle les gens ont divergé, par Ta permission, car Tu guides qui Tu veux vers le droit chemin.' " »
Rapporté par MuslimAbû Salamah ibn 'Abdiraḥmân ibn 'Awf a questionné ʽÂ’ishah, la mère des croyants, concernant l'invocation que disait le Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour débuter la prière lorsqu'il priait la nuit. Elle dit que, lorsqu'il priait la nuit, il débutait sa prière en disant : « Ô, Allah ! Seigneur de Jibrîl, Mîkâ`îl et Isrâfîl » : l'annexion de ces trois Anges à Allah de façon spécifique, bien qu'Allah soit le Seigneur de toute chose, a pour but de montrer leur valeur et leur rang par rapport aux autres Anges. Il a sans doute cité Jibrîl en premier parce qu'il est chargé des livres célestes et est donc le point de départ de tout ce qui relève de la religion. Il a cité Isrâfîl en dernier parce que c'est lui qui soufflera dans la trompe au moment de la fin du monde. Et il a cité Mîkâ`îl entre les deux, parce qu'il est chargé de la pluie, des végétaux et de tout ce qui est en lien avec la subsistance physique ici-bas. « Créateur des cieux et de la terre », Celui qui les a réalisés et créés à partir du néant. « Connaisseur de l'invisible et du visible » : Il connaît ce que les créatures peuvent voir et ce qu'elles ne peuvent voir. « C'est Toi qui jugeras entre Tes créatures au sujet de leurs divergences » : c'est Toi qui trancheras entre les créatures, au sujet des divergences d'ordre religieux qui étaient les leurs sur terre. « Guide-moi vers la vérité au sujet de laquelle les gens ont divergé, par Ta permission » : guide-moi, facilite-moi l'accès à la vérité au milieu de ces divergences, qu'elles soient d'ordre terrestre ou d'ordre religieux. « Car Tu guides qui tu veux vers le droit chemin », vers le chemin de la vérité.