





























Hadeeth Cards
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‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sortait de Médine pour aller à La Mecque en empruntant la route de l’arbre (près de Dhûl Ḥulayfah) et entrait par celle d’Al-Mu’arrass. Et en arrivant à La Mecque, il entrait par le défilé supérieur et sortait par le défilé inférieur.
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe hadith de ‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) traite de la recommandation d’emprunter une route différente lorsqu'on se rend à la prière du ‘Îd (la fête), celle du « Jumu’ah » (le vendredi) et dans d'autres cas liés aux adorations. Emprunter une route différente signifie que le musulman se rende à l’endroit de son adoration par un chemin et revienne à son domicile par un autre. Par exemple, s’il emprunte la voie de droite à l’aller, il emprunte celle de gauche au retour. Ceci était la manière d'agir du Prophète (sur lui la paix et le salut) lors des prières des deux fêtes comme rapporté par Jâbir (qu’Allah l’agrée) qui relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait l’habitude d’emprunter des chemins différents lors des jours de ‘Îd. C’est-à-dire qu'il empruntait un chemin à l’aller et un autre au retour comme mentionné dans le hadith ci-dessus, que nous traitons. Les savants ont divergé quant à la sagesse de cet acte et leurs explications les plus connues sont : 1- Le fait que les deux chemins témoigneront le Jour de la Résurrection en faveur de la personne. En effet, la terre témoignera des actes de bien et de mal que l’individu aura accomplis à sa surface. Donc, s’il emprunte un chemin différent pour se rendre à la prière et en revenir, ces deux voies témoigneront le Jour de la Résurrection qu’il a bel et bien effectué la prière de la fête. 2- Pour exposer et présenter les rites de l’Islam en tout lieu. Et la prière du ‘Îd fait partie des rites de la religion, comme le prouve le fait que les gens étaient ordonnés de sortir en plein désert afin d’exposer et manifester au grand jour ce moment festif. Donc, si la personne parcourt les routes de la ville, elle y exhibera les rites du ‘Îd dans les marchés ici et là. 3- La rencontre des différents pauvres qui se trouvent dans les marchés ou à d'autres endroits et l’opportunité de leur donner ainsi des aumônes. Cependant, la parole la plus probable, et Allah sait mieux, est que cela permet de manifester les rites de ce jour - notamment le rite de la prière du ‘Îd - [et que c'est ce qui se produit lorsque l'on] voit les gens emprunter différents chemins de la ville afin de se rendre à cette prière. Concernant le Pèlerinage, et comme cela a été mentionné dans le hadith que nous traitons, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) prit un chemin différent pour entrer [et sortir de] la Mecque : il emprunta la route située en hauteur pour y entrer et celle en profondeur pour en sortir. De même, lorsqu’il se rendait à ‘Arafat, il empruntait un certain chemin à l’aller et un autre au retour. Les savants ont aussi divergé au sujet de cette question : « Est-ce que le Prophète (sur lui la paix et le salut) empruntait ces différentes routes par principe d’adoration ou parce qu’il était plus simple pour lui d’emprunter ces voies en entrant à La Mecque et en sortant ? » C’est-à-dire : entrer à La Mecque par les hauteurs et en sortir par ses terres intérieures. Certains savants ont donné comme avis que c’était une tradition prophétique de prendre la route en hauteur de La Mecque pour y entrer et celle en profondeur pour y sortir et qu'il en était de même du fait de se rendre à ‘Arafat en empruntant un chemin et en revenant par un autre. D’autres savants ont plutôt jugé que cela dépendait de la facilité et l’accessibilité de la route. Quoi qu’il en soit, s’il est facile pour le pèlerin ou celui qui accomplit la 'Umrah d’entrer par la route en hauteur et de sortir par celle en profondeur, c'est une bonne chose : dans le cas où cet acte serait considéré comme une adoration en elle-même, ils l’auraient ainsi accompli ; et dans le cas où cet acte ne serait pas considéré comme une adoration, cela ne leur aurait porté aucun préjudice. D’autre part, si le fait d’accomplir cet acte comporte de la difficulté pour eux comme c’est le cas à notre époque, alors il n’a pas besoin de se surcharger. Étant donné qu’aujourd’hui il n’y a qu’une seule voie pour entrer et sortir de La Mecque, il n’est pas permis de diverger avec le responsable des musulmans et, en plus, on doit remercier Allah et Le louer car l’affaire n’est pas restreinte.
Abû Sulaymân Mâlik ibn Al-Ḥuwayrith (qu’Allah l’agrée) dit : « Nous partîmes voir l’envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) ; nous étions alors tous jeunes et à peu près du même âge. Nous demeurâmes vingt nuits auprès de lui. L’envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) était bon et bienveillant. Il se dit donc que nos familles devaient nous manquer. Il nous demanda alors qui avions-nous laissé [derrière nous] ? Nous lui répondîmes. « Retournez auprès de vos familles ! » dit-il « restez avec eux, instruisez-les et dirigez-les. Priez telle prière à tel moment, et telle [autre] à tel [autre] moment. Lorsque qu’il est l’heure de la prière, que l’un d’entre vous fasse l’appel, et que le plus âgé la dirige. » Dans une version rapportée par lui, Al-Bukhârî a ajouté : « Priez comme vous m’avez vu prier. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimMâlik (qu’Allah l’agrée) dit : « Nous partîmes voir le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), nous étions alors tous jeunes et à peu près du même âge. » : Cela s’est déroulé en l’an 9 de l’hégire, que l’on surnomme : « l’année des délégations ». Ils étaient tous jeunes et sont restés vingt nuits auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) afin d'apprendre la religion d’Allah. Mâlik dit ensuite : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était bon et bienveillant. Il se dit donc que nos familles devaient nous manquer. Il nous demanda alors qui avions-nous laissé [derrière nous] ? Nous lui répondîmes. Il dit ensuite : « Retournez auprès de vos familles, restez avec eux, instruisez-les et dirigez-les. Priez telle prière à tel moment, et priez telle [autre] prière à tel [autre] moment. Lorsqu’il est l’heure de la prière, que l’un d’entre vous fasse l’appel, et que le plus âgé la dirige. » Al-Bukhârî a ajouté, dans une version rapportée par lui : « Priez comme vous m’avez vu prier. » : Ceci démontre que la bonté et la bienveillance du Prophète (sur lui la paix et le salut) étaient connues de tous ; il était le plus enclin à la bonté et le plus bienveillant d’entre eux. Ainsi, lorsqu’il s’aperçut que les familles de ces jeunes leur manquaient, il les questionna et ils reconnurent que c'était vrai. Il leur commanda donc de retourner auprès de leurs proches. « Et que le plus âgé la dirige. » : Cela prouve que le plus âgé doit être préféré pour prendre la place de l’imam. Et cela ne rentre pas en contradiction avec la parole du Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Celui qui mémorise le plus du Livre d’Allah, dirige le groupe. », parce que ce groupe de jeune est venu en même temps, et il apparaît qu’il n’y avait pas beaucoup de différence entre eux concernant la mémorisation du Coran et qu'ils devaient, du reste, sûrement avoir le même niveau. C’est donc pour cette raison qu’il leur a dit : « Que le plus âgé la dirige. » Ainsi, s’ils se valent dans la récitation, dans la tradition prophétique et dans l’émigration, on se reporte sur l’âge et on fait passer le plus âgé. Et lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Priez comme vous m’avez vu prier. » : Cette phrase confirme bien que la méthode prophétique d’enseignement était basée non seulement sur la parole, comme lorsqu’il enseigna à quelqu’un qui n’avait pas prié de manière apaisée et lui dit : « Lorsque que tu te lèves pour la prière, fais tes ablutions de manière complète, puis mets-toi face à la Qiblah, et prononce le takbîr (le fait de dire « Allahu akbar ! »), puis récite ce que tu peux du Coran, puis incline-toi », mais également sur les actes, comme il l’a fait ici avec ces jeunes.
ʽImrân ibn Ḥuṣayn (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Le verset de l'aisance a été révélé dans le livre d'Allah, Exalté soit-Il, nous l'avons donc pratiqué avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et salut). Rien n'a été révélé qui l'annule et il ne l'a pas interdit jusqu'à sa mort. C'est un homme qui a donné son avis. » Al-Bukhârî a dit : « Il est dit qu'il s'agit de ʽUmar ». Dans la version de Muslim il est dit : « Le verset de l'aisance - c'est-à-dire l'aisance durant le Pèlerinage - fut révélé et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous ordonna de le mettre en pratique. Il n'y a aucun verset qu'il l'ait abrogé et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne l'a pas interdit jusqu'à sa mort. » Les deux versions ont le même sens.
Rapporté par Muslim - Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimImrân ibn Ḥuṣayn (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a évoqué l'aisance [c’est-à-dire le fait de pouvoir retourner à une vie normale] après avoir accompli la 'Umrah et en attendant le Pèlerinage. Il a dit : « Il fut légiféré dans le Livre d'Allah et dans la Sunna du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). En ce qui concerne la Parole d'Allah le Très Haut : {( Quiconque a joui d’une vie normale après avoir fait la 'Umrah en attendant le Pèlerinage, doit faire un sacrifice qui lui soit facile )} [Coran : 2/196] ; et dans la Sunna, le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'a pratiquée et approuvée sans qu'il n'y ait eu de révélation du Coran pour l'abroger et il ne l'a pas interdite jusqu'à sa mort. Donc, le verset est toujours valable et n'a pas été abrogé. De ce fait, comment un homme peut-il se permettre de donner son avis personnel sur la question ? Il veut désigner par cela l'interdiction prononcée par 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) concernant l'aisance durant les mois du Ḥajj. Or, ceci n’eut lieu qu'après un effort de réflexion de sa part sur cette question de jurisprudence et dans le but que puisse s’accroître le nombre des pèlerins durant toute l'année. En effet, s'ils venaient à accomplir la 'Umrah avec le Pèlerinage, ils ne viendraient pas l'accomplir en dehors de la saison du Ḥajj. Par conséquent, l'interdiction de 'Umar (qu'Allah l'agrée) de l'aisance durant les mois du Ḥajj n'indique pas sa non licéité, ni le fait de délaisser le Coran et la Sunna, c’est plutôt une interdiction temporaire pour le bien commun.
Abû Jamrah Naṣr ibn 'Imrân Aḍ-Ḍuba'î a dit : « J'ai questionné Ibn 'Abbâs au sujet du pèlerinage de l'aisance et il m'ordonna de le pratiquer. Je le questionnais également au sujet de la bête de sacrifice et il me dit : « L'offrande peut être un chameau, une vache, un mouton ou une bête partagée à plusieurs. ». Les gens étaient sceptiques au sujet du pèlerinage de l'aisance. Cependant, je vis en songe un homme crier à voix haute : « Ton pèlerinage est accepté et ton aisance également ! » Je vins voir Ibn 'Abbâs et l'en informait. Il dit : « Allah est Le plus grand ! Telle est la tradition de Abû Al-Qâsim (sur lui la paix et le salut) ».
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimAbu Jamrah a interrogé Ibn 'Abbas (qu'Allah l'agrée, lui et son père) au sujet du pèlerinage de l'aisance [qui consiste à] accomplir une 'Umrah avant le Pèlerinage [et de vivre normalement, sans être en état de sacralisation entre les deux] et ce dernier l'enjoignit de le faire. Ensuite, il l'interrogea au sujet de l'offrande (Al-Hady) évoquée dans le verset de la Parole du Très Haut : {( Quand vous retrouverez ensuite la paix, quiconque a joui d’une vie normale après avoir accompli la 'Umrah en attendant le Pèlerinage, doit faire un sacrifice qui lui soit facile )} [Coran : 2/196]. Il lui dit alors que la meilleure offrande est le chameau, puis une vache, un mouton, ou un septième de bœuf ou de chameau ; c'est à dire que sept pèlerins participent pour une offrande du Pèlerinage (« Tamattu' » ou « Qirane ») ou encore un sacrifice du jour de la fête du sacrifice (« ‘ Îd Al-Aḍḥâ’ » ). Une personne avait désapprouvé le recours de Abu Ḥamzah au pèlerinage de l'aisance (« Tamattu' »), et celui-ci vit en songe quelqu'un l'interpeller en lui disant : « Ton Pèlerinage est accepté et ton aisance également ! » Il se rendit alors chez Ibn 'Abbas (qu'Allah l'agrée, lui et son père) afin de l'informer de sa belle vision étant donné que la vision pieuse est une partie de la prophétie. Ibn 'Abbas (qu'Allah l'agrée, lui et son père) se réjouit de cette vision et lui annonça la bonne nouvelle, qu'Allah l'avait guidé vers la vérité, et puis il s'exclama : « Allah est le plus Grand ! C'est bien la Sunna d'Abul-Qassim (sur lui la paix et le salut) ».
Abû Qatâdah Al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate : « L’envoyé d’Allah prit la route pour le Pèlerinage, et [les gens] sortirent avec lui. Il modifia l’itinéraire d’une partie d’entre eux - parmi lesquels se trouvait Abû Qatâdah - et dit : « Prenez par la côte jusqu’à ce que nous nous rejoignions. » Ils passèrent donc par la côte et, une fois sur le chemin pour rejoindre [le Prophète (sur lui la paix et le salut)], tous entrèrent en état de sacralisation sauf Abû Qatâdah. Puis, alors qu’ils poursuivaient leur route, ils aperçurent des ânes sauvages (onagres) ; Abû Qatâdah se jeta sur eux et réussit à atteindre une ânesse. « Nous fîmes alors une halte, relate Abû Qatâdah, et nous mangeâmes de sa viande. Puis nous nous demandâmes : Avons-nous le droit de manger de la viande de gibier alors que nous sommes en état de sacralisation ? Nous prîmes alors ce qu’il restait de la viande et, une fois avoir rejoint l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut), nous lui posâmes la question. Il dit : Quelqu’un lui a-t-il demandé de le tuer, ou le lui a-t-il désigné ? - Non, répondirent-ils. - Mangez donc le reste ! leur dit alors le Prophète. » Dans une autre version : « Vous en reste-t-il ? demanda le Prophète. - Oui, répondit-je. Je lui tendis alors la cuisse et il en mangea. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimL’année [du pacte] d’Al-Ḥudaybiyyah, le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit pour accomplir la ‘Umrah [le petit pèlerinage]. Une fois arrivé à la limite du territoire sacré de Médine : le point de « Dhûl-Ḥulayfah », qui est proche de la ville, il lui est parvenu que des ennemis approchaient depuis la côte et voulaient l’attaquer. Il ordonna alors à un groupe de Compagnons - Abû Qatâdah en faisait partie - de bifurquer à droite afin d’emprunter le chemin de la côte et de repousser l’ennemi [s’ils le rencontraient]. Lorsqu’ils entreprirent [finalement] de rejoindre le Prophète (sur lui la paix et le salut) au point de rencontre, ils entrèrent tous en état de sacralisation, sauf Abû Qatâdah. En chemin, ils observèrent des ânes sauvages [des onagres], et espéraient intérieurement qu’Abû Qatadah les voient, parce qu’il n’était pas en état de sacralisation. Une fois qu’il les vit, il les attaqua et tua une ânesse parmi eux, puis tous mangèrent de sa viande. Mais le doute s’installa chez eux, avaient-ils le droit d’en manger malgré leur état de sacralisation ? Ils emportèrent avec eux ce qui en restait jusqu’à rejoindre le Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui poser la question. Il s’enquit de certains détails comme savoir si l’un d’entre eux lui avait ordonné de [tuer la bête], ou l’avait aidé en la lui désignant. Ils répondirent que rien de tout ça ne s’était passé. Il les rassura, leur dit que cette viande était licite et qu’ils pouvaient manger ce qui en restait. Lui-même (sur lui la paix et le salut) en mangea afin de les rassurer définitivement.
Abû Mûsâ Al-Ash'arî (qu'Allah l'agrée) relate : « Une éclipse solaire se produisit à l'époque du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et il se leva alors précipitamment, affolé. Il redoutait qu'il s'agisse de l'heure finale. Ensuite, il se rendit à la mosquée et se tint debout pour prier. Il se tint debout en prière et se prosterna plus longtemps que je ne l'avais jamais vu faire. Il dit ensuite : « Ces signes qu'Allah envoie n'annoncent ni la mort, ni la naissance de qui que ce soit. Allah les envoie afin de susciter la peur chez Ses serviteurs. De ce fait, lorsque vous voyez l'un d'entre eux, empressez-vous d'évoquer Allah, de l'invoquer et d'implorer Son pardon ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLorsque la lumière du soleil s'éclipsa totalement, ou en partie, à l'époque du Prophète (sur lui la paix et le salut), celui-ci se dressa comme alarmé. En effet, la parfaite connaissance qu'il avait de son Seigneur le rendit très craintif et attentif à l'égard de cette [éclipse]. Il fut pris de crainte en pensant au fait que la majorité des habitants de la terre étaient égarés ou en pensant que le moment du souffle dans la trompe était venu. Il entra donc à la mosquée et dirigea la prière de l'éclipse. Il allongea la prière de façon inhabituelle, afin d'exprimer le repentir et le retour vers Allah. Quand il termina de prier son Seigneur et de s'adresser à Lui, il se tourna vers les gens afin de les exhorter. Il leur expliqua qu'Allah envoie ce genre de signes en guise de leçon pour Ses serviteurs, pour les réveiller et leur faire peur, de sorte à ce qu'ils s'empressent de L'invoquer, d'implorer Son pardon, de L'évoquer et d'accomplir la prière.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme acheta un terrain à un autre. Celui qui avait acheté le terrain y trouva un sac d’or et dit à celui qui le lui avait vendu : « Reprends ton or, car je t’ai acheté le terrain, pas l’or ! » Mais, celui qui possédait le terrain répondit : « Je t’ai vendu le terrain avec tout ce qui s’y trouve ! » Ils en référèrent à un homme qui leur dit : « Avez-vous des enfants ? - J’ai un garçon, répondit l’un. - J’ai une fille, dit l’autre. Il leur dit : « Alors, mariez-les, dépensez de cet or pour eux et faites-en aumône. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim en plusieurs versionsLe Prophète (sur lui la paix et le salut) nous informe qu’un homme acheta un terrain à un autre et y trouva de l’or. L’acheteur, faisant preuve d’un grand scrupule, rendit l’or au vendeur, puisqu’il avait acheté le terrain et non l’or qui s’y trouvait. Mais, le vendeur, lui aussi par scrupule, refusa de reprendre l’or, puisqu’il avait vendu le terrain avec ce qui s’y trouvait. Ils soumirent donc l’affaire à un juge et lui dirent : « Ordonnez à quelqu’un de le prendre et d’en faire ce qui lui semble le mieux ! » Il refusa et leur demanda s’ils avaient des enfants. L’un répondit qu’il avait un garçon et l’autre, qu’il avait une fille. Le juge leur proposa alors de marier la fille au garçon, de dépenser l’or en leur faveur et de faire aumône du reste.
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Deux femmes étaient avec leurs fils respectifs lorsque le loup emporta l'enfant de l'une d'elles. Celle-ci dit à sa compagne : « C'est ton fils qu'il a emporté ! » L'autre répliqua : « Non c’est le tien qu'il a emporté ! » Elles portèrent alors leur différend devant [le roi] David (sur lui la paix et le salut) qui trancha en faveur de l'aînée. Elles se rendirent ensuite chez Salomon fils de David (sur eux la paix et le salut) pour l'en informer. Il dit : « Apportez-moi un couteau que je le partage entre vous ! » La plus jeune s'exclama : « Non, ne fais pas ça ! Qu'Allah te fasse miséricorde ! C'est son fils ! » Il trancha alors en faveur de la cadette. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimNotre Prophète (sur lui la paix et le salut) nous informe au sujet de l'histoire de deux femmes qui sortirent avec leurs fils respectifs lorsque le loup emporta l'enfant de l'une d'elles et laissa l'autre. Chacune d'entre elles dit : « Celui-ci est mon fils ! » Elles portèrent alors leur différend devant le roi David (sur lui la paix) qui jugea en faveur de l'aînée. Peut-être pensait-il que l'aînée ne pourrait plus avoir d’enfant alors que la cadette, encore jeune, pourrait avoir un autre enfant dans le futur. Les deux femmes sortirent alors de chez David pour se rendre chez Salomon, son fils (sur eux la paix et le salut) et l'informer. Il dit : « Apportez-moi un couteau que je le partage entre vous ! » La plus âgée se félicita de cette décision, mais la plus jeune refusa et s'exclama : « Non, ne fais pas ça ! C'est le fils de la plus âgée d'entre nous ! » Elle avait ressenti de la compassion et de la miséricorde envers son enfant car il était réellement son fils. Elle dit alors : « C'est son fils, ô Prophète d'Allah ! » Salomon (sur lui la paix et le salut) trancha donc en faveur de la cadette. Ceci, car le fait qu’elle fit preuve de miséricorde envers l'enfant en disant, pour qu’il reste en vie, que c'était le fils de l'aînée, et que c’était moins pénible pour elle que de le voir coupé en deux, est une preuve que c’était le sien. »
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un Prophète parmi les Prophètes (sur lui la paix et le salut) parti au combat et dit à son peuple : « Que ne me suive pas [au combat] tout homme venant de se marier, désirant consommer son mariage mais qui ne l’a pas encore fait ; tout homme qui construit ses appartements mais qui ne les a pas encore couverts d’un toit ; et tout homme qui a acheté des moutons ou des chameaux et qui attend qu’ils mettent bas. » Cela dit, il partit au combat. Une fois proche de la ville, [alors que l’heure de la prière du milieu de l'après-midi] (« Al-‘Aṣr ») était arrivée, ou presque, il dit au soleil : « Tu as une mission à remplir et moi aussi ! Ô Allah ! Immobilise-le pour nous ! » Le soleil s’immobilisa alors. Après qu’Allah lui eut accordé la victoire, le Prophète rassembla le butin afin qu’il soit brûlé par le Feu. Mais, rien ne se produisit. Le Prophète s’exclama alors : « Quelqu’un parmi vous a pris du butin ! Qu’un homme de chaque tribu vienne me prêter serment ! » La main d’un individu resta alors collée à la sienne. Le Prophète dit : « Le voleur est parmi vous ! Que ta tribu me prête serment ! » C’est ainsi que la main de deux ou trois personnes se colla à la sienne. Le Prophète dit : « C’est vous qui avez pris du butin ! ». Ils rapportèrent alors l’équivalent d’une tête de taureau en or. Le Prophète le replaça [avec le reste du butin], le feu surgit et le consuma. En effet, personne auparavant n'était autorisé [à profiter] du butin. Par la suite, lorsqu’Allah constata notre faiblesse et notre impuissance, Il le nous rendit licite. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Prophète (sur lui la paix et le salut) informa qu'un Prophète parmi les Prophètes (sur eux la paix et le salut) attaqua un peuple qu'il lui avait été ordonné de combattre. Cependant, il interdit de combattre à tout homme qui venait de se marier sans avoir consommé son mariage ; à tout homme qui bâtissait sa maison mais n’en avait pas encore construit le toit ainsi qu'à tout homme ayant acheté du bétail et qui attendait que ses animaux mettent bas. En effet, toutes ces personnes sont [pré]occupées par des choses importantes : le [jeune] marié qui n’a pas encore consommé son mariage désirera ardemment être avec sa femme ; [de même] l’homme qui n’a pas terminé de construire sa maison, sera préoccupé par l'idée de la finir afin d’y installer sa famille ; quant à l’éleveur de bétail, lui, il attendra de ses bêtes qu’elles mettent bas, ainsi il sera soucieux [à ce sujet]. Or, le combat [dans la voie d’Allah] (« Al-Jihâd ») nécessite un dévouement total, libre de toute préoccupation. Lorsque ce Prophète partit au combat et qu’il fît face à l’ennemi après la prière du milieu de l'après-midi (« Al-‘Aṣr »), la nuit était sur le point de tomber. Seulement, à ce moment-là, l’obscurité [n’aidant pas], la victoire semblait compromise. Il se mit alors à parler au Soleil et lui dit : « Tu es investi d’une mission, mais moi aussi [je suis investi d’une mission] ! » En effet, le soleil doit obéir à un ordre universel : celui de [respecter] le cycle qu’Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, lui a assigné et imposé. A ce sujet, Allah, Gloire et Pureté à Lui, dit : {( Et le soleil court vers un gîte qui lui est assigné : telle est la détermination du Tout-Puissant, de l’Omniscient )} [Coran : 36/38]. Depuis qu’Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, a créé le soleil, ce dernier suit une course bien déterminée, sans aucun changement possible. Quant au Prophète, il doit obéir à une injonction religieuse : le combat. Le Prophète invoqua en disant : « Ô Allah ! Immobilise le soleil ! » Allah fixa alors le soleil, l’empêchant de se coucher à son heure habituelle. Le Prophète put ainsi combattre et s’emparer d’un important butin. Néanmoins, [profiter de] ce butin était interdit pour les anciens peuples, contrairement à la communauté [musulmane], par la grâce d’Allah. En effet, les anciennes communautés devaient rassembler le butin, et [attendre qu’] un feu venant du ciel vienne le brûler, signe qu’Allah était satisfait d’eux. Or, après avoir bien réuni tout le butin, aucun feu ne descendit du ciel. Ce Prophète s’exclama alors : « Il y a un voleur de butin parmi vous ! » Il ordonna ensuite qu’un homme de chaque tribu vienne prêter serment comme quoi il n’a rien volé du butin. Ils s’exécutèrent, et [tandis qu’il prêtait serment] un homme eût sa main collée à celle du Prophète (sur lui la paix et le salut), qui lui dit alors : « Le voleur se trouve dans votre tribu ! » Il exigea donc de chaque homme de la tribu qu’il vienne prêter serment. C’est ainsi que les mains de deux ou trois individus se collèrent [à la sienne]. Il leur dit : « Vous êtes les voleurs ! » Ils rapportèrent alors le butin volé, qui était équivalent [en quantité] à une tête de taureau en or. Lorsqu’enfin on le replaça avec le reste du butin, le feu vint tout consumer.