





























Hadeeth Cards
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Abû Hurayrah relate que ʽUmar passa aux côtés de Ḥassân (qu'Allah les agrée), alors qu'il récitait de la poésie dans la mosquée. Il lui fit la remarque. Il répondit : « Je récitais de la poésie, alors qu'il s'y trouvait celui qui est meilleur que toi ! » Puis il se tourna vers Abû Hurayrah et dit : « Je t'adjure par Allah ! As-tu entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : "Réponds à ma place ! Ô Allah ! Aide-le par l'Esprit Saint !" ? » Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) répliqua : « Par Allah, oui ! »
Rapporté par MuslimḤassân (qu'Allah l'agrée) récitait des poèmes dans la mosquée en présence de ‘Umar (qu'Allah l'agrée) qui le regarda avec un air désapprobateur. Lorsque Ḥassân le vit, il lui dit : « Je récitais des poèmes alors que, dans la mosquée, se trouvait meilleur que toi ! » Puis, il prit Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) à témoin afin qu'il témoigne au sujet de sa récitation de poèmes dans la mosquée en présence du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui approuva cela et l'encouragea. Il lui dit : « Je t'adjure par Allah ! » c'est à dire je te demande par Allah et de jurer en son Nom. « As-tu entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : « Ô Ḥassân ! Réponds à la place du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! », Réponds aux poètes polythéistes avec ta poésie et attaque-les avec afin de défendre le Prophète (sur lui la paix et le salut) et donner la victoire à sa religion. Et l'as-tu entendu dire : « Ô Allah ! Aide-le par l'Esprit Saint ! » ?, C’est à dire : renforce-le par l'intermédiaire de Jibrîl (l'Ange Gabriel) et mets-le à sa disposition afin qu'il lui inspire de la poésie agissant sur les ennemis comme des flèches tirées d'un arc. Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) répliqua : « Par Allah, oui ! », je t'ai entendu réciter de la poésie à l'intérieur de la mosquée devant le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui te dit ces propos.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quiconque entend un homme réclamer une bête égarée dans la mosquée, qu’il dise : "Qu’Allah ne te la rende pas !" Certes, les mosquées n’ont pas été bâties pour cela ! »
Rapporté par MuslimLe hadith d’Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) enseigne que celui qui entend un homme réclamer une chose égarée ou perdue dans la mosquée comme [par exemple, ici] une bête bovine, qu’il dise : « Qu’Allah ne te la rende pas ! » Ou : « Qu’Allah fasse que tu ne la retrouves pas ! » comme cela a été évoqué dans une autre version. C'est une sévère mise en garde à l'attention de cette personne du fait qu'elle n'a pas respecté le droit immense des mosquées. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) mentionna la cause de cette sévère mise en garde contre la personne qui réclame sa bête égarée dans la mosquée. Il dit : « Certes, les mosquées n’ont pas été bâties pour cela ! » En effet, les mosquées ont été construites pour l’évocation et le rappel d’Allah, Exalté soit-Il, la prière, la science, la remémoration du bien et d’autres choses encore. En outre, celui qui demande une chose [perdue] dans un endroit qui n'y est pas approprié mérite qu'on invoque afin qu'il ne la retrouve pas. C'est une sanction à l'encontre de sa démarche ainsi qu'un moyen d'effrayer et de décourager toute autre personne à agir de la sorte. En somme, ce hadith consiste à appeler au convenable et à interdire le blâmable dans certaines conditions. Par contre, si l’individu s’abstient de réclamer ce qu’il a perdu dans la mosquée après que l’on ait invoqué Allah contre lui, on doit cesser d’invoquer en sa défaveur. Et s’il persiste, on répétera l’invocation à son encontre.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que l'envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si vous voyez quelqu’un vendre ou acheter dans la mosquée, dites : "Qu’Allah ne rende pas ton commerce profitable !" Et si vous voyez quelqu’un y réclamer [à haute voix] une bête égarée, dites : "Qu’Allah ne te la rende pas !" »
Rapporté par At-TirmidhîL’envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Si vous voyez quelqu’un vendre ou acheter dans la mosquée… » : Il n’a pas cité de complément d’objet direct, afin de rendre le sens général et que la phrase puisse englober tout ce qui peut être vendu ou acheté. Quant à ceux qui s’adonnent à ce genre de pratiques, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a indiqué qu’il fallait les réprimander et leur dire à haute voix, à l’acheteur comme au vendeur : « Qu’Allah ne rende pas ton commerce profitable ! » : c’est-à-dire qu’Allah fasse que ton commerce ne t’apporte aucun bénéfice, ni profit. A noter que ce hadith n’est pas sans rappeler la parole d’Allah, Exalté soit-Il : {( Leur négoce n’a donc pas profité )} [Coran : 2/16] Et s’il leur dit : « Qu’Allah ne rende pas votre commerce profitable ! À vous deux ! » Cela est permis, puisque l’objectif [de cette réprimande] est atteint. La raison [juridique] de cette réprimande est que la mosquée est considérée comme le lieu de négoce pour l’au-delà et que celui qui œuvre à l’inverse, en faisant un lieu de négoce pour cette vie d’ici-bas, mérite qu’on invoque contre lui, qu’il perde et [connaisse] la privation. C’est une manière de le punir en lui infligeant l’opposé de ce qu’il recherchait, tout en intimidant [les autres] contre ce genre d’agissement ; agissement dont la mosquée doit être débarrassée.
ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agrée) relate qu'Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) entra chez elle pendant les jours de Minâ et y trouva deux filles qui tambourinaient et tapaient des mains, alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut), pendant ce temps, était recouvert de son manteau. Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) les réprimanda, mais le Prophète (sur lui la paix et le salut) découvrit son visage et dit : « Laisse-les, Abû Bakr ! Ces jours sont des jours de fête, et ces jours sont les jours de Minâ ! » ʽÂ’ishah dit : « Un jour, le Prophète (sur lui la paix et le salut) me cachait, pendant que je regardais les Abyssiniens jouer dans la mosquée. Lorsque 'Umar (qu’Allah l’agrée) les réprimanda, le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : "Laisse-les ! Soyez sans crainte, fils d’Arfidah !" »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimCe hadith montre la facilité et la tolérance de la religion, dont l'esprit est contraire à celui de la plupart des extrémistes qui pensent qu'elle n'est que dureté, rudesse et violence. Ce hadith indique qu'il est permis de jouer du tambourin et de chanter pendant les jours de fête, comme l'ont fait les fillettes en présence du Prophète (sur lui la paix et le salut), qui a été jusqu'à reprendre celui qui les a réprimandées (qu'Allah l'agrée). Il en est de même pour le fait de jouer avec des lances et ce genre de choses. Les Abyssiniens aimaient jouer et se distraire, c'est pourquoi le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur a permis d'agir ainsi dans la mosquée, observant ainsi une conduite religieuse de grande importance, à laquelle il fit allusion, comme on le trouve dans d'autres versions du hadith : Tout d’abord, il voulait faire savoir aux différents groupes qui n'avaient pas encore accepté l'Islam par peur de sa dureté et de sa violence, que l'Islam est une religion tolérante et compréhensive. Parmi tous ces groupes, les premiers concernés sont les juifs, qui s'éloignent de l'Islam et en éloignent autrui. Dans une version du hadith, il est dit que lorsque 'Umar (qu’Allah l’agrée) réprimanda les Abyssiniens, le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit : « Laisse-les afin que les juifs sachent que dans notre religion réside une certaine latitude et que j'ai été envoyé avec un monothéisme tolérant ! » Ensuite, ils ont joué lors d'un jour de fête, or, les jours de fête sont l'occasion de se réjouir et de profiter des choses licites plus qu'on ne le fait habituellement. Enfin, c'était un jeu d'hommes, qui exalte la rudesse, la ferveur et le courage.
Rifâ’ah ibn Râfi’ Az-Zarqî (qu’Allah l’agrée), qui faisait partie des Compagnons du Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme vint lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se trouvait assis dans la mosquée, il pria près de lui puis se dirigea vers lui pour le saluer. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : " Retourne et prie, car tu n'as pas prié ! " L’homme retourna, pria comme il l’avait fait puis revint auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) qui lui dit de nouveau : " Retourne et prie, car tu n’as pas prié ! " Alors, l’homme déclara : " Ô Messager d’Allah ! Apprends-moi comment dois-je faire ! " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : « Lorsque tu te tiens debout pour prier, tourne-toi en direction de la Mecque, prononce le « Takbîr » [proclame la grandeur d’Allah en disant : « Allâhu Akbar ! », Allah est plus Grand !], puis récite « Al-Fâtiḥah », l’Ouverture du Coran avec ce que tu veux comme autres sourates ! Ensuite, lorsque tu t’inclines, pose tes mains sur tes genoux et fais en sorte que ton dos soit droit afin d’être stable dans ton inclinaison ! Lorsque tu relèves ta tête, redresse ton dos jusqu’à ce que les os reprennent leur place ! Puis, lorsque tu te prosternes, stabilise ta prosternation ! Enfin, lorsque tu redresses ta tête, assied-toi sur ta jambe gauche, et fais cela dans chaque unité de ta prière ! » hadith bon. Rapporté par Aḥmad dans son : « Musnad ». Et dans une autre version : « La prière de l’un d’entre vous ne sera pas complète tant que la personne n’accomplira pas les ablutions en s'y appliquant comme Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, l’a ordonné. Que la personne lave son visage et ses mains jusqu’aux coudes, qu’elle essuie sa tête et lave ses pieds jusqu’aux chevilles, puis qu’elle prononce le « Takbîr », loue Allah et récite du Coran ce qui lui aura été permis et facilité de réciter. Puis, qu’elle prononce le « Takbîr » en se prosternant sur son visage - il a peut être mentionné : sur son front à terre - jusqu’à ce que ses os reprennent leur place et ses muscles se détendent. Ensuite, qu’elle prononce le « Takbîr » en se redressant assis à sa place en ayant le dos bien droit. En effet, la description de la prière est de la manière suivante durant quatre cycles jusqu’à ce que tu la finisses. Et la prière de l’un d’entre vous ne sera complète que s’il agit de cette manière. » hadith bon. Rapporté par Abû Dâwud dans son : « Sunan ». Et dans une autre version encore : « Accomplis tes ablutions comme Allah, à lui la Grandeur et la Puissance, te l’a ordonné puis prononce la double attestation de foi, mets-toi debout et prononce le « Takbîr ». Si tu connais quelques versets du Coran, récite-les, sinon loue Allah, célèbre Sa grandeur et proclame Son Unicité. » hadith bon. Rapporté par Abû Dâwud dans son : « Sunan ».
Rapporté par Abû DâwudCe hadith est connu comme étant "Le récit de celui qui porte préjudice à sa prière", c'est sur lui que s'appuient ceux qui expliquent les caractéristiques de la prière ; qu'il s'agisse des piliers, des obligations ou des conditions de celle-ci. Cela vient du fait que le Prophète (sur lui la paix et le salut) y a expliqué du meilleur et du plus clair des enseignements les actions de la prière qu'il est obligé d'accomplir et que ce qui n'a pas été mentionné dans ce récit est considéré comme non obligatoire. Globalement, ce hadith relate que Le Prophète (sur lui la paix et le salut) entra dans la mosquée et qu'un homme parmi les Compagnons y entra également. Il s’appelait Khallâd ibn Râfiʽ. Il accomplit alors une prière courte dont les actes et les gestes étaient incomplets. Une fois terminé, il se dirigea vers le Prophète (sur lui la paix et le salut) et le salua, ce dernier répondit à son salut puis lui dit : « Retourne et prie, car tu n'as pas prié ! » Il repartit et reproduit dans sa deuxième prière ce qu’il avait fait dans la première. Puis, il retourna voir le Prophète (sur lui la paix et le salut), qui lui dit à nouveau : « Retourne et prie, car tu n’as pas prié ! » Cela se répéta trois fois. Alors, l’homme jura en disant : « Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité - c’est-à-dire : Allah, Exalté soit-Il, je ne saurais mieux faire que ce que j’ai déjà fait, apprends-moi donc ! » Ainsi, une fois que [son interlocuteur] se retrouva en manque de connaissance et désirant en savoir plus, et après s’être assuré par ses rappels qu’il ne s’agissait pas d’un oubli de la part de celui-ci, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui tint approximativement ces propos. Il lui dit : « Lorsque tu te lèves pour prier, prononce le « Takbîr » [proclame la grandeur d’Allah en disant : « Allâhu Akbar ! », Allah est plus Grand !], puis récite ce que tu peux du Coran après avoir récité au préalable la sourate : « Al-Fâtiḥah », L'ouverture [Coran :1]. Ensuite, incline-toi jusqu’à être totalement incliné, puis relève-toi jusqu’à te retrouver debout bien droit. Ensuite, prosterne-toi jusqu’à être totalement prosterné, puis relève-toi de la prosternation et assieds-toi jusqu’à être totalement assis. Agis ainsi, en geste et parole dans toute ta prière, hormis pour le premier « Takbîr » qui lui se prononce [uniquement] lors de la première unité de prière. Enfin, lorsqu’il a dit : « récite ce que tu peux », cela désigne au minimum la sourate : « Al-Fâtiḥah ». Cette affirmation est tirée des autres versions du hadith, et d’autres sources encore.
Muḥammad ibn ʽAmr ibn ʽAṭâ' relate : « J'ai entendu Abû Ḥumayd As-Sâʽidî, au milieu de dix Compagnons du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), dont Abû Qatâdah, dire : " Je vais vous enseigner la façon de prier du Prophète (sur lui la paix et le salut). - Ils dirent : Pourquoi donc ? Tu n'étais ni celui d'entre nous qui le suivait le plus, ni son plus ancien compagnon ! - Si ! dit-il. - Montre donc ! répondirent les Compagnons. - Il dit : Lorsqu'il se levait pour la prière, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) levait les mains jusqu'aux épaules. Ensuite, il disait : 'Allâhu Akbar !' - Allah est plus Grand [que tout] !, jusqu'à ce que chaque os retrouve sa place, bien droit. Ensuite, il récitait. Ensuite, il disait : 'Allâhu Akbar !' et levait les mains jusqu'aux épaules. Ensuite, il s'inclinait et posait les paumes de ses mains sur ses genoux. Là, il se tenait droit, sans pencher la tête et sans la relever. Ensuite, il relevait la tête et disait : 'Sami’a Llâhu Liman Ḥamidah !' - Allah a entendu celui qui L’a loué !, puis il levait les mains jusqu'aux épaules, bien droit. Ensuite, il disait : 'Allâhu Akbar !', puis il se prosternait sur le sol en écartant ses bras de ses flancs. Ensuite, il relevait la tête et étalait son pied gauche, sur lequel il s'asseyait. Prosterné, il ouvrait ses orteils. Il se prosternait puis disait : 'Allâhu Akbar !'. Il relevait la tête et étalait son pied gauche, sur lequel il s'asseyait, jusqu'à ce que chaque os reprenne sa place. Ensuite, dans la suivante, il agissait de la même façon. Ensuite, quand il se relevait après les deux unités de prière, il disait : 'Allâhu Akbar !' et levait les mains jusqu'aux épaules, comme lorsqu'il disait : 'Allâhu Akbar !' pour commencer la prière. Ensuite, il agissait ainsi durant toute la prière et quand venait la prosternation qui précédait le salut, il écartait son pied gauche et s'asseyait sur le sol, sur son côté gauche. - Ils dirent : Tu as dit vrai ! C'est ainsi qu'il priait (sur lui la paix et le salut)." »
Rapporté par Abû DâwudCe noble récit de la tradition prophétique montre la façon dont le Prophète (sur lui la paix et le salut) accomplissait la prière, la meilleure façon de faire pour celui qui veut prier. Toutes les actions de la prière y sont citées, les piliers, les obligations et les recommandations, du début jusqu'au salut, de la manière suivante : quand il se levait pour la prière, le Prophète (sur lui la paix et le salut) levait les mains jusqu'aux épaules. Ensuite, il disait : « Allâhu Akbar ! » - Allah est plus Grand [que tout] !, en se recueillant, bien droit, jusqu'à ce que chaque os retrouve sa place. Ensuite, il récitait. Ensuite, il disait : « Allâhu Akbar ! » et levait les mains jusqu'aux épaules. Ensuite, il s'inclinait et posait les paumes de ses mains sur ses genoux. Là, il se tenait incliné, sans lever la tête et sans la baisser. Ensuite, il relevait la tête et disait : « Sami’a Llâhu Liman Ḥamidah ! » - Allah a entendu celui qui L’a loué !, puis il levait les mains jusqu'aux épaules, bien droit. Ensuite, il disait : « Allâhu Akbar ! », puis il se prosternait sur le sol en écartant ses bras de ses flancs. Ensuite, il relevait la tête et étalait son pied gauche, sur lequel il s'asseyait. Prosterné, il ouvrait ses orteils. Il se prosternait puis disait : « Allâhu Akbar ! ». Il relevait la tête et étalait son pied gauche, sur lequel il s'asseyait, jusqu'à ce que chaque os reprenne sa place. Ensuite, dans l'unité suivante, il agissait de la même façon. Ensuite, quand il se relevait après les deux unités de prière, il disait : « Allâhu Akbar ! » et levait les mains jusqu'aux épaules, comme lorsqu'il disait : « Allâhu Akbar ! » pour commencer la prière. Ensuite, il agissait ainsi durant toute la prière et quand venait l'assise qui précédait le salut, il écartait son pied gauche et s'asseyait sur le sol, sur son côté gauche.
Abû Sa’îd Al-Khudrî (qu'Allah L'agrée) relate : « Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) se levait la nuit pour prier, il disait : « Allah est plus Grand [que tout] ! » Puis, il disait : « Gloire et Pureté à Toi, ô Allah et par Ta Louange ! Béni soit-Ton Nom et Élevé sois-Tu ! Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! » Ensuite, il disait trois fois : « Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! ». Puis, il disait trois fois : « Certes, Allah est plus Grand [que tout] ! » Puis, il terminait en disant : « Je me réfugie auprès d’Allah, Celui qui entend et qui sait tout, contre le Diable, le lapidé, contre ses piques, son souffle et ses postillons », puis il récitait.
Rapporté par Ibn Mâjah - Rapporté par An-Nassâ'î - Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par AḥmadSignification du hadith : Lorsque le Prophète se levait la nuit pour prier, il commençait par le « Takbîr » : la proclamation de la grandeur d’Allah [qui consiste à dire : « Allâhu Akbar ! » - Allah est plus Grand que tout ! ] en ouverture de la prière, qui est l’un de ses piliers et sans qui la prière ne peut être entamée. Ensuite, il disait : « Gloire et Pureté à toi, ô Allah ! » : je renie à Ton sujet tout ce qui ne Te convient pas et qui ne convient pas à Ta grandeur, ô Seigneur ! J’affirme, comme Tu le mérites, que Tu es Pur et exempt de tout manquement et de tout défaut. « Loué sois-Tu ! » : ceci est à la fois un éloge adressé à Allah et un remerciement, car sans Sa guidance, l’individu ne pourrait affirmer Sa pureté et Le glorifier. C’est une façon de reconnaître la grâce d’Allah et de reconnaître être incapable de quoi que ce soit sans la guidance et l’aide d’Allah. « Béni soit Ton Nom ! » : en arabe : « Tabâraka » vient du mot : « Baraka », qui désigne l’ampleur et la multitude. Cela signifie donc : Tes Noms sont nombreux, parfaits et immenses, pleins de bénédictions dans les Cieux et sur Terre. Tout cela vise à montrer que tout le bien ne revient qu’à Allah et n’est attribué qu’à Allah. « et Élevé sois-tu ! » : Ta grandeur est élevée et dépasse toute grandeur, Ton rang est élevé et surpasse tout rang. Ton autorité domine toute autorité. Son rang est trop grand pour qu’Il ait un associé ou un égal dans Son statut de Souverain, de Seigneur et de divinité qu’il faut adorer, ou dans l’un de Ses Noms ou l’une de Ses qualités. Voilà pourquoi, il disait juste après : « Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! » : nul autre que Toi ne mérite d’être adoré. Toi, Seul, mérites d’être adoré et Tu n’as aucun associé, pour les qualités que Tu T’es attribuées et pour les bienfaits considérables qui sont les Tiens. Cette façon de commencer la prière comporte les éloges d’Allah, le fait de renier tout ce qui ne Lui convient pas et d’affirmer qu’Il est au-dessus de toute déficience et de tout défaut. Ceci est l'une des formules d’ouverture que l’on peut dire au début de la prière et d’autres ont été aussi rapportées. La meilleure façon d’agir est d’alterner entre ces différentes formules, de sorte à utiliser tous les hadiths et n’en négliger aucun. L'une de ces formules consiste à dire trois fois : « Il n’y a aucune divinité, digne d’adoration, en dehors de Toi ! » qui signifie : nul autre qu’Allah ne mérite d’être adoré, comme l’indique le verset suivant : {(Il en est ainsi, car Allah est la Vérité tandis que ce qu’ils invoquent en dehors de Lui est le Faux !)} [Coran 22/ 62]. Ensuite, il a dit trois fois : « Certes, Allah est plus Grand ! » C’est-à-dire : Il est plus grand que tout. Après cette introduction, le Prophète (sur lui la paix et le salut) demandait protection contre le Diable en disant : « Je me réfugie auprès d’Allah, Celui qui entend tout, Celui qui sait tout… » : Je demande la protection d’Allah, qui entend et qui sait. « Contre le Diable » : le rebelle, le transgresseur, etc. Qu’il soit parmi les djinns ou parmi les êtres humains. « Le lapidé » : le rejeté, le banni de la miséricorde d’Allah. Ne le laisse pas avoir le dessus sur moi et me nuire dans ce qui relève de ma vie terrestre ou de ma religion ! Empêche-le de me détourner de ce qui m’est utile du point de vue de ma vie terrestre ou ma religion ! Celui qui se réfugie auprès d’Allah s’est tourné vers un appui solide et il s’est protégé par le pouvoir d’Allah et par Sa force contre son ennemi, qui veut le couper de son Seigneur et le mener à sa perte. « Contre ses piques », c’est-à-dire : la façon dont le Diable prend possession de l’être humain et le fait tomber dans la folie. En effet, le Diable peut posséder l’être humain, c’est pourquoi il nous est prescrit de nous réfugier auprès d’Allah contre ce mal. « Son souffle », c’est-à-dire : son orgueil. En effet, le Diable souffle ses suggestions dans l’être humain, qui devient imbu de lui-même et se met à mépriser autrui. Et c’est ainsi qu’augmentent son orgueil et sa vanité. « Ses postillons », c’est-à-dire : la sorcellerie, le mal causé par les sorciers, etc. En effet, celles qui postillonnent sur les nœuds ne sont autres que les sorcières, qui font des nœuds avec des fils et soufflent en postillonnant sur chaque nœud afin de sceller le sort qu’elles veulent infliger. « Ensuite, il récitait. » : le Coran, en commençant par la sourate : « Al-Fâtiḥah », L’Ouverture.
Wâ'il ibn Ḥujr (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai accompli la prière avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et il a posé sa main droite au-dessus de sa main gauche sur sa poitrine. »
Rapporté par Ibn Khuzaymah« Il a posé sa main droite au-dessus de sa main gauche », si le terme « main » est citée, il signifie la paume, comme c'est le cas dans ce hadith. De plus, cela est appuyé par la version rapporté par Abu Dawud et An-Nassâ`î dans les termes suivants : « Puis, il a posé sa main droite au-dessus de sa paume gauche, de son poignet et de son avant-bras. ». On comprend par : « sur sa poitrine », qu'il a posé sa main droite au-dessus de sa main gauche puis qu'il les a placées sur sa poitrine, lorsqu'il se tenait debout durant la prière.
Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr et ‘Umar (qu’Allah les agrée) débutaient la récitation de la prière par : {( La louange est à Allah, Seigneur des Mondes. )} Muslim ajoute : « Ils ne disaient pas : "Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux", ni au début, ni à la fin de la récitation. » Et dans une version chez Aḥmad, An-Nassâ’î et Ibn Khuzaymah : « Ils ne prononçaient pas à haute voix : "Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux." » Et dans une autre version d’Ibn Khuzaymah : « Ils le disaient à voix basse. » Et c’est ainsi qu’il faut comprendre la négation rapportée par Muslim, contrairement à ceux qui l’ont déclarée faible.
Rapporté par Ibn Khuzaymah - Rapporté par An-Nassâ'î - Rapporté par Aḥmad - Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimCe noble hadith indique que le Prophète (sur lui la paix et le salut) et ses deux Compagnons Abû Bakr et ‘Umar (qu’Allah les agrée) ne lisaient pas à voix haute la « Basmalah », le fait de dire : « BismiLlâhi-Raḥmâni-r-Raḥîm » - Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux - au début de la récitation de la sourate : « Al-Fâtiḥah », L’Ouverture. En effet, ceci appuie le fait que la « Basmalah » n’est pas un verset de la sourate : « Al-Fâtiḥah ». Le comité des savants des décrets juridiques en Arabie Saoudite a déclaré : « En réalité, « Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. » n’est pas un verset de la sourate : « Al-Fâtiḥah », ni d’une quelconque autre sourate. Cependant, c'est un verset de la sourate : Les Fourmis [Coran : 27], lorsqu’Allah, Exalté soit-Il, a dit : {( Et certes, elle vient de Salomon ! Et c’est : « Au Nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. »)} [Coran : 27/30]. Ainsi, il est recommandé de dire la « Basmalah » à chaque début de sourate hormis la sourate : Le Repentir [Coran : 9]. En outre, la Tradition [du Prophète (sur lui la paix et le salut) à suivre dans le domaine] est de la réciter à voix basse dans la prière.