





























Hadeeth Cards
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Anas ibn Mâlik (qu'Allah l’agrée) a dit : « Fait partie de la Tradition Prophétique, lorsque l'homme épouse une femme vierge après une femme déjà mariée, qu'il demeure auprès d'elle pendant sept nuits, puis partage [équitablement entre ses coépouses] ; et lorsqu'il épouse une femme déjà mariée [auparavant], qu'il demeure auprès d'elle durant trois nuits, puis partage [équitablement entre ses coépouses]. » Abû Qilâbah a dit : « Et si je le voulais, j'aurais dit qu'Anas tient certes cela directement du Prophète (sur lui la paix et le salut) ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimCe hadith indique clairement la tradition prophétique confirmée établie par le Prophète (sur lui la paix et le salut) au sujet de celui qui épouse une nouvelle femme alors qu'il a déjà une épouse ou plus. En effet, si cette nouvelle épouse est vierge, il doit lui consacrer sept nuits, puis partager les nuits entre ses autres épouses équitablement. Par contre, si la nouvelle épouse a déjà été mariée, il doit alors lui consacrer trois nuits, puis partager les nuits entre ses épouses de manière équitable. La raison de la distinction entre la jeune fille vierge et la femme déflorée est que la première a [davantage] besoin de réconfort, de présence douce et qu'on dissipe sa solitude et sa timidité vu que mariage et époux sont pour elle choses nouvelles ; contrairement à la seconde qui a déjà connu le mariage et n'a donc pas autant besoin d’autant d'affabilité. De plus, le désir du mari de rester avec une épouse vierge est plus grand que celui pour une épouse qui a déjà connu un mariage consommé. Ainsi, la législation islamique a accordé cette durée supplémentaire à l'époux afin qu'il puisse s’apaiser et satisfaire son désir.
D'après Abû Dharr (qu'Allah l'agrée) qui a dit : " Des personnes parmi les Compagnons du Prophète ﷺ ont dit au Prophète ﷺ : « Ô Messager d’Allah ! Les riches ont raflé toutes les récompenses ! Ils prient comme nous prions, ils jeûnent comme nous jeûnons et [en plus] ils font l'aumône du surplus de leurs biens ! » Il a alors répondu : « Allah ne vous a-t-il pas donné de quoi faire l'aumône ? Chaque glorification [d’Allah] est une aumône ; chaque proclamation [de la grandeur d’Allah] est une aumône ; chaque louange [d’Allah] est une aumône ; chaque attestation de foi est une aumône ; ordonner ce qui est convenable est une aumône ; interdire ce qui est blâmable est une aumône ; et le rapport charnel [de l’homme avec sa femme] est une aumône. » Ils demandèrent : « Ô Messager d’Allah ! Quelqu’un peut donc assouvir son plaisir et être récompensé !? » Il répondit : « Que diriez-vous, s’il l’accomplissait dans l’illicite, ne commettrait-il pas un péché ? Par conséquent, s’il le fait dans ce qui est licite, alors il en a une récompense. »
Rapporté par MuslimCertains pauvres parmi les Compagnons (qu'Allah les agrée) se plaignirent au Prophète ﷺ de leur situation et leur pauvreté et le fait qu'ils ne faisaient pas aumône de leurs biens pour obtenir des récompenses abondantes, comme en obtiennent leurs frères qui possèdent de nombreux biens et ainsi faire le bien comme ils le font. " En effet, ils prient comme nous prions, ils jeûnent comme nous jeûnons mais eux ils font l'aumône du surplus de leurs biens alors que nous, nous ne faisons pas l'aumône [comme eux le font] ! " Alors, le Prophète ﷺ leur a indiqué ce qui leur était possible de faire comme aumônes. Il ﷺ a dit : « Allah ne vous a-t-il pas donné de quoi faire l'aumône pour vos personnes !? En effet, lorsque vous dites : " Gloire à Allah (SubhânaLlah) " Vous avez la récompense d'une aumône. Il en est de même de dire : " Allah est le plus Grand (Allah Akbar) " C'est une aumône ; dire : " Louange à Allah (Al HamduliLlah) " est une aumône ; dire : " Il n'y a aucune divinité [digne d'adoration] excepté Allah (Lâ Ilaha IllaLlah) " est une aumône ; ordonner le convenable est une aumône ; interdire le blâmable est une aumône ; bien plus, lorsque l'un d'entre vous a un rapport charnel avec son épouse, alors c'est une aumône. » Ils s'étonnèrent et demandèrent : « Ô Messager d’Allah ! L’un d'entre nous peut donc assouvir son plaisir et obtenir pour cela une récompense ?! » Il ﷺ répondit : « Que diriez-vous, s’il l’accomplissait dans l’illicite, que ce soit de la fornication ou autre que cela, ne commettrait-il pas un péché ? Il en est de même, s’il le fait dans ce qui est licite, alors il en a une récompense. »
D’après l’Émir des Croyants, Abû Hafs ‘Umar b. al‑Khattâb — qu’Allah l’agrée — qui a dit: j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Les actes ne valent que par les intentions, et chacun n’aura que ce qu’il a eu l’intention de faire. Celui dont l’émigration fut pour Allah et Son Messager, son émigration est pour Allah et Son Messager ; et celui dont l’émigration fut pour un intérêt mondain qu’il convoitait ou une femme qu’il voulait épouser, son émigration n’est que vers ce pour quoi il a émigré. »
Rapporté par les deux Imams du Hadith : Abû 'AbdiLlah Muhammad ibn Ismaël ibn Ibrâhîm ibn Al Mughîrah ibn Bardizbah Al Bukhârî et Abû Al Husayn Muslim ibn Al Hajjâj ibn Muslim Al Quchayrîyy An-NaysâbûLe Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) explique que toutes les œuvres sont considérées en fonction de l'intention. Ce décret est général et concerne l'ensemble des œuvres, qu'il s'agisse des adorations ou des transactions externes. Ainsi donc, quiconque vise par son œuvre l'acquisition d'un profit n'obtiendra que cet avantage et n'aura pas de rétribution ; et quiconque œuvre dans le but de se rapprocher d'Allah, Exalté soit-Il, obtiendra la rétribution et la récompense de son œuvre, même s'il s'agit d'une œuvre habituelle et normale, comme le fait de manger et boire. Ensuite, il (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a cité un exemple pour montrer l'effet de l'intention sur les oeuvres même si elles sont similaires dans la forme apparente. Il a expliqué que quiconque vise la satisfaction de son Seigneur à travers son émigration et le délaissement de son pays, alors son émigration est une émigration religieuse légale acceptée pour laquelle la personne sera rétribuée en raison de la véracité de son intention. Mais quiconque vise un avantage mondain à travers son émigration, que ce soit de l'argent ou un bien, une position, un commerce, une épouse, etc. Alors, la personne n'obtiendra de son émigration que cet avantage dont il a eu comme intention et il n'aura aucune part de la récompense et de la rétribution [pour cette émigration].
D’après Abû ‘Abd Allâh al‑Nu‘mân b. Bashîr — qu’Allah les agrée — j’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : « Le licite est clair, et l’illicite est clair. Entre les deux, il existe des affaires ambigües que beaucoup de gens ne connaissent pas. Ainsi, quiconque se prémunit contre ces ambigüités préserve sa religion et son honneur, quant à celui qui y tombe, il tombe dans l’illicite. Il est comme le berger qui laisse paître son troupeau autour d’un domaine réservé, peu s'en faut qu’il finisse par y paître. Notez bien que chaque roi dispose d’un domaine réservé, et le domaine réservé d'Allah sont les choses qu'Il a interdites. Notez bien qu'il y a dans le corps un morceau de chair qui s’il est sain, tout le corps sera sain ; et qui s’il est corrompu, tout le corps sera corrompu ; et qu'il s'agit du cœur ! »
Rapporté par Al Bukhârî et MuslimLe Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) explique une règle générale concernant les choses et que, selon la Législation, elles se divisent en trois parties : ce qui est clairement licite, ce qui est clairement illicite, et des affaires ambigües dont le statut licite ou illicite n'est pas clair et que beaucoup de gens ignorent. Quiconque délaisse ces choses ambigües a préservé sa religion en s'éloignant de tomber dans l'illicite ; il a de même préservé son honneur des paroles des gens qui auraient pu le critiquer du fait qu'il soit tombé dans ces affaires ambigües. Et quiconque n'évite pas les ambigües expose assurément sa personne à tomber dans l'illicite ou à ce que les gens s'en prennent à son honneur. Le Messager (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a donné un exemple pour expliquer la situation de celui qui fait des choses ambigües. Il est comme un berger qui fait paître son troupeau près d'une terre clôturée par son propriétaire. Peu s'en faut que le troupeau du berger aille paître dans cet enclos étant donné sa proximité. Il en est de même pour celui qui accomplit une chose comportant une ambigüité. En effet, en œuvrant ainsi il se rapproche de l'illicite, et peu s'en faut qu'il y tombe. Après cela, le Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) a informé qu'il y a dans le corps un morceau de chair (qui est le coeur), si celui-ci est sain alors le corps sera sain mais s'il est corrompu, alors le corps sera corrompu.
D’après Abû Ḥamza Anas b. Mâlik — qu’Allah l’agrée —, et d’après Abû Ya‘la Shaddâd b. Aws — qu’Allah l’agrée —, le Prophète ﷺ a dit : " Aucun de vous ne croira vraiment jusqu'à ce qu'il aime pour son frère ce qu'il aime pour lui-même. "
Rapporté par Al Bukhârî et MuslimLe Prophète ﷺ a expliqué que la foi complète de quiconque parmi les musulmans ne se concrétisera pas jusqu'à ce qu'il aime pour son frère ce qu'il aime pour lui-même comme obéissances et types de biens dans la religion et la vie d'ici-bas ; et il répugne pour lui ce qu'il répugne pour lui-même. Ainsi, s'il voit chez son frère musulman un manque dans sa religion, alors il s'efforce de le réformer ; et s'il voit un bien en lui, alors il l'encourage, l'aide et le conseille sincèrement concernant son affaire religieuse ou son affaire mondaine.
D’après Abû Mas‘ûd ‘Uqba b. ‘Amr al‑Anṣârî al‑Badri — qu’Allah l’agrée —, le Messager d’Allah ﷺ a dit : " Parmi ce que les gens ont retenu comme parole de la première prophétie, il y a : " Si tu n’as pas honte, alors fais ce que tu souhaites ! "
Rapporté par Al BukhârîLe Prophète ﷺ a informé parmi ce qui a été rapporté comme recommandation des précédents prophètes, ce qui a circulé parmi les gens et s'est hérité d'une génération à une autre jusqu'à parvenir à la première génération de cette communauté : " Regarde bien ce que tu veux faire : si c'est quelque chose dont tu n'as pas honte, alors fais-le ; mais si c'est quelque chose dont tu as honte, alors délaisse-le. " En effet, la pudeur est ce qui empêche de commettre de vils actes. Et quiconque n'a pas de pudeur, alors il se livrera à toute turpitude et tout acte blâmable.
D’après ‘Umar b. al‑Khaṭṭâb — qu’Allah l’agrée —, d’après le Prophète ﷺ : « Si vous placiez votre confiance en Allah comme il se doit, Il vous pourvoirait comme Il pourvoit à l’oiseau : il part le matin le ventre creux et revient rassasié. »
Rapporté par l'Imam Ahmad, At-Tirmidhî, An-Nassâ'î, Ibn Mâjah, Ibn Hibbân dans son : Sahîh et Al HâkimLe Prophète (qu'Allah le couvre d'éloges et le préserve) nous incite à nous reposer sur Allah, Exalté soit-Il, dans le fait de se procurer les bénéfices et de repousser les préjudices concernant les affaires mondaines et religieuses. En effet, nul ne donne, ne retient, ne cause préjudice ni ne procure de bénéfice excepté Lui ﷻ. Toutefois, nous devons entreprendre les causes pour amener les bénéfices et repousser les préjudices tout en étant véridique dans le fait de se reposer sur Allah. En effet, dès lors où nous faisons cela, alors Allah nous pourvoit comme Il pourvoit aux oiseaux qui sortent le matin en étant affamés, ensuite ils reviennent le soir en ayant le ventre plein. Et cet acte de la part des oiseaux fait partie des causes dans le fait de s'efforcer de chercher sa subsistance sans fausse confiance ni fainéantise.
D’après an‑Nawwâs b. Sam‘ân — qu’Allah l’agrée —, d’après le Prophète ﷺ : « La bonté (al‑birr), c’est le bon caractère ; et le péché, c’est ce qui vacille dans ta poitrine et que tu détesterais voir dévoilé aux gens. » Et d’après Wâbiṣa ibn Ma‘bad — qu’Allah l’agrée —, je vins au Prophète ﷺ qui me dit : « Es‑tu venu m’interroger sur la bonté et le péché ? » Je dis : « Oui. » Il dit : « Consulte ton cœur : la bonté est ce vers quoi l’âme est sereine et le cœur tranquille ; et le péché est ce qui trouble ton âme et hésite dans ta poitrine, même si les gens t’en donnaient des avis favorables. »
Le premier hadith : rapporté par Muslim et le second : rapporté par Ahmad et Ad-DârimîLe Prophète ﷺ a expliqué la bonté et le péché : la plus éminente des œuvres de bien est la bonté du caractère, qui englobe la belle parole, le lien, l’obéissance, la douceur, la bienfaisance et la bonne compagnie. Quant au péché, c’est ce qui agite l’âme parmi les choses équivoques et laisse le cœur hésitant, à propos de quoi l’on répugne à être vu par les notables et les gens vertueux ; car l’âme, par nature, aime que les gens voient ses belles œuvres, non ses laideurs. En effet, si tu répugnes à être vu en commettant certains actes, ceci constitue alors une faute sans aucun bien et ce, même si les gens te disent le contraire; ne les suis pas tant que le doute persiste dans ton cœur. L'avis des gens ne retire en rien le doute dans le cœur tant que ce doute est avéré et que celui qui te donne son avis le donne sans science. En revanche, si l'avis est fondé sur une preuve religieuse, il devient alors obligatoire de le suivre et d'y retourner, même si le cœur n'est pas totalement apaisé par cela.
D’après ‘Abd Allâh b. Busr — qu’Allah l’agrée —, un homme dit : « Ô Messager d’Allah ! Les prescriptions de l’Islam sont nombreuses pour nous ; indique‑moi une porte globale à laquelle m’attacher. » Il dit : « Que ta langue reste toujours humide du rappel d’Allah. » Et dans une version, d’après Mu‘âdh b. Jabal — qu’Allah l’agrée —, j’ai dit : « Quelle est l’œuvre la meilleure et la plus rapprochée d’Allah ? » Il répondit : « Une mort dont la langue est humide du rappel d’Allah. »
Rapporté par Ahmad, At-Tirmidhî, Ibn Mâjah et Ibn HibbânUn homme s'est plaint au Prophète ﷺ que les adorations surérogatoires étaient nombreuses sur lui de sorte qu'il était incapable de toutes les accomplir en raison de sa faiblesse. Alors, il a demandé au Prophète ﷺ de lui indiquer une œuvre facile qui procurerait une grande rétribution et à laquelle il pourrait s'y accrocher et surtout s'y attacher. Alors, le Prophète ﷺ l'a orienté vers le fait que sa langue ne cesse d'être humide en bougeant continuellement dans le rappel d'Allah (Glorifié et Élevé soit-Il), à chaque instant et en toute situation. Que ce soit une glorification d'Allah, une proclamation de Sa louange, une imploration de Son pardon, une invocation, et ce qui y ressemble.