





























Hadeeth Cards
Da'wa cards that highlight great meanings from the noble prophetic hadiths in a simple style and attractive display that helps the Muslim to have a deeper understanding of his religion in an easy way
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Sa’îd ibn Al-Ḥârith (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque nous interrogeâmes Jâbir ibn ‘Abdillah concernant le fait de prier dans un seul vêtement, il répondit : " Alors que j’étais parti avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) au cours de l’un de ses voyages, j’allai à sa rencontre, de nuit, pour lui parler de quelque chose et je le trouvai en train de prier. Je n’avais qu’un seul vêtement, dans lequel je me m’enveloppai alors, pour prier à côté de lui. Lorsqu’il termina la prière, il me demanda : " Qu’est-ce qui t’amène, ô Jâbir ? " Je lui parlai alors de mon affaire et lorsque j’eus terminé, il m’a dit : " Quelle est cette façon de s’envelopper que j’ai vu ? - Je répondis : Je n’ai trouvé qu’un seul vêtement et il est trop serré ! - Alors, il m’a dit : Lorsqu’il est ample, enveloppe-toi dedans ! Et lorsqu’il est étroit, met-le comme un pagne ! » Et dans une version de Muslim : « Lorsqu’il est ample, rabats un côté sur l’autre ! Et lorsqu’il est étroit, accroche-le à ta taille ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimAlors que Jâbir accompagnait le Prophète (sur lui la paix et le salut) au cours de l’un de ses voyages, il alla le voir afin de l’informer d’une affaire le concernant mais le trouva en train de prier. Jâbir, qui ne portait qu’un seul vêtement, s’enveloppa dans celui-ci, en mettant chaque bord sur l’une de ses épaules et pria à côté du Prophète (sur lui la paix et le salut). Lorsqu’il termina, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui demanda ce qui l’amenait à une heure si tardive. Il l’informa alors de la raison pour laquelle il était venu et, lorsqu’il termina, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui reprocha de s’être enveloppé dans son vêtement, car il était serré. Il lui ordonna ensuite de procéder de la façon suivante : si le vêtement est ample, il doit couvrir tout son corps avec, en le posant sur ses épaules et en rabattant le côté gauche sur son épaule droite et le côté droit sur son épaule gauche, de sorte à ce qu’il forme à la fois un pagne et une cape et qu’il recouvre ainsi tout son corps. Cette façon est plus à même de couvrir la nudité et donne un plus bel aspect. Toutefois, si le vêtement est trop étroit et ne peut constituer à la fois une cape et un pagne, alors il doit en faire un pagne, en l’attachant à sa taille, pour cacher le bas de son corps.
Ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate qu’après que Bilâl eut appelé à la prière avant le lever de l’aube, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui ordonna de retourner pour dire : « Prêtez attention ! Que le serviteur dorme… Qu’il dorme ! Prêtez attention ! Que le serviteur dorme… Qu’il dorme ! »
Rapporté par Abû DâwudCe noble hadith explique que si le muezzin se trompe concernant l’heure de l’appel à la prière, il doit informer les gens de son erreur. En effet, lorsque Bilâl (qu’Allah l'agrée) s’est trompé, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a ordonné de proclamer : « Prêtez attention ! Que le serviteur dorme… Qu’il dorme ! »
Ṣafwân ibn Ya’lâ relate : « Ya’lâ a dit à ‘Umar (qu'Allah l'agrée) : " Montre-moi le Prophète (sur lui la paix et le salut) au moment où il reçoit la Révélation. " Il a dit : " Pendant que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était à Ji’irrânah avec un groupe de ses Compagnons, un homme vint à lui et demanda : ‘Ô Messager d’Allah ! Que dis-tu d’une personne qui s’est sacralisé en vue d’une ‘Umrah et est maculé de parfum ?’ Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) resta silencieux un moment puis la Révélation lui vint. ‘Umar (qu'Allah l'agrée) fit alors un geste à Ya’lâ [afin qu’il vienne] et ce dernier vint. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait sur lui un vêtement qui l’ombrageait, il entra donc sa tête et [vit] le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), le visage rouge, qui respirait fortement. Ensuite, on lui ôta le vêtement et il demanda : ‘Où est celui qui a interrogé à propos de la ‘Umrah ?’ On amena la personne et il [lui] dit alors : ‘Lave trois fois le parfum sur toi et ôte la tunique que tu portes. Ensuite, accomplis lors de ta ‘Umrah ce que tu accomplis lors de ton Pèlerinage.’ J’ai demandé à ‘Aṭâ’ : ‘Signifiait-il par-là le nettoyage lorsqu’il lui a ordonné de le laver trois fois ? - Il a répondu : Oui !’ " »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimYa’lâ ibn Umayyah a dit à ‘Umar (qu'Allah les agrée) : « Informe-moi lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) reçoit la Révélation afin que je le voie à ce moment-là et que je sache la manière dont celle-ci descend sur lui. » Donc, pendant que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était à Ji’irrânah - qui est un endroit entre La Mecque et Ṭâ`if où quiconque qui habitait à La Mecque et voulait accomplir une ‘Umrah se mettait en état de sacralisation - un homme vint alors à lui et l’informa qu’il s’était mis en état de sacralisation pour [accomplir] une ‘Umrah mais qu’il était maculé de parfum sur son habit et son corps et il demandait ce qu’il devait faire [dans une telle situation]. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) resta silencieux un moment sans fournir de réponse. En fait, il ne répondit pas directement à sa question. La Révélation est alors venue et ‘Umar fit un geste de la main à Ya’lâ afin qu’il soit présent au moment où la Révélation descendait sur le Prophète (sur lui la paix et le salut) et qu’il puisse ainsi voir de quelle manière s’effectuait la descente de la Révélation sur lui. Ya’lâ vint donc et le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait sur sa tête un vêtement qui l’ombrageait, il entra donc sa tête sous l’habit et là il vit le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le visage tout rouge, il respirait fortement et longuement tout en émettant un bruit audible. Ensuite, la descente de la Révélation cessa et il retrouva son calme. Il a alors dit à l’homme : « Répète trois fois le lavage du parfum que tu as sur toi. » Il lui a [aussi] ordonné de se débarrasser des traces de parfum [qu’il avait] sur son corps et son habit. Il lui a [encore] ordonné d’ôter la tunique qu’il portait car elle était cousue. Enfin, il lui a dit d’accomplir lors de sa ‘Umrah ce qu’il accomplissait lors de son Pèlerinage, notamment d’éviter de se parfumer ainsi que d’autres choses ; car les interdits du Pèlerinage et de la ‘Umrah ne font qu'un.
Abû Dhar (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous se lève en prière, la miséricorde lui fait face, qu'il n'enlève pas les cailloux. » Et Mu'ayqîb (qu'Allah l'agrée) relate : « Concernant l'homme qui aplanit le sol à l'endroit où il se prosterne, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : "Si tu dois l'essuyer, contente-toi d'une seule fois !" »
Rapporté par Al-Bûkhârî.Dans le hadith de Abû Dhar (qu'Allah l'agrée), le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Lorsque l'un de vous se lève en prière » c'est à dire lorsqu'il prie. Cependant, cela n'est pas interdit avant de prononcer le « Takbîr » d'entrée en prière, [la proclamation de la grandeur d’Allah, qui consiste à dire : « Allâhu Akbar ! » et qui signifie : « Allah est plus Grand que tout ! »]. « Qu'il n'enlève pas les cailloux », l'interdiction dans la parole du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) signifie que celui qui prie ne doit pas accomplir quoi que ce soit susceptible de corrompre sa prière, car cela entraîne la déconcentration et le manque de recueillement dans celle-ci. S’il s'avère qu’il soit [malgré tout] nécessaire d'améliorer l'endroit de la prosternation, que ce ne soit qu'une seule fois. De plus, les pierres mentionnées sont les petits cailloux, car c'est ce qu'on trouvait le plus souvent sur les tapis des mosquées, mais le terme est général et non restreint ; de ce fait, il n'y a pas de différence entre les petits cailloux, le sable et la terre en ce qui concerne cette question de jurisprudence. Et dans le hadith de Mu'ayqîb (qu'Allah l'agrée), le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit, concernant l'homme qui aplanit le sol à l'endroit où il se prosterne : « Si tu dois l'essuyer, contente-toi d'une seule fois ! » « Concernant l'homme qui aplanit le sol à l'endroit où il se prosterne, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit », à celui qui l'a questionné concernant le fait d’aplanir le sol pendant sa prière « à l'endroit où il se prosterne », c'est à dire là où il effectue sa prosternation ou bien en vue de s'y prosterner. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui répondit : « Si tu dois l'essuyer » c'est à dire si cela est nécessaire, « contente-toi d'une seule fois ! » et pas davantage. En effet, il est réprouvable d'essuyer les cailloux pendant la prière sauf dans le cas où les pierres n’ont pas la même taille, empêchent de se prosterner et d'appliquer correctement le front [sur le sol]. Dès lors, [le priant] essuie le sol une fois ou deux car les deux versions ont été rapportées à ce sujet, mais [on notera que] la plus claire des deux versions est celle qui évoque le fait d'essuyer l'endroit de la prosternation une seule fois. En ce qui concerne la cause de l'interdiction dans la parole du Prophète (sur lui la paix et le salut) « car la miséricorde lui fait face. », cela signifie que la miséricorde descend sur lui et se trouve ainsi face à lui ; il n'est donc pas correct pour une personne raisonnable ayant reçu cet immense bienfait de faire part de sa reconnaissance en effectuant un acte aussi méprisable, comme l'a dit le savant Aṭ-Ṭayibî (qu'Allah lui fasse miséricorde). Le savant Ash-Shawkânî (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Cette raison prouve que la sagesse de l'interdiction d'essuyer les cailloux repose sur le fait [que le priant ne doit pas] se déconcentrer ni occuper son esprit avec autre chose que la miséricorde qui se trouve face à lui. Dans le cas contraire, il en manquerait une grande partie. »
Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) envoya des cavaliers en direction du Najd. Ils revinrent avec un homme des Bani Ḥanîfah du nom de Thumâmah ibn Uthâl, le chef des gens d’Al-Yamâmah. Ils le ligotèrent à l'un des piliers de la mosquée. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) alla le voir et demanda : « Que penses-tu, ô Thumâmah ? » Le prisonnier répondit : « Du bien, ô Muḥammad ! Si tu me tues, tu tueras un homme qui a du sang sur les mains. Si tu me fais grâce, alors tu le feras à un homme reconnaissant. Et, si tu veux des richesses, alors demande et tu en recevras selon ton désir ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le laissa jusqu’au lendemain, puis il lui demanda : « Que penses-tu, ô Thumâmah ? » Celui-ci répondit : « Ce que je t’ai déjà dit. Si tu me fais grâce, tu le feras à un homme reconnaissant. Si tu me tues, tu tueras un homme qui a du sang sur les mains. Et, si tu veux des richesses, alors demande et tu en recevras selon ton désir ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le laissa jusqu’au lendemain, puis lui demanda de nouveau : « Que penses-tu, ô Thumâmah ? » Celui-ci répondit encore : « Ce que je t’ai déjà dit. Si tu me fais grâce, tu le feras à un homme reconnaissant. Si tu me tues, tu tueras un homme qui a du sang sur les mains. Et, si tu veux des richesses, alors demande et tu en recevras selon ton désir ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ordonna : « Libérez Thumâmah ! » Celui-ci se dirigea alors vers une palmeraie proche de la mosquée, se lava, pénétra dans la mosquée et déclara : « J’atteste qu’il n’est aucune divinité digne d’adoration en dehors d’Allah et j’atteste que Muḥammad est Son serviteur et Son Messager ! Ô Muḥammad ! Par Allah ! Il n’y avait pas sur Terre de visage plus détestable à mes yeux que le tien. Or, ton visage est devenu celui qui m’est le plus cher d’entre tous. Par Allah ! Il n’y avait pas de religion plus détestable à mes yeux que la tienne. Or, ta religion est devenue celle qui m’est la plus chère d’entre toutes. Par Allah ! Il n’y avait pas de pays plus détestable à mes yeux que le tien. Or, ton pays est devenu celui qui m’est le plus cher d’entre tous. Ta cavalerie m’a fait prisonnier au moment où je voulais faire la ‘Umra. Qu’en penses-tu ? » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui annonça la bonne nouvelle et lui ordonna d’accomplir la ‘Umra. Lorsqu’il parvint à La Mecque, quelqu’un lui demanda : « As-tu changé de religion ? » Il répondit : « Non ! Mais, je me suis soumis [à Allah] avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Par Allah ! Vous ne recevrez pas le moindre grain de blé d’Al-Yamâmah sans l’autorisation du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ! »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya des cavaliers en mission vers le Najd, sous le commandement de Muḥammad ibn Salamah, durant le dixième jour du mois de Muḥarram de l’année six de l’Hégire afin qu’ils combattent les habitants des quartiers de Banu Bakr dont faisait partie la tribu des Banî Ḥanîfah. Ils firent prisonnier un homme du nom de Thumâmah ibn Uthâl et revinrent avec lui à Médine, puis ils le ligotèrent à l’un des piliers de la mosquée. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) alla le voir et lui demanda : « Que penses-tu, ô Thumâmah ? », c’est-à-dire : Que crois-tu que je vais faire de ta personne ? Le prisonnier répondit : « Du bien. » Je ne pense et n’espère de ta personne que du bien, et cela quoique tu fasses de moi. La parole de Thumâmah : « Si tu me tues, tu tueras un homme dont le sang sera vengé. » En effet, je suis le chef de mon peuple, donc celui-ci vengera ma mort. Quant à sa parole : « Si tu me tues, tu tueras un homme qui a du sang sur les mains. » a été interprétée aussi par : Si tu me tues, cela est juste de ta part car tu m’auras traité uniquement de la manière que je mérite, car le prix de mon sang est recherché. En effet, si tu me tues, cela ne sera que par sentence à mon encontre et non une oppression de ta part. Par contre : « Si tu me fais grâce, tu le feras à un homme reconnaissant. » En effet, le pardon est l'un des caractères des gens généreux. En outre, ton bel acte envers ma personne ne sera jamais oublié, car tu auras certes fait grâce à une personne généreuse qui se souvient du bien qu’on lui fait. Et la parole de Thumâmah : « Et, si tu veux des richesses » en échange de ma libération, « alors demande et tu en recevras selon ton désir ! » Après cet échange, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le laissa jusqu’au lendemain, puis lui redemanda : « Que penses-tu, ô Thumâmah ? » Celui-ci répondit : « Ce que je t’ai déjà dit. » En effet, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le laissa ligoté à l’un des piliers de la mosquée jusqu’au lendemain, puis il l’interrogea de nouveau comme la veille, et Thumâmah lui donna la même réponse. Le troisième jour, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui posa la même question et Thumâmah lui répondit encore la même chose. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) ordonna : « Libérez Thumâmah ! » C’est-à-dire : détachez-le du pilier de la mosquée. Thumâmah se dirigea aussitôt vers une palmeraie proche de la mosquée où il trouva de l’eau pour se laver, ensuite, il penetra dans la mosquée en déclarant : « J’atteste qu’il n’est de divinité, digne d’adoration, qu’Allah ! » Il proclama son entrée dans l'Islam en prononçant les deux témoignages. Cette version d'Al-Bukhârî et Muslim mentionne que Thumâmah prit seul l’initiative de se laver et qu'il n’a pas agi par ordre du Prophète (sur lui la paix et le salut). Ensuite, Thumâmah (qu'Allah l'agrée) décrivit ses sentiments au Prophète (sur lui la paix et le salut) envers sa religion monothéiste et son pays qui n’est autre que Médine la bien-aimée. Il a même précisé : « Il n’y avait pas sur Terre de visage plus détestable à mes yeux que le tien. Or, aujourd’hui ton visage est devenu celui qui m’est le plus cher d’entre tous après ma conversion à l’Islam. » Sa haine et son mépris se transformèrent en un amour très fort et inégalable. « Par Allah ! Il n’y avait pas de religion plus détestable à mes yeux que la tienne. Or, ta religion est devenue celle qui m’est la plus chère d’entre toutes. » Voilà comment agit la douceur de la foi lorsqu’elle pénètre les cœurs. « Par Allah ! Il n’y avait pas de pays plus détestable à mes yeux que le tien. Or, ton pays est devenu celui qui m’est le plus cher d’entre tous. » En effet, mon amour pour toi m’a poussé a aimer encore plus ton pays. Puis, il a dit : « Ta cavalerie m’a fait prisonnier au moment où je voulais faire la ‘Umrah. Qu’en penses-tu ? » C’est-à-dire : Me permets-tu d’accomplir la ‘Umrah ? » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui annonça la bonne nouvelle en disant : « tes péchés étaient pardonnés et le bien de cette vie d’ici-bas et de l’au-delà t’attendait. » Puis, il lui ordonna d’accomplir la ‘Umrah. Lorsqu’il parvint à La Mecque, quelqu’un lui demanda : « As-tu changé de religion ? » Il répondit : « Non ! Par Allah ! Mais, je me suis soumis [à Allah] avec Muḥammad, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). » En fait, j’ai abandonné la fausse religion pour la religion de vérité. Puis, il déclara : « Par Allah ! Vous ne recevrez pas le moindre grain de blé d’Al-Yamâmah sans l’autorisation du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). » C’est-à-dire : jusqu’à ce que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) donne l’autorisation de vous envoyer du blé. Finalement, Thumâmah (qu'Allah l'agrée) s’en alla et retourna chez lui à Al-Yamâmah, une région agricole proche de La Mecque. Il interdit l’envoi de blé pour Quraysh qui souffrit de cet embargo, ils envoyèrent alors une lettre au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) en invoquant leurs liens de parenté avec lui afin qu’il demande à Thumâmah (qu'Allah l'agrée) de les approvisionner en blé. Ce qu'il fit (sur lui la paix et le salut).
Ḥakîm ibn Ḥizâm (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L'application des peines légales et du talion ne doit pas avoir lieu dans les mosquées ! »
Rapporté par Abû DâwudCe noble compagnon, Ḥakîm ibn Ḥizâm (qu'Allah l'agrée), relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a interdit l'application des peines légales et du talion dans les mosquées. [Ceci concerne] toutes les sentences, sans aucune exception, que la peine soit liée au droit d'Allah ou au droit d'un être humain. En effet, il y a dans leur application dans les mosquées une violation de la sacralité de celles-ci et il se peut qu'elles deviennent souillées à cause du sang d'une blessure ou d'un besoin naturel ; de plus, les mosquées n'ont été construites que dans le but que l'on y prie et qu'y soit fait le rappel, et non pas afin qu'y soient appliquées les peines légales. Ce hadith prouve donc l'illicéité d'appliquer les peines légales dans les mosquées ainsi que la loi du talion car, comme il a été établi dans les règles de jurisprudence, la réalité de l'interdiction correspond à l'illicéité sauf dans le cas où un élément viendrait à définir que le sens réel et voulu de l'interdiction était autre.
ʽÂ'ishah ( qu'Allah l'agrée ) relate : « Saʽd fut touché le jour du fossé. C'est un homme de Quraysh qu'on appelle Ḥibbân ibn Al-ʽAriqah qui lui tira dessus, il lui tira une flèche dans la veine médiane. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dressa une tente dans la mosquée afin de pouvoir lui rendre visite d'un endroit proche. Quand il revint de la bataille du fossé, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) posa les armes et se lava. C'est alors que Jibrîl [l'Ange Gabriel] vint à sa rencontre, se frottant la tête pour en ôter la poussière et dit : "As-tu donc posé les armes ? Par Allah ! Moi, je ne les ai pas posées. Sors donc jusqu'à eux !" Le Prophète (sur lui la paix et le salut) demanda : "Où donc ?" Il indiqua alors la direction de Banî Qurayẓah. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se rendit jusqu'à eux et ils se soumirent à son décret. Il renvoya la décision à Saʽd, qui dit : "Je décrète à leur sujet que les combattants soient tués, que les femmes et les enfants soient pris en esclaves et que leurs biens soient distribués !" » Hishâm dit : « Mon père relate que ʽÂ'ishâh l'informa que Saʽd dit : "Ô, Allah ! Tu sais qu'il n'est personne que je n'aimerais combattre pour Ta cause plus que des gens qui ont démenti et expulsé Ton Messager ( sur lui la paix et le salut) ! Ô, Allah ! Je pense que Tu as mis fin à la guerre entre nous et eux, mais s'il reste encore quelconque bataille entre nous et Quraysh, alors garde-moi en vie pour celle-ci, afin que je combatte pour Ta cause ! Et si Tu as mis fin à la guerre, alors laisse-la éclater et fais-en la cause de ma mort !" Elle éclata alors au niveau de sa gorge. Les Banî Ghifâr avaient une tente dans la mosquée et le sang coula jusqu'à eux. Ils dirent : "Ô, occupants de la tente ! Qu'est-ce donc, qui vient de chez vous jusqu'à nous ?" C'est là qu'ils découvrirent Saʽd dont la blessure laissait couler le sang à flots et qui mourut par sa cause. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimCe hadith révèle le mérite du valeureux Compagnon Sa`d ibn Mu`âdh. En effet, une tente lui fut dressée dans la mosquée pour que le Prophète (sur lui la paix et le salut) puisse le visiter suite aux blessures qu'il avait subies lors de la guerre. Également, il prononça à l'encontre des Bani Qurayẓah un jugement correspondant à celui qu'Allah avait décrété au-dessus des sept cieux : il décréta que leurs hommes soient tués, leurs femmes et leurs enfants asservis et leurs biens saisis. La cause étant qu'ils avaient trahi les musulmans, violé leur engagement et profité des circonstances de la guerre du fossé, lors de laquelle Quraysh et d'autres tribus s'étaient regroupées autour de Médine. La valeur de Sa`d (qu'Allah l'agrée) apparaît également au regard de son invocation, dans laquelle il implora Allah de le garder en vie si la guerre devait continuer entre Quraysh et les musulmans et de le faire mourir en martyr si la guerre était terminée, en laissant la blessure qu'il avait subie le jour du fossé en être la cause.
ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Une fille noire appartenait à un clan arabe dont les membres l’avaient libérée et au sein duquel elle vivait. Elle raconte : "Une petite fille de chez eux sortit un jour, en portant une écharpe rouge avec des traits. Elle posa l'écharpe - ou l'écharpe tomba - et c'est alors qu'un petit milan passa et, voyant l'écharpe étendue sur le sol, la prit pour de la viande et s'en saisit. Ils se mirent à la chercher et, ne la trouvant pas, finirent par m'accuser." Elle dit qu'ils se mirent à la fouiller jusqu'à regarder dans son vagin. Elle dit : "Par Allah ! Alors que j'étais debout avec eux, voilà que le milan passa et jeta l'écharpe, qui tomba au milieu d'eux. Je dis : 'Voilà ce que vous m'avez accusée d'avoir volé ! Vous m'avez accusée, alors que j'étais innocente ! La voilà donc !'" » ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Elle vint ensuite au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et accepta l'Islam. » ʽÂ’ishah dit : « Elle avait une tente dans la mosquée ; Elle avait l'habitude de venir chez moi pour discuter et, à chaque fois qu'elle venait, elle disait : "Et le jour de l'écharpe est l’une des merveilles de notre Seigneur ! Il m'a Certes sauvée de la terre de la mécréance." » ʽÂ’ishah (qu'Allah l'agrée) dit : « Une fois, je lui dis : "Qu'as-tu donc ? A chaque fois que tu t'assoies avec moi, tu dis ces mots !" Et c'est là qu'elle me raconta cette histoire. »
Rapporté par Al-BûkhârîCe hadith relate la raison pour laquelle une jeune fille s'était convertie à l'Islam. Elle avait été accusée par un clan d'avoir volé une petite écharpe, alors qu'en réalité c'était un milan qui s'en était emparé, à cause de sa couleur rouge, puisque le milan s'empare de ce qui est rouge. Ils commencèrent à la fouiller, puis Allah voulut que, pendant qu'ils la fouillaient, le milan jeta l'écharpe au milieu d'eux, ce qui leur fit réaliser qu'elle était innocente. Par la suite, elle rejoignit le Prophète (sur lui la paix et le salut) et accepta l'Islam. Elle habitait dans la mosquée, dans une petite cabane où elle logeait. Elle racontait toujours cette histoire à ʽÂ’ishah, la mère des croyants (qu'Allah l'agrée) et récitait ce vers : « Et le jour de l'écharpe est l’une des merveilles de notre Seigneur. Il m'a certes sauvée de la terre de la mécréance ! » Cela signifie : ce qui s'est produit le jour de l'écharpe fait partie des choses incroyables qu'Allah a destinées ; Il m'a sauvée d'une contrée mécréante après cet évènement.
Yûsuf ibn ʽAbdillah ibn Salâm (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'a lui-même nommé Yûsuf et m'a assis dans son giron. »
Rapporté par AḥmadDans ce hadith, Yûsuf ibn ʽAbdillah ibn Salâm (qu'Allah l'agrée, lui et son père) informe du fait que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) est celui qui l'a nommé Yûsuf et qu'il l'a assis dans son giron. Cela montre le bon comportement du Prophète (sur lui la paix et le salut), la modestie et la miséricorde qu'il avait à l'égard des petits.