





























Hadeeth Cards
Da'wa cards that highlight great meanings from the noble prophetic hadiths in a simple style and attractive display that helps the Muslim to have a deeper understanding of his religion in an easy way
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ʽAbdullah ibn ʽAmr (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le meilleur des compagnons, auprès d’Allah, Exalté soit-Il, est celui qui est le meilleur envers son compagnon ! Et le meilleur des voisins, auprès d’Allah, Exalté soit-Il, est celui qui est le meilleur envers son voisin ! »
Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par Aḥmad - Rapporté par Ad-DârimîLe meilleur des compagnons auprès d’Allah, Exalté soit-Il, celui qui aura la meilleure position et la plus grande récompense parmi eux, est le plus utile aux autres. De même, le meilleur voisin auprès d’Allah, Exalté soit-Il, est celui qui est le plus utile à son voisin.
Abû Safwân ʽAbdullah ibn Busr Al-Aslamî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Le meilleur des hommes est celui qui vit longtemps et fait de bonnes œuvres. »
Rapporté par At-Tirmidhî - Rapporté par Aḥmad - Rapporté par Ad-DârimîPlus une personne vit longtemps dans l’obéissance d’Allah, plus elle se rapproche d’Allah. En effet, chaque bonne action qu’il accomplit en avançant dans l’âge la rapproche de son Seigneur, à Lui la Puissance et la Grandeur. Le meilleur des hommes est donc celui qui se voit accorder ces deux choses : une longue vie et de bonnes actions. Ainsi, vivre longtemps n’est bénéfique et profitable que pour quelqu’un qui agit vertueusement en obéissant à Allah. En effet, vivre longtemps est parfois synonyme de mal et de préjudice pour la personne, comme cela a été dit dans un autre hadith : [on a demandé au Prophète (sur lui la paix et le salut) :] Quel est le meilleur des hommes ? Il a répondu : Celui qui vit longtemps et agit vertueusement ! Puis, on lui a demandé : Et quel est le pire des hommes ? Cette fois-ci, il répondit : Celui qui vit longtemps et agit vilement ! » Rapporté par Abû Dâwud et at-Tirmidhî. Al-Albânî a authentifié ce hadit dans : « Sahîh at-Tirmidhî » (Volume : 5 / Page : 330 / n°2330). Allah, Béni et Exalté soit-Il, a dit : {( Et que ceux qui ont mécru ne pensent pas que le temps que Nous leur accordons est un bien pour eux ; Nous ne leur accordons un délai uniquement pour qu’ils s’enfoncent dans le péché et ils auront un châtiment rabaissant. )} [Coran : 3/178]. Allah accorde donc un délai à ces impies, c’est-à-dire : Il subvient à leurs besoins, Il leur accorde une bonne santé, Il leur accorde une longue vie et Il leur donne des enfants et des épouses. [En réalité] Tout cela n’est pas un bien en leur faveur, au contraire, c’est un mal pour eux - qu’Allah nous en protège - car, à cause de cela, ils ne font que s’enfoncer dans le péché. Aṭ-Ṭayyibî (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Le temps et les heures qui passent sont comme le capital du commerçant : il se doit de commercer là où il sait qu’il sera gagnant. Et plus le capital est important, plus le bénéfice est important. Donc, celui qui vit pour son propre bien réussira et sera couronné de succès tandis que celui qui dilapide son capital ne gagnera rien et subira une faillite manifeste. »
ʽÂ'ishah (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entendit une fois deux personnes se disputant à voix haute devant sa porte. Or, voici que l’un deux sollicitait l’autre de renoncer à une partie de sa dette et de lui faire des facilités pour le reste. Mais, l’autre disait : « Par Allah ! Je n’en ferai rien ! » Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sortit alors vers eux et leur dit : « Lequel d’entre vous jure par Allah de ne pas faire le bien ? » La personne concernée répondit alors : « C’est moi, ô Messager d’Allah ! Et maintenant, j’accepte la solution qui lui convient. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimUn jour, le Prophète (sur lui la paix et le salut) entendit deux personnes se disputant au sujet d’une affaire d’argent ; leurs voix s’élevèrent jusqu’à ce qu’il les entende de chez lui. Il entendit alors l’un d’eux « sollicitant l’autre de renoncer à une partie de sa dette et de lui faire des facilités pour le reste » C’est-à-dire qu’il lui fasse une remise de sa dette et qu’il soit indulgent à son égard. Mais, celui-ci répondit : « Par Allah ! Je n’en ferai rien ! » Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) sortit vers eux et leur demanda : « Lequel d’entre vous jure par Allah de ne pas faire le bien ? » C’est-à-dire : Lequel d’entre vous est celui qui vient de jurer au nom d’Allah de ne pas accomplir un bien envers son frère. La personne concernée répondit : « C’est moi, ô Messager d’Allah ! Et maintenant, j’accepte la solution qui lui convient. » C’est-à-dire : à présent, j’approuve sa demande de remise de dette et de me montrer indulgent. Et dans la version de Aḥmad (n°24405) et de Ibn Ḥibbân (n°5032) : « Si tu le désires, je renonce à ce qui reste de ta dette, ou bien je te la diminue ! Finalement, il renonça au reste de sa dette. » Ce que nous avons voulu souligner à travers ce hadith, c’est que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a intensément œuvré à la réconciliation entre les deux personnes qui se disputaient : soit par l’effacement de la dette ou soit par une remise. On trouve aussi une histoire semblable rapportée chez al-Bukhârî (n°2424) et Muslim (n°1558) : Ka’b ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) rapporta qu’il réclamait à Ibn Abî Ḥadrad al-Aslamî (qu’Allah l’agrée) le paiement de sa dette à tel point que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) les entendit de sa chambre. Il sortit vers eux et appela Ka’b ibn Malik (qu’Allah l’agrée) : « Ô Ka’b ! Diminue tant de ta dette ! », en indiquant la moitié par un signe de la main. Alors, aussitôt Ka’b (qu’Allah l’agrée) renonça à la moitié de sa dette. En effet, il est recommandé au musulman de toujours accomplir le bien, notamment de réconcilier les gens entre eux. Donc, si le musulman aperçoit deux personnes, ou plusieurs ou même une tribu se quereller, se détester voire s’entre-tuer, il se doit d’intervenir afin de les réconcilier et de mettre fin à cette querelle qui n’aboutit qu’à la division et à la haine. Il doit faire en sorte de remplacer ces sentiments par la fraternité et l’amour. Il y a dans un tel acte un immense bien et une abondante récompense, bien plus que les degrés acquis par celui qui jeune, prie et fait l’aumône. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ne vous informerai-je pas d’une action plus méritoire que la prière, le jeûne et l’aumône ? Les gens répondirent : Mais si, ô Messager d’Allah ! - C’est, dit-il, le fait de réconcilier les gens ! » Rapporté par Abû Dâwud (n°4919) et authentifié par Sheikh Al-Albânî dans : « Saḥîḥ Abî Dâwud » (n°4919).
Usâmah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Je me suis tenu devant la porte du Paradis et j’ai vu que la plupart de ceux qui y entraient étaient des pauvres. Les riches étaient retenus, attendant leur sort, à l’exception de ceux destinés à l’Enfer qui y étaient déjà précipités. Je me suis tenu devant la porte de l’Enfer, et j’ai vu que la plupart de ceux qui y entraient étaient des femmes. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLa majorité de ceux qui entreront au Paradis seront : les pauvres et les nécessiteux. En effet, ils sont besogneux et ne possèdent pas de biens sur lesquels ils seront jugés. Allah, Exalté soit-Il, fera preuve de générosité et de compensation envers eux du fait qu’ils n’ont pas profité des délices et des ornements de ce bas monde. Par contre, les gens qui possédaient des biens éphémères et de hautes positions sociales, parmi les « Seigneurs de la finance » seront retenus lors des différentes étapes de la Résurrection. La cause étant leurs nombreuses possessions, leurs biens à profusion, leur rang social et tous les plaisirs que cela leur a procurés en ce bas monde. Sans compter qu’ils en ont joui selon leurs propres désirs, les penchants de leur âme et leur passion. En effet, les choses licites de ce bas monde seront sources de comptes [à rendre] et les choses illicites seront sources de châtiment. Voilà pourquoi, les pauvres et les nécessiteux seront exemptés de cela. Quant aux femmes, elles constitueront le plus grand nombre des habitants de l’Enfer car elles se plaignent énormément et se montrent ingrates envers leur mari.
Dans son long hadith, Al-Miqdâd (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous apportions au Prophète (sur lui la paix et le salut) sa part de lait. Il revenait au cours de la nuit et nous saluait de sorte à se faire entendre de celui qui était éveillé sans pour autant réveiller celui qui dormait. Cette nuit-là, le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint et, comme à l'accoutumée, il [nous] salua. »
Rapporté par MuslimAl-Miqdâd et ceux qui étaient avec lui (qu’Allah les agrée ) avaient l’habitude de traire les brebis, de boire leur part de lait puis d’apporter au Prophète (sur lui la paix et le salut) la sienne. Quand ce dernier (sur lui la paix et le salut) venait les voir pendant la nuit, il les saluait d’une voix modérée, ni trop basse ni trop forte, afin de ne pas réveiller celui qui dormait et que l'éveillé entende.
Amr ibn ‘Awf Al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) envoya Abû ‘Ubaydah ibn Al-Jarrâḥ (qu’Allah l’agrée) au Baḥreïn afin d'y collecter l’impôt de capitation (« Al-Jizyah »). Lorsque les Ansârs apprirent son retour, avec des biens du Baḥreïn, ils prirent part à la prière de l’aube (« Al-Fajr ») avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Après la prière, il (sur lui la paix et le salut) voulut partir mais les Anṣârs allèrent à sa rencontre et firent allusion [au retour d’Abû ‘Ubaydah]. En les voyant arriver, il sourit (sur lui la paix et le salut) et leur dit : « Je crois que vous avez entendu dire qu’Abû ‘Ubaydah a rapporté certaines choses du Baḥreïn ? » Ils répondirent : « Oui, ô Messager d’Allah ! » alors, il leur dit : « Réjouissez-vous, car vous allez obtenir ce que vous souhaitez. Par Allah ! Ce n’est pas la pauvreté que je crains désormais pour vous mais je crains plutôt que les richesses de ce monde vous soient offertes comme elles le furent à ceux qui vous ont précédés, que vous rivalisiez les uns avec les autres pour les obtenir comme ils l’ont fait et qu’elles causent votre perte comme elles ont provoqué la leur. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim‘Amr ibn ‘Awf Al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) envoya Abû ‘Ubaydah ibn Al-Jarrâḥ (qu’Allah l’agrée) au Baḥreïn afin qu'il lui rapporte leur impôt de capitation (« al-Jizyah »). Quand les Anṣârs (qu’Allah les agrée tous) apprirent la nouvelle du retour de ce dernier (qu’Allah l’agrée), ils se rassemblèrent chez le Prophète (sur lui la paix et le salut) à la prière de l’aube (« Al-Fajr »). Puis, à la fin de la prière, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’en alla mais ils allèrent à sa rencontre afin de faire allusion au retour d’Abû ‘Ubaydah (qu’Allah l’agrée). le Prophète (sur lui la paix et le salut) sourit en les voyant car il savait qu’ils étaient venus par convoitise des biens qu'Abû ‘Ubaydah (qu’Allah l’agrée) rapportait du Baḥreïn . Alors, il leur dit : « Je crois que vous avez appris le retour de Abû ‘Ubaydah (qu’Allah l’agrée) porteur de quelque chose du Baḥreïn ? » Ils répondirent : « Oui, ô Messager d’Allah ! », en espérant ainsi acquérir leur part. Il leur annonça une bonne nouvelle (sur lui la paix et le salut) qui allait les réjouir. Puis, il les informa que ce n’était pas la pauvreté qu’il craignait pour eux, car le pauvre est en général plus proche de la vérité que le riche ; mais il redoutait plutôt que les largesses de ce bas-monde s’ouvrissent à eux et qu’ils se concurrençassent à leur sujet jusqu’à ce que l’individu ne se contente plus de ce qu’il possède mais qu’il aspire toujours à plus, par n’importe quel moyen, sans se préoccuper d’où proviennent ses biens, qu’ils soient licites ou illicites. Il n’y a aucun doute que cette attitude fait partie de la concurrence blâmable qui entraîne à s’immerger dans la vie d’ici-bas, à s’éloigner de l’au-delà, et finalement à périr de la même manière qu'ont péri ceux auparavant.
Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « La richesse n’est pas l’abondance de biens, la vrai richesse est celle de l’âme. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLe Prophète (sur lui la paix et le salut) a expliqué que la véritable richesse ne consiste pas en l’abondance de biens et qu'elle n'est rien d'autre que le contentement de l’âme. En effet, si l’individu se contente de ce qu’il a et se satisfait de ce qu’il possède, qu'il n’aspire pas à accumuler ou à surenchérir dans la recherche des biens, il comptera parmi les plus riches des gens.
Sahl ibn Sa'd As-Sa'idî (qu'Allah l'agrée) relate qu’un homme passa devant le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui demanda à son compagnon, assis à côté de lui : « Que penses-tu de cet homme ? » Il répondit : « C’est un homme qui fait partie des notables. Je jure par Allah qu'il est digne d'être marié à la femme dont il demande la main ainsi que d'être accepté comme intercesseur ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne dit rien. Après un moment, un autre homme passa, et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda de nouveau à son compagnon : « Que penses-tu de celui-là ? » Il répondit : « C'est un homme qui fait partie des pauvres de la communauté musulmane. Il ne mérite ni d'être marié à la femme dont il demande la main, ni d'être accepté comme intercesseur, ni d'être écouté s'il prend la parole. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Ce dernier est meilleur que la terre entière peuplée d'hommes comme le premier ! »
Rapporté par Al-BûkhârîLe sens de ce récit de la tradition prophétique : Deux hommes passèrent devant le Prophète (sur lui la paix et le salut). L'un d'entre eux était quelqu'un parmi les notables, qui avait son mot à dire au milieu des siens, dont on acceptait la demande en mariage et que l'on écoutait s'il parlait. Quant au second, c'était l’inverse ; c'était un homme parmi les pauvres de la communauté musulmane qui ne jouissait d'aucune estime. S'il faisait une demande en mariage, on la lui refusait ; s'il intercédait, son intercession n'était pas prise en compte et s'il prenait la parole, il n'était pas écouté. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Ce dernier est meilleur que la terre entière peuplée d'hommes comme le premier ! » c'est-à-dire qu'il est meilleur auprès d'Allah que toute la terre peuplée d'hommes semblables au premier bien qu’il fut noble et d'un statut prestigieux parmi les siens. Ceci car Allah, Exalté soit-Il, ne regarde ni la noblesse, ni le statut social, ni la filiation, ni la richesse, ni les apparences, ni les habits, ni les moyens de locomotion, ni les habitations des gens, Il regarde leurs cœurs et leurs œuvres. Comme relaté dans le hadith qui dit : « Certes, Allah ne regarde ni vos apparences, ni vos richesses. Ce qu'Il regarde, ce sont vos cœurs et vos œuvres. » Rapporté par Muslim. Par conséquent, si le cœur est bon concernant la relation [de l'homme] avec Allah, Exalté soit-Il, qu'il se repent à Allah, fait continuellement Son rappel, Le craint, s'humilie devant Lui et accomplit ce qui Le satisfait, à Lui la Puissance et la Grandeur, il sera noble et élevé auprès d'Allah, Exalté soit-il. Et s'il jure par Allah, Celui-ci l'exaucera sans aucun doute.
Jâbir ibn 'Abdillah (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) n’a jamais répondu : « Non ! » à quelque chose qu’on lui demandait. » Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « On n’a jamais demandé au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) de donner une chose sans qu’il ne l'ai donnée. Une fois, un homme est venu le voir et il lui donna un troupeau de moutons remplissant l’espace compris entre deux montagnes. De retour auprès des siens, l'homme s’exclama : « Ô gens ! Entrez en islam ! Car Muḥammad donne comme quelqu’un qui ne craint pas la pauvreté. » Et s’il arrivait qu’un homme entre en islam uniquement par appât du gain, peu de temps s’écoulait avant que l’islam ne devienne plus cher à ses yeux que ce bas-monde et tout ce qu’il contient. »
Rapporté par Al-Bukhârî et MuslimLa signification de ce hadith est que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) n’a jamais refusé de donner quoi que soit à quelqu’un qui s’adressait à lui. Au contraire, s’il possédait ce qu’on lui demandait, il le donnait. Sinon il disait une parole douce et affectueuse conformément à l’ordre d’Allah : {( Quant au demandeur, ne le repousse pas )} [Coran : 93/10]. L’imam al-Bukhârî rapporte dans son livre : « Al-adab Al-Mufrad » d’après Anas (qu’Allah l’agrée) que le Prophète (sur lui la paix et le salut) était miséricordieux. Lorsqu’une personne venait le solliciter et qu’il lui avait fait une promesse, s’il possédait la chose, il tenait son engagement. Abû Hurayrah (qu’Allah l’agrée) relate aussi qu’un homme est venu voir le Prophète (sur lui la paix et le salut), celui-ci demanda alors à ses épouses qui lui répondirent : « Nous n’avons rien, excepté de l’eau ! ». Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’adressa aux personnes présentes : « Qui souhaite prendre en charge cet homme et lui donner l’hospitalité ? » Toujours dans l’ouvrage d’al-Bukhârî, Sahl ibn Sa’d (qu’Allah l’agrée) relate qu’une femme vint voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) avec un manteau en bordure tissée et s’exclama : « Ô Messager d’Allah ! Je l’ai tissé pour toi de mes propres mains afin que tu puisses le porter. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) en avait besoin et l’a donc pris, puis il sortit à notre rencontre après l’avoir enfilé. A cet instant, un homme présent s’exclama : Ô Messager d’Allah ! Donne-le-moi afin que je le porte ! - D’accord ! répondit le Prophète. Ensuite, il prit place dans l’assemblée puis il revint chez lui, plia le manteau et l’envoya à l’homme. Les gens qui étaient présents dirent alors à cet homme : « Tu n’as pas bien agi ! Tu lui as demandé cet habit en sachant pertinemment qu’il ne dit jamais non et ne refuse pas à celui qui lui demande une chose ! - Par Allah ! jura l’homme, Je ne l’ai demandé que pour qu’il soit mon linceul le jour de ma mort ! » Sahl (qu’Allah l’agrée) conclut ce hadith en disant : « En effet, ce manteau fut son linceul. » Ainsi était le Prophète (sur lui la paix et le salut) avec celui qui lui demandait quelque chose ; s’il la possédait, il la donnait quand bien même c’était son propre bien et qu’il en avait besoin. Et s’il ne la possédait pas, il s’excusait auprès du demandeur ou il la lui promettait pour plus tard ou bien il intercédait en sa faveur auprès de ses Compagnons afin qu’ils la lui donnent. Cela révèle bien la générosité, la largesse et les nobles caractères du Prophète (sur lui la paix et le salut).