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﴿ ۞ يَٰٓأَيُّهَا ٱلنَّاسُ أَنتُمُ ٱلۡفُقَرَآءُ إِلَى ٱللَّهِۖ وَٱللَّهُ هُوَ ٱلۡغَنِيُّ ٱلۡحَمِيدُ ﴾
سورة فاطر15 Ô hommes ! C’est vous qui avez besoin d’Allah qui, pour Sa part, peut parfaitement se passer de vous et qui est digne de toute louange.
﴿ مَّلۡعُونِينَۖ أَيۡنَمَا ثُقِفُوٓاْ أُخِذُواْ وَقُتِّلُواْ تَقۡتِيلٗا ﴾
سورة الأحزاب61. Maudits ils sont, et ils seront saisis où qu’ils se trouvent pour être tués sans aucune pitié.
﴿ فَأۡتُواْ بِكِتَٰبِكُمۡ إِن كُنتُمۡ صَٰدِقِينَ ﴾
سورة الصافات157 Apportez donc le livre qui vous aurait été révélé à ce sujet, si vous dites la vérité.
﴿ وَلَهُۥ مَا فِي ٱلسَّمَٰوَٰتِ وَٱلۡأَرۡضِ وَلَهُ ٱلدِّينُ وَاصِبًاۚ أَفَغَيۡرَ ٱللَّهِ تَتَّقُونَ ﴾
سورة النحل52. À Lui revient ce qui est dans les cieux et sur terre, à Lui Seul est due éternellement la religion ; craindriez-vous donc un autre qu’Allah ?
﴿ لَّهُمۡ عَذَابٞ فِي ٱلۡحَيَوٰةِ ٱلدُّنۡيَاۖ وَلَعَذَابُ ٱلۡأٓخِرَةِ أَشَقُّۖ وَمَا لَهُم مِّنَ ٱللَّهِ مِن وَاقٖ ﴾
سورة الرعد34 Ils seront durement châtiés ici-bas, mais les tourments de l’au-delà seront bien plus terribles. Nul ne pourra les protéger du châtiment d’Allah.
﴿ يَهۡدِيٓ إِلَى ٱلرُّشۡدِ فَـَٔامَنَّا بِهِۦۖ وَلَن نُّشۡرِكَ بِرَبِّنَآ أَحَدٗا ﴾
سورة الجن2 propre à assurer notre salut et à laquelle nous avons cru. Nous n’associerons donc nulle divinité au culte de notre Seigneur !
﴿ ۞ يَٰٓأَيُّهَا ٱلرَّسُولُ لَا يَحۡزُنكَ ٱلَّذِينَ يُسَٰرِعُونَ فِي ٱلۡكُفۡرِ مِنَ ٱلَّذِينَ قَالُوٓاْ ءَامَنَّا بِأَفۡوَٰهِهِمۡ وَلَمۡ تُؤۡمِن قُلُوبُهُمۡۛ وَمِنَ ٱلَّذِينَ هَادُواْۛ سَمَّٰعُونَ لِلۡكَذِبِ سَمَّٰعُونَ لِقَوۡمٍ ءَاخَرِينَ لَمۡ يَأۡتُوكَۖ يُحَرِّفُونَ ٱلۡكَلِمَ مِنۢ بَعۡدِ مَوَاضِعِهِۦۖ يَقُولُونَ إِنۡ أُوتِيتُمۡ هَٰذَا فَخُذُوهُ وَإِن لَّمۡ تُؤۡتَوۡهُ فَٱحۡذَرُواْۚ وَمَن يُرِدِ ٱللَّهُ فِتۡنَتَهُۥ فَلَن تَمۡلِكَ لَهُۥ مِنَ ٱللَّهِ شَيۡـًٔاۚ أُوْلَٰٓئِكَ ٱلَّذِينَ لَمۡ يُرِدِ ٱللَّهُ أَن يُطَهِّرَ قُلُوبَهُمۡۚ لَهُمۡ فِي ٱلدُّنۡيَا خِزۡيٞۖ وَلَهُمۡ فِي ٱلۡأٓخِرَةِ عَذَابٌ عَظِيمٞ ﴾
سورة المائدة41. Ô Messager ! Ne sois point affligé par ceux qui se hâtent vers la mécréance parmi ceux qui se disent croyants par la bouche et n’ont jamais cru par le cœur ; ni ceux qui, s’étant judaïsés, écoutent attentivement le mensonge et aiment tendre l’oreille à d’autres gens qui ne sont jamais venus vers toi. Ils altèrent le sens des mots déjà établi et disent : « Si vous avez reçu ceci, prenez-le,[3] et si vous ne l’avez pas reçu, méfiez-vous en ! » Celui qu’Allah veut soumettre à l’épreuve du désarroi, tu ne pourras rien pour lui. Ceux dont Allah n’entend pas purifier les cœurs seront marqués d’infamie dans ce bas monde, et auront dans l’autre un terrible supplice.
﴿ فَلَمَّا كَشَفۡنَا عَنۡهُمُ ٱلرِّجۡزَ إِلَىٰٓ أَجَلٍ هُم بَٰلِغُوهُ إِذَا هُمۡ يَنكُثُونَ ﴾
سورة الأعراف135 Mais chaque fois que Nous mettions fin pour un temps à leurs souffrances, ils trahissaient leur engagement.
﴿ إِلَّآ ءَالَ لُوطٍ إِنَّا لَمُنَجُّوهُمۡ أَجۡمَعِينَ ﴾
سورة الحجر59 à l’exception de la famille de Loth dont tous les membres seront épargnés.
An-Nawwâs ibn Sam’ân (qu’Allah l’agrée) a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Au Jour de la Résurrection, on fera venir le Coran et les siens, ceux qui le mettaient en application dans ce bas monde. Il sera devancé par les sourates " La Vache " et " La famille de ‘Imrân ", qui plaideront en faveur de leurs compagnons. " »
Rapporté par Muslim.Dans le hadith d’an-Nawwâs ibn Sam’ân (qu’Allah l’agrée), celui-ci a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) dire : " Au Jour de la Résurrection, on fera venir le Coran et les siens, ceux qui le mettaient en application dans ce bas monde. Il sera devancé par les sourates " La Vache " et " La famille de ‘Imrân ", qui plaideront en faveur de leurs compagnons. " » Ici, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a bien précisé qu’en plus de réciter le Coran, il faut le mettre en application. En effet, ceux qui récitent le Coran se divisent en deux catégories. Premièrement : Ceux qui ne le mettent pas en pratique, qui ne croient pas en ses informations et ne suivent pas ses commandements. Le Coran sera donc un argument contre eux. Deuxièmement : Ceux qui croient en ses informations et appliquent ses commandements. Le Coran sera un argument en leur faveur et il plaidera pour eux au Jour de la Résurrection. Cela nous montre que la chose la plus importante en ce qui concerne le Coran est sa mise en application, comme Allah le dit : {(C’est un livre que nous avons fait descendre, béni, afin que ses versets soient médités et que les gens doués de raison se rappellent.)} [Coran : 38/29]. {(Que ses versets soient médités…)} signifie : que les gens cherchent à en comprendre le sens. {(Et que les gens doués de raison se rappellent.)} en le mettant en pratique. Ici, Allah a cité l’action après la réflexion, parce que l’application nécessite la réflexion. La réflexion a pour résultat le savoir, or, l’action est une branche du savoir. En conclusion, l’objectif pour lequel le Coran a été révélé est qu’on le récite et qu’on le mette en pratique ; que l’on croie en ses informations et que l’on applique ses commandements ; que l’on fasse ce qu’il nous enjoint et que l’on délaisse ce qu’il nous interdit. C’est ainsi qu’au Jour de la Résurrection, le Coran plaidera en faveur des siens.
‘Abdullah ibn Abî Bakr ibn Ḥazm (qu'Allah lui fasse miséricorde) relate que dans la lettre qu’a écrite le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à ‘Amr ibn Ḥazm, [il est écrit] : « Ne touche le Coran que celui qui est pur ! »
Rapporté par Mâlik.Signification du hadith : « Dans la lettre qu’a écrite le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à ‘Amr ibn Ḥazm » C'est à dire que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a écrit une lettre à ‘Amr ibn Ḥazm lorsque celui-ci occupait la place de juge de Najrân. Il lui écrivit une longue lettre qui contenait de nombreuses lois religieuses telles que l’héritage, les aumônes, le prix du sang, etc. Cette lettre est célèbre et connue, et la communauté l’a acceptée dans son ensemble. « Ne touche le Coran que celui qui est pur ! » Ici, le mot : « toucher » signifie : toucher avec sa main sans aucune séparation. Par conséquent, celui qui le touche à travers une séparation, elle-même non rattachée au Coran, comme : un sac, une valise, etc. Ou bien la personne tourne les pages à l’aide d’un bâton, alors elle ne sera pas concernée par l’interdiction, parce qu’il y aura eu absence de contact. On entend par « Coran », ce sur quoi a été écrit le Coran, tel que : des tablettes de bois, des feuilles, ou encore sur de la peau. Cela ne concerne pas la Parole elle-même, parce que cette dernière ne peut se toucher, mais [seulement] s’écouter. Quant au mot « pur », ce mot peut désigner quatre choses. Premièrement : le musulman, Allah, Gloire et Pureté à Lui, a dit : {(Certes, les mécréants sont impurs.)} [Coran : 9/28] Deuxièmement : Ce qui a été purifié de l’impureté, comme dans le hadith du Prophète (sur lui la paix et le salut) à propos du chat : « Il n’est pas impur. » Troisièmement : Celui qui s’est purifié de l’impureté majeure (« Al-Janâbah »). Quatrièmement : Celui qui a fait ses ablutions. Tous ces sens du mot : « pureté » rapportés dans la religion sont plausibles pour expliquer le hadith, seulement rien ne nous permet de trancher entre eux. Voilà pourquoi, il est préférable de comprendre ce mot en optant pour le moins grave parmi ces divers sens, qui est le fait d’être en état d’impureté mineur. Ainsi, on est sûr d’avoir [au minimum] ce sens, et aussi parce qu’il est en accord avec l’avis de la majorité des savants : les quatre imams et leurs élèves qui en font partie. C’est donc l’avis préférable et le plus prudent.
‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Par ce livre, Allah élève des gens et en rabaisse d’autres. »
Rapporté par Muslim.Ce hadith signifie que, parmi les gens qui récitent le Coran, certains seront élevés ici-bas et dans l’au-delà tandis que d’autres seront rabaissés ici-bas et dans l’au-delà. Celui qui agit conformément au Coran en déclarant véridique les informations qu’il contient, en exécutant ses injonctions et en s’écartant de ses interdits, en suivant la bonne direction vers laquelle il guide et en se parant des nobles caractères qu’il enseigne, Allah, Gloire et Pureté à Lui, l'élèvera par le biais du Coran, ici-bas et dans l’au-delà. Ceci, parce que ce Coran est la base du savoir, la source du savoir, tout le savoir. A ce sujet, Allah, Gloire et Pureté à Lui, a dit : {(Allah élève ceux d’entre vous qui ont eu la foi et qui ont reçu le savoir à de hauts degrés.)} [Coran : 58/11]. Et dans l’au-delà, Allah élèvera des gens dans les jardins du Paradis par le biais du Coran. Quant à ceux qu’Allah rabaisse par le biais du Coran, ce sont des gens qui le récitent et qui maîtrisent sa récitation, mais qui s’enorgueillissent à son sujet - qu’Allah nous en préserve -, ils ne croient pas en ses informations et ils ne mettent pas en pratique ses commandements. Ils refusent orgueilleusement de le mettre en pratique et ils renient ce qu'il contient. Lorsque leur parvient une information tirée du Coran, comme les histoires des Prophètes précédents, d’autres récits, ou encore ce qui a trait au Jour Dernier et ce qui y ressemble, ils émettent des doutes et n’y croient pas, qu’Allah nous en préserve. Ils peuvent même aller jusqu’au démenti alors qu’ils récitent le Coran. En ce qui concerne ses commandements, ils s’enflent d’orgueil, ils n’appliquent pas ses ordres et ne délaissent pas ce qu’il interdit. Ceux-là, Allah les rabaissera ici-bas et dans l’au-delà, qu’Allah nous en préserve.
Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai entendu Hishâm ibn Ḥakîm réciter la sourate : « Al-Furqân », le Discernement [Coran : 25] du vivant du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). En écoutant attentivement sa récitation, je remarquai qu'elle comportait de nombreuses variantes que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne m'avait pas fait entendre. J'allais l'interrompre mais je me retins jusqu'à ce qu'il eût terminé sa prière. Alors, je le tirai violemment par le col de sa tunique - ou de ma tunique - et lui dit : " Qui t'a appris cette manière de réciter cette sourate ? - Il répondit : C'est le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui me l'a apprise. - Je répliquai : Tu mens ! - Alors, il a dit : Par Allah ! Certes, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'a appris autrement cette sourate que je t'ai écouté réciter ! " Puis, je le traînai jusqu'au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et j’ai dit : " Ô Messager d'Allah ! Certes, j'ai entendu cet homme réciter la sourate : « Al-Furqân », avec des variantes d'articulation qui ne correspondent pas à ce que tu m'as enseigné. - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : Lâche-le, ô 'Umar ! Et récite, ô Hishâm ! " Il lui récita la même lecture que je venais d'entendre et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : " C'est ainsi que cette sourate fut révélée ! " Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : " Récite, ô 'Umar ! " Je récitai donc, puis il m’a dit : " C'est ainsi que cette sourate fut révélée ! Certes, ce Coran a été révélé selon sept lettres (« Aḥruf »), récitez-en ce que vous pouvez ! " »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a entendu Hishâm ibn Ḥakîm (qu'Allah l'agrée) réciter la sourate : « Al Furqân », le Discernement [Coran : 25], du vivant du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), avec une récitation qui comportait de nombreux termes différents de celle qu'il avait l'habitude de lire. Et 'Umar avait déja récité cette sourate au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). 'Umar (qu'Allah l'agrée) pensant que c'était une erreur de la part de Hishâm ibn Ḥakîm (qu'Allah l'agrée), il faillit l'interrompre en se jetant sur lui et en le tirant par la tête, mais il se retint jusqu'à ce qu'il eût terminé sa prière. Ensuite, il le tira violemment par le col de sa tunique au niveau de sa nuque et lui demanda : « Qui t'a appris cette manière de réciter cette sourate ? - Il répondit : C'est le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui me l'a apprise. - Il lui répliqua : Tu mens ! Par Allah ! Certes, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) m'a appris autrement cette sourate que je t'ai entendu réciter ! » Alors, il le traîna jusqu'au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et 'Umar (qu'Allah l'agrée) était un homme exigeant et sévère quand cela touchait l'ordre d'Allah, le Très-Haut. Il a alors dit : « Ô Messager d'Allah ! Certes, j'ai entendu cet homme réciter la sourate : « Al-Furqân » avec des variantes qui ne correspondent pas à ce que tu m'as enseigné ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui ordonna de le relâcher et demanda à Hishâm de lui réciter la sourate : « Al-Furqân ». Après sa lecture, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui a dit : « C'est ainsi que cette sourate fut révélée ! » En effet, Hishâm ibn Ḥakîm (qu'Allah l'agrée) n'était pas dans l'erreur comme le pensait 'Umar (qu'Allah l'agrée). Ensuite, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda à 'Umar de réciter et il lui dit alors : « C'est ainsi que cette sourate fut révélée ! » C'est-à-dire : Allah a révélé cette sourate comme l'a récitée 'Umar (qu'Allah l'agrée) et Il l'a aussi révélée comme l'a récitée Hishâm (qu'Allah l'agrée). Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Certes, ce Coran a été révélé selon sept lettres (« Aḥruf »), récitez-en ce que vous pouvez ! », C'est-à-dire : ne vous restreignez pas obligatoirement à un type de lettres car Allah, exalté soit-Il, a laissé pour vous de la marge dans le domaine et Il vous a facilité la lecture du Coran selon sept lettres (« Aḥruf »), par miséricorde et bienfait de Sa part et à Lui la louange et l’éloge. Effectivement, les savants ont grandement divergé au sujet de l'explication de l'expression : « sept lettres » et le vrai sens de cela - pour ce qui apparaît le plus convainquant et Allah est le plus Savant - c'est qu'il s'agit des dialectes arabes les plus connus pour leur éloquence. En effet, le Coran fut révélé avec ces différentes lectures pour faciliter, tout au début, la différence et la dualité des arabes même au niveau de leur langue. Certaines tribus possédaient des termes qu'une autre tribu ne possédait pas mais l'Islam les a unifiés et elles purent ainsi communiquer ensemble jusqu'à faire disparaitre l'inimitié et la haine qui régnaient entre elles. Et chacun des membres des tribus apprirent ce que les autres tribus avaient comme langage (et termes linguistiques). Enfin, 'Uthmân ibn 'Affân (qu'Allah l'agrée) réunit les gens autour d'une seule des sept lettres et il brûla toutes les autres versions afin que cela n'engendre pas de divergences.
Abd Al-'Aziz ibn Rufay' relate : « Je suis entré avec Shaddâd ibn Ma'qil chez Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père). Il lui a alors demandé : " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a-t-il laissé quelque chose ? - Il répondit : Il n'a laissé que ce qui est entre les deux couvertures [du Coran]. " Il a dit : Nous rendîmes visite à Muḥammad ibn Al-Ḥanafiyyah et lui posâmes la même question. Il répondit : " Il n'a laissé que ce qui est entre les deux couvertures [du Coran]. " »
Rapporté par Al-Bûkhârî.Les deux nobles successeurs (Tâbi'în) : 'Abd Al-'Aziz ibn Rufay' et Shaddâd ibn Ma'qil, entrèrent chez Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père). [S'adressant à Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) Shaddâd ibn Ma'qil lui demanda : " Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a-t-il laissé quelque chose après sa mort ? " Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) lui répondit qu'il (sur lui la paix et le salut) n'avait rien laissé après sa mort si ce n'est ce Coran qui est entre les deux couvertures du Livre [Al-Musḥaf]. Ensuite, ils rendirent visite à Muḥammad ibn Al-Ḥanafiyyah, ils lui posèrent la même question et il répondit la même chose. Par conséquent, on constate à travers ce hadith la fausseté de la doctrine des chiites négateurs [Ar-Râfiḍah] qui prétendent que le Coran a mentionné l'Imamat de 'Alî (qu'Allah l'agrée) mais que les Compagnons ont dissimulé cela. En effet, Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) qui est le fils de l'oncle paternel de 'Alî - et Muḥammad ibn Al-Ḥanafiyyah - le fils de 'Alî - qui sont donc parmi les personnes les plus proches de 'Alî (qu'Allah l'agrée) auraient sans aucun doute été au courant de cette information si elle avait été authentique. De plus, s’ils l’avaient entendue ils ne l'auraient jamais dissimulée. Enfin, il a été aussi rapporté que 'Alî (qu'Allah l'agrée) a tenu les mêmes propos à ce sujet.
ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Al-Ḥârith ibn Hishâm (qu'Allah l'agrée) interrogea le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et lui demanda : " Ô Messager d'Allah ! Comment la Révélation te vient-elle ? - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Parfois, elle me vient comme le tintement d'une cloche, et c'est ce qui est le plus dur pour moi. Lorsqu’elle prend fin, j'ai déjà tout assimilé. Et parfois, c'est un Ange prenant l'aspect d'un homme qui me parle, et je saisis alors ce qu'il dit. " ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : " Un jour de grand froid, je l'ai vu recevoir la Révélation et lorsqu’elle prit fin, son front dégoulinait de sueur. " »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.Al-Ḥârith ibn Hishâm (qu'Allah l'agrée) interrogea le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : " Ô Messager d'Allah ! Comment la Révélation te vient-elle ? " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) l'informa que, parfois, c'est un Ange - Jibrîl (sur lui la paix) - prenant l'aspect d'un homme qui lui vient avec la Révélation. La voix de cet Ange est semblable à un tintement de cloche très fort. C'est ce qui est le plus dur et le plus pénible pour le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) car il est alors pris d'un étourdissement doublé d'une angoisse terrible. Lorsqu'ils se dissipent, il a déjà compris et assimilé ce que l'Ange a dit. En effet, la Révélation lui parvient avec ce son terrible afin qu'il s'y concentre et délaisse les choses de la vie d'ici-bas ; le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) comprenait alors ce que disait l'Ange et il ne restait de place, dans son ouïe et dans son cœur, que pour la voix de celui-ci. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) informa aussi Al-Ḥârith ibn Hishâm (qu'Allah l'agrée) que Jibrîl venait parfois à lui sous la forme d'un homme ressemblant à Diḥyah, ou à quelqu'un d'autre, puis qu'il lui parlait avec la Révélation. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) saisissait alors parfaitement ce qu'il disait et le mémorisait. ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) informa qu'elle avait vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) recevoir la Révélation un jour de grand froid et que, lorsque celle-ci prit fin, son front dégoulinait de sueur à cause de l'anxiété et de la difficulté qu'il éprouvait à ce moment-là.
ʽUbâdah ibn Aṣ-Ṣâmiṭ (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque la Révélation descendait sur lui, le Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut) était pris de difficulté et l'expression de son visage changeait. »
Rapporté par Muslim.Lorsque la Révélation descendait sur le Prophète (sur lui la paix et le salut), ce dernier était pris d'angoisse et de tourmente, à tel point que l'expression de son visage changeait. La gravité de la Révélation et la lourdeur de son fardeau étaient des plus éprouvantes. Pour le Prophète (sur lui la paix et le salut), la Révélation était une préoccupation majeure ; il éprouvait une crainte révérencielle quant aux injonctions de dévotion qui lui étaient révélées, mais aussi quant à ses devoirs de reconnaissance envers Allah, Exalté soit-Il. De plus, il vénérait l'ordre d'Allah, Exalté soit-Il, ainsi que toute information provenant de Lui.
Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) a dit au sujet de la Parole du Très-Haut : {( Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation ! )} [Coran : 75/16] : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) éprouvait beaucoup de peine lors de la Révélation. Il remuait les lèvres. » Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) m'a alors dit : « Je les remuerai pour toi comme le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) les remuait ! » et il remua ses lèvres. Sa'îd dit alors : « Je les remue comme Ibn 'Abbâs les remuait ! » Ainsi remua-t-il les lèvres. Allah, Élevé et Exalté soit-Il, révéla alors : {( Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation ! C'est à Nous qu'il incombe de le rassembler [dans ta poitrine] et de te le faire réciter. )} [Coran : 75/16-17]. Il a dit : « Le rassembler dans ta poitrine, puis que tu le récites ! » {( Et donc, lorsque Nous le récitons, suis sa récitation. )} [Coran : 75/18]. Il a dit : « Écoute attentivement et observe le silence ! Puis, c'est à Nous qu'il incombe de te le faire réciter ! » Il a continué : « Dès lors, lorsque Jibrîl (sur lui la paix) venait, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) l'écoutait ; et à son départ, le Prophète (sur lui la paix et le salut) le récitait comme Jibrîl [paix sur lui] le lui avait récité. »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) éprouvait beaucoup de difficulté et d'angoisse lors de la descente de la Révélation. Il remuait les lèvres en répétant ce que Jibrîl (sur lui la paix) lui faisait écouter de la Révélation, avant même qu'il n'ait terminé, de peur qu'il ne s'en aille avant qu'il n'ait pu le mémoriser. Ibn 'Abbâs a décrit à son élève Sa'îd ibn Jubayr comment le Prophète (sur lui la paix et le salut) bougeait les lèvres lors de sa récitation, et cela montre qu'Ibn 'Abbâs était présent avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à cet instant même. Et Sa'îd décrivit aussi à ses élèves cette façon de bouger les lèvres lors de la récitation du Prophète (sur lui la paix et le salut). Allah, à Lui la Puissance et la Grandeur, révéla : {( Ne remue pas ta langue pour hâter sa récitation ! C'est à Nous qu'il incombe de le rassembler [dans ta poitrine] et de te le faire réciter. )} [Coran : 75/16-17]. C'est-à-dire : Ne remue pas ta langue par hâte de mémoriser [le Coran] car, certes, son rassemblement et sa fixation dans ta poitrine Nous incombent. Puis, le Très-Haut, a dit : {( Et donc, lorsque Nous le récitons, suis sa récitation. )} [Coran : 75/18]. C'est-à-dire : Lorsque Jibrîl finit de réciter sa lecture, alors écoute attentivement et observe le silence ! Ensuite, c'est à Nous qu'il incombe de te Le faire réciter comme il est. Après cela, lorsque Jibrîl (sur lui la paix) venait, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) l'écoutait et, à son départ, il (sur lui la paix et le salut) le récitait comme Jibrîl (sur lui la paix) le lui avait récité.
D'après 'Abdullah ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée), le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Qu'il est mauvais pour l'un d'entre-vous de dire : "J'ai oublié tel et tel verset ! ", on le lui a plutôt fait oublier. Remémorez-vous donc le Coran car il est plus prompt à s’échapper de la poitrine des hommes que les chameaux [de leur enclos]. " »
Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.Dans ce hadith, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a blâmé celui qui dit : « J'ai oublié tel et tel verset ! » pour ce que cette expression laisse ressentir de laxisme et de négligence vis-à-vis du Coran. Qu'il dise plutôt : « On m'a fait oublier [tel et tel verset] ! », c'est-à-dire : qu'il a été puni par le fait d'oublier [tel et tel verset] suite à la négligence dont il a fait preuve concernant sa révision, sa remémoration et son étude. Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a ordonné d'être assidu à la récitation du Coran ainsi qu'à la remémoration et l'étude de celui-ci. En effet, il s'échappe plus vite des poitrines [de celles et ceux qui l’apprennent] que les chameaux [ne s'échappent de leur enclos]. Et s'il a spécifiquement évoqué les chameaux ici, c'est qu'ils font partie des animaux domestiques qui s'échappent le plus vite. De plus, une fois qu'ils se sont échappés, il est très difficile de réussir à les rattraper.
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